BARRAGES DU SUD MANCHE, UN CAS D’ECOLE DES POUVOIRS SOUS-TERRAINS et SANS FRONTIERES DES LOBBIES, BRISEURS DE VIES

Publié le 29 Mars 2021

BARRAGES DU SUD MANCHE, UN CAS D’ECOLE DES POUVOIRS SOUS-TERRAINS et SANS FRONTIERES DES LOBBIES, BRISEURS DE VIES

Pardon, pour la longueur de ce résumé. 12 années de « duperies » imposées, même partiellement réunies, méritent et nécessitent ce minimum

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Même parmi les écologistes les plus « convertis » à lutter contre la présence des Barrages, plusieurs s’inclinent devant l’irréfutable distinction suivante :

 

A) CONSTRUIRE un Barrage nouveau, en bouleversant des paysages, des lieux des vies Humaines et Animales, en engloutissant des Terres, des Villages, des Cimetières et des Mémoires collectives etc…

                        Ou bien

B) DETRUIRE des Barrages Centenaires, ayant façonné, un nouvel environnement, stabilisé des vies, Humaines, Florales et Animales avec création d’habitats d’espèces protégées. Il est évident que rompre cette harmonie centennale, revient à provoquer des bouleversements similaires et plus, puisqu’il faut ajouter : perte industrielle en énergie propre, perte patrimoniale, perte de nombreux avantages périphériques, utiles, sécurisants et qualitatifs … !

 

Il est INADMISSIBLE d’avoir favorisé, la destruction du Barrage de Vezins et tenter de reproduire la même erreur avec celui de la Roche Qui Boit, sans la moindre invitation à réfléchir, à ces 2 aspects fondamentaux et bien d’autres. Faut-il y voir le signe d’un laisser-faire complice ? doublé d’une indifférence aux préjudices physiques et moraux subits par la population locale, dont l’avis défavorable à 98.89% contre ce projet, n’a reçu en retour que le mépris des décideurs, justice comprise.

Plus grave encore, cette méthode « bulldozer » perçue vers 2018 / 2019 pour en terminer à la « hussarde » et ôter au plus vite à notre région l’un de ses possibles remparts de survies, quitte à ce que ce soit au plus mauvais moment climatique ? ou ensuite, l’apparition soudaine de la CRISE de la COVID 19. Aucun de ces faits majeurs n’a suscité le moindre signe de renoncement et (ou) de moratoire, bien au contraire ? Poursuivre outre, cette crise économique d’exception et les besoins en énergie renouvelable du moment, rester indifférents face aux changements climatiques, auteurs d’excès comme de manques d’eau, est tout simplement inqualifiable... D’autant qu’aucune urgence ne s’opposait, à la mise en application du principe de précaution !

Des faits qui ne feront qu’accentuer encore le manque de confiance des Citoyens, dans leurs institutions…et leurs serviteurs !

 

Quant au respect et à la transparence des budgets. Au vu des travaux périphériques, silencieusement multipliés, on peut pressentir, sans risque d’erreur, que les dépenses finales de démolition, TOUT COMPRIS, dépasseront largement les investissements qu’aurait nécessité une modernisation et mise aux normes. A la condition également que les comptes d’arasement, soient correctement répertoriés et communiqués !

 

Parlons-en, c’est le sujet le plus « TROUBLANT » de ce chantier Barrages de la Sélune et dont un échantillon, suit :

 

Préfecture et convertisseurs à l’arasement ont usé, en toutes inutilités couteuses (car décision déjà prise), d’Etudes, Rapports, Expertises, Réunions, Communications médiatiques, lorsqu’il s’agissait de justifier la « casse » des Barrages et faire « digérer l’amère pilule » aux populations, rappelons-nous :

 

  1. Enquête d’utilité publique déclarée à 53% favorable à l’arasement : Enquête ADB (validée par huissier) révélait que 98.89% de la population régionale était favorable au maintien des Barrages. Des doutes subsistent toujours, sur la validation des 2386 (/ 4565) votes par mails électroniques, venus de l’étrangers.
  2. Plan Prévention Risque Inondation : limité aux crues centennales rares, non maitrisables. Les crues fréquentes dont la poursuite de régulation est possible et utile, ont été écartées.
  3. Le prétexte des SAUMONS : 2400 espèces sauvages en France sont menacées. Parmi elles, le Saumon régresse partout dans le monde, avec ou sans Barrages coupables. Exemple d’un « laisser faire » provocateur car sur le même fleuve que les Barrages, cette Sélune est régulièrement l’objet de filets tendus, totalement en travers.
  4. Réhabilitation de la vallée promise de rêve et de réputation mondiale : Toujours sans plan ni calendrier, l’abandon domine. La grande crainte est que, pour « sauver la face » une énième et énorme dépense d’argent public soit décrétée, pour atteindre un résultat, en tout point, inférieur à ce qui existait, couteuse et aléatoire maintenance, comprise.
  5. Promesse de prise en charge totale des dépenses (arasement + vallée) par l’état et l’agence de l’eau Seine Normandie, « nourris » par le contribuable : les imprévus climatiques, pénuries d’énergie électrique et crise économique COVID 19, n’auront pas stoppé ce chantier, pourtant sans urgences. En revanche, la crise économique due à la COVID 19 sera certainement, le prétexte providentiel pour ne pas honorer les budgets promis !!
  6. Des Ouvrages estimés fragiles et vétustes : Une dernière Vidange (puis remplissage) du Barrage de Vezins, pour expertise de solidité, devait décider du sort qui lui serait réservé ? Ce résultat n’a jamais été communiqué ? De ces rumeurs de solidité plus l’ultime remplissage en cours, sont nées des inquiétudes. Mr Rémy BRUN de la DDTM, a fini par affirmer dans un article presse, la réelle solidité du Barrage. Des articles de presse, ont même fait état d’une durée de vie de 500 ans. La casse du matériel de broyage, les retards inexpliqués et des constats d’ouvriers, ont là encore, révélé beaucoup d’inconséquences de dissimulations et d’incompétences notoires.
  7. L’abondance des sédiments lors de la Vidange 1993 de Vezins, : Très vite qualifiée de « Tchernobyl de la biodiversité », cette vidange fut diabolisée à dessein. En réalité, elle fut le résultat d’un cumul très exceptionnel de 2 facteurs : Intempérie estivale improbable, conjuguée à une carence de surveillance.
  8. Production jugée négligeable : Puissance de production multipliable par 4 / 5 avec investissements inférieurs aux effacements, par adoption d’un système de STEP + Alternateurs récents (+ 12%). Cette technique maitrisée, était facilement adaptable chez nous et à peu de frais, grâce à l’implantation d’origine des 2 Barrages, dite en cascade. En outre, l’Hydroélectricité possède le gros intérêt d’être la seule production d’énergie électrique instantanément disponible. Elle est complémentaire, nécessaire aux autres modes de productions, y compris nucléaires qui nécessitent un apport d’énergie extérieur pour leur démarrage, également longs.
  9. Réserve d’eau jugée non importante : Délibération du S’Deau50 du 8 oct 2020 qui confie une étude au BRGM pour examiner les ressources en eau potabilisable possibles, une fois les réserves de Vezins et de la Roche Qui Boit, supprimées. Une demande de moratoire d’arasement de la Roche Qui Boit y est exprimé. Résultat en Mars 2021.
  10. 4,2 millions d’€ dépensés à la Gauberdière pour faire une réserve d’eau, « prétendue ?» en remplacement de celle des Barrages : Dépense non comptabilisée dans le budget d’arasement. Les mêmes Eutrophisations, Algues et Ciano-bactéries attribuées aux Barrages, sont réapparues dans l’eau stagnante du bassin. Reprise de travaux nécessaire (prix ?) pour réoxygéner l’eau, par brassage, avec consommation d’énergie électrique, alors que les turbines des Barrages remplissaient encore mieux ce rôle, en produisant de l’énergie électrique.
  11. Filtrage de l’eau par les Barrages, non reconnu : La prise en eau pour l’usine de la Gauberdière, réalisée au « Pont du Bateau » à l’aval du Barrage la Roche Qui Boit, exigeait la mise en place d’un périmètre de 440 ha en protection des activités agricoles. Grâce à la filtration et à l’oxygénation RECONNUE des 2 Barrages, ce périmètre a pu être ramené à 30 ha, ceci réduisait les couts d’indemnisations des exploitants et propriétaires. La suppression des Barrages oblige à retrouver le périmètre initial de 440 ha. Pour les consommateurs, l’augmentation du prix de l’eau devrait être de l’ordre de 1,5 € le m3.
  12. Valeurs patrimoniales et architecturales jugées sans intérêts : Le passé de Mr CAQUOT et les innovations techniques, appliquées aux 2 Barrages, recèlent des valeurs patrimoniales incontestables. Pourtant connues par les gens dits « cultivés », elles sont passées totalement inaperçues de tous les spécialistes, élus et hauts fonctionnaires de la Manche.
  13. Appel à repreneurs par Mme Ségolène ROYAL :  VALOREM candidat, après 2 ans d’étude du dossier, fut éconduit sans ménagement, par les successeurs de Mme ROYAL. Après avoir également caché à Mr Brice WONG (ingénieur hydraulicien) et VALOREM, la découverte insolite d'un système répondant en partie à la libre circulation du poisson migrateur.
  14. Des études décisionnelles ont été instruites avec des chiffres faux : surface du Lac de Vezins 151 ha au lieu de 200 ha. Faux chiffres des statistiques de prises de Saumons transmis par ONEMA, entre SEE (600 prises en 2000 et 500 prises en 2001) et Sélune (130 prises en 2000 et 197 prises en 2001) pour une moyenne annuelle : 2000 (194) et 2001 (176)
  15. Présence d’espèces protégées, loutres, Chauves-souris, Amphibiens, Hirondelles etc… : Ecologie Normande a déposé 3 plaintes auprès du TGI de Coutances, pour destruction d’habitat d’espèces protégées. A ce jour, les plaintes sont restées sans suites…. Relance faite le 9 mars 2021.

Rédigé par jojo

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candide 05/05/2021 19:57

Plan Prévention Risques ATTENTION! Ecrire "sque Inondation : limité aux crues centennales rares, non maitrisables. Les crues fréquentes dont la poursuite de régulation est possible et utile, ont été écartées." est formllement vrai mais hors sujet ! L'augmentation des inondations biennales qui va résulter de la suppression de Vezins par l'Etat so propriétaire doit faire l'objet de mesures initiées et financées par l'Etat ! Ce n'est pas une affaire de PPRI !