À Perrigny, les opposants font barrage

Publié le 22 Septembre 2016

Tonnerrois

À Perrigny, les opposants font barrage

 

François-Charles Champetier, président de l’association Hydroauxois, est prêt au bras de fer. - DROSSON Thierry

François-Charles Champetier, président de l’association Hydroauxois, est prêt au bras de fer. - DROSSON Thierry

Les opposants au projet d’effacement de barrages sur l’Armançon à Perrigny et Tonnerre ont affiché leur fermeté lors d’une réunion publique, vendredi.

 

La contestation autour du projet d'effacement de barrages sur l'Armançon refait surface.

Après la pétition qui a circulé à Perrigny-sur-Armançon contre le projet d'effacement du seuil du moulin, une petite centaine de personnes de Perrigny, mais aussi des villages aux alentours, ont participé vendredi à une réunion publique d'information provoquée par les lanceurs de la pétition et animée par François-Charles Champetier, président d'Hydroauxois.

Avis négatif
du commissaire enquêteur

Depuis le lancement de la pétition, qui a rassemblé près de 90 signatures à Perrigny, bourg de 130 habitants, les choses ont un peu évolué. Le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable pour l'effacement du barrage de Perrigny mais aussi pour ceux de Tonnerre concernés par ce projet. « Notre diagnostic sur la mauvaise préparation du dossier était fondé », se félicite le président d'Hydroauxois. En revanche, le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst), qui fait suite à l'enquête publique, a donné un avis favorable à une très faible majorité.

Le bras de fer est engagé. « Notre association se portera en contentieux si la Préfecture publie malgré tout un arrêté autorisant les chantiers, prévient François-Charles Champetier. Nous espérons que les chantiers seront suspendus et nous voulons que des discussions reprennent afin de chercher des solutions respectueuses du patrimoine et du paysage, tout en améliorant si besoin la franchissabilité des seuils concernés. »

Le président d'Hydroauxois assure : « Si d'aventure la Préfecture publiait l'arrêté et que le Syndicat de l'Armançon voulait engager les travaux sans attendre l'avis du juge, nous serions contraints de faire un référé et d'appeler à manifester sur le site des chantiers. »

T. D.

Rédigé par jojo

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