Publié le 30 Octobre 2011

Un risque de pénurie d'électricité en France cet hiver

L’hiver approche et les températures chutent : des pics de consommation d’électricité sont à prévoir. Or, si la France importait jusqu’à récemment des milliers de mégawatts à ces moments cruciaux, l’arrêt des réacteurs nucléaires allemands change la donne. Des pannes et des coupures d’électricité seraient à craindre.

 

Suite à la catastrophe de Fukushima, l’Allemagne a décidé l’arrêt immédiat de 8 de ses 17 réacteurs nucléaires, avec pour conséquence une raréfaction prochaine de l’électricité… en France. En effet, si notre pays est exportateur de courant électrique pendant la majeure partie de l’année, la consommation hivernale explose à certaines heures, aux alentours de 19h00, heure de retour chez soi et de préparation du repas. Lors de ces pics de consommation, la France importe du courant des pays limitrophes, jusqu’à 8.000 MW, soit l’équivalent de la production d’environ 8 réacteurs.

Entre décembre 2009 et janvier 2010, l’épisode neigeux et les températures négatives persistantes, situées bien en dessous des moyennes saisonnières, a ainsi mené à un record de consommation à 92.400 MW (la demande moyenne se situe entre 50.000 et 70.000 MW), nécessitant l’importation d’électricité allemande, qui sera désormais manquant. Une chute d’un degré de la température moyenne dans l’Hexagone induit une surconsommation de 2.300 MW supplémentaires, liée notamment à la politique du chauffage tout électrique, menée dans les années 1970-1980.


Le RTE sous haute tension
Des coupures maîtrisées, opérées par RTE (Réseau de Transport d’Electricité), seraient donc envisageables dans le cas d’un hiver rigoureux. Cela dépendra, outre la météo, de la disponibilité des réacteurs du parc français (7 réacteurs sur 58 se trouvant en entretien) et de la production des centrales thermiques allemandes. En ultime recours, RTE ferait appel au civisme des utilisateurs en leur recommandant d’éteindre les pièces inoccupées et de ne pas utiliser certains équipements énergétivores aux heures de pointe (sèche-linge notamment), comme cela a déjà été le cas en Bretagne, une des régions les plus fragiles énergétiquement.

Du côté des professionnels, le gestionnaire du réseau de distribution pourrait demander aux industriels de pratiquer l’effacement, une mesure mise en place en 1994. Contre des tarifs avantageux, des groupes sidérurgiques, chimiques ou automobiles, gros consommateurs de courant, peuvent suspendre l’alimentation de certains sites en mettant des installations en veille ou en utilisant des groupes électrogènes. Le seul impératif est un délai de 24 heures pour leur laisser le temps de s’organiser et un maximum de 22 jours d’effacement entre novembre et mars. En 2010, la capacité d’effacement totale était d’environ 3 GW, permettant à RTE de bénéficier d’une certaine marge de manœuvre. Contacté, le gestionnaire du réseau n’a pas souhaité répondre aux questions portant sur la menace de pénurie hivernale avant la publication, le 10 novembre prochain au plus tard, d’un état des lieux sur la consommation et l’importation d’énergie en France.

G.N. (26/10/2011
 

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Publié le 30 Octobre 2011

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Publié le 30 Octobre 2011

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Publié le 29 Octobre 2011

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Publié le 24 Octobre 2011

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Publié le 19 Octobre 2011

 

L'Assemblée Générale ordinaire des Amis du Barrage aura lieu le 27 Octobre 2011 à 19 Heures à l'Espace Culturel d'Isigny-le-Buat.

 

Venez nombreux!

 

Rappel :

 

 MesOpinions.com. (http://www.mesopinions.com/Pour-le-maintien-des-barrages-de-Vezins-et-de-la-Roche-qui-Boit-petition-petitions-898932aa232bc8bd214ca3bbf2c5ffaf.html)

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Publié le 17 Octobre 2011

 

Barrage de Poutès :

les élus pas convaincus par le compromis

Date : 10/09/2011 - Mise à jour : 12/09/2011 12:54

http://www.zoomdici.fr/actualite/Barrage-de-Poutes-les-elus-pas-convaincus-par-le-compromis-id112030.html?PHPSESSID=50272534525985b37a04e8689a3266a9

Le 18 juillet 2011, les élus du territoire du Haut-Allier ont été invités à une présentation par EDF d'un nouveau projet concernant le barrage de Poutès, à Monistrol d'Allier. Dans un communiqué que voici, le collectif pour le maintien du barrage s'interroge : « La solution de compromis présentée est-elle pertinente au regard des enjeux énergétiques, environnementaux, sociaux et économiques auxquels est confronté notre pays ? »

 

« Dans une première approche, le projet peut paraître intéressant, déconnecté de tout contexte extérieur. Mais une analyse fine conduit à se poser de nombreuses questions.
Les enjeux énergétiques restent fondamentaux, notamment au regard de la place des énergies renouvelables. Un article très documenté dans « Libération » du 29 juillet 2011 montre que « la part d'énergies propres dans la production française d'électricité stagne depuis 1997, loin de la percée tant vantée par le gouvernement… En 2010, cette part était de 14,6%, en légère baisse par rapport à 2009. Il y a 10 ans, la France s'était pourtant engagée à atteindre en 2010 une part de 21% ! [...] Le rythme de croissance (des renouvelables) ne parvient pas à compenser la baisse tendancielle de la production hydroélectrique, dans un contexte de hausse quasi-continue de la consommation ».

Le projet présenté, s'il maintient 90% de la production de l'usine de Monistrol d'Allier, conduit toutefois à la perte de production d'énergie de pointe qui se trouvera donc délocalisée vers des centrales à fuel, à gaz où à charbon. On initie le concept de décroissance pas très verte, à l'heure où l'on milite plutôt pour une ré-industrialisation de la France.
Sur le plan environnemental (hors énergie non productrice de gaz à effet de serre) beaucoup s'accordent sur le fait que l'argument saumon devient difficile à tenir. Car si globalement des efforts importants ont été menés sur la tête du bassin versant, la situation semble plutôt se dégrader sur l'aval. L'état sanitaire des poissons observés à Vichy ne cesse de se dégrader. De nombreux problèmes restent à étudiés, tel l'impact des silures sur les populations de salmonidés. Mais encore faut-il mettre les moyens pour comprendre tous les facteurs entrant en jeu. Ainsi depuis 2008 la station de comptage de Langeac reste inopérante, empêchant de comprendre ce qui se passe entre Vichy et le Haut-Allier.
D'autres facteurs sont volontairement occultés. Ainsi le ralentissement à la dévalaison est mis en avant pour supprimer la retenue de Poutès, mais à aucun moment la retenue de Vichy n'est pointée du doigt, alors que plus longue et concernant plus de poissons compte tenu de toutes les zones de frayères situées en aval de Monistrol et sur les affluents de l'Allier. Sa construction dans les années soixante a d'ailleurs marqué une étape nouvelle du déclin du saumon sur l'axe Loire-Allier.

L'avenir des sédiments (700 000m3) reste une préoccupation pour les élus du territoire.

Enfin le coût de l'opération pose interrogation : 13 à 14 millions d'euros pour produire moins d'énergie ! Sachant qu'il est fort probable qu'EDF ne sera pas seule à assurer ce financement et que notamment l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne sera sollicitée. Sur un budget qui n'est pas extensible, cela représente autant d'aides en moins pour les collectivités dans le cadre des travaux d'assainissement très importants pour la qualité des eaux de nos rivières (Lu sur le site de l'Agence : « Les subventions n'ont pas un caractère systématique. Leur attribution, voire la modulation de leur niveau, est fonction des possibilités financières de l'agence et de l'efficience attendue des projets concernés »).

Finalement les élus s'interrogent sur la pertinence du projet : le compromis n'est pas toujours le bon choix, et l'amélioration par touches successives d'un ouvrage autour duquel un nouvel équilibre écologique s'est établi depuis 70 ans leur semble préférable, bien que moins médiatique. La participation à la réunion du 18 juillet de nombreux élus ne vaut évidemment pas adhésion au projet, et l'avenir du barrage ne peut se dissocier de la stratégie globale de notre pays : indépendance énergétique, sortie du nucléaire, diminution des gaz à effet de serre, développement de la voiture électrique, exploitation des gaz de schiste, etc. »

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Publié le 12 Octobre 2011

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Publié le 12 Octobre 2011

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Publié le 9 Octobre 2011

poutes-001.jpg

   Monsieur, bonjour,
>
> Que vous inspire la décision prise par le gouvernent concernant le
> barrage de Poutès ?
> (
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/07/97001-20111007FILWWW00544-edf-change-un-barrage-pour-les-saumons.php).
> Ce cas pourrait-il faire "jurisprudence" pour les barrages du sud-Manche ?
> Dans l'attente de vous lire,
> Bien à vous,
 --

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