Mobilisation à Perrigny-sur-Armancon contre la déconstruction d’un barrage

Publié le 22 Septembre 2016

Tonnerrois

Mobilisation à Perrigny-sur-Armancon contre la déconstruction d’un barrage

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« Il s’agit d’un ouvrage privé. Il appartient à son propriétaire de gérer son patrimoine », indique Éric Coquille, maire
					du village et président du Syndicat de l’Armançon (ex-Sirtava).
				 - DROSSON Thierry

« Il s’agit d’un ouvrage privé. Il appartient à son propriétaire de gérer son patrimoine », indique Éric Coquille, maire du village et président du Syndicat de l’Armançon (ex-Sirtava). - DROSSON Thierry

Une pétition a réuni près de 90 signatures. L’association Hydrauxois menace de saisir la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal.

 

L'éventuel effacement du barrage fait des remous auprès de la population de Perrigny-sur-Armancon. Une pétition réunissant près de 90 signatures a été remise au commissaire enquêteur René Moreau, quelques minutes avant la clôture de l'enquête publique.

« C'est la perte d'un élément important de notre cadre de vie lorsqu'on choisit de résider à Perrigny », martèlent les pétitionnaires. « Cette pétition n'est pas argumentée mais elle est un ressenti de la population indéniable », remarque le commissaire enquêteur.

« Un patrimoine unique »

L'association Hydrauxois est aussi sur le coup. Son président Charles-François Champetier a rencontré René Moreau pour lui faire part de ses arguments. « La rivière sera toujours là. Ses poissons, ses plantes, ses insectes aussi. Mais un moulin, c'est un patrimoine unique, singulier, créé jadis pour nourrir, vêtir et équiper les habitants de la vallée. Quand cet ouvrage disparaît, il disparaît à jamais. Nous ne l'acceptons pas. »

Joint au téléphone, Éric Coquille a la double casquette de maire du village et président du Syndicat de l'Armançon (ex-Sirtava). « Il s'agit d'un ouvrage privé. Il appartient à son propriétaire de gérer son patrimoine. Il a sollicité le Syndicat pour une déconstruction raisonnée de ce barrage. »

Processus engagé

Le processus a été engagé. En plus de l'enquête publique, une réunion publique a eu lieu. « Pour l'instant, nous n'avons pas le retour de l'enquête publique qui vient de se terminer, mais nous avons vu qu'il y a eu une forte mobilisation, ce qui est heureux en soi, indique Éric Coquille. Il y a plusieurs angles de vue qu'il est important d'avoir. D'un point de vue environnemental, il est nécessaire de restaurer la fonction naturelle du cours d'eau. D'un point de vue patrimonial, c'est au propriétaire de décider. Il est important que le dialogue s'installe. »

« On va saisir la ministre de l'Environnement et le préfet de l'Yonne pour faire respecter le moratoire sur les effacements demandés par Ségolène Royal en décembre 2015, prévient Charles-François Champetier . Si cet engagement n'est pas respecté et si le syndicat n'apporte pas les explications complémentaires demandées, nous serons obligés d'aller au contentieux car le dossier d'effacement ne respecte pas plusieurs règles du droit de l'environnement selon nous. »

C. C.

Rédigé par jojo

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