Continuité écologique : une poignée de penseurs

Publié le 28 Avril 2015

Continuité écologique : une poignée de penseurs

27 avril 2015 par oce2015

Face à l’avènement de l’écologie dogmatique, cela se confirme et nous nous en faisons l’écho régulièrement, les pêcheurs de terrain ont du bon sens… comme tous ceux qui vivent et travaillent sur le terrain d’ailleurs.

Ce qu’ils veulent ? Une eau de qualité en quantité suffisante. C’est bien ce que les différents acteurs réclament aussi. Mais ils sont « particulièrement inquiets face aux évolutions de la gouvernance environnementale de l’Etat » car ils déplorent que les préceptes officiels ne leurs garantissent pas plus d’eau…et que sa qualité ne s’améliore qu’à la marge, voire continue à se dégrader dans bien des endroits.

Nombre d’entre eux ont bien compris que quelque chose ne tourne pas rond depuis la LEMA 2006 : « nous sommes face à une poignée de penseurs qui voudraient effacer des barrages construits pour la plupart depuis des siècles ».

Quant aux nombreuses études redondantes qui ne débouchent sur pas grand-chose et qui ne servent à rien, nous ne voyons vraiment pas du tout, à l’OCE, à quoi Francis Bailly pourrait faire allusion.

Nous reproduisons ci-dessous un article de la Nouvelle République :http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communes/Ligug%C3%A9/n/Contenus/Articles/2015/04/05/La-peche-n-est-pas-un-long-fleuve-tranquille-2283821

Vienne – Ligugé – Loisirs La pêche n’est pas un long fleuve tranquille 05/04/2015

Le patron de la pêche départementale est plutôt du genre à se mouiller. Francis Bailly aime lancer des pavés dans la mare tout en se gardant de pousser le bouchon trop loin. « Aujourd’hui, la pêche n’est pas un long fleuve tranquille, a déclaré le président de Fédération 86, hier, lors de l’assemblée générale à Ligugé. Nous sommes particulièrement inquiets face aux évolutions de la gouvernance environnementale de l’État. »

« Nous sommes face à une poignée de penseurs »

« Il y a tellement d’acteurs qui interviennent qu’on finit par avoir du mal, malgré l’expérience, à savoir qui fait quoi. Il y a beaucoup d’études qui ne débouchent sur pas grand-chose et tant de doublons qui ne servent à rien. Il y a un grand ménage à faire. C’est difficile d’avoir une place dans ce système. Toute notre attention reste portée sur la qualité et la quantité d’eau. Ce sont deux éléments primordiaux pour avoir des pêcheurs au bord des rivières. Le devenir des ouvrages sur le Clain et autres cours d’eau va focaliser notre attention. Nous sommes face à une poignée de penseurs qui voudraient effacer des barrages construits pour la plupart depuis des siècles. » Pourtant, avec près de 16.000 membres (*), la grande famille halieutique se porte bien. « Mais il faut rester mobilisés en permanence, prévient Francis Bailly. On est désormais reconnu mais quand on atteint un certain niveau, il faut le maintenir. Il faut répondre aux attentes exprimées qui sont souvent diffuses parfois confuses. Les seniors par exemple souhaitent avoir des accès faciles à l’eau pour pouvoir continuer de s’adonner à leur passion. Il y a des mouvances sélectives (la pêche à la carpe, à la mouche) et les nouvelles tendances (street fishing, float-tube, pêche aux leurres…). Aujourd’hui, quelle que soit la pratique, on peut quasiment répondre à tous les besoins. Les efforts engagés continuent : on cherche un carpodrome, un réservoir pour la pêche à la mouche, et nous restons en quête de grands étangs. »

(*) 15.972 cartes ont été délivrées en 2014 par les 35 AAPPMA (association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques) de la Vienne. Loïc Lejay

Rédigé par jojo

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carpofixe 28/04/2015 08:57

Bonjour;
Je refais un peu surface, et comment ne pas réagir lorsqu'on que je lis les propos d'un président de fédération, digne de cette fonction, sensible au terrain halieutique et ses acteurs que nous sommes, nous, pêcheurs de tout horizon, adepte de toutes techniques. Voilà un président qui travaille dans une action concrète et réelle avec une prise en compte des évolutions des techniques de pêche tout en ayant une volonté de conserver notre patrimoine halieutique et de l'améliorer, contrairement à ce constat d'égoïsme que nous faisons dans la Manche, où règnent à la fédération et certaines AAPPMA, des personnages sensés nous représentés, qui ne pensent qu'à leur poisson fétiche, le roi saumon, et sont prêts à détruire tous les ouvrages édifiés sur les cours d'eau!!! Au passage, et pour ne parler que du cas des barrages hydroélectriques du sud manche, grâce à l'action des ces gens là, on risque de perdre les 2 seuls lacs ( 20 millions de M3 d'eau ), abritant un potentiel de poissons (blanc, carnassiers, carpe...) énorme, supprimant une des plus grande activité halieutique, pour ne pas dire la plus grande de la Manche. Hé oui, chers amis pêcheurs, vous ne rêvez pas, tout çà dans un esprit égoïste, pour servir leur lobby "saumon", emmenant indirectement avec eux et pour la plupart contre leur volonté, tous les pêcheurs de la manche dans leur vision de la pêche, en se retranchant derrière cette D.C.E. qui préconise de prendre des mesures pour rétabli la continuité écologique, et donc la libre circulation des grands migrateurs.... Mais, dans l'interprétation et la mise en œuvre, ces gens ne voient que les mesures extrêmes, à savoir l'arasement pur et simple des barrages du sud manche.... La D.C.E. parle de mesures à prendre, pas obligatoirement d'arasements, et dieu sait qu'il en existe, tel le piégeage/transport des migrateurs qui fonctionne très bien sur d'autres fleuves, telle la Garonne, avec des résultats très significatifs! Mais, comme par hasard, çà on n'en parle pas! Pourtant, çà préserve toutes les activités pêche, les migrateurs, çà créé des emplois et c'est une mesure à moindre coût....
Il est temps que les pêcheurs réagissent avant de tout perdre....