On ne mesure pas assez l’importance de l’eau

Publié le 22 Mars 2016

On ne mesure pas assez l’importance de l’eau

  • On consomme plus d'eau qu'on ne le croit.
    On consomme plus d'eau qu'on ne le croit. | Fotolia / photo d'illustration

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, ce 22 mars, une enquête Odoxa, réalisée pour Solidarités International, dresse un état des lieux de cette ressource vitale.

L’eau c’est la vie. Quand elle est disponible, accessible et propre. « Ses trombes et ses absences se révèlent, hélas, dévastatrices », souligne Brice Lalonde. L’ancien ministre de l’Environnement signe l’éditorial du baromètre 2016 de l’hygiène et de l’assainissement.

Dans le cadre de ce baromètre, l’association d’aide humanitaire Solidarités International, engagée sur le terrain des conflits et des catastrophes naturelles, a demandé à l’institut de sondage Odoxa de mesurer l’importance de cet enjeu pour les Français.

Manque d'informationChacun en est plus ou moins conscient, mais ne le mesure pas suffisamment. Ainsi, 95 % des personnes interrogées considèrent que l’accès à l’eau potable est un enjeu important, mais 57 % d’entre elles se disent mal informées. Elles pensent, par exemple, qu’un million de personnes meurent, chaque année, en raison d’un manque d’eau ou d’un problème d’assainissement.

En réalité, le chiffre est de 2,6 millions, dont 1,8 million d’enfants. Difficile, sans doute, pour ceux qui bénéficient de l’eau courante depuis des décennies, d’imaginer que ce fléau silencieux et invisible cause plus de décès que les guerres, les catastrophes naturelles ou le sida.

On sous-estime sa consommationLa forte inégalité d’accès à cette ressource vitale n’est pas perçue non plus. Nos concitoyens sous-estiment très fortement leur propre consommation d’eau potable. Le volume moyen estimé est de 51 litres par personne et par jour, soit quatre fois moins que le volume réel consommé (200 litres). Un quart des Français cite même « moins de 10 litres ». (Voir l’infographie)

Ainsi, lorsqu’on évalue aussi mal sa propre consommation, les chiffres sur la faible quantité d’eau potable à laquelle l’Afrique Subsaharienne a accès (15 litres par jour et par personne) sont moins parlants.

Informer encore et toujoursLoin de décourager l’association, les résultats de ce sondage poussent Solidarités International à « persévérer » dans son « travail d’information, de témoignage et sensibilisation du grand public ».

1 : Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet les 11 et 12 février.

L’intégralité du baromètre est à retrouver sur http://barometre-eau.solidarites.org/

Rédigé par jojo

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