La situation sanitaire nous avait empêché de tenir les réunions quasi mensuelles de notre Conseil d’administration. C’est le 12 Juillet dernier que nous avons enfin pu nous réunir.

Publié le 19 Juillet 2021

Bonjour à tous,

La situation sanitaire nous avait empêché de tenir les réunions quasi mensuelles de notre Conseil d’administration.

C’est le 12 Juillet dernier que nous avons enfin pu nous réunir.

Un point rapide sur le dossier nous a amenés à prendre acte de l’échec des nombreux recours que nous avons intentés contre l’État pour empêcher la destruction des barrages de la Sélune et la disparition des lacs. Comme vous le savez, nous avons saisi le Conseil d’État pour casser l’arrêt de la Cour administrative d’Appel de Nantes, afin aussi de respecter l’engagement que nous avions pris devant vous en 2011 de faire tout ce qui pourrait l’être pour que ce projet inepte ne soit pas mis en œuvre.

Malheureusement, cette ultime procédure n’a que très peu de chances d’aboutir. Et les chances de sauver la Roche Qui Boit sont tout aussi infimes.

Hélas, les réserves et les craintes que nous avons manifestées, et contre lesquelles nous avons mis en garde depuis toutes ces années, s’avèrent parfaitement justifiées. Vallée en friches, dangereuse, inaccessible, inexploitable, interdite d’accès, sans projet d’aménagement, sans budget, et pas de volonté politique Malgré les efforts des élus locaux, les services de l’État traînent des pieds et suggèrent qu’une (énième) étude soit menée par un cabinet spécialisé, financée, tout comme les précédentes, par l’argent du contribuable. Leur but est à peine voilé : gagner du temps. En attendant, pollution diffuse et récurrente du fleuve jusqu’à la Baie, inondations, dommages et catastrophes potentiels très importants au programme. Dans une indifférence politique et gouvernementale qui sera lourde de conséquences au plan local.

On commence par tout casser, ensuite on voit ce qu’on fait.

Chez nous, ça s’appelle mettre la charrue avant les bœufs. Pour les services de l’État, il s’agit d’une opération exemplaire. Dans le sens où c’est l’exemple de ce qu’il ne fallait pas faire.

Cette décision est une décision d’État. C’est donc à l’État d’en assumer toutes les conséquences. Pas à la population locale ni à ses élus qui se doivent néanmoins d’exiger des pouvoirs publics qu’ils tiennent tous leurs engagements. C’est plus facile à dire qu’à faire, on a en bien conscience.

Madame le Maire d’Isigny et d’autres élus avaient suggéré que les ADB puissent participer à l’élaboration d’un projet daménagement, à l’organisation de diverses expositions, à la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine de la vallée de la Sélune, de ses lacs centenaires, des pontons, des cabanes de pêcheurs et de bien d’autres choses. Tenter d’empêcher que trop de bêtises ne soient faites, autant que faire se peut.

Autant d’idées et de propositions que la grande majorité des membres du C A de notre association a rejetées en bloc. Arguant que les élus ne nous ont jamais entendus, pas plus que les pouvoirs publics et qu’ils n’avaient aucune raison de croire que cela pouvait changer ou évoluer dans le bon sens. Décision que je regrette parce que j’étais plutôt tenté d’accepter cette main tendue. Notre Conseil d’administration a émis le souhait d’attendre la décision du Conseil d’État (qui devrait intervenir cette fin d’année) et, ensuite, de dissoudre l’association Les Amis du Barrage.

Un souhait et des arguments que j’entends, mais que je n’approuve pas car contraires à ma personnalité ainsi qu’à ma volonté de ne pas participer à l’enterrement d’un siècle d’histoire locale.

J’ai souvent dit que je ne serai pas le président qui dissoudra l’association des ADB, par respect pour ceux qui l’ont créée, animée et fait vivre depuis 1993.

J’ai donc remis ma démission à Monsieur LEBEURRIER, vice-président, qui l’a reçue en mains propres au nom du Conseil d’administration lundi dernier 12 Juillet. Je l’ai fait sans attendre la prochaine Assemblée générale, pour avoir la certitude de ne pas me retrouver dans l’obligation morale et matérielle d’assumer un nouveau mandat, celui de la dissolution.

Monsieur LEBEURRIER assure donc l’intérim de la présidence jusqu’à la prochaine AG.

Je vous souhaite un bel été.

Prenez soin de vous.

Bien cordialement à vous tous,

John KANIOWSKY

Rédigé par jojo

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