Publié le 19 Janvier 2011

 

               LES RISQUES BIOLOGIQUES

La commission s’inquiète toujours du nombre élevé de pollutions faisant l'objet d’interdictions par arrêtés préfectoraux de la pêche des coquillages (algues toxiques et bactéries).

Les récents problèmes dus au PCB, à l'anisakis, aux métaux lourds (en particulier le cadmium), les POP, etc, deviennent franchement préoccupants.

Nous rappelons les effets néfastes sur le milieu marin environnant des élevages intensifs de poissons, nourris de surcroît par la pêche minotière. Du fait du mode de production, nous nous inquiétons aussi de leur réelle qualité sanitaire et des contaminations sur la faune sauvage.

               LES ESPECES MENACEES

Des rapports alarmants de différentes institutions reconnues font état de l’effet cumulatif de la surexploitation de la ressource, de l’influence du changement climatique et de la pollution sur la population marine dont dépend l’alimentation de millions de personnes.

Malheureusement, les instances internationales ont récemment refusé de protéger ces espèces. Nous ne pouvons que le déplorer.

La commission demande à nouveau que des mesures de protection soient prises rapidement par les instances nationales et internationales sur le respect des tailles et du repos biologique des espèces menacées. 

Rappel des espèces localement menacées de disparition : à faible profondeur, le thon rouge, la morue de l'atlantique, l’anchois, le requin, le saumon sauvage de l'atlantique, la raie et maintenant le bar dont les stocks s’effondrent en Bretagne Sud à cause d’une certaine pêche professionnelle irresponsable ; en eau profonde, l’empereur et le grenadier (dont la croissance est très lente).

En tout état de cause, il faudrait que nous fassions un effort d'information auprès du public pour créer une prise de conscience et boycotter les espèces menacées. Une autre information doit aussi être faite pour inciter les distributeurs et consommateurs à respecter le repos biologique, quelle que soit l'espèce. Malheureusement, les décideurs ne sont pas toujours ceux qui maîtrisent le problème.

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Publié dans #arasement pollution

Repost 0

Publié le 19 Janvier 2011

 

Commission Environnement

Loctudy le 26 mars 2010

Participants : 

 

 

 

ARMAND Jean-Claude (Aigues Mortes)                                  armandjc@wanadoo.fr

DAMIANI Estève (APP 22)                                                      

DANIS Marcel (APNR Ile de Ré)                                                             apnr@aliceadsl.fr

DOMAIN François (Audierne Plaisance)                                 francois.domain@sfr.fr

GROULT Jean (APP Cotentin)                                                   jean.groult@club-internet.fr

 KRAUSKOPFF Pierre (St Quay)                                                              pierre.krauskopff@wanadoo.fe

LE GALL Marcel (APP Le Conquet)                                            marguerite.le-gall@wanadoo

LE REZOLLIER Jacques (APPRL Lorient)                                                j.lerezollier@gmail.com

MALLE Joël (CPAG Granville)                                                   jb.malle-feburon@orange.fr

SAINT-JALMES Christian (responsable)                (APLOC)                                christian.saint-jalmes@wanadoo.fr

THERET Alain (CD 35)                                                               alain.theret@wanadoo.fr

 

 

               PRÉAMBULE :

les plaisanciers sont les premiers concernés par la qualité de leur environnement et se doivent d'être exemplaires. Il est donc indispensable que leur comportement soit responsable et civique. Dans ce but, la commission préférera toujours la pédagogie, l'information et la responsabilisation à la contrainte.

 

               LES ALGUES VERTES

Les solutions mises en œuvre pour limiter la prolifération des algues vertes engendrées par l’agriculture, l’élevage et les pollutions domestiques et industrielles ne sont pas satisfaisantes. Les dépenses pour l’ensemble de la Bretagne auraient dépassé en 2007  les 600 000 € pour ramasser la  moitié des algues soit 60 000 m3. A ce jour, le problème se pose de façon de plus en plus aiguë et il y a même eu des morts.

Il faudrait ramener absolument la concentration moyenne des nitrates de 30 mg/l, qui ne varie pas d’une année sur l’autre, à moins de 10 mg/l pour obtenir une diminution significative du volume des algues vertes en Bretagne (plus de 120 000 m3 actuellement). Une expérience de limitation volontaire mais localisée à 15 mg/l (sur le Gouessant, le Gouet et l’Urne) des taux de nitrates dans l’eau, a eu pour effet un abattement significatif de 24 à 44% de la production d’algues. Une autre expérience menée par la ville de Munich en Allemagne est intéressante : avec 750 000 €/an, elle a réussi à transformer 2300 ha de terre agricole en bio. Les teneurs en nitrate ont diminué de 43% et celles en produits phytosanitaires de 54% depuis 1991.

Il serait bon de penser à restructurer les exploitations en rétablissant des zones tampon pour éviter le ruissellement des eaux pluviales : traits de maïs parallèles à la pente, zones boisées et herbues, fossés et à encourager les expériences de retour à l’élevage sur herbe et à l'agriculture biologique et surtout il faut cesser de subventionner les cultures polluantes dommageables à la terre. Mais si la loi avait été vraiment respectée, les choses n'auraient pas été aussi loin.

En outre, quelques stations d'épuration obéissent à des normes insuffisamment strictes ou obsolètes, les particuliers polluent aussi : engrais, lessives etc... Il y a donc un effort nécessaire à tous les niveaux, mais en particulier d'information du public. Il faut que l'on prenne conscience que ce qui arrive à la zone littorale est le marqueur d'une pollution massive et qu'elle est l'œuvre de tous.

Les pouvoirs publics semblent avoir pris la mesure du problème suite à des accidents récents. Une série de mesures est envisagée, surtout en ce qui concerne le ramassage et le traitement. La commission souhaite que le problème soit pris à la source. Quand aux expériences en cours, méthanisation, traitement du nitrate par le fer, elles méritent de réussir mais ne seront probablement pas suffisantes.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Publié dans #arasement pollution

Repost 0

Publié le 16 Janvier 2011

Les Amis du barrage diffusent leurs arguments

Toujours sur le pont

Les Amis du barrage restent sur le pont et rencontre les élus, leur argumentaire a été publié en intégralité dans certaines revues de pêcheurs.

       Les Amis du barrage ne désarment pas, ils ne veulent pas baisser les bras : certes « l’effacement » des barrages a été annoncé par la ministre Chantal Jouanno  mais nombre d’arguments plaident, selon eux, pour le maintien. « Aujourd’hui, cinq minutes suffisent pour déclencher une production d’électricité suffisante pour alimenter huit à dix milles personnes, soit l’équivalent d’une ville comme Avranches » rappelle JOHN KANIOWSKY  qui a pris récemment la présidence de l’association.

     Avec le soutien de toute l’équipe, l’association est allée à la rencontre des élus du sud Manche : « Nous avons été accueillis favorablement. A une seule exception, nous savons que les élus souhaitent le maintien des barrages et leur production d’électricité. Ils entendent faire tout ce qui est possible pour infléchir la décision gouvernementale et maintenir les barrages en l’état relate le président.

     « Les incertitudes qui pèsent sur les conditions et les conséquences de l’arasement programmé des barrages sont nombreuses, alors que la décision des pouvoirs publics semble avoir été prise dans la hâte….En conséquence, et tout comme le président de la région Basse-Normandie l’a écrit à Madame Jouanno le 24 juin dernier, nous demandons que l’effacement des barrages constitue l’aboutissement et non le début de la démarche que les instances gouvernementales ont choisi d’entreprendre…. », argumentent les défenseurs des barrages.

Paru dans les magazines de pêche

      Plutôt que la suppression d’un indicateur de la pollution des eaux, ils proposent de s’attaquer aux causes de ce mauvais état d’une réserve en eau indispensable à tout le sud Manche : « accompagner les modifications des pratiques culturales, replanter des haies antiérosives sur l’ensemble du bassin versant de la Sélune ; gérer les sédiments pollués ; exclure tout impact de pollution vers la baie du Mont Saint Michel et le futur parc marin…. » sont des priorités, voire des urgences.

     Leur argumentaire a été publié dans sont intégralité dans la prestigieuse revue des pêcheurs « Planète Carnassiers », il paraîtra aussi dans « Carpe Scène Collector ». Quant aux saumons, aux dire des pêcheurs eux-mêmes, la diminution du nombre de captures s’accélère d’année en année, et plus particulièrement sur la Sée qui ne comporte pourtant aucun barrage ! »

Article paru dans la Gazette 12 janvier 2011

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Publié dans #Articles

Repost 0

Publié le 14 Janvier 2011

 
BARRAGE SUR LA VISANCE
par jojo 

 

BARRAGE SUR LA VISANCE

 

 

 

 

 

Barrage sur la Visance

Dans la région de Flers, certaines personnes responsables savent anticiper sur l’avenir de l’eau potable : on reconstruit un barrage !

Par contre, dans la Manche on détruit deux barrages simplement pour satisfaire à des idéologies politiques sans en analyser les conséquences.

La Manche doit être le souffre-douleur de la France car les Manchots disent oui à tout :

-          L’arasement de deux barrages ;

-          La ligne à très haute tension ;

-          La centrale nucléaire ;

-          Les centres d’enfouissement d’Isigny-le-Buat et de Cuves, dont les emplacements sont situés à côté de deux cours d’eau réputés comme rivière à saumon.

Nous sommes obligés de constater que, d’une région à une autre, la parole des hommes n’a pas la même portée et le même poids sur l’avenir d’une région. Triste constat.

Dans l’Orne, on reconstruit un barrage avant de détruire l’ancien, on enlève les sédiments, on cure les bacs de décantation. Quoi de plus logique pour avoir de l’eau propre ?

Force est de constater que les poissons n’ont pas leur place derrière le barrage, comme tout loisir nautique,  certainement pour ne pas polluer l’eau. Mais qu’ont-ils prévu pour les canards et autres oiseaux migrateurs ?

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Publié dans #Articles

Repost 0

Publié le 12 Janvier 2011

15 décembre : la destruction des barrages de Vezins, une décision alarmante, une

illustration exemplaire du dérapage des mouvements écologiques vers l’écologisme.

Le barrage de Vezins depuis 77 ans fournit de l’électricité pour 15000 habitants.

Le barrage de Vezins fournit de l’électricité dans des conditions d’exploitation si

satisfaisantes qu’EDF a demandé le renouvellement de la concession pour plusieurs

décennies.

Le barrage de Vezins, grâce à son lac artificiel a permis de créer une base de loisirs (CA

annuel : 650 000 euros, 25 salariés) et des activités induites importantes pour l’économie et

l’emploi dans sa région.

Le barrage de Vezins avec son lac de retenue fait le bonheur des pêcheurs de poisson blanc.

Pourtant, la destruction du barrage a été décidée (annonce de Chantal Jouanno, secrétaire

d’Etat chargée de l’écologie, 13 novembre 2009, Lisieux) au motif annoncé que le barrage

-fait obstacle à la montaison et dévalaison des poissons migrateurs…ce qui est vrai

-qu’ « il présente une impossibilité d’aménagement » pour la faciliter…ce qui est beaucoup

moins vrai. En vérité, le projet proposé par le Conseil Général prévoyant la création d’une

rivière artificielle d’un km de long permettant aux saumons de contourner le barrage et de

gravir en douceur les 36 mètres de dénivellation a été disqualifié avant même d’être étudié.

Il faut voir dans cette décision aberrante un « deal » entre le gouvernement et les

associations écologiques nationales conclu à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

Le gouvernement n’entendant rien céder sur la question cruciale de l’énergie nucléaire a

décidé en contrepartie de donner malgré tout aux associations écologiques quelques gages de

la bonne volonté écologique du gouvernement et permettre à celles-ci d’affirmer auprès de

leurs adhérents la qualité de leurs actions revendicatives et leur pugnacité dans les

négociations.

Le barrage de Vezins est victime de ce « deal », il est « otage » d’un arrangement

politique parisien.

BA a déjà affirmé que la décision était humainement aberrante (les droits des salmonidés

priment les droits de l’humanité, les droits de pêcheurs celui des salariés) et économiquement

désastreuse (destruction de richesse et coût important de la destruction, entre 4 et 20 millions

d’euros). BA affirme en plus que cette décision est un scandale écologique que les

associations écologiques défendent alors qu’elles devraient la combattre.

Comment en effet peuvent-elles justifier à Vezins la destruction d’une centrale qui produit de

l’énergie propre et renouvelable lorsque le développement des énergies renouvelables

constitue l’un des points de programme majeur des associations écologiques ?

Comment engager pour la défense des saumons de la Sélune un combat sans merci (puisque

même les hommes en tant qu’habitants, résidents ou salariés y sont sacrifiés) alors que les

saumons de la Sée ont été tout récemment sacrifiés dans le silence (donc le consentement)

des associations écologiques (tout particulièrement Manche Nature) puisque l’ouverture en

2009 d’un méga centre d’enfouissement des ordures à 100 mètres à peine de la Sée, une des

toutes premières rivières à saumons de France, n’a déclenché aucune réaction ?

Ces contradictions sont spectaculaires pour le public.

Mais elles ne le sont pas pour les associations écologiques (du moins pour les plus puissantes

et les plus actives puisqu’elles se sont érigées en chapelles, en églises) qui prétendent dire

elle-même ce qui est écologique et ce qui ne l’est pas (c’est leur évangile) et imposer leur

credo (lui-même constamment et opportunément réadapté en fonction des nécessités

prioritaires de développement de leur église).

Bref, on ne peut que déplorer la dérive de nombreuses associations écologiques vers une

forme de sectarisme et un écologisme si extrémiste qu’il devient un antihumanisme.

Le sujet du barrage de Vezins évoque jusqu’à la caricature ces dérives écologistes.

Heureusement tous les élus locaux sont à juste titre résolument hostiles à la décision de

destruction. Ils sont fédérés dans la lutte par leurs deux grands élus : Le Sénateur Jean

Bizet et le Député maire d’Avranches Guenhaël Huet. Il est raisonnable d’espérer que le

gouvernement va finir par réaliser que le « deal » politique qui à l’époque pouvait apparaitre

comme de bonne politique fait plus de mal politique que de bien. L’avenir du barrage n’est

donc peut-être pas aussi sombre que cela.

 

http://www.bocageavenir.com/pagebarrages.html

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Publié dans #Articles

Repost 0