Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Daniel Vion, l’homme qui veut sauver les barrages

Publié le 30 Janvier 2019

 

 

Daniel Vion, l’homme qui veut sauver les barrages

Publié le | Mis à jour le

Ces vaches qui broutent de l’herbe au milieu de la rivière, dans le Maine-et-Loire, démontrent l’intérêt de conserver les ouvrages sur le Thouet, selon Daniel Vion.

Ces vaches qui broutent de l’herbe au milieu de la rivière, dans le Maine-et-Loire, démontrent l’intérêt de conserver les ouvrages sur le Thouet, selon Daniel Vion.
© (Photo archives NR)

Deux-Sèvres Nature Environnement a récemment sous-entendu que les barrages sur le Thouet posaient problème. Des propos qui ne font pas l’unanimité.

A défaut d’un important débit d’eau, le Thouet génère un sacré débit d’encre. Après la parution du communiqué de l’association Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE) dans nos colonnes qui se positionnait sans le dire directement contre le maintien des barrages sur la rivière thouarsaise (lire la NR du 23 octobre), Daniel Vion, historique président du Nénuphar thouarsais de 1996 à 2018, a tenu à réagir.
« Le texte arrive à dire que le Thouet ressemble plus à un étang qu’à une rivière. Mais un étang de 140 km de long et de 40 m de large au maximum, je n’en connais pas beaucoup », s’amuse-t-il. Pour lui, le faible taux d’étagement s’explique surtout par le relief des lieux. « De Saint-Généroux à Saumur, la pente moyenne est de 0,06 % », avance-t-il. Traduction : le paysage est extrêmement plat naturellement.
La peur du déséquilibre Il l’est tellement que, selon Daniel Vion, sans les ouvrages le niveau du Thouet serait si bas en période d’étiage que la rivière pourrait être traversée au sec par endroits. « Une expérimentation a été réalisée en 2012 dans le Maine-et-Loire. Quand les barrages étaient supprimés, il n’y avait plus de continuité hydraulique. Les poissons mouraient alors par manque d’oxygène », se souvient-il. Et les vaches venaient brouter dans le lit de la rivière.
Et pour lui, les animaux à écailles ne constitueraient pas les seules victimes de ce changement. « Si on joue sur un seul facteur de l’écosystème, on entraîne un déséquilibre », clame celui qui rappelle au passage que ces barrages sont plus que séculaires et que la vie s’y est adaptée depuis longtemps.
Néanmoins, Daniel Vion rejoint l’association DSNE sur un point : celui de la pollution. « Nous sommes très loin des objectifs fixés par l’Union européenne. Au lieu d’essayer de dépolluer, nous ferions mieux de réduire notre consommation de tout un tas de produits, qu’ils soient issus de l’industrie, de l’agriculture, ou des particuliers. » Car en tant que vieux pêcheur, il mesure les dégâts. « Nous trouvons beaucoup moins de poissons qu’avant. » Et ça aussi, ça affecte tout l’écosystème.

Rédigé par jojo

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article