Barrage de Vezins : le plan d'arasement débute en septembre

Publié le 20 Janvier 2016

Barrage de Vezins : le plan d'arasement débute en septembre

  • Le plan d'arasement du barrage de Vezins va commencer en septembre 2016 par la vidange du lac.
    Le plan d'arasement du barrage de Vezins va commencer en septembre 2016 par la vidange du lac. | Stéphane Geufroi

Le préfet de la Manche, Jacques Witowski, a annoncé que le plan d'effacement des barrages du Sud-Manche était lancé. Il démarre en septembre, par la vidange de Vezins.

Le préfet, Jacques Witowski, l'a annoncé ce mardi, le plan d'arasement des barrages du Sud-Manche va débuter en septembre, "par le barrage de Vezins". De septembre 2016 à juillet 2018, il va consister en la vidange progressive du lac de Vezins, pour procéder au traitement des 560 000 m3 de sédiments, dont 40 000 m3 pollués, à la confluence de l'Yvrande et de la Sélune et la visite technique du grand barrage. Coût de la gestion sédimentaire : 20 millions d'euros.

Une décision « conforme à l’enquête publique de 2014, favorable à l’arasement des barrages de la Sélune et à la remise en état environnementale. Dans le respect des engagements de la France au niveau européen ». C’est-à-dire de la directive Européenne sur l’eau et à la loi française Lema de 2006 (loi sur l’eau et les milieux aquatiques) qui en découle.

Un chantier « étalé sur 10 ans, pour se donner le temps ». Mais qui, « pour l’instant, ne concerne que l’ouvrage de Vezins », propriété de l’État. Ouvrage qui doit subir sa visite technique, conformément à la réglementation.De septembre 2016 à mars 2017 : mise en sécurité de la confluence entre l’Yvrande et la Sélune, fortement polluée par d’anciens rejets industriels. Puis le niveau du lac sera abaissé progressivement en deux phases, d’avril 2017 à mars 2018 et d’avril 2018 à juillet 2018. Pour effectuer les traitements des différents sédiments, entre Virey et les ponts des Biards et entre Les Biards et le barrage.

Après cette étape, fin 2018, « nous verrons s’il y a lieu de poursuivre ou pas le plan, si un éventuel repreneur se manifeste et satisfait aux exigences de sécurité ». Comme l’a souligné la semaine dernière Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, au député Guénhaël Huet.

Rédigé par jojo

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jibe 20/01/2016 21:05

quelle tristesse !! quel préfet avons nous touché !! il voit son avenir encore celui-là !! en espérant qu'il y ait un repreneur mais bon après deux ans !! la vallée sera comment ? je vous le demande
je suis triste , je perd une partie de ma vie !! nous perdons une partie de notre patrimoine !!
bonne soirée le Caennais de la Roussellière J.B

jojo 21/01/2016 06:58

Ce titre n'est approprié, il est tout simplement provocateur, image d'autorité de Mr le Préfet.