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Cinq mesures urgentes pour éviter la pénurie d’eau

Publié le 9 Août 2017

Cinq mesures urgentes pour éviter la pénurie d’eau

 
ACTUALITÉ
Ce mercredi, seulement dix départements de l’Hexagone n’étaient pas concernés par les restrictions d’eau dues à la sécheresse. La crise de l’or bleu est déjà une réalité en France et risque de s’accentuer dans les années à venir. Voici cinq propositions pour une gestion plus adaptée et durable.

La France est assoiffée. En plein milieu de l’été, 82 départements métropolitains sont actuellement en alerte sécheresse. Les pluies annoncées n’y changeront rien : les trois quarts des nappes souterraines accusent un déficit par rapport à la normale. Au total, plus de 200 arrêtés ont été pris pour imposer des restrictions de consommation à des degrés différents.

Des mesures à court terme qui ne risquent pas de résoudre ce problème préoccupant qui affecte ressource si précieuse. Ce mercredi, lors du dernier conseil des ministres avant la coupure estivale, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, présentait les axes d’actions sur la gestion quantitative de l’eau pour résorber durablement les situations de tension hydrique récurrentes. Certaines rejoignent nos cinq propositions.

 

Éviter le gaspillage

 

 
(Photo : Pixabay)

 

En 2014, 20 % de l’eau potable était perdue à cause de fuites dans les 850 000 kilomètres de canalisations de l’Hexagone. Le gouvernement promet de poursuivre les investissements avec les collectivités pour accentuer la maintenance des réseaux. Il poursuit ses campagnes de sensibilisation et de communication auprès des citoyens et des entreprises (70 % des prélèvements) ainsi que des administrations, dans des démarches d’économies d’eau.

Réutiliser les eaux usées

Principalement utilisée à des fins agricoles cette pratique ne concerne aujourd’hui que 7 % des terres cultivées. Mais face à la pénurie d’eau, des pays comme Israël et l’Australie ont décidé de puiser directement la ressource à la sortie des stations d’épuration. Après des traitements supplémentaires, dont l’intensité varie en fonction des usages, l’eau est utilisée à des fins d’irrigation ou d’arrosage de golfs ou d’espaces verts.

 

 
 
(Photo : Robyn Beck AFP)

 

Une utilisation contrôlée est donc déterminante comme le souligne Lorraine Levieuge, chargée de mission pour l’association France Nature Environnement. « Il faut rester prudent avec cette technique qui présente des risques sanitaires pour les agriculteurs et les consommateurs » et, qui plus est, reste très coûteuse.

Stocker l’eau en hiver

C’est la demande des agriculteurs qui représentent avec leurs cultures 50 % de la consommation d’eau et 80 % durant les pics des mois d’été. L’idée est de pouvoir construire des retenues pendant l’hiver, afin d’utiliser l’eau ainsi stockée l’été, en période de pénurie. Ces retenues peuvent prendre la forme de petits lacs, creusés artificiellement et alimentés l’hiver par pompage dans les cours d’eau ou les nappes souterraines.

Une solution réfutée par Lorraine Levieuge, « ce n’est pas un cadeau pour les agriculteurs. On voit bien que ce n’est pas viable à long terme. Cette année, avec le peu de pluie tombée pendant l’hiver, les réservoirs n’auraient pas été suffisamment remplis ».

Développer une agriculture moins gourmande en eau

 

 
 
(Photo : Jean-Philippe Ksiazek/AFP)

 

L’autre grand pari du gouvernement est d’imaginer une nouvelle agriculture plus économe en eau grâce au choix des assolements. « Un sol couvert retrouvera naturellement sa fertilité sans une utilisation abondante d’eau », explique la chargée de mission de France Nature Environnement qui approuve cette idée. Une technique appelée aussi agroécologie.

Laisser la nature se réguler

« Il faut apprendre à vivre avec les ressources que nous possédons. L’actuelle logique n’est pas la bonne, il faut préserver notre milieu naturel, revendique Lorraine Levieuge, les zones humides, par exemple, constituent des éponges naturelles qui stockent l’eau en cas d’inondation et la restituent aux milieux en cas de sécheresse. » Le bon fonctionnement et la résilience des écosystèmes sont primordiaux pour garantir le bon déroulement du cycle de l’eau.

Rédigé par jojo

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