Publié le 30 Juillet 2013

Publié le 29 juillet 2013 |
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93 % des eaux en France polluées !

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Selon la publication du CGDD, 93 % des cours d’eau français sont contaminés par des pesticides et des herbicides, soit la quasi-totalité. L’eau de plus d’un tiers des cours d’eau est jugée non potable. Si les conséquences sur l’écosystème sont difficiles à quantifier, les effets sur la santé sont eux problématiques.

La nouvelle est alarmante : seuls 7 % des cours d’eau en France ne contiennent pas de pesticide. Cette révélation, faite il y a cinq jours par le Commissariat général au développement durable (CGDD) se base sur des données de 2011. Ainsi, 93 % des cours d’eau français ont été contrôlés positifs aux herbicides et insecticides et 36 % d’entre eux sont impropres à la consommation humaine (ils contiennent une concentration de 0,5 microgramme de polluants par litre). Lors de cette analyse, la présence de 377 pesticides sur 550 possibles a été révélée au moins une fois. Des statistiques effarantes.

 

70 % des nappes phréatiques impropres en Martinique

« La présence de pesticides dans les cours d'eau est généralisée, cette contamination est principalement due à des herbicides en France métropolitaine, à des insecticides en outre-mer », explique le CGDD avant d’ajouter qu’« une eau brute dont la concentration totale en pesticides dépasse 5 µg/l ne peut pas servir à produire de l'eau potable. » Et on retrouve cette concentration dans plus d’un tiers des eaux françaises… En France métropolitaine comme en Outre-Mer, ce sont les régions agricoles qui sont le plus touchées. En Martinique, 70 % des nappes phréatiques seraient impropres à la consommation. La Guadeloupe est aussi touchée par les pesticides. Pire, on retrouve dans les pesticides détectés des produits pourtant interdits comme le métolachlore ou le diuron.

 

Quelles conséquences ?

Selon un rapport de la Fondation de l’eau potable sûre, si les eaux des nappes phréatiques polluées sont utilisées comme sources d’eau potable ou que les traitements n’éliminent pas totalement les pesticides, les risques pour la santé sont nombreux : « Certains pesticides comme l’organophospate et le carbamate affectent le système nerveux. D’autres irritent la peau et les yeux. Quelques uns peuvent être cancérigènes et d’autres affectent le système hormonal dans le corps humain », indique le rapport. Le CNRS affirme, lui, qu’estimer les effets sur les écosystèmes d’une pollution liée aux pesticides s’avère difficile, « car il existe un millier de familles de pesticides, soit des dizaines de milliers de pesticides. Ils sont en outre utilisés à faibles doses et leurs comportements sont très divers. (…) Leurs effets sur le vivant sont, eux aussi, encore très mal connus. » Mais si aucune mesure drastique n’est prise, les effets des pesticides pourraient s’avérer dramatiques.

Par marieclaire.fr / News

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Juillet 2013


Le cas de l’hydroélectricité
• Une énergie renouvelable mais pas sans conséquences
• La grande hydroélectricité
– Majorité de la production française
– Ouvrages de grande taille (> 5m)
– Fonctionnement en éclusée (consommation de pointe)
– Station de transfert d’énergie (STEP)
– Potentiel restant est nul (sites vierges, protégés…)
• La petite hydroélectricité
– Seuil de dimension réduite
– Production modeste
– Installation au fil de l’eau
– Aujourd’hui la plus problématique


Des barrages et des seuils: plus d’effets qu’on ne croit
• Pas d’hydroélectricité sans barrages
• Des conséquences importantes sur le milieu:
– Ennoiements
– Débit minimal
– Fonctionnement par éclusée: variations de débits très importantes et soudaines
– Turbines: perte importante de poisson (dévalaison)
– Effet cumulés des petits ouvrages: taux d’étagement important

 

Quels sont les enjeux?
• Economique:
– Production (Total France: 70TWh soit 12% production totale d’électricité),
– Renouvellement des concessions hydroélectriques (loi de libéralisation (2000) du marché de l’électricité)
• Energétique:
– Convention pour le développement de l’hydroéléctricité en 2010. Objectif de 3TWH en plus
– Objectif d’ici 2020 20% d’énergies renouvelables
• Environnement:
– Risque d’équipements nouveaux/ Protéger les derniers tronçons non équipés
– Grosse pression des lobbies hydroélectriques et des Amis des moulins / Classements des cours d’eau

 

FNE dénonce
Altération de la qualité physique et biologique du bassin versant
50% masses d’eau = risque de non atteinte du bon état en 2015…
FNE n’a pas été signataire de la convention pour le développement de l’hydroélectricité
Un potentiel de développement surestimé
Des cours d’eau déjà bien équipés
Accepter l’installation de 500 à 1000 microcentrales supplémentaires
Une convention contradictoire
Renouvellement des concessions: critères environnementaux doivent être respectés
L’environnement est souvent absent du débat (nouveau projet ou le renouvellement de concession)
Problématique de la petite hydroélectricité ( gain énergétique négligeable)
Respect du bon état et des engagements pris par la France dans le cadre de la DCE
FNE n’est pas « anti-hydroélectricité » mais pour l’optimisation du parc existant mais pas de nouveaux ouvrages

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Rédigé par jojo

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Publié le 27 Juillet 2013

Energies renouvelables : une politique chère et peu efficace

La Cour des comptes estime que la politique de soutien aux énergies renouvelables a coûté cher, pour des résultats plus que modestes. Elle recommande une réorientation de l'aide publique, afin de gagner en efficacité et en rentabilité.

Energies renouvelables : une politique chère et peu efficace

© M. Schuppich

 

Des coûts de production très différents selon les filières

En 2020, la France s'est engagée à produire 23% d'énergie renouvelable, "soit six à sept fois ce qui a été réalisé entre 2005 et 2011". Cette évolution passée du mix a eu un coût : 14,3 Md€ en sept ans. Un coût qui pourrait être optimisé au vu de l'effort qui reste à accomplir, estime la Cour des comptes.

Elle préconise de concentrer les aides sur les filières les plus efficientes et pour cela, s'est penchée sur une estimation des coûts de chaque source d'énergie. Dans un précédent rapport, elle avait estimé à 50 € par MWh le coût de l'énergie nucléaire et indiqué les estimations d'EDF pour le futur EPR : entre 70 et 90 €/MWh. Face au nucléaire, les ENR, selon les filières, affichent des coûts de production situés entre 43€/MWh et 689 €/MWh.

Filières Coût de production en €/MWh
Solaire thermique 195-689
Solaire photovoltaïque 114-547
Solaire thermodynamique 94-194
Eolien en mer 87-116
Eolien terrestre 62-102
Méthanisation 61-241
Biomasse 56-223
Géothermie 50-127
Hydrolélectricité 43-188
Nucléaire 50
EPR (estimation EDF)
70-90

"Ces chiffres peuvent évoluer à la baisse en fonction du progrès technologique, souligne la Cour des comptes. Cependant, on peut constater que les technologies de l'hydroélectricité, de la biomasse et de l'éolien terrestre sont mûres et que les coûts ont peu de chance de diminuer significativement. En revanche, l'énergie photovoltaïque, encore chère, devrait connaître, au cours des prochaines années, une diminution importante de son coût". L'agence internationale des ENR (Irena) mise sur un coût de 50 $/MWh en 2030, contre 250 $ aujourd'hui.

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Rédigé par jojo

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Publié le 24 Juillet 2013

Eau : enquête de l'Irstea sur la consommation des ménages français

Fort de constater que la consommation d'eau des ménages a diminué ces dernières années dans plusieurs grandes villes françaises, l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea) a lancé, le 20 juin dernier, une nouvelle enquête.

L'objectif de cette enquête, qui se terminera en décembre 2013, est d'anticiper les futurs besoins en eau des collectivités "pour les vingt prochaines années", ce qui devrait leur permettre "de repenser leurs investissements dans les services d'eau potable et d'assainissement face à [une] évolution inattendue".

Pour mener cette enquête d'ampleur nationale, l'Irstea analyse les comportements des consommateurs via un questionnaire en ligne qui tente d'intégrer "tous les éléments qui influencent la consommation d'eau des ménages". Pour cette raison, les questions qui leur sont posées portent "autant [sur] les usages de chacun que [sur] les différents modes de tarification de l'eau potable".

Les résultats de cette enquête seront intégrés et exploités dans le cadre du projet Eau&3E, financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), qui "vise à renforcer nos connaissances sur la durabilité des services de l'eau", explique le communiqué de presse de l'Irstea.

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Rédigé par jojo

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Publié le 22 Juillet 2013

Barrages : Grégoire Bourge, hydroguide de l'été - Isigny-le-Buat

vendredi 19 juillet 2013


De gauche à droite : Grégoire Bourge, Armel Villain et Alain Babin.

Chaque année EDF emploie 160 hydroguides sur le pays pour aller à la rencontre des usagers de la rivière (touristes, pêcheurs, sportifs, baigneurs). Ils leur prodiguent des conseils élémentaires de prudence.

L'hydroguide a pour mission de sensibiliser les personnes qui fréquentent les rivières aux risques des variations de niveau d'eau ; de parler aux personnes des dangers en amont et en aval des barrages.

« Des panneaux pédagogiques sont situés sur les berges et mentionnent les zones interdites à la navigation et toutes pratiques aquatiques », mentionne Alain Babin, technicien principal.

Grégoire Bourge qui a effectué une formation le 2 juillet sillonnera les berges des barrages de Vezins, de La Roche-qui-Boit dans la Manche et Rabodange et Saint-Philibert dans l'Orne, du 8 juillet au 18 août. Originaire de Ducey, il a 22 ans et poursuit ses études à Charleroi en Belgique. Il distribue des dépliants et des gadgets pédagogiques pour les enfants.

« Grégoire doit nous faire un rapport hebdomadaire sur le dysfonctionnement rencontré sur le terrain », précise Armel Villain, ingénieur sécurité GEH Ouest.

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Rédigé par jojo

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Publié le 21 Juillet 2013

 

: Convocation Assemblée générale extraordinaire

 

Bonjour à tous,
 
Afin de mieux préparer notre Assemblée générale annuelle d'Octobre prochain et de lever les incertitudes, une Assemblée générale extraordinaire se tiendra le 29 Juillet à 20H30, à l'ancienne école de Vezins.
 
Des orientations seront formulées concernant l'avenir de l'association et sa stratégie. Chacun des membres peut transmettre ses propres propositions (ou suggestions) au plus tard trois jours avant la réunion à l'issue de laquelle un vote à bulletin secret sera organisé.
 
Bien cordialement,
John

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Rédigé par jojo

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Publié le 21 Juillet 2013

Pesticides : l'Efsa publie de nouvelles orientations pour l'évaluation des impacts sur les milieux aquatiques

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a publié le 18 juillet une mise à jour des orientations pour l'évaluation des risques posés par les pesticides sur les organismes aquatiques (poissons, amphibiens, invertébrés, plantes) vivant dans les étangs, les fossés et les ruisseaux à côté de champs qui sont traités avec ces substances. Les dernières orientations datent de 2002.

"Ce système d'évaluation des risques est conçu pour aider les évaluateurs des risques et les décideurs aux niveaux national et européen à veiller à la protection des organismes aquatiques lors de la mise sur le marché de pesticides ", indique l'Efsa.

Il vise notamment une harmonisation progressive des évaluations écotoxicologiques. "Ce document marque le début d'un projet qui va transformer la façon dont nous évaluons les risques posés par les pesticides sur les organismes aquatiques en Europe", estime le Dr Theo Brock, expert de l'Efsa, qui a participé aux travaux. L'Efsa publiera d'ici la fin de l'année prochaine un avis scientifique sur le sujet.

Différents niveaux d'évaluation des risques

Le principal objectif de ce document d'orientation est de préserver le niveau global de la population d'organismes aquatiques, et en particulier les vertébrés. Deux systèmes d'évaluation sont préconisés : l'"option seuils écologiques" (ETO), qui accepte des effets négligeables sur les populations, et l'"option récupération écologique" (ERO), qui accepte certains effets sur les populations à condition que la récupération écologique se déroule dans un laps de temps raisonnable.

"Comme plusieurs pesticides peuvent être utilisés sur la même culture, les experts recommandent que la méthode ETO, qui exige un niveau de protection plus élevé, soit préférée au système d'évaluation ERO. Mais le document d'orientation recommande le développement de ces deux options car cela permet aux gestionnaires des risques dans les États membres de choisir et de développer le système le plus approprié pour leurs programmes nationaux", explique le Dr Theo Brock.

Le document d'orientation donne également des conseils détaillés sur la façon d'établir le niveau maximum légalement autorisé de résidus de pesticides dans l'eau (LMR).

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Rédigé par jojo

Publié dans #la pêche

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Publié le 19 Juillet 2013

Renouvellement des concessions hydroélectriques : fin du consortium Force Hydro

Constitué en janvier 2012, le consortium Force Hydro réunissant l'énergéticien suédois Vattenfall, la SNCF et les industriels Solvay et ArcelorMittal, candidat à la reprise des dix concessions hydroélectriques françaises prévues par appel d'offres depuis 2010, a annoncé le 12 juillet sa dissolution.

"Compte tenu des incertitudes pesant sur le processus d'appel d'offres, les partenaires ont décidé de mettre fin au consortium qui les lie. Chacun retrouve ainsi son autonomie en matière de développement hydro-électrique", indique le consortium dans un communiqué.

La France tarde en effet à annoncer l'ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques prévue pour 2015 et entamée depuis le printemps 2010 par le précédent gouvernement. Fin octobre 2012, l'ex-ministre de l'Ecologie Dephine Batho a mis un nouveau coup d'arrêt au processus et s'était dite hostile à la libéralisation de ces barrages. Elle avait alors demandé "l'étude de scénarios alternatifs" à l'ouverture à cette concurrence. Un rapport parlementaire sur ces alternatives doit être publié cet été. Mais la Commission européenne a de nouveau appelé le 29 mai 2013 la France à libéraliser son parc hydraulique, géré principalement par EDF (80% du parc) et GDF-Suez (12% du parc).

Le suédois Vattenfall a annoncé la fermeture pour septembre de son bureau parisien dédié à cet appel d'offres depuis trois ans et qui employait une dizaine de salariés. D'autres industriels se sont également portés candidats dont les groupes Eon, Starkraft ou encore Direct Energie.

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Rédigé par jojo

Publié dans #arasement pollution

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Publié le 18 Juillet 2013

Recomposition bocagère : 561 m de haies replantées - Isigny-le-Buat

lundi 15 juillet 2013


Avec Louis Desloges et Erick Goupil, Aurélie Joué du Sage et Ludovic Brossard du SMBS.

Cette année, sept exploitations agricoles se sont engagées pour aménager des haies bocagères. Avec les aides de la collectivité pour financer une partie des travaux et grâce au volontariat des exploitants agricoles et à l'implication des élus locaux, 561 mètres de haies sur talus ont été créés ou restaurés.

La visite d'un chantier de création de haie sur talus s'est déroulée mercredi dernier au village de la Mignonnerie. Ludovic Brossard, technicien bocage érosion au syndicat mixte du bassin de la Sélune, a présenté les travaux réalisés et financés par la fédération des chasseurs de la Manche, la commune-canton et les exploitants agricoles. « Cette opération s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage) de la Sélune. Le SMBS est engagé auprès des exploitants agricoles et des collectivités pour la restauration de la qualité de l'eau sur le bassin de la Sélune », précise Ludovic Brossard qui ajoute « En retenant les eaux de ruissellement, les haies sur talus préservent les milieux aquatiques. Elles participent également à limiter l'érosion, préjudiciable pour la fertilité des sols. »

Sur le site du Mesnil-Thébault il y a eu un achat de 230 plants pour 347 mètres de talutage, paillage copeaux bois 10 litres par plant, financement Fédération chasse qui a fourni et planté les arbustes gratuitement.

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Publié le 16 Juillet 2013

 

Barrages : préparer l'avenir si l'arasement est maintenu - Isigny-le-Buat

vendredi 12 juillet 2013


Lundi soir, Erick Goupil a ouvert la séance de conseil municipal en remerciant tous les intervenants qui ont contribué au succès du 40 e anniversaire de la commune-canton du 22 et 23 juin 2013. Le DVD du 40 e anniversaire sera disponible en mairie pour les habitants.

Ensuite, il a informé les élus de sa rencontre avec le directeur de l'Agence de l'eau et Jean Bizet, président du Pays de la Baie, la semaine précédente cet événement, dans le cadre de l'avenir de la Vallée de la Sélune et de la base de loisirs la Mazure. « Je ne cautionne toujours pas l'arasement du barrage, mais il faut penser à ce qui se passera après si la décision prise par le ministère est maintenue, la date butoir étant 2019. Je ne veux pas de double punition : l'arasement et aucune proposition pour l'avenir. Si nous ne pouvons pas garder le barrage, les difficultés sont de prévoir l'après, si nous ne le faisons pas personne ne le fera à notre place », indique le maire.

L'Agence de l'eau considère plusieurs propositions valables. « Différents points sont actés pour la réhabilitation de la Mazure : avec un espace de sport couvert (structure légère), un centre de remise en forme pour les sportifs et les locaux (petits équipements : salle de musculation, sauna, hammam...). Pour éviter le vide dans la Vallée, il est prévu un bassin de pêche au blanc (le bassin doit être en dehors du lit de la rivière), un bassin de baignade et de kayak polo au plus près de la base de la Mazure, un parcours kayak sélectif considéré pour les compétitions. Les chemins de randonnée le long de rivière sont évidents. »

Il reste à aller chercher les financements de l'État. Le Pays de la Baie prend en charge l'ingénierie. « L'étude foncière ne doit pas être portée que par la municipalité ».

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Rédigé par jojo

Publié dans #Réaction de nos politiciens

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