Publié le 24 Février 2011

 

Pourquoi un barrage ?

L’agglomération flérienne, 30 000 habitants, 3ème bassin industriel de Basse-Normandie, est confronté à un problème de ressource en eau potable. « Nous sommes en tête du bassin-versant. Il peut pleuvoir pendant des jours, notre territoire ne retient pas l’eau et n’est arrosé que par de petits cours d’eau », explique Yves Goasdoué. A cela s’ajoute l’absence de nappes phréatiques importantes. Résultat l’approvisionnement en eau potable pourrait être remis en cause en cas d’été très sec. « Les derniers étés, cela a été très juste. On était sous la menace de devoir appliquer des mesures de restriction de consommation aux habitants et aux entreprises », insiste le président de l’agglomération qui assure « on n’a pas d’autre solution que la construction d’un nouveau barrage sur la Visance afin de reconstituer une réserve d’eau ».

Quel type de barrage ?

Le nouveau barrage de type « poids » sera plus trapu que l’ancien à « contreforts . « Nous avons fait ce choix car, ce sont les plus sûrs, capables de résister à de fortes crues », indique Antoinette Tardie

JEUDI 13/01/2011 L’Orne Combattante

ENTRE Bocage et Suisse Normand

 

Barrage sur la Visance : c’est parti pour un an de travaux… et de camions

Le chantier de construction d’un nouveau barrage sur la Visance à Landisacq, Chanu et Saint-Paul, débute la semaine prochaine. Un an de travaux est prévu pour cet ouvrage de 4,9 millions d’euros. Quelques perturbations aussi.

u, ingénieur du cabinet angevin ISL, en charge de la conception du barrage. Il sera construit 10m en aval de l’ancien. Ses mensurations sont impressionnantes : 190m de large et 15m de haut, dont plus de 8m de fondations dans la roche granitique du sous-sol. « Nous allons procéder a des injections de béton au-delà même ». Le béton qui va constituer le corps du barrage va être coulé par plots   successifs avec l’aide d’une grue à tour. « Au total, nous allons couler 9 000 m3 de béton », précise Olivier Nury, chef de chantier chez Bouygues TP qui a décroché le marché de construction du barrage. Le niveau des eaux sera élevé d’un mètre par rapport à l’ancien barrage. Le volume de réserve d’eau passera ainsi de 350 000m3 à 470 000m3.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quels  travaux ?

Le gros morceau, c’est bien entendu la construction du barrage. Les travaux  débuteront par du terrassement en rive droite, avant de couler les premiers plots de béton. Puis dans un deuxième temps, la Visance sera déviée pour travailler sur la rive gauche. L’ancien barrage ne va pas être détruit car il va permettre de retenir l’eau pendant la durée des travaux. Ensuite, il sera arasé pour disparaître sous la surface de la retenue d’eau. L’autre grand volet de travaux  va concerner le curage du bassin de retenue sur 15 hectares. C’est l’entreprise Routière Pérez de Condé-sur-Noireau qui en aura la charge. La végétation qui a pris possession des lieux va être rasée et près de 26 000m3 de vase doivent être enlevés. Soit un gain de 50cm de profondeur. « Le but est d’améliorer la qualité de l’eau qui servira à produire l’eau potable », indique Antoinette Tardieu. Enfin, les bassins de décantation de la Blaire vont être eux aussi curés. Et deux autres bassins de décantation vont être aménagés à L’Aubrière.

Quelles perturbations ?

Les travaux de construction du barrage ne vont pas provoquer de réelles gênes pour les habitants de Saint Paul, Chanu et Landisacq, les trois communes concernées. Aucun tir de mine notamment n’est prévu. Ce qui va bien davantage poser problème, ce sont les allers-retours des camions. Tout d’abord pour approvisionner le chantier en béton puisque 50 jours de coulage sont programmés. Durant ces  jours, 25 camions se succéderont sur la D257. « Mais nous n’emprunterons pas le bourg de Landisacq », assure Olivier Nury. Beaucoup plus problématique en revanche, l’évacuation des sédiments issus du curage du plan d’eau qui s’étalera sur 5 semaines. Le va-et-vient atteindra alors 200 camions par jour, soit 28 par heure. « On profitera des vacances de Pâques et on finira cet été », assure Olivier Leriche, directeur de Routière Pérez, avant de préciser : « En espérant que la météo nous soit favorable… ». Un nettoyage quotidien des routes emprunté par les camions est prévu. Et à la fin des travaux, « une réfection des petites routes départementales empruntée sera nécessaire », reconnaît le président de l’agglomération flérienne qui s’engage à négocier cela avec le conseil général de l’Orne.

Quelles activités possibles ?

« La réglementation en la matière est très stricte : la retenue d’eau ne sera pas accessible et aucune activité de loisirs ne peut être pratiquée », indique Yves Goasdoué. Pas question de pêche, de chasse ou de loisirs nautiques contrairement à ce qui se pratique au lac de la Dathée,  non loin de Vire.       « C’est l’ancienne réglementation qui prévaut là-bas. Nous, ce sera la nouvelle ».  La seule vocation de la retenue sera donc la production d’eau potable. Deux prises d’eau seront aménagées au niveau du barrage pour acheminer    l’eau  jusqu’à la station de la route d’Athis à Flers. « Avec cette réserve d’eau, on se met à l’abri d’une pénurie et on est même en capacité de sécuriser  l’apport d’une partie de l’ouest de l’Orne et , notamment, le syndicat d’eau de Tinchebray ».       

 

 

 

 

 

 

Quel calendrier ?

Les travaux vont dé buter dès la semaine prochaine pour une durée d’environ un an. Les premiers gros travaux de terrassement doivent débuter en février. Les premiers coulages de béton en mars. « S’il n’y a pas d’intempéries ou de problème de sol, le barrage devrait être livré pour Noël » estime le chef de chantier de Bouygues TP. La mise en eau devrait suivre dans les mois qui suivent. «On est tributaire des précipitations car on a l’obligation de laisser un débit suffisant dans la Visance ».

Frédéric Macé

 

REPERES

L’ancien barrage sur la Visance  avait été mis en service en 1952. Il a cessé son activité en 2006 par principe de précaution. Le nouveau doit rentrer en service pour l’été 2012. Le coût du chantier est estimé à 4.9 millions d’euros. L’état apporte 1,3 million, le Département 1,3 million et l’agglomération flérienne 2,3 millions. Ce nouveau barrage large de 190m doit permettre de créer une retenue d’eau de 470 000m3, afin de compléter la ressource en eau potable de l’agglomération flérienne. La consommation de cette dernière est d’environ 7 000m3 d’eau par jour.

 

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Publié le 24 Février 2011

 

JEUDI 13/01/2011 L’Orne Combattante

ENTRE Bocage et Suisse Normand

 

Barrage sur la Visance : c’est parti pour un an de travaux… et de camions

Le chantier de construction d’un nouveau barrage sur la Visance à Landisacq, Chanu et Saint-Paul, débute la semaine prochaine. Un an de travaux est prévu pour cet ouvrage de 4,9 millions d’euros. Quelques perturbations aussi.

Pourquoi un barrage ?

L’agglomération flérienne, 30 000 habitants, 3ème bassin industriel de Basse-Normandie, est confronté à un problème de ressource en eau potable. « Nous sommes en tête du bassin-versant. Il peut pleuvoir pendant des jours, notre territoire ne retient pas l’eau et n’est arrosé que par de petits cours d’eau », explique Yves Goasdoué. A cela s’ajoute l’absence de nappes phréatiques importantes. Résultat l’approvisionnement en eau potable pourrait être remis en cause en cas d’été très sec. « Les derniers étés, cela a été très juste. On était sous la menace de devoir appliquer des mesures de restriction de consommation aux habitants et aux entreprises », insiste le président de l’agglomération qui assure « on n’a pas d’autre solution que la construction d’un nouveau barrage sur la Visance afin de reconstituer une réserve d’eau ».

Quel type de barrage ?

Le nouveau barrage de type « poids » sera plus trapu que l’ancien à « contreforts . « Nous avons fait ce choix car, ce sont les plus sûrs, capables de résister à de fortes crues », indique Antoinette Tardieu, ingénieur du cabinet angevin ISL, en charge de la conception du barrage. Il sera construit 10m en aval de l’ancien. Ses mensurations sont impressionnantes : 190m de large et 15m de haut, dont plus de 8m de fondations dans la roche granitique du sous-sol. « Nous allons procéder a des injections de béton au-delà même ». Le béton qui va constituer le corps du barrage va être coulé par plots   successifs avec l’aide d’une grue à tour. « Au total, nous allons couler 9 000 m3 de béton », précise Olivier Nury, chef de chantier chez Bouygues TP qui a décroché le marché de construction du barrage. Le niveau des eaux sera élevé d’un mètre par rapport à l’ancien barrage. Le volume de réserve d’eau passera ainsi de 350 000m3 à 470 000m3.

 

Quels  travaux ?

Le gros morceau, c’est bien entendu la construction du barrage. Les travaux  débuteront par du terrassement en rive droite, avant de couler les premiers plots de béton. Puis dans un deuxième temps, la Visance sera déviée pour travailler sur la rive gauche. L’ancien barrage ne va pas être détruit car il va permettre de retenir l’eau pendant la durée des travaux. Ensuite, il sera arasé pour disparaître sous la surface de la retenue d’eau. L’autre grand volet de travaux  va concerner le curage du bassin de retenue sur 15 hectares. C’est l’entreprise Routière Pérez de Condé-sur-Noireau qui en aura la charge. La végétation qui a pris possession des lieux va être rasée et près de 26 000m3 de vase doivent être enlevés. Soit un gain de 50cm de profondeur. « Le but est d’améliorer la qualité de l’eau qui servira à produire l’eau potable », indique Antoinette Tardieu. Enfin, les bassins de décantation de la Blaire vont être eux aussi curés. Et deux autres bassins de décantation vont être aménagés à L’Aubrière.

Quelles perturbations ?

Les travaux de construction du barrage ne vont pas provoquer de réelles gênes pour les habitants de Saint Paul, Chanu et Landisacq, les trois communes concernées. Aucun tir de mine notamment n’est prévu. Ce qui va bien davantage poser problème, ce sont les allers-retours des camions. Tout d’abord pour approvisionner le chantier en béton puisque 50 jours de coulage sont programmés. Durant ces  jours, 25 camions se succéderont sur la D257. « Mais nous n’emprunterons pas le bourg de Landisacq », assure Olivier Nury. Beaucoup plus problématique en revanche, l’évacuation des sédiments issus du curage du plan d’eau qui s’étalera sur 5 semaines. Le va-et-vient atteindra alors 200 camions par jour, soit 28 par heure. « On profitera des vacances de Pâques et on finira cet été », assure Olivier Leriche, directeur de Routière Pérez, avant de préciser : « En espérant que la météo nous soit favorable… ». Un nettoyage quotidien des routes emprunté par les camions est prévu. Et à la fin des travaux, « une réfection des petites routes départementales empruntée sera nécessaire », reconnaît le président de l’agglomération flérienne qui s’engage à négocier cela avec le conseil général de l’Orne.

Quelles activités possibles ?

« La réglementation en la matière est très stricte : la retenue d’eau ne sera pas accessible et aucune activité de loisirs ne peut être pratiquée », indique Yves Goasdoué. Pas question de pêche, de chasse ou de loisirs nautiques contrairement à ce qui se pratique au lac de la Dathée,  non loin de Vire.       « C’est l’ancienne réglementation qui prévaut là-bas. Nous, ce sera la nouvelle ».  La seule vocation de la retenue sera donc la production d’eau potable. Deux prises d’eau seront aménagées au niveau du barrage pour acheminer    l’eau  jusqu’à la station de la route d’Athis à Flers. « Avec cette réserve d’eau, on se met à l’abri d’une pénurie et on est même en capacité de sécuriser  l’apport d’une partie de l’ouest de l’Orne et , notamment, le syndicat d’eau de Tinchebray ».       

 

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Publié le 17 Février 2011

 De mairie en mairie, John Kaniowsky défend les barrages

 Elu à la présidence des Amis des barrages en octobre dernier, John Kaniowsky impulse une nouvelle dynamique à l'association. La défense des ouvrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit passe désormais par une autre tactique. Rencontre avec un homme de conviction.

 Les Amis des barrages sont plus discrets qu'ils ne l'ont été. On observe bien un renouveau des banderoles le long de la départementale, mais que faites-vous ?

 Avec le nouveau bureau de l'association, nous avons opté pour une attitude moins radicale avec plus d'ouverture pour tenter de convaincre ceux qui ne sont pas d'accord avec nous. C'est ambitieux, je le reconnais. Mais on a déjà vu beaucoup d'élus : des maires, les parlementaires, le président du département, celui de la région. Pas loin d'une vingtaine, il en reste quelques-uns à voir.

 Depuis octobre, nous avons bien travaillé. On a commencé par rédiger un dossier, pas mal étoffé, reprenant nos arguments que l'on a largement diffusés aux élus, mais aussi aux pêcheurs. Nous le diffusons notamment avec les cartes vendues à Saint-Hilaire. Avec tous, nous avons eu d'excellentes relations.

 

  Que vous ont-ils dit ?

 

 Tous, sans exception, sont convaincus que cette décision a été prise dans la précipitation. On le sait, c'est un secret de polichinelle aujourd'hui, Mme Jouanno avait passé un marché avec les écologistes de l'association WWF pour qu'ils assistent au premier Grenelle de l'Environnement.

 Le hasard du calendrier a fait  que le premier élu rencontré était Michel Thoury (président du schéma d'aménagement et de gestion de l'eau. Sage de la Sélune, favorable à l'arasement, NDLR). Il est de moins en moins péremptoire et s'inquiète de ne pas avoir de budgets pour renaturer la vallée. Aujourd'hui, il demande des garanties. Il a des convictions, je les respecte. Mais je n'ai pas les mêmes et je les défends activement.

 

  Et les autres, vous pensez les avoir convaincus ?

 

 Au début, on a dû courir derrière certains, mais les relations sont bonnes. Certains nous appellent aujourd'hui pour se tenir au courant.

 Le conseil régional est moins virulent qu'il l'a été. Il craint de voir la pollution se déplacer vers le Mont où il a investi beaucoup. On a vu le président Beauvais et son premier vice président, Jean-karl Deschamps. Ils sont opposés à l'arasement maintenant, parce que les résultats des études d'impact ne sont pas connus. Ils avaient demandé à Mme Jouanno de surseoir de cinq ans, sans réponse.

 Le président du conseil général, Jean-François Legrand, nous a dit qu'il connaissait bien Nathalie Kosciuco-Morizet. Elle aurait promis que rien ne serait fait avant les résultats des études. Elle ne connaît pas le site des barrages et pourrait venir le découvrir.

 Le sénateur se retranche derrière la loi de l'eau. Il ne bouge pas.

 Nous préparons une action commune avec le député Guénhaël Huet.

 La difficulté, c'est qu'il n'y a pas un seul décisionnaire. Le ministère de l'écologie est concerné, mais il y a le ministre de l'industrie aussi pour la partie énergie. On ne sait pas qui est réellement décisionnaire, ça rend le dossier d'autant plus complexe.

 

  Vous pensez infléchir la décision ?

 

 Tout n'est pas perdu pour des tonnes de raison. Parce qu'il n'y a manifestement pas qu'un seul décideur, mais aussi parce que pas mal de retard a été pris. Les appels d'offres pour les analyses ont été infructueux. Les résultats, notamment pour les métaux lourds, vont être longs. Après il faudra savoir ce que l'on fait. La question reste la vidange. Si en 2013, les barrages sont vidés sans être remplis, ils vont se dégrader très vite.

 Aujourd'hui, personne n'a de certitude. Il sont tous partis comme un seul homme et maintenant ils freinent des quatre fers car ils se rendent compte que le problème ne sera que déplacer. Chacun tente de gagner du temps.

 

 Avez-vous des actions prévues ?

 

 Aujourd'hui, on joue la carte de l'ouverture et de convaincre, y compris au plus haut niveau. Le but est de continuer à mobiliser les gens en expliquant les conséquences de cette décision. L'arasement ce n'est pas qu'une affaire de pêcheurs et de saumons.

Les gens n'y croient pas, mais la décision gouvernementale est prise et le préfet est chargé de la mettre en oeuvre.

 On discute, on n'envoie pas de cailloux. Il ne faut pas toujours agiter les drapeaux, ça ne sert à rien. Mais je suis optimiste, il le faut. C'est en confrontant nos opinions que l'on fera avancer les choses. Si j étais certain de rassembler des milliers de personnes, je changerais peut-être mon fusil d'épaule, mais il faut rester réaliste.

 En terme d'action, nous projetons d'organiser une fête de l'eau le 19 juin avec des attractions au Petit bois du barrage de Vezins, des bateaux à vapeur sur le lac, l'association des chiens de sauvetage, des concours de pêche aux carnassiers en bateau, de la musique. On a demandé à EDF d'ouvrir le barrage et l'usine à cette occasion, nous sommes loin d'être endormis.

 

 Propos recueillis par Pascal Brassinne. La Gazette 16 février 2011

Une semaine dans le Sud-Manche

 

 

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Publié le 16 Février 2011

 La saison de pêche se prépare. C'est l'occasion de faire le point sur l'état de nos rivières et d'évaluer, avec le président de l'AAPPMA, l'avenir du cour de la Sélune. En faisant le choix de l'arasement des barrages, les problèmes pourraient bien être déplacés au lieu d'être résolus.

 

  La saison de pêche est bientôt de retour. le 12 mars à 8 h, on pourra sortir les gaules.

 

 La truite saint-hilairienne s'y prépare activement.Il y a quelques jours, elle a tenu son assemblée générale.

 L'occasion pour son président, Jean-Pierre Jeglot, de faire le point sur les questions du moment, notamment sur celle de l'arasement des barrages.

 

   Les  agriculteurs font des efforts

 

  Premier constat : la qualité de l'eau s'améliore. " Les agriculteurs font beaucoup d'efforts. Les produits qu'ils mettent dans leurs champs sont moins toxiques. Résultat : nous voyons moins de déchets polluants dans les cours d'eau", indique le président de l'AAPPMA (Association agrée de pêche et de protection du milieu aquatique) de Saint-Hilaire. Cependant, il y a toujours des algues vertes dans les lacs, notamment en été. "Le gros problème vient de l'abattage des haies. Dès qu'il pleut, la terre va directement dans les rivières. Et lorsque les haies sont restaurées, on fait des coupe-vent, mais pas de talus. Il faudrait aussi pouvoir conserver les zones humides au lieu de les drainer, sinon, l'eau va directement dans les rivières et donc à la mer. C'est pour ça que les nappes phréatiques ne se remplissent pas."

 En outre, le climat a changé. Les pêcheurs le constatent tous les jours."Les niveaux sont très bas, or, en principe à cette saison, la Sélune devrait être pleine. Et quand le barrage de Vezins sera arasé, ce sera pire", indique Jean-Pierre Jeglot.

 Il y a deux ans, la societé de pêche a engagé, avec le conseil général et le conseil régionnal, une étude sur l'état des rivières. Des travaux devaient être engagés sur cinq ans mais les budgets n'ont pas été votés.

 Autre sujet qui fâche : la question des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit. Les pêcheurs sont, en grande majorité, contre leur arasement. "On parle de manque d'eau partout. Nous, nous avons la chance d'avoir deux réserves dans le Sud-Manche, et on veut nous les supprimer."Un non sens complet", estime Jean-Pierre Jeglot, alors que dans l'Orne et dans les côtes-d'Armor, il s'en construit. Selon lui, la sauvegarde des saumons est un faux prétexte."Le problème du saumon c'est qu'il est pêché avant d'entrer dans nos rivières. Ce n'est pas la faute aux barrages. Dans ce cas, pourquoi maintient-on les ouvrages sur la Vire?" Peut-être Vezins n'est-il plus assez rentable ?

 

 Qu'adviendra-t-il du cour d'eau de la Sélune une fois les barrages détruits ?La ville de Ducey pourrait à nouveau connaître le retour des innondations.

 

 Mais demain, une fois les barrages supprimés, quelles seront les conséquences ?

 Pour le président de la truite  saint-hilairienne, "il y aura à nouveau des risques d'innondations à Ducey et à Poilley car c'est aussi pour cette raison que les barrages ont été conçus, pour réguler le cours d'eau." Et puis il y aura le problème des phosphates. "Actuellement ils sont filtrés par les lacs. Sans ces derniers, ça ira directement à la mer et les algues vertes se développeront alors dans la Baie du Mont-Saint-Michel."

 

article la Manche Libre du 19 février 2011  SAINT-HILAIRE/ dossier

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Publié le 11 Février 2011

  Les amis du barrage présents dans la salle ont souligné le manque d'intérêt de la part des pêcheurs pour la défense des barrages.

 Angélique Dufour a estimé pour sa part que "le projet de démolition est une aberration puisque l'on va supprimer des emplois, une réserve d'eau et beaucoup d'attraits pour notre Sud-Manche".

  " Saint-Hilaire compte plus de 1000 pêcheurs sur son territoire de pêche.Les barrages et les lacs artificiels amènent, sans conteste, un nombre considérable de pêcheurs. Les supprimer, c'est donc pour la majorité des pêcheurs une véritable catastrophe. Je suis à titre personnel contre l'arasement des barrages et je serai d'ailleurs présente lors de la prochaine manifestation ", a indiqué Angélique Dufour.

  " Le plus grave, c'est l'absence flagrante des maires lors des réunions concernant l'arasement des barrages, personne ne s'intéresse au problème, Les gens qui décident, ce sont des gratte papier sans foi ni loi qui n'ont jamais mis les pieds sur place. Excusez-moi, mais les écologistes,  ce sont plutôt des " égologistes "a indiqué, révolté, un pêcheur de Fougères.

  Pince-sans-rire, un menbre de l'association a même suggéré la création de thermes à la place des barrages. "Avec les tonnes de boue disponible, résultat de la vidange des eaux, on aura de quoi faire pour soigner les rhumatismes".

  Un autre problème a été soulevé par un pêcheur, celui de l'absence de pêcherie derrière les barrages. "Avec la pression de l'eau, les poissons seront projetés à toute vitesse contre les rives et les rochers, le résultat sera une dizaine de tonne de poissons éclatés et crevés flottant sur l'eau. Souvenez-vous du dernier curage, c'est ce qui était arrivé, un triste spectacle. C'est une honte, à l'époque où en France, des gens souffrent de la faim... On parle de pollution, mais n'est-ce-pas une forme de pollution que d'envoyer les sillures dans la baie du Mont-Saint-Michel.... Dans les lacs, j'ai déjà pris des bestiaux de plus de 2 mètres, à terme, avec l'implantation du sillure, il n'y aura plus de saumons dans la baie, et il ne faudra pas se plaindre et s'étonner du désastrequand cela arrivera".

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Publié le 11 Février 2011

  Le barrage toujours le barrage...

 

 Une centaine de membres de la Truite Saint-Hilairienne a participé dimanche dernier à la salle de Marly à l'assemblée générale annuelle de la société sous la présidence de Jean-Pierre Jéglot.

 La municipalité était représentée par Angélique Dufour, adjointe responsable des sports.

 Tous les membres du bureau étaient présents.

 Le président a donné lecture du compte rendu de la réunion de l'an passé et a demandé que les pêcheurs participent un peu plus aux animations et a la vie de l'association.

 Les comptes ont été communiqués par le trésorier M. Heslouin.

 70 pêcheurs en moins

 Au cours de l'année, a indiqué le trésorier,"nous avons pu constater une perte de 70 pêcheurs sur la saison. Les comptes de l'association reste cependant sains, malgré un déficit très important pour la saison dû au fait de la conjoncture et du risque du démantèllement des barrages sur la Sélune".

 Pas de truites en plus sur le plan d'eau

 Les pêcheurs du plan d'eau du Prieuré(au nombre de 62) ont demandé une augmentation du nombre de truites lâchées, ce que refuse le président estimant que le plan d'eau est très majoritairement déficitaire avec près de 500 kg de truites lâchées au cours de l'année.

 Tarif des cartes

 Les tarifs des cartes de pêche pour l'année sont :

 carte départementale Adultes : 67 euros, plus 25 euros pour la carte Entente Halieutique Grand Ouest (70 départements). Carte majeure interdépartementale 85 euros dont le timbre EHGO. Carte mineure de 12 à 18 ans 15 euros pêche comprise dans la zone EHGO. Carte découverte pour les jeunes jusqu'à 12 ans au 1er janvier c'est-à-dire nés après 1999. carte découverte femme 30 euros (une seule ligne), dans tous les départements adhérents à l'EHGO.

 Les cartes  journalières à 10 euros et les cartes vacances valable cette année pour une période de 7 jours valable  du 1er juin au 31 décembre 2011.

 Le tarif annuel pour la pêche au plan d'eau du Prieuré est de 28 euros pour les adultes, les jeunes de 10 à 18 ans 15 euros en plus de la carte départementale obligatoire.

  Les pêcheurs se sont déclarés contre le projet de la mise en place de carnet de capture des poissons estimant qu'il y a assez de contrainte pour un simple loisir qui devient de plus en plus commercial comme tous les autres.

  Appel au civisme

 Le président a demandé plus de civisme de la part des pêcheurs qui ne respectent pas les clôtures et les propriétés privées.

 Et il a insisté pour que les pêcheurs du plan d'eau du Prieuré respectent les emplacements désignés pour chacun (jeunes, adultes, carpistes, handicapés et la réserve)

 Angélique Dufour a confirmé qu'au plan d'eau de nombreuses dégradations sont commises mais elle ne vise surtout pas les pêcheurs.

 Certains pêcheurs estiment que le plan d'eau dans son état, présente un danger pour les promeneurs puisqu'il n y a aucun garde-fou délimitant les bordures.

 Le président précise par ailleurs que la pêche en première catégorie est fermée tous les vendredis pour favoriser le repeuplement et la protection des truites. L'ouverture se fait le samedi à 8 h.

 Le président demande également que tous les pêcheurs respectent les réglements intérieurs et préfectoral (non sorti à ce jour).

 La pêche aux écrevisses "américaines" est ouverte toute l'année.

 

 article de la Gazette du 9 février 2011

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Publié le 11 Février 2011

 

  Les pêcheurs, un brin sous tension, dimanche matin

 

 Dimanche matin, les barrages ont quasiment occulté l'assemblée générale de la truite saint-hilairienne. Le président, Jean-Pierre Jéglot, a eu peine à faire son rapport moral et parlé des projets 2011 sans être interrompu.

 La plupart des pêcheurs du Sud-Manche et la population tiennent à leurs barrages. Ils s'interroge et  se demandent si les dés sont tous jetés."Enlever les barrages, ce n'est pas pensable ! A quel titre va-t-on les rayer de la carte ? Est-ce qu'un saumon vaut plus cher qu'un individu ? ",s'insurge Christophe Bailleul, voisin de Fougère, membre de la Truite saint-hilairienne, ainsi que quelques autres.

 A l'adresse d'Angélique Dufour, adjointe représentant la municipalité: "A vous les élus de lancer les démarches, ce n'est pas aux citoyens de le faire ! "

 Cette dernière de rétorquer : " Bougez-vous aussi ! A la dernière réunion, vous n'étiez que 50 pêcheurs alors que votre association en compte plus d'un millier ! En ce qui me concerne, je n'ai jamais été invitée à aucune réunion sur les barrages. Je vous rejoins et ça n'engage que moi. On va dépenser beaucoup d'argent de façon irréfléchie."

 Le président de l'association, les amis du barrage, John Kaniowsky, redit son " étonnement de n'avoir vu aucun élu de Saint-Hilaire aux réunion."

 

1091 pêcheurs composent la société

 

 La truite saint-hilairienne compte 1091 pêcheurs, malgré un déficit de 70 pêcheurs pour la saison 2010. Pour le président,"une baisse due à la conjoncture et aussi au risque de démantèlement  des barrages sur Sélune." Cependant les comptes de l'association restent sains, comme l'a soulignéle trésorier, M Heslouin.

 Jean-Pierre Jéglot a présenté le projet de mise en place de carnet de capture des poissons, ce dont les pêcheurs ne veulent pas entendre parler, estimant qu'il y a déjà assez de contrainte "pour un simple loisir qui devient de plus un sport commercial, comme tous les autres, d'ailleurs !"

 L'ouverture de pêche est prévue le samedi 12 mars, à 8 h " La pêche en première catégorie est fermée tous les vendredis pour permettre le repeuplement et la protection des truites. L"ouverture se fait le samedi à 8 h." A noter : la pêche aux écrevisses  "américaines" est ouverte toute l'année.

 

 Tarif des cartes.

 Carte départementale: 67 e plus le timbre Ehgo (entente halieutique Grand Ouest): 25 e (70 départements). Carte majeure interdépartementale Ehgo : 85 e. Carte mineure de 12 à 18 ans : 15 e ( pêche comprise dans la zone Ehgo). Carte découverte femme : 30 e avec une seule ligne dans tout le département adhérents à l'Ehgo.

 Du 1er juin au 31 décembre : carte vacances : 30 e ( valable 7 jours ). La carte journalière disponible du 1er janvier au 31 décembre : 10 e. Le tarif annuel pour le plan d'eau du Prieuré : 28 e pour les adultes, les jeunes de 10 à 18 ans : 15 e et jusqu'à 10 ans : 5 e en plus de la carte départementale obligatoire.

 

article Ouest-France du mercredi 9 février 2011

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Publié le 9 Février 2011

 

 

"La truite Saint-Hilairienne" a tenu son assemblée générale à la salle du marché couvert de Marly le 6 février, sous la présidence de Jean-Pierre Jéglot, en présence d'Angélique Dufour, adjointe au sport et de plus d'une centaine de membres de l'association.

 

Le président a présenté le rapport d'activité de l'année passée. L'association qui compte actuellement 1091 pêcheurs, a constaté une perte de 70 pêcheurs sur la saison. Les comptes de l'association restent cependant sains, malgré un déficit très important pour la saison dû au fait de la conjoncture et du risque de démantèllement des barrages sur la Sélune.

Les pêcheurs du plan d'eau du prieuré ( au nombre de 62 ) demandent une augmentation du nombre de truites lachées, ce que réfute le président, estimant que le plan d'eau est très  majoritairement déficitaire avec près de 500 kg de truites lâchées au cours de l'année.

Les amis du barrage présents dans la salle dénoncent le manque d'intérêt de la part des pêcheurs pour la défense des barrages. " le plus grave, c'est l'absence flagrante d'élus lors des réunions concernant l'arasement des barrages." a indiqué, un pêcheur de Fougères.

Angélique Dufour estime pour sa part que le projet de démolition est une aberration puisque l'on va supprimer des emplois, une réserve d'eau et beaucoup d'attraits pour le sud manche.

Les pêcheurs sont contre le projet de la mise en place de carnet de capture des poissons estimant qu'il y a assez de contraintes pour un simple loisir.

 

la manche libre du 12 fevrier 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par jojo

Publié dans #la pêche

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