Surenchère des pseudo-environnementalistes

Publié le 13 Mai 2015

Surenchère des pseudo-environnementalistes

Publié le 12 mai 2015

Une ministre fustige nommément des pseudo-intellectuels qui le sont pourtant.
Ils répondent à la pseudo-ministre…qui est pourtant bien ministre !


Un pseudo-environnementaliste est un individu à grandes œillères fermées qui, pour résoudre un petit problème, préconise des interventions bien plus invalidantes pour l’environnement que l’impact du facteur à résorber, tout en faisant engager des dépenses dispendieuses d’argent public.

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Résumé à charge:

-défaut de prise en compte de l'ACA (analyse-coût-avantage),

-l’impact de la renouée est évident, mais elle peut aussi avoir des avantages. Or, le bilan n’a jamais été étudié,

-emploi d’engin mécaniques = contribution aux émissions de GES,

-utilisation de bâches = produit pétrolier jamais récupéré qui, tôt ou tard alimente l’océan de plastique.

-très accessoirement, en cette période de récession budgétaire = efficience des dépenses publiques.

La question préalable à se poser avant d’émettre tout diagnostic : le recours à ces engins et ces matériaux pourrait-il nuire aux écosystèmes ? En d’autres termes : quel est l’impact écologique de la technique préconisée ?

Une première idée calamiteuse : arrachage à la pelle mécanique, enterrement et recouvrement par une bâche

Nous reproduisons ci-dessous un extrait d’un article de presse.

« NIÈVRE > GRAND NEVERS > COULANGES-LÈS-NEVERS 26/07/14

Les travaux de restauration écologique de la Znieff des Prés de Coulanges, se poursuivent sur ses 18 hectares. Les opérations de défrichage et d'aménagement sont effectuées par les employés de l'Anar.

Des agents du CPIE Bourgogne (Centre Permanent d'Initiative Environnement) sont venus prêter main-forte à l'équipe, pour combattre une espèce végétale envahissante: la renouée du Japon.

Sa destruction demande des méthodes et des précautions particulières.

Intervention du CPIE

Depuis quelque temps, le Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) expérimente une méthode radicale, mais assez laborieuse. Il arrache la plante avec des engins mécaniques, l'enterre sans déborder l'espace et recouvre la zone, pendant plusieurs années, d'une bâche opaque, amarrée au sol. La plante étouffée doit disparaître. Si des jeunes pousses arrivent à percer ce revêtement synthétique, les agents municipaux devront les arracher et les détruire. Des saules pourraient être plantés sur la zone. Ces travaux sont subventionnés à 80 %.

Pour cette première, plusieurs élus, dont Michèle Thomas adjoint au maire, étaient présents sur les lieux, accompagnés par leur collègue d'Urzy, Daniel Chalençon, conseiller communautaire, intéressé par la méthode. Magali Blondeau et Mathieu Parmentier, techniciens du Bassin-versant de la rivière Nièvre ont également assisté aux explications fournies par les intervenants du CPIE ».

Nos questions : combien de millions de tonnes de bâches jamais récupérées ont-ils été déposés dans la nature depuis 1990 ? Quelle étude scientifique préconise-t-elle cette mesure "corrective" ? Une bâche, qui plus est dans une ZNIEFF, est-elle plus favorable à la micro faune du sol et aux insectes qu’une espèce végétale? Quelle surface occupe la renouée dans les espaces publics ? Seront-ils tous bâchés ? Un taux de subvention élevé légitimise t-il à lui seul une technique dépourvue de bon sens?

Une seconde idée...la surenchère: le broyage-concassage du substrat

Une technique lourde et onéreuse donc, ipso facto, réputée "sérieuse" est proposée depuis quelques années : le broyage-concassage.

Les curseurs sont poussés d’un cran en termes HQE (Haute qualité environnementale).

L’huile de coude ou la dent de l’animal apparaissent archaïques: il faut du lourd…et la facture suit.

Nous n’allons pas nous éterniser à développer les griefs attribués à ces méthodes : tant qu’il y aura des maîtres d’ouvrages crédules qui consentent à payer…pourquoi ne pas profiter de cette manne ?

Après tout, cela remplit le carnet de commande des bureaux d’études et des entreprises. Sur ce plan, c’est positif.

Pas certain du tout que le bilan environnemental soit calculé de manière exhaustive.

En tout état de cause, le fait que ces techniques usurpent "environnement" constitue une belle supercherie: elles n'ont rien d'écologique.

Une idée de grand bon sens: le pâturage

Nous l’avons déjà écrit : le combat contre la renouée est plus simple que celui mené en son temps contre le chardon.

Concernant la renouée, il faut un recépage manuel très fréquent ou un pâturage régulier. Si tel n’est pas le cas, inutile de se lamenter.

Ce qui est qualifié "d’expérimentation" dans le billet reproduit ci-dessous est gentillet. On y découvre deux choses :

-les qualités fourragères de la renouée (alors que l'on sait qu'elle est comestible),

-les animaux peuvent être nourris sans soja OGM, tout simplement par le pâturage (alors qu'il s'agit d'une pratique plurimillénaire).

« Gestion pastorale. Arrivée de deux chèvres des fossés sur le ru de la Gondoire (Valmaubuée) 16/10/2013

C’est une expérimentation qui se déroulera sur deux mois avec un changement de site selon les besoins. L’objectif est l’élimination d’une plante invasive : la renouée du Japon. Chaque chèvre en mange environ 10 kg par jour. Un prestataire est en charge de l'ensemble des soins, amène les chèvres le matin et les retire le soir.

Cette action est menée en partenariat entre la Communauté d’agglomération et Initiatives 77 (agence départementale d’insertion). Cela s'inscrit dans le cadre de la politique de gestion pastorale des espaces verts initiée par la communauté d’agglomération.

La gestion pastorale fait partie des actions initiées par le schéma de cohérence et d’orientation paysagère (SCOP) ».

"Tout ce qui est excessif est insignifiant". L’extraordinaire dérive sémantique qui s’adresse à la renouée nous semble superfétatoire dans la mesure où elle se trouve à 95% sur des terrains publics. Par défaut d’entretien ou d’inattentions des Collectivités, elle pourrait coloniser les propriétés privées en leur créant une charge dont elles n’ont pas besoin.

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lire aussi:

http://cedepa.fr/renouee-du-japon/

http://cedepa.fr/renouee-du-japon-la-receper-au-lieu-de-se-lamenter/

Rédigé par jojo

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