Erwan Saladin, pour le Front de Gauche Sud Manche.

Publié le 15 Juillet 2015

bonjour,

pour information, je vous transmets en pièce jointe le contenu de la conférence de presse que nous devions faire demain à l'Autre Café sur la question des barrages. Malheureusement il n'y a, à nouveau, pas de journaliste disponible pour nous. Certainement que l'activité estivale intense sur les plages a la priorité. Cependant ils veulent bien un communiqué, qui sera certainement tronqué.

Nous avons depuis longtemps défendu le maintien des barrages, mais notre activité est humble et peu reprise.

bon courage

Erwan Saladin, pour le Front de Gauche Sud Manche.

Conférence de presse du 16 juillet Problèmes généraux : - La proposition du député Huet de référendum local sur le projet d’arasement des barrages a été enterré par une majorité d'élus locaux. - Les propos des élus locaux de la conférence de presse de début juillet sur les barrages sont très critiquables, voir mensongers (Bizet, Bas, Dufour). - On abandonne une production énergétique propre à l’heure de la transition énergétique. 1) Un référendum local sur l’arasement des barrages : Une fois n'est pas coutume, le Front de Gauche est en accord avec le projet du député Huet de consulter les habitants du Bassin de la Sélune sur la nécessité d'araser les barrages. La loi rend possible ce type de référendum local. Il a déjà était utilisé sur des programmes d'aménagement de bassin versant (Aisne). Malheureusement la plupart des élus des Communauté de Communes d'Avranches, de St Hilaire et du Teilleul n'a pas souhaité savoir ce que pensent les citoyens locaux sur cette question, argumentant sur le coût d'une consultation, goutte d'eau par rapport au coût du projet d'arasement et de renaturation, s'il y a. L’enquête publique précédente a montré que les intérêts d'associations capables de mobiliser dans toute la France, voire à l'étranger, passent avant le choix des Sud Manchois. (sociétés de pêche , associations se déclarant écologistes). Le FDG est pour une consultation des habitants de la Vallée de la Sélune sur cette question. Le FDG est toujours disposé à écouter les citoyens et à les consulter sur des questions importantes comme celle-ci. 2) Des élus locaux qui caricaturent le combat des défenseurs des barrages et les conclusions du rapport d’expertise : Contrairement à ce que disent nombre d'élus locaux, le rapport d'expertise ne dit pas que l'arasement est inéluctable, mais qu'il n’est pas possible d’avoir une continuité écologique de qualité en gardant les barrages, notamment sur la question des poissons migrateurs. Cependant il est possible de garder les barrages si le politique décide de privilégier la production énergétique. Par ailleurs les barrages ne sont pas les responsables de la pollution. Le Beuvron, situé en aval de ceux-ci, est l'affluent le plus pollué de la Sélune, si on met de côté le problème particulier des métaux lourds de l'Yvrande. Paroles d'élus : Six ans après l'annonce de la destruction des barrages du sud-Manche à Lisieux par Chantal Jouanno, alors secrétaire d'Etat en charge de l'Ecologie, la blessure est encore présente chez les élus locaux( La Manche Libre du 06/07/15). "Depuis cette annonce en 2009, sans véritable concertation, nous étions dans l'incertitude. Aujourd'hui nous semblons enfin nous diriger vers l'issue de toutes ces discussions", (Philippe Bas, président du Conseil départemental de la Manche) FDG : Les élus locaux dans le cadre du SAGE de 2005 ont donné un avis favorable à l’arasement des barrages. En 2009, ce n’est pas une surprise pour eux. L’État quelque part a suivi l’avis de la majorité des élus locaux de l’époque (et d’aujourd’hui). "Les ouvrages sont anciens, des travaux de réhabilitation obligerait un exploitant éventuel à vendre l'électricité deux à trois fois plus cher. Peut-on faire prendre le risque à la collectivité de rénover des infrastructures bientôt obsolètes ?" ( Jean Bizet, sénateur de la Manche). FDG : le rapport d’expertise stipule que les barrages ne présentent pas de problème particulier, remettant en cause la sécurité des édifices, mais qu'il faut veiller à faire les travaux d'entretien prévus, et c'est normal. Le sénateur est alarmiste pour rester poli. "Nous travaillons depuis plusieurs mois à l'élaboration d'un projet qui, nous le pensons, redonnera un nouveau dynamisme à la Vallée de la Sélune. Les financements ont été trouvés, mais nous ne les aurons que si les barrages disparaissent. Il fait attirer les touristes dans cette vallée, qui constitue l'arrière-garde de la Baie du Mont-Saint-Michel", Laurent Beauvais, président de région FDG : Contrairement à ce que dit M Beauvais, président de région, le financement du projet de renaturation n'est pas bouclé. L’État ne s'est toujours pas engagé sur le projet global de 53 M €. Rien ne garantit non plus que les touristes viendront dans une vallée sans ses lacs, surtout si les saumons n'y reviennent pas non plus. Quelle sera l’attractivité de la Mazure sans ses activités nautiques. 3) Une production énergétique propre : Des élus locaux disent que « L’arasement parait inéluctable » d’après le dernier rapport d’expertise . FDG : Le rapport d'expertise souligne que la production électrique actuelle des barrages n’est pas énorme, mais il y a certainement des améliorations possibles et c'est une énergie propre. Sur sa rentabilité, elle dépend beaucoup du prix de l'énergie. Il ne faut oublier que les énergies fossiles vont s'épuiser. Le Front de Gauche prône la transition énergétique, demande à nouveau le maintien des barrages de la Sélune et soutient leurs défenseurs. François Dufour, vice-président de région, "Nous devons également prendre en compte l'aspect économique et écologique de ce projet. Il est possible de trouver de nouvelles formes d'énergies renouvelables dans cette Vallée, notamment autour de la biomasse. Il existe au niveau européen des financements pour ce genre de projets". FDG : La proposition de M Dufour, vice président de région, de faire de la biomasse, doit se faire à ajout de la production hydroélectrique, et non à la place. Mais on se demande pourquoi cette production n'a pas déjà été développée. "Nous devons faire rêver nos concitoyens, leur montrer ce qu'il est possible de faire, à quoi la Vallée de la Sélune pourra ressembler demain. Mais nous ne devons pas leur mentir, il faut rester dans ce qui est réalisable", (Jean Bizet). 1) FDG : La vérité se cacherait-elle là ? Le mot « rêve » est beaucoup utilisé par les pro-arasement (Les Maîtres du Rêve). Et justement , nos élus locaux ne sont-ils pas en train de nous vendre du rêve, et que le projet d'arasement des barrages n’entraîne qu'un cauchemar ( une vallée envasée puis en friche pendant de nombreuses années, pas de pêche possible pendant longtemps, et surtout moins d'activité pour la Mazure, peut-être pour l'Autre Café, plus de production électrique, un paysage de vallée des Lacs disparu ).

Rédigé par jojo

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alceste 16/07/2015 21:45

Juste une remarque sur la "valorisation" de l'électricité: ici, elle est produite "par éclusée" c'est - dire lorsqu'il y a une demande de pointe. Combien donc pèsent les 28GWh/an produits il y a peu? Si on prend 150€/MWh ça ferait 4M€/an. SI on s'organise pour baisser le niveau des lacs , on peut tomber à 16 ou 18GWh/an: et si considère que ça ne vaut pas plus que le prix de marché de gros de 40 ou 50€/MWh, nous tombons à 0,6 ou 0,9M€/an. Mais oublier la valorisation par éclusée est quand même un étrange sujet de consensus...A cause de la redevance à payer à l’État et aux collectivités? On n'ose l'imaginer....