Connaissez-vous Mr Wong? En sauvant les barrages de Vezins cette vidéo

Publié le 13 Décembre 2015

Connaissez-vous Mr Wong? En sauvant les barrages de Vezins cette vidéo(en lien à la fin du message) met avant première la Sélune avec le projet WONG.

BRICE WONG est un ingénieur hydraulicien EDF de grande expérience.
Il a été tout d'abord stagiaire aux barrages de Tignes et de Grandval puis ingénieur aux barrages de Roselend, Mont Cenis, Vouglans, Orelle, Villerest, et 6 mois sur les chantiers de barrages au Japon.
Responsable « Découverte et études » d'une douzaine de projets de STEP saisonnières (10-15 GW), Étude des projets de 6 grands barrages chinois, maintenant réalisés avec propositions de les transformer de Barrages poids en voûtes par sécurité... Après une carrière EDF puis à Hydraulique Sans Frontières (fondateur en 1988)....Brice est actuellement chargé de la formation des nouveaux ingénieurs EDF - CIH et du transfert d'expérience.Il fait partie du réseau d'ingénieurs conseils hydraulique bénévoles pour les Pays du Sud: Projets et missions 2015 -16: Équateur, Pérou, Guyane...
https://www.facebook.com/vezinsleslacs.barragedevezins/videos/vb.100002556921535/886484491446773/?type=2&theater

 
   
Vezins Les Lacs BarragedeVezins
12 décembre, 18:32
 
Connaissez-vous Mr Wong? En sauvant les barrages de Vezins cette vidéo(en lien à la fin du message) met avant première la Sélune avec le projet WONG. 
BRICE WONG est un ingénieur hydraulicien EDF de grande expérience. 
Il a été tout d'abord stagiaire aux barrages de Tignes et de Grandval puis ingénieur aux barrages de Roselend, Mont Cenis, Vouglans, Orelle, Villerest, et 6 mois sur les chantiers de barrages au Japon. 
Responsable « Découverte et études » d'une douzaine de projets de STEP saisonnières (10-15 GW), Étude des projets de 6 grands barrages chinois, maintenant réalisés avec propositions de les transformer de Barrages poids en voûtes par sécurité... Après une carrière EDF puis à Hydraulique Sans Frontières (fondateur en 1988)....Brice est actuellement chargé de la formation des nouveaux ingénieurs EDF - CIH et du transfert d'expérience.Il fait partie du réseau d'ingénieurs conseils hydraulique bénévoles pour les Pays du Sud: Projets et missions 2015 -16: Équateur, Pérou, Guyane... 
https://www.facebook.com/vezinsleslacs.barragedevezins/videos/vb.100002556921535/886484491446773/?type=2&theater
 
Connaissez-vous Mr Wong? En sauvant les barrages de Vezins cette vidéo(en lien à la fin du message...

Rédigé par jojo

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Philippe Vesseron 16/12/2015 09:32

Philippe Vesseron Rediffuser cette vidéo est une très bonne initiative et donne l’occasion à chacun de faire le point de ses idées et préoccupations.

Beaucoup de personnes d’âges et de profils variés se mobilisent pour montrer que sauver les barrages de la Sélune est un vrai combat d’intérêt général. Il me semble qu’elles partagent pour l’essentiel deux motivations différentes, auxquelles chacun donne des poids différents :

Pour les uns, l’objectif essentiel est de développer la production d’électricité « décarbonnée », économique parce que modulable rapidement. On sait bien que la multiplication des sources « intermittentes » (éoliennes ou solaires) et les variations de la demande vont poser de plus en plus la question de l’adaptation : certes la mutualisation assurée par l’interconnexion des réseaux permet-elle plus facilement la sécurité et la limitation des coûts mais on passe vite à la nécessité de développer les utilisations « effaçables », les stockages d’énergie et les moyens de production à démarrage rapide. Les barrages de la Sélune répondent très bien à cette logique puisqu’ils fonctionnent non « au fil de l’eau » mais « par éclusées ». Et a fortiori si une STEP augmente la capacité du site : le rendement énergétique d’une STEP est souvent excellent et, ici, les barrages existent et constituent une infrastructure amortie. Bien sûr, l’intérêt de cette fonction n’apparaissait pas il y a un quart de siècle quand on raisonnait l’électricité à partir d’un électronucléaire dominant qui devait assurer en tous lieux et à tout instant la disponibilité d’une énergie à faibles coûts.
Aujourd’hui, une puissance modeste comme celle des installations de la Sélune tire son intérêt de cette aptitude à répondre aux pointes. Dans la lettre que B.Wong a adressée avec 5 autres signataires à Mme S. Royal le 26 mai dernier, il est estimé que cette fonction doit conduire à une valorisation de 15 centimes/kWh: l’exploitation serait alors largement équilibrée, y compris en intégrant la « nouvelle redevance » qui serait créée pour une nouvelle concession et correspondrait vraisemblablement à ¼ du chiffre d’affaires. Une telle valorisation ouvre également la porte à l’étude d’un nouvel investissement dans une STEP comme le propose B.Wong mais, bien sûr, la première démarche est d’arrêter la baisse de la production des installations actuelles, qui est déjà tombée de 28GWh/an à 18GWh/an : beaucoup de réglages (niveaux du lac, débits réservés, contraintes sur les éclusées, …) conditionneront la viabilité de l’exploitation de ce site, qu’il soit concédé à EDF ou à une autre entreprise, directement ou via une Société d’Economie Mixte Hydroélectrique (SEMH). Il faudra revisiter les références adoptées depuis quelques années mais on voit mal comment on pourrait aujourd’hui raisonner sans intégrer ce qui a été dit par la COP21 pour la recherche-développement et le déploiement économique des énergies décarbonnées.

Pour d’autres, le sujet essentiel est l’apport de cette infrastructure à la vie du territoire : les barrages ont créé deux lacs d’une taille exceptionnelle qui constituent un point fort du patrimoine. Certes les débats engagés depuis 1993 autour de l’idée de les supprimer pour rétablir la « continuité écologique » ont-ils contribué à dissuader certaines mises en valeur mais personne n’oublie les différentes activités et les emplois induits dans l’ensemble de la vallée par l’existence des lacs. Il faudrait valider les chiffrages mis en avant mais l’exemple du lac de Guerlédan en Bretagne montre comment une bonne appropriation et une communication moderne peuvent asseoir durablement la valorisation d’un site comparable, y compris en 2015, année de l’assec de la visite de sûreté décennale. Qu’il s’agisse d’utilisations par les habitants du département (pêche, sports, loisirs,..), d’industries ou d’activités liées au tourisme, il serait important de bien identifier les atouts et facteurs de développement, sans se cantonner comme le font beaucoup des études lancées depuis quelques années au présupposé que les barrages allaient être démantelés. De surcroît, on ne peut que démoraliser beaucoup des acteurs si on nie a priori l’intérêt des deux lacs comme éléments du patrimoine et comme initiateurs de vrais emplois : serait-on implicitement prêt à supprimer ces retombées sans autre forme de procès (ni indemnisation) ? Une telle occultation est forcément ressentie comme du mépris .
Le fait que la bonne valorisation de ces infrastructures n’ait plus été considérée depuis quelques années comme un objectif défendable a conduit les organismes en charge de l’aménagement du territoire à mobiliser les budgets d’étude, les réflexions juridiques et la communication sur les seules hypothèses correspondant à la suppression des lacs : cette situation a évidemment eu des conséquences bien connues (comme par exemple le retrait du classement initial MEFM au sens de la directive cadre sur l’eau) mais rien de ceci n’est irréversible. Supprimer inconsidérément des emplois serait aujourd’hui tellement inadmissible qu’il faudra bien trouver le moyen d’expliquer les raisons de reconsidérer les positions défendues auparavant par les uns et les autres sur des sujets forcément compliqués.
X
La situation est aujourd’hui assez ouverte : le calendrier arrêté par Mme Royal (cf. lettre du 24 juin 2015) fixe la visite décennale à la fin de 2018 et il est clair qu’une décision raisonnable sur l’avenir de ce site sera avant tout subordonnée aux conclusions sur la sûreté des ouvrages qui résulteront du « grand carénage » et des vérifications faites à ce moment–là. Et , là encore, il sera utile de s’appuyer sur l’analogie avec Guerlédan et sur le retour d’expérience de l’application des directives sur la biodiversité à quelques barrages hydroélectriques européens comparables. Le délai paraît important mais ne sera pas de trop pour mener à bien l’ensemble des démarches , vérifications technico économiques et concertations nécessaires pour rendre possible à fin 2018 la fixation d’une « règle du jeu » robuste pour une quarantaine d’années. Mais tant les outils apportés par la loi du 17 août 2015 que les résultats de la « consultation populaire » organisée à l’automne 2015 ou les échanges auxquels les élections régionales ont donné lieu en décembre 2015 permettent certainement à partir de maintenant de réorienter le pilotage de l’ensemble. L’unification de la Normandie et les évolutions qu’elle entrainera dans l’organisation de l’Etat donnent aussi sans doute des opportunités supplémentaires pour remettre à plat ce qui doit l’être.
J’aime · Répondre · Hier, à 08:37