Publié le 19 Novembre 2010

Le mot du président

 

De nombreux sympathisants ainsi que la plupart de  nos élus ont exprimé leurs craintes et leurs interrogations en participant à l’Assemblée Générale des ADB du 14 Octobre dernier. 

Fort de l’inquiétude croissante suscitée par l’annonce de la suppression des Barrages de Vezins et de la Roche-Qui-Boit, le nouveau Bureau a défini des objectifs ambitieux pour l’exercice 2011.

Les Amis Du Barrage ont décidé de mener une politique d’ouverture et de rassemblement destinée à fédérer l’ensemble des habitants du Sud-Manche et de leurs élus autour d’un projet visant à infléchir la décision gouvernementale annoncée par l’ex Secrétaire d’Etat à l’Environnement. Les incertitudes qui pèsent sur les conditions et les conséquences de l’arasement programmé des barrages sont nombreuses, alors que la décision des pouvoirs publics semble avoir été prise dans la hâte, sans que « l’après barrages » ne soit écrit.

La suppression, l’arasement ou l’effacement des barrages de Vezins et la Roche-Qui-Boit serait sans aucun doute un acte lourd de conséquences, tant sur le plan écologique, économique que sécuritaire en allant à contresens des objectifs recherchés qui font pourtant l’objet d’un très large consensus.

La libre circulation des poissons migrateurs, le maintien d’une réserve d’eau suffisante, l’amélioration de la qualité de l’eau, la régulation du débit de la Sélune et la production sécurisante d’une électricité « propre » constituent des éléments essentiels qui sont de nature à favoriser la préservation de notre vallée et celle de la baie du Mont St Michel, tout en allant dans le sens du maintien, même provisoire, de nos barrages et de nos lacs…

 

 

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Publié le 19 Novembre 2010

 

VEZINS ET LA-ROCHE-QUI-BOIT MENACES DE SUPPRESSION

 

Les barrages de la Roche-qui-Boit et de Vezins ont été mis en service en 1920 et 1932 dans le Sud Manche. Ils sont situés sur le cours de la Sélune qui se jette dans la baie du Mont Saint Michel, comme le Couesnon et la Sée.

Pendant la deuxième guerre mondiale, leur production électrique a aussi été utilisée pour approvisionner l’arsenal de Cherbourg et le mur de l’Atlantique.

Aujourd’hui, cinq minutes suffisent pour déclencher une production d’électricité suffisante pour alimenter huit à dix mille personnes, soit l’équivalent d’une ville comme Avranches (50300).

Le lac de retenue de Vezins s’étend sur 19 Km pour environ 72 Ha et un volume de 20 Millions de M3 d’eau. Chaque année, la vallée verdoyante et boisée accueille de très nombreux visiteurs grâce aux différentes structures qu’elle abrite : la base de la Mazure (20.000 nuitées), le parc de l’Ange Michel (90.000 entrées) ou le village de gîtes le Bel-Orient (1.850 journées). On y pratique de nombreuses activités nautiques et de loisirs (canoë-kayak, randonnée, escalade, photographie, peinture, tir à l’arc…). Le plan d’eau est notamment utilisé pour l’entraînement des sapeurs pompiers ou encore des chiens de sauvetage et il constitue une importante réserve destinée à l’alimentation en eau potable.

Mais c’est aussi le paradis des pêcheurs qui viennent taquiner perches, tanches, brochets, silures, carpes, sandres, anguilles et autres poissons blancs.

 

Le 13 Novembre 2009, Madame Jouanno, actuelle Secrétaire d’Etat à l’écologie en visite à Lisieux (14) annonce que la concession d’EDF ne sera pas renouvelée et que les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit seront « effacés ».

Cette décision s’appuie sur l’avis rendu par la CLE (Commission Locale de l’Eau) et correspondrait aux exigences du Grenelle de l’Environnement.

Coût estimé des différentes opérations : 290 Millions d’Euros

 

 

Les raisons invoquées sont le rétablissement de la qualité de l’eau (prôné par la CLE) et celui de la circulation des poissons migrateurs (décidé par le Grenelle de l’Environnement).

 

La qualité de l’eau :

Force est de constater que la Sélune et ses lacs de retenue sont touchés par la pollution, tout comme les autres fleuves et rivières de France. Les teneurs en nitrates ne cessent d’augmenter, les phosphates (simplement présents à l'état de traces en 1961) atteignent des concentrations supérieures à 0,3 mg/l (c’est le phosphore qui conduit à l’eutrophisation des lacs en été et au développement des cyanobactéries produisant des cyanotoxines potentiellement dangereuses pour l’homme et la faune sauvage). Des pesticides sont également présents. La teneur en azote des eaux des retenues a été multipliée par 10 au cours des vingt dernières années. La qualité des eaux du lac de Vezins s'est particulièrement détériorée en ce qui concerne la prolifération des algues, la teneur en oxygène, l’augmentation des sédiments et leur enrichissement en éléments toxiques. Et les matières en suspension contribuent à l’envasement des retenues d’eau…

Un bien triste constat que nous livrent le rapport N°93-137 du CGPC et celui du SAGE Sélune de 2007.

 

 

 

 

Mais d’où vient cette pollution ? Doit-on considérer que les lacs en sont responsables ?

La Sélune reçoit les eaux usées de 37 stations d’épuration domestiques (pas toutes aux normes) censées traiter correctement les matières en suspension et les matières organiques, mais très mal les matières azotées et le phosphore qui provient en majorité des rejets urbains et industriels. L’agriculture et l’élevage constituent les principales sources de pollution en azote. La gestion des effluents d’élevage, des cultures (maïs notamment) sont les points les plus problématiques. De plus, les pesticides utilisés, comme l’atrazine, sont rémanents. Par ailleurs, la descente du bétail au cours d’eau détériore la qualité bactériologique et augmente les quantités de matières en suspension. Les pratiques culturales favorisent le ruissellement au détriment de l’infiltration. L’imperméabilisation générale et l’urbanisation des zones inondables augmentent le risque de dommages, tandis que l’abandon d’entretien des rivières (à la charge des riverains) et les travaux parfois inadaptés nuisent à l‘écoulement ou au stockage des eaux excédentaires.

 

La pollution provient donc de l’amont et celle qui est constatée dans les lacs de retenue n’en est que la conséquence.

Les ouvrages remplissent le rôle de filtres et de bassins de décantation permettant de retenir une grand partie, sinon la majorité des sédiments pollués. L’arasement des barrages n’aurait donc aucun effet bénéfique sur l’amélioration de la qualité des eaux. Bien au contraire, car leur suppression permettrait le libre écoulement des sédiments vers l’aval et jusque dans la baie du Mont Saint Michel, alors que des centaines de millions d’euros ont déjà été dépensés pour tenter de rétablir le caractère maritime du Mont et stopper l’envasement de sa baie.

Quel serait alors le devenir du projet Natura 2000 et du « parc marin » actuellement en création ?

Comment réguler le débit de la Sélune en période de crue pour éviter les dégâts liés aux inondations saisonnières ?

Et, sachant que la plupart des captages de surface révèlent des teneurs en nitrates supérieures à 70 mg/l, Où trouver une réserve capable d’alimenter la population en eau potable ? A quel prix ? Aux frais de qui ?

 

La circulation des poissons migrateurs :

« La suppression des barrages et la restauration de l’axe migrateur majeur qu’est la Sélune permettront au saumon et à l’anguille de multiplier par 4 leur aire de colonisation sur le

bassin de la Sélune. » (Rapport du SAGE Sélune 2007)

On peut raisonnablement concevoir la possible existence de frayères en amont de la Roche-qui-boit, ce qui pourrait expliquer qu’une échelle à poissons fût mise en place dès la construction de l’ouvrage en 1919.  Mais rien n’atteste la présence du saumon à cette époque et en amont de l’actuel barrage de Vezins. Et il est à craindre que le peu de candidats potentiels à la remontée ne soit découragé par la médiocre qualité des eaux…

Aux dires des pêcheurs eux-mêmes, la diminution du nombre de captures s’accélère d’année en année, et plus particulièrement sur la Sée qui ne comporte pourtant aucun barrage. La Sée serait-elle donc plus polluée que la Sélune ?

La raréfaction des saumons n’est ni une spécificité locale ni une particularité régionale. C’est malheureusement un phénomène qui dépasse nos frontières.

Les anguilles étaient jugées indésirables dans nos cours d’eau jusque dans les années 70 où l’on organisait des pêches électriques pour les en extraire. Il y a fort à penser pour que la sécheresse de 1976  soit pour beaucoup dans leur quasi disparition, car c’est depuis cette époque qu’on a constaté une diminution très sensible de leur nombre. On doit néanmoins constater que, contrairement aux saumons, elles n’ont pas été gênées par  les barrages pour remonter le cours de la Sélune entre 1919 et 1976…

Pourquoi considérer les barrages comme un obstacle à l’anguille en 2010 ?

 

Mais, en dehors de toutes ces considérations, la « libre » circulation des poissons migrateurs fait l’unanimité, tout comme le rétablissement de la qualité de l’eau.

 

Pourquoi ne pas envisager la mise en place de passes à poissons efficaces ?

 (Le Conseil Général de la Manche avait même proposé de financer l’étude d’un projet de création d’une rivière artificielle)

Pourquoi ne pas commencer à rétablir la qualité de l’eau en faisant un effort substantiel pour améliorer la situation actuelle en amont?

Cela nécessiterait une diminution sensible de l’emploi des polluants que sont les pesticides, les phosphates, les nitrates et autres produits nocifs. Et sans craindre d’avoir à s’opposer au lobbying de puissants industriels.

 

Mais quel que soit le coût de ces mesures, il serait bien loin d’atteindre les montants très  approximatifs annoncés pour financer la suppression, l’arasement ou la destruction des barrages et une hypothétique  « renaturation » du site.

 

En tout état de cause et en supposant la suppression des barrages, le retour de la vallée à son état « originel » serait parfaitement illusoire si l’on considère les millions de tonnes de sédiments et de vase pollués qui s’y sont accumulés. Leur extraction et (ou) leur retraitement étant notoirement et scientifiquement impossible.

 

En presque un siècle, la nature s’est organisée autour et dans les lacs en adaptant l’écosystème. La vallée renferme une faune sauvage très riche et diversifiée (canards, hérons, cormorans, balbuzards, écureuils, martins-pêcheurs, biches, chevreuils…) et les eaux sont très poissonneuses.

L’homme s’est lui-aussi adapté à un environnement qui fait vivre  les propriétaires de gîtes, de chambres d’hôtes, les petits commerces ruraux et les boutiques concernées par la pêche.

Ces rivages enchanteurs ont vu fleurir leurs berges en amont comme en aval de maisons et de cabanons en tout genre, menacés d’aucune sorte par un quelconque risque de rupture des barrages régulièrement contrôlés par la DRIRE et qui sont entretenus et  maintenus dans un état irréprochable.

Le barrage de Vezins a été construit par l’ingénieur Albert Caquot. C’est un ouvrage à contreforts et à voûtes multiples qui mérite d’être classé au titre du patrimoine. Un dossier a été déposé à cet effet à la DRAC de Basse-Normandie.

 

Selon G. Huet, député et maire d’Avranches, cette décision serait le résultat d’un marché passé entre le gouvernement et les partis écologistes. L’arasement des barrages constituant à la fois un exemple et le prix à payer par l’Etat en échange de la présence des écologistes au Grenelle de l’Environnement.

 

La suppression, l’arasement ou la destruction des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit serait sans aucun doute un acte lourd de conséquences, tant sur le plan écologique qu’économique, en allant à contresens des objectifs recherchés.

 

 

 

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Publié le 2 Novembre 2010

Le barrage de Vezins peut-il être classé ? - Ducey

samedi 30 octobre 2010


Sur le fond, les avis convergent : les membres de la réunion étaient tous contre l'arasement programmé des barrages.</P>

Une réunion entre Henri-Jacques Dewitte, maire de Ducey et président de la communauté de communes, l'association de sauvegarde de la vallée de la Sélune, présidée par Yves Sanson, et Michel Coupart, s'est tenue mercredi 27 octobre à Ducey.

Le but ? « Éclaircir nos positions respectives face à la demande de classement du barrage de Vezins faite par Michel Coupart », indique Henri-Jacques Dewitte.

Un patrimoine industriel ?

Considérant que le barrage de Vezins était un ouvrage remarquable, Michel Coupart avait déposé en 2005 un dossier auprès de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) pour demander son classement au patrimoine national.

« Ce barrage est l'aboutissement de toutes les recherches de son architecte, Albert Caquot. C'est un patrimoine industriel qui mérite d'être défendu, qu'il demeure ou non en fonction », explique Michel Coupart. Aujourd'hui, la Drac se dit intéressée, sans pour autant avoir pris de décision. Le barrage de Vezins, dont l'arasement, comme celui de la Roche-qui-Boit, est prévu pour 2013, pourrait-il être seulement mis hors de service et conservé ?

Classé et utile

Henri-Jacques Dewitte est mitigé. « Je ne suis bien sûr pas opposé au classement du barrage de Vezins mais il faut qu'il fonctionne. Un barrage classé mis hors de service reviendrait très cher à la collectivité locale. Sans compter que nous devrions peut-être l'utiliser en cas de grande crue. Faute d'entretien adapté, cela serait dangereux. »

Yves Sanson tient des propos similaires : « Oui à un barrage classé, mais qu'il soit utile ! ». Et de réitérer la position de son association face à l'arasement programmé des barrages : « Que ce soit au niveau de l'énergie renouvelable, des emplois et de la sécurité face aux grandes crues, il n'y a pas une seule raison de les détruire ».

Une chose est sûre : si, comme prévu, le barrage de Vezins est détruit en 2013, le débat sur son classement aura été inutile. La Drac saura-t-elle aller contre la décision de l'État et persuader ce dernier de conserver le barrage ? C'est ce qu'espère Michel Coupart, et, dans la mesure où cet ouvrage continuerait à produire de l'électricité, tous les membres de la réunion.

Le barrage de Vezins peut-il être classé ? - Ducey

samedi 30 octobre 2010


Sur le fond, les avis convergent : les membres de la réunion étaient tous contre l'arasement programmé des barrages.</P>

Une réunion entre Henri-Jacques Dewitte, maire de Ducey et président de la communauté de communes, l'association de sauvegarde de la vallée de la Sélune, présidée par Yves Sanson, et Michel Coupart, s'est tenue mercredi 27 octobre à Ducey.

Le but ? « Éclaircir nos positions respectives face à la demande de classement du barrage de Vezins faite par Michel Coupart », indique Henri-Jacques Dewitte.

Un patrimoine industriel ?

Considérant que le barrage de Vezins était un ouvrage remarquable, Michel Coupart avait déposé en 2005 un dossier auprès de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) pour demander son classement au patrimoine national.

« Ce barrage est l'aboutissement de toutes les recherches de son architecte, Albert Caquot. C'est un patrimoine industriel qui mérite d'être défendu, qu'il demeure ou non en fonction », explique Michel Coupart. Aujourd'hui, la Drac se dit intéressée, sans pour autant avoir pris de décision. Le barrage de Vezins, dont l'arasement, comme celui de la Roche-qui-Boit, est prévu pour 2013, pourrait-il être seulement mis hors de service et conservé ?

Classé et utile

Henri-Jacques Dewitte est mitigé. « Je ne suis bien sûr pas opposé au classement du barrage de Vezins mais il faut qu'il fonctionne. Un barrage classé mis hors de service reviendrait très cher à la collectivité locale. Sans compter que nous devrions peut-être l'utiliser en cas de grande crue. Faute d'entretien adapté, cela serait dangereux. »

Yves Sanson tient des propos similaires : « Oui à un barrage classé, mais qu'il soit utile ! ». Et de réitérer la position de son association face à l'arasement programmé des barrages : « Que ce soit au niveau de l'énergie renouvelable, des emplois et de la sécurité face aux grandes crues, il n'y a pas une seule raison de les détruire ».

Une chose est sûre : si, comme prévu, le barrage de Vezins est détruit en 2013, le débat sur son classement aura été inutile. La Drac saura-t-elle aller contre la décision de l'État et persuader ce dernier de conserver le barrage ? C'est ce qu'espère Michel Coupart, et, dans la mesure où cet ouvrage continuerait à produire de l'électricité, tous les membres de la réunion.

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Publié le 1 Novembre 2010

Ouest-France / Basse-Normandie / Avranches / Isigny-le-Buat / Archives du samedi 16-10-2010

Les Amis du barrage veulent rester unis et mobilisés - Isigny-le-Buat

samedi 16 octobre 2010


Plusieurs élus se sont exprimés au cours de cette assemblée.</P>

Jeudi soir, l'association Les Amis du barrage a tenu son assemblée générale à l'espace culturel. De nombreux élus ont répondu présent à l'invitation de la présidente, Jocelyne Marquer, qui a lancé le débat. « C'est en 2008, lors de notre assemblée que nous avons décidé de nous battre pour le maintien des barrages de Vezins, de la Roche-qui-Boit et des lacs. Le 13 novembre 2009, Chantal Jouanno (secrétaire d'état au ministère de l'écologie) a annoncé le non-renouvellement de la concession EDF et l'effacement des barrages. Tout au long de l'année, nous nous sommes mobilisés, distribués 20 000 tracts. Nous allons poursuivre notre combat, soyons solidaires pour défendre tous ensemble nos barrages ! »

Erick Goupil a annoncé qu'une réunion de cabinet était programmée le 27 octobre sur l'état des sédiments et savoir si Ducey souffrira des crues. « Les contacts avec le ministère sont au point mort, mais la vidange sera obligatoire en 2013 », a t-il assuré.

Henri-Jacques Dewitte a fait allusion au barrage classé. « Si le coût en revient aux collectivités, elles n'en n'ont pas les moyens. Nous ne pouvons pas le classer si les lacs ne sont pas en service... » L'architecture présentera une fragilité hors d'eau, il faut un concessionnaire qui assure le maintien des lacs.

Pour Louis Desloges : « Nous sommes tous convaincus dans cette salle de garder les barrages, c'est une décision politique qui a été prise, j'espère que nous irons assez loin pour inverser les tendances ». Jacky Bouvet a, lui, souligné que « tous les élus recherchent la meilleure solution. La décision est prise. Quelque soit l'aboutissement, il faut que nous restions unis et non divisés. »

 

Ouest-France / Basse-Normandie / Avranches / Isigny-le-Buat / Archives du samedi 16-10-2010

Les Amis du barrage veulent rester unis et mobilisés - Isigny-le-Buat

samedi 16 octobre 2010


Plusieurs élus se sont exprimés au cours de cette assemblée.</P>

Jeudi soir, l'association Les Amis du barrage a tenu son assemblée générale à l'espace culturel. De nombreux élus ont répondu présent à l'invitation de la présidente, Jocelyne Marquer, qui a lancé le débat. « C'est en 2008, lors de notre assemblée que nous avons décidé de nous battre pour le maintien des barrages de Vezins, de la Roche-qui-Boit et des lacs. Le 13 novembre 2009, Chantal Jouanno (secrétaire d'état au ministère de l'écologie) a annoncé le non-renouvellement de la concession EDF et l'effacement des barrages. Tout au long de l'année, nous nous sommes mobilisés, distribués 20 000 tracts. Nous allons poursuivre notre combat, soyons solidaires pour défendre tous ensemble nos barrages ! »

Erick Goupil a annoncé qu'une réunion de cabinet était programmée le 27 octobre sur l'état des sédiments et savoir si Ducey souffrira des crues. « Les contacts avec le ministère sont au point mort, mais la vidange sera obligatoire en 2013 », a t-il assuré.

Henri-Jacques Dewitte a fait allusion au barrage classé. « Si le coût en revient aux collectivités, elles n'en n'ont pas les moyens. Nous ne pouvons pas le classer si les lacs ne sont pas en service... » L'architecture présentera une fragilité hors d'eau, il faut un concessionnaire qui assure le maintien des lacs.

Pour Louis Desloges : « Nous sommes tous convaincus dans cette salle de garder les barrages, c'est une décision politique qui a été prise, j'espère que nous irons assez loin pour inverser les tendances ». Jacky Bouvet a, lui, souligné que « tous les élus recherchent la meilleure solution. La décision est prise. Quelque soit l'aboutissement, il faut que nous restions unis et non divisés. »

 

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Rédigé par jojo

Publié dans #Nos actions-Nos manifestations

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