Vidange du Cébron : la pêche dissidente se structure

Publié le 8 Novembre 2016

Vidange du Cébron : la pêche dissidente se structure

08/11/2016 05:46
Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads. - Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads. Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads.
 
Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads.

Sous l’impulsion de pêcheurs, une association naît pour que la catastrophe du Cébron ne se reproduise plus. Elle a l’intention de faire bouger les lignes.

 

 Gaëtan Raimbert, guide de pêche, ne digère pas. La vidange du Cébron, et les 45 tonnes de poissons morts gisant sur les berges, lui reste en travers de la gorge. « C'est une catastrophe sans nom. Les poissons étaient là depuis 32 ans et tout l'équilibre piscicole a été détruit », scande-t-il. Alors pour que cela ne se reproduise pas, Gaëtan et trois autres « pêcheurs en colère », sur le front lors des manifestations après la vidange pour travaux, viennent de fonder Amads

L' Association pour l'avenir des milieux aquatiques en Deux-Sèvres espère, au-delà du dossier brûlant du Cébron, devenir « la sentinelle des rivières et des lacs en Deux-Sèvres », précise Jonathan Chatelier, membre d'Amads et fabricant de mouches à Pamproux.

Dénoncer les manquements

Les pêcheurs ne sont pas les seuls indignés par les pollutions récurrentes des berges des rivières ou inquiets de l'absence d'eau dans nos rivières. L'association regroupe des riverains, des promeneurs, et tout citoyen soucieux des problèmes environnementaux. Des commissions se structurent ensuite afin de mener des actions », poursuit-il.

Ils seraient déjà « une centaine dont 70 % de pêcheurs » à avoir adhéré (1). « Et nous espérons toucher plus encore l'opinion publique lors d'une manifestation le samedi 10 décembre. » (2)
Simples « sentinelles » ? Pas vraiment. Les accusations « d'immobilisme de la Fédération de pêche » et « la politique de l'autruche du Conseil départemental » reviennent toutefois comme un refrain. « Nous voulons dénoncer ce qui se passe dans l'ombre. Sur le Cébron, ces instances se sont tues, ont laissé faire et continuent de se défiler », estiment les deux membres.
La dissidence veut mettre la Fédération de pêche devant ses responsabilités. Guetter, « dénoncer les manquements », et proposer. « Il ne faut pas le voir comme un affront », relativise Gaëtan Raimbert même s'il est « loin de penser que les échanges se passeront bien ». La prise de parole sous une même étiquette pourrait permettre aux pêcheurs, dispatchés dans plusieurs associations (Carna 79, DS Carpe, etc.) de parler « d'une seule et même voix », confie Gaëtan Raimbert et d'entrer à « la table des négociations » lorsqu'il s'agit de politique de gestion de l'eau.

C'est dramatique, des tronçons de rivière sont aujourd'hui à sec. Des mesures doivent être prises par les autorités compétentes, alarme-t-il. Nous avons des propositions ».

nr.niort@nrco.fr

(1) L'adhésion est gratuite. Contact par mail à contact.amads@gmail.com
(2) Une manifestation devrait être organisée pour se faire connaître du public sur la place de la Brèche, à Niort, de 10 h à 15 h. Le lieu reste à confirmer.

en savoir plus

" Trop tard pour construire le batardeau "

Suite à la catastrophe du Cébron, le président de la Fédération de pêche disait dans un communiqué de presse fin septembre en déplorer les conséquences, indiquant avoir dès 2013 « alerté les autorités sur un certain nombre d'aspects techniques qui semblaient inadaptés » et invitait les pêcheurs à participer à un groupe de travail sur l'avenir du site. L'Amads déplore pourtant « être toujours dans l'attente des différents écrits demandés (NDLR par DS carpe) attestant que la Fédération de pêche a bien fait part à la SPL du Cébron de ses inquiétudes ».
Quant à la construction d'un batardeau pendant l'assec, réclamé par les pêcheurs pour protéger le milieu aquatique, l'association semble pessimiste. « Nous avons une rencontre le 17 novembre avec la Fédération sauf que la remise en eaux du lac du Cébron a débuté, c'est trop tard pour construire le batardeau, s'inquiètent les représentants d'Amads. Les pouvoirs publics ont dit oui au remplissage pour repotabiliser l'eau alors que tout est à sec ».

Mathilde Leclerc

Vidange du Cébron : la pêche dissidente se structure

08/11/2016 05:46
Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads. - Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads. Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads.
 
Gaëtan Raimbert et Jonathan Chatelier, membres d'Amads.

Sous l’impulsion de pêcheurs, une association naît pour que la catastrophe du Cébron ne se reproduise plus. Elle a l’intention de faire bouger les lignes.

 

 Gaëtan Raimbert, guide de pêche, ne digère pas. La vidange du Cébron, et les 45 tonnes de poissons morts gisant sur les berges, lui reste en travers de la gorge. « C'est une catastrophe sans nom. Les poissons étaient là depuis 32 ans et tout l'équilibre piscicole a été détruit », scande-t-il. Alors pour que cela ne se reproduise pas, Gaëtan et trois autres « pêcheurs en colère », sur le front lors des manifestations après la vidange pour travaux, viennent de fonder Amads

L' Association pour l'avenir des milieux aquatiques en Deux-Sèvres espère, au-delà du dossier brûlant du Cébron, devenir « la sentinelle des rivières et des lacs en Deux-Sèvres », précise Jonathan Chatelier, membre d'Amads et fabricant de mouches à Pamproux.

Dénoncer les manquements

Les pêcheurs ne sont pas les seuls indignés par les pollutions récurrentes des berges des rivières ou inquiets de l'absence d'eau dans nos rivières. L'association regroupe des riverains, des promeneurs, et tout citoyen soucieux des problèmes environnementaux. Des commissions se structurent ensuite afin de mener des actions », poursuit-il.

Ils seraient déjà « une centaine dont 70 % de pêcheurs » à avoir adhéré (1). « Et nous espérons toucher plus encore l'opinion publique lors d'une manifestation le samedi 10 décembre. » (2)
Simples « sentinelles » ? Pas vraiment. Les accusations « d'immobilisme de la Fédération de pêche » et « la politique de l'autruche du Conseil départemental » reviennent toutefois comme un refrain. « Nous voulons dénoncer ce qui se passe dans l'ombre. Sur le Cébron, ces instances se sont tues, ont laissé faire et continuent de se défiler », estiment les deux membres.
La dissidence veut mettre la Fédération de pêche devant ses responsabilités. Guetter, « dénoncer les manquements », et proposer. « Il ne faut pas le voir comme un affront », relativise Gaëtan Raimbert même s'il est « loin de penser que les échanges se passeront bien ». La prise de parole sous une même étiquette pourrait permettre aux pêcheurs, dispatchés dans plusieurs associations (Carna 79, DS Carpe, etc.) de parler « d'une seule et même voix », confie Gaëtan Raimbert et d'entrer à « la table des négociations » lorsqu'il s'agit de politique de gestion de l'eau.

C'est dramatique, des tronçons de rivière sont aujourd'hui à sec. Des mesures doivent être prises par les autorités compétentes, alarme-t-il. Nous avons des propositions ».

nr.niort@nrco.fr

(1) L'adhésion est gratuite. Contact par mail à contact.amads@gmail.com
(2) Une manifestation devrait être organisée pour se faire connaître du public sur la place de la Brèche, à Niort, de 10 h à 15 h. Le lieu reste à confirmer.

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" Trop tard pour construire le batardeau "

Suite à la catastrophe du Cébron, le président de la Fédération de pêche disait dans un communiqué de presse fin septembre en déplorer les conséquences, indiquant avoir dès 2013 « alerté les autorités sur un certain nombre d'aspects techniques qui semblaient inadaptés » et invitait les pêcheurs à participer à un groupe de travail sur l'avenir du site. L'Amads déplore pourtant « être toujours dans l'attente des différents écrits demandés (NDLR par DS carpe) attestant que la Fédération de pêche a bien fait part à la SPL du Cébron de ses inquiétudes ».
Quant à la construction d'un batardeau pendant l'assec, réclamé par les pêcheurs pour protéger le milieu aquatique, l'association semble pessimiste. « Nous avons une rencontre le 17 novembre avec la Fédération sauf que la remise en eaux du lac du Cébron a débuté, c'est trop tard pour construire le batardeau, s'inquiètent les représentants d'Amads. Les pouvoirs publics ont dit oui au remplissage pour repotabiliser l'eau alors que tout est à sec ».

Mathilde Leclerc

 

Rédigé par jojo

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