Fête de l'eau, occasion pour les élus de reparler des barrages

Publié le 11 Septembre 2015

Fête de l'eau, occasion pour les élus de reparler des barrages

 

Dimanche, sous un soleil d'été, le site du Petit-Bois à Vezins a connu une grosse affluence à l'occasion de la Fête de l'eau. Côté restauration, les réservations étaient complètes bien avant le grand jour. La foule, venue en masse, a eu tout le loisir de se distraire avec les multiples animations proposées.

Les élus aussi se sont déplacés en nombre, répondant à l'invitation à l'apéritif des Amis du barrage. Plusieurs ont pris la parole et ont affiché leur opinion. Bernard Tréhet constate que les gouvernements se suivent mais tous souhaitent appliquer les directives européennes. Il analyse les récents événements : « Ségolène Royal lance les vidanges tout en sachant pertinemment que la France ne reviendra pas sur ses engagements. De qui se moque-t-on ? Son attitude n'est pas acceptable car elle divise les élus qui, pour beaucoup, savent qu'ils ne pourront jamais remettre en eau les barrages. Elle adopte la politique du pire. Ne rien dire, ne rien décider d'ici 2017. Nous comprenons pourquoi la grande majorité des élus est confrontée à un choix cornélien. »

Une douzaine d'élus présents

Sylvie Crochet, maire déléguée de Vezins, donne lecture d'une note d'Érick Goupil remarquant que la visite de la ministre de l'Écologie avait posé plus de questions qu'elle n'avait donné de réponses, ajoutant qu'il fallait préserver les emplois et être imaginatif. Parlant en son nom personnel, la maire redit : « Mon coeur et ma raison refusent l'arasement. »

Antoine Delaunay, conseiller départemental, estime qu'avec l'arasement des barrages, la situation serait catastrophique pour la sécurité de la Baie. Denis Laporte, maire de Ducey, souligne que sa commune et Poilley sont engagés dans le même combat et se déclare « très inquiet » concernant les risques d'inondations avec les montées d'eau plus rapides qu'avant les années 1930.

Bernard Pinel rend un vibrant hommage à l'ingénieur Caquot, constructeur du barrage. Pour le conseiller général honoraire, détruire les barrages reste un « acte criminel ».

Pour Gilbert Badiou, maire de Saint-Hilaire-du-Harcouët, il faut préparer, étudier, réfléchir afin de ne pas laisser une vallée morte en friche si cet arasement se fait. Jacky Bouvet, élu départemental, suggère qu'il faut rester suffisamment lucide et se projeter à l'après barrage.

Le député Guénhaël Huet appelle à être « clair et cohérent » : « Mettre 75 millions d'euros dans la démolition, c'est une pure folie, il existe des manoeuvres et des magouilles. Mme Royal ne veut pas de l'arasement des barrages, elle subit des pressions de formations internationales et autour d'elle. Restons unis et mobilisés, votez et faites voter la consultation populaire. À l'heure actuelle, la Canada construit des barrages, les technocrates français sont-ils plus ridicules. »

John Kaniowsky, président des Amis du barrage, répète que plutôt que d'investir pour détruire, il faut le faire pour des projets avec le lac et les barrages. Rappelant la date de l'assemblée générale du barrage, le 22 octobre, il se dit « satisfait de la présence des élus aujourd'hui, dont certains, non attendus. Ils ont venus préciser les choses et certains ont eu le courage de se prononcer contre les barrages. L'adhésion massive des gens nous renforce dans notre action. »

Rédigé par jojo

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Lemoussu 11/09/2015 22:03

Ne pouvant me déplacer pour voter contre l'arasement, avez-vous un site en ligne où je peux voter ?
Ou un site pour signer une pétition comme http://www.change.org/fr/