Barrage de Vezins : la justice rejette le recours des Amis du Barrage

Publié le 8 Mars 2019

Barrage de Vezins : la justice rejette le recours des Amis du Barrage
Barrage de Vezins : la justice rejette le recours des Amis du Barrage

L'objectif de Maître Clément Cavelier, l'avocat de l'association des ADB, était d'obtenir la suspension de l'arrêté préfectoral du mercredi 31 octobre 2018. La justice a rejeté le recours formulé par l'association.

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Le juge du référé du tribunal administratif de Caen (Calvados) a rendu une ordonnance de rejet contre le recours en suspension des travaux d'arasement du barrage de Vezins (sud-Manche). Ces travaux sont donc toujours prévus pour début avril 2019.

La requête en référé de l'association des Amis du Barrage (ADB), qui a été étudiée jeudi 28 février 2019 au tribunal administratif de Caen (Calvados) a été rejetée par la justice, a-t-on appris ce vendredi 8 mars 2019. "Le juge du référé à rendu une ordonnance de rejet contre le recours en suspension que nous avions formé. Dont acte", a déclaré le président des Amis du Barrage, John Kaniowsky, initiateur de ce recours devant le tribunal administratif de Caen, le vendredi 8 février 2019. "Nous allons immédiatement et sans attendre contester cette ordonnance devant le Conseil d'État. Nous ne lâcherons rien."

    • Lire notre article : Barrages : les opposants à la destruction prêts au combat judiciaire

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Pas de suspension de travaux

Par ce référé, l'objectif de Maître Clément Cavelier, l'avocat de l'association sud-manchoise, était d'obtenir la suspension de l'arrêté préfectoral du mercredi 31 octobre 2018, alors que les travaux de démolition du barrage de Vezins (sud-Manche) sont programmés début avril 2019, après un retrait des lignes électriques prévu même fin mars.

Le juge des référés du tribunal administratif a décidé de ne pas suspendre les travaux, alors que la justice n'examinera le dossier sur le fond "au mieux, dans un an", précise le président Kaniowsky, conscient que si les premiers coups de pioches sont donnés d'ici là, les espoirs de sauver des barrages s'envoleront à jamais. "D'où l'urgence de stopper la décision du lancement des travaux (...) Comme l'a suggéré Maître Cavelier, il y a urgence à ne rien faire", lâchait-il, quelques jours avant ce rejet.

Objectif : la renaturation de la vallée

Pour la première fois donc, la justice s'est prononcée sur la légalité d'une telle opération. Les représentants de la préfecture de la Manche ont pour fil rouge l'arasement des ouvrages en vue de la renaturation de la Vallée de la Sélune, afin de rétablir la continuité écologique du fleuve côtier et la migration des saumons. Et ce, malgré les arguments présentés devant le juge sur les risques d'inondation "et l'impact sur les populations" en cas de crue.

Une réunion du Conseil d'administration des ADB se tiendra le lundi 11 mars 2019.

Rédigé par jojo

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