Publié le 28 Avril 2014

Plan national PCB : difficile dépollution des sédiments des cours d'eau

Si le plan PCB 2008-2013 a permis des avancées pour maîtriser les émissions des polychlorobiphényles, il n'est pas parvenu à éliminer les PCB des rivières où ces polluants "demeureront dans les décennies à venir", selon le rapport du CGAAER.

Le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a publié le 17 avril un rapport évaluant le plan quinquennal de lutte contre les polychlorobiphényles (PCB), lancé en 2008, suite aux taux de contamination relevés dans les poissons du Rhône.

Pour rappel : cette contamination avait été révélée dans le cadre du plan de surveillance de la qualité des aliments, au cours du premier semestre 2005. Des teneurs élevées en PCB avaient été retrouvées dans des brèmes prélevées dans une dérivation du Rhône : le canal de Jonage. Depuis, plusieurs campagnes successives de prélèvements et d'analyses ont été menées sur plusieurs espèces de poissons et sur les sédiments. Utilisés pour leurs propriétés isolantes et diélectriques, notamment dans des appareils électriques (transformateurs, condensateurs…), les PCB sont des composés aromatiques "très stables, réputés cancérigènes et classés comme perturbateurs endocriniens", souligne le CGAAER dans son rapport. Si leur fabrication et leur utilisation sont interdites en France depuis 1987, ils sont encore une source depollution "qui est sous surveillance".

Le plan PCB 2008-2013 comprenait un programme d'analyse des sédiments et des poissons du fleuve, ainsi qu'un programme de mesure de l'imprégnation en PCB de consommateurs de poissons d'eau douce. Il prévoyait aussi un plan d'élimination des transformateurs électriques polluésDepuis le 31 décembre 2010, il est interdit de détenir des appareils dont le fluide contient plus de 500 ppm (parties par million) de PCB, selon le décret du 18 janvier 2001.

L'évaluation du plan a été menée conjointement avec le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). Ses actions ont mobilisé "des fonds importants" sur le budget de l'État, soit  13 millions d'euros permettant de "mieux cerner l'étendue de la contamination", auxquels s'ajoutent 500 millions € dédiés à l'élimination des transformateurs.

Rémanence des PCB dans les sédiments

Le plan est aujourd'hui "quasiment terminé", concluent les rapporteurs. S'il a permis "de bien améliorer la connaissance des contaminations par les PCB et la manière de les gérer", ce plan n'est toutefois pas parvenu "à éliminer les contaminations constatées dans les sédiments des cours d'eau". "Malheureusement, les PCB resteront présents dans les sédiments de nombreuses années", alertent les auteurs.

Les sites industriels ayant utilisé des PCB dans le passé pour des fabrications diverses (linoleum, peinture, ..) demeurent des sources "potentielles" de contamination, de même que ceux qui abritent d'anciens transformateurs. "L'attention des repreneurs, voire des liquidateurs, est à attirer sur ces pollutions possibles", préviennent-ils.

L'apport des sols pollués et des sédiments pollués expliquent la majorité des flux observés dans les rivières. Les chiffres obtenus au niveau des estuaires (station observatoire du Rhône à Arles – SORA, barrage de Poses pour la Seine) font apparaître des quantités annuelles de PCB dans l'eau arrivant à la mer "largement supérieures aux rejets industriels connus." Ainsi, 144 kg de PCB sont comptabilisés annuellement à Arles pour des rejets industriels dans l'eau inférieurs à 5 kg. Cette présence de PCB "est vraisemblablement liée à une contamination sédimentaire historique se traduisant, selon les conditions hydrologiques, par des relargages dans l'eau".

Meilleure maîtrise des rejets et principe de précaution

En revanche, les sources d'émission ont été réduites via notamment les mises aux normes "successives"des usines d'incinération des ordures ménagères (UIOM). Les mesures prises dans le cadre du second plan national santé environnement prévoyaient une réduction de 30% des émissions de dioxines et PCB d'ici fin 2013 pour les installations classées. Depuis 2004, une division par quatre des émissions de dioxines des UIOM et autres ICPE a été observée : elles sont passées de 287g en 2004 à 73g en 2009. Les émissions de PCB ont, quant à elles, été divisées par trois entre 1990 et 2008.

Dans le cadre du plan PCB, 300 sites ont été répertoriés au niveau national présentant des contaminations des sédiments les plus importantes, supérieures à 10 ng/g MS (nanogrammes par gramme de matière sèche). Pour chaque site, ont été prélevées et analysées deux espèces indicatrices, l'une fortement bio-accumulatrice de PCB (anguille, barbeau ou brème), l'autre faiblement bioaccumulatrice (gardon, perche, sandre ou vandoise). Soit 7.957 analyses de poissons réalisées de 2008 à 2011, par la Direction générale de l'alimentation (DGAL) et les directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal).

A l'heure actuelle, près de 60 départements sont concernés par des interdictions de consommation et de commercialisation de poissons de rivière, qu'elles soient "partielles ou totales", sur les six bassins hydrographiques métropolitains (Adour-Garonne, Artois-Picardie, Loire-Bretagne, Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée et Corse, Seine-Normandie).

Ces interdictions ont été prises suite à l'étude nationale d'imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons d'eau douce, menée par l'Agence de sécurité sanitaire (Anses). Les résultats, publiés en janvier 2012, ont montré que les niveaux d'imprégnation observés chez plus de 600 pêcheurs "étaient comparables à ceux observés dans la population générale". Mais 2,5% de la population (dont 0,3 % de femmes en âge de procréer) dépassaient les seuils préconisés par l'Anses. Sur la base de cette étude, l'Agence a rendu un avis fin 2011 recommandant de limiter les consommations de poissons d'eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure).

Le mode de gestion actuel du risque, via les interdictions de commercialisation, "se justifiait, en application du principe de précaution, dans une logique de moratoire tant qu'on ignorait les résultats de l'étude d'imprégnation". Mais les rapporteurs appellent à "réviser" ces interdictions selon le nouvel avis de l'Anses attendu en mai 2014. Ces interdictions de consommation plutôt que l'application de"recommandations ciblées" ont eu des "conséquences importantes" pour les pêcheurs professionnels en eau douce, déjà "affectés par le plan anguille", dont les mesures d'accompagnement prévues se "sont révélées peu efficaces", pointent-ils.

Elimination des appareils pollués

Concernant l'élimination des transformateurs contenant plus de 500 ppm de PCB, sur les 550.000 identifiés, 150.000 ont été concernés par l'opération après analyse des teneurs. Début juin 2013, après plusieurs opérations de relance, de mobilisation des services, de recours aux sanctions administratives, il reste 133 appareils à éliminer chez 44 détenteurs, notamment "des hôpitaux devant déménager et des entreprises en situation économique difficile".

Le décret d'avril 2013 prévoit d'étendre l'élimination des appareils pollués à plus de 50 ppm d'ici 2025, soit 120.000 transformateurs.

Les actions d'élimination des PCB contenus dans les matériels électriques et autres produits "doivent se poursuivre, de même que la réduction des rejets de PCB aujourd'hui mal connus chez les ferrailleurs et autres traiteurs de véhicules hors d'usage", recommandent les auteurs.

L'avenir du plan PCB

Les modélisations liant contamination des poissons et contamination des sédiments sont à "généraliser"pour être notamment utilisées dans le cadre du suivi des PCB qui sera demandé par "l'actualisation de la directive cadre sur l'eau".

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Publié le 27 Avril 2014

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Publié le 25 Avril 2014

Les réseaux doivent mieux prendre en compte les risques naturels

Distribution d'énergie, transports, communication… L'ensemble de ces réseaux est régulièrement affecté par des évènements climatiques extrêmes. Pourtant, les opérateurs et les pouvoirs publics prennent peu en compte ces conséquences.

Katrina aux Etats-Unis, KlausXynthia en France, le black out allemand de 2006, la catastrophe de Fukushima au Japon, la canicule de 2003… "Ces événements ont montré la vulnérabilité de réseauxconcourant à des services publics essentiels, l'interdépendance entre plusieurs réseaux avec des conséquences en cascade et la difficulté à les rétablir dans des délais admissibles pour la population", note un rapport du Conseil général à l'environnement et au développement durable (CGEDD), publié le 23 avril. L'analyse souligne un fait important : "Chacune de ces catastrophes a entraîné des conséquences non prévues dans les scénarios, résultant le plus souvent de la complexité croissante du fonctionnement des systèmes".

Le CGEDD se penche donc sur les retours d'expérience liés à ces catastrophes naturelles et la réglementation existante, et dresse des recommandations pour rendre les réseaux d'infrastructures plus résilients.

Evaluer les risques émergents et l'intensification des risques

Plans de prévention des risques inondations (PPRI), plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN), plans de prévention des risques technologiques (PPRT)… Jusque-là, note le CGEDD, "l'approche des risques naturels et technologiques par les pouvoirs publics a privilégié la sécurisation des populations et se traduit par des restrictions de droits à construire dans les documents d'urbanisme". Selon lui, les risques affectant l'intégrité des réseaux d'infrastructures devraient davantage être pris en compte, et de manière plus globale.

Les risques classiques (inondations, séismes…) sont relativement bien pris en compte par les pouvoirs publics et les opérateurs dans leurs scénarios. En revanche, les risques émergents ou l'intensification des risques connus, liés au changement climatique ou aux évolutions technologiques, sont moins bien appréhendés. Les submersions marines, les températures extrêmes prolongées, les tempêtes et les cyclones, les chutes de neige importantes ont pourtant été au cœur de l'actualité ces derniers mois et risquent de l'être de plus en plus.

Par exemple, "les fortes chaleurs prolongées, auxquelles sont sensibles les équipements électroniques des réseaux, ne sont pas identifiées comme risques". Pourtant, les réseaux électriques et les caténaires du réseau ferré ont particulièrement été sensibles à la canicule de 2003. Le CGEDD préconise donc de mieux prendre en compte les températures extrêmes prolongées pour leur incidence sur le fonctionnement des composants et circuits électroniques dont l'usage se généralise (RTE, ErDF, RATP, SNCF). De même, la prise en compte des risques d'une crue centennale de la Seine, du Rhône ou de la Saône ne doivent pas se limiter aux zones inondables. Pour l'agglomération parisienne, les conséquences "se répercuteraient bien au delà de la seule zone inondée, et le retour à une situation normale demanderait plusieurs mois".

Prendre en compte les effets dominos sur les réseaux

Les réseaux de distribution de l'énergie (électricité, gaz, hydrocarbures) et les réseaux de télécommunications (téléphonie, internet) sont particulièrement impactés par ces événements extrêmes et perturbent à leur tour d'autres réseaux (transports, eau, assainissement…). "Leur défaillance affecte rapidement et profondément la vie économique et les conditions de vie de la population", note le CGEDD. Ainsi, les tempêtes Lothar et Martin, en 1999, ont fortement perturbé le réseau d'électricité (3,5 millions d'abonnés privés de courant) et a créé un effet domino : coupures d'eau (2,5 millions de personnes), transport ferroviaire perturbé (pannes de signalisation, défaut d'alimentation électrique…). Mais, souligne le CGEDD, les opérateurs semblent peu prendre en compte cette interdépendance. "Les pouvoirs publics devraient affirmer leur rôle de coordination dans la préparation et la gestion de la crise", estime donc le CGEDD.

Selon lui, "le durcissement des réseaux électriques et de télécommunications devrait revêtir une certaine priorité, dans la mesure où le fonctionnement de ces derniers est une condition nécessaire de la résilience des autres réseaux"

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Publié le 24 Avril 2014

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Publié le 24 Avril 2014

 

 

IOTA: vers une meilleure protection des cours d'eau et des frayères ?

Eau  |  23 avril 2014  |  Actu-Environnement.com

Le ministère de l'Ecologie a soumis à consultation du public, du 23 avril au 15 mai 2014, un projet d'arrêtéfixant les prescriptions générales applicables aux installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA)relevant de la rubrique 3.1.5.0.Ce projet "précise le contenu du dossier de demande" et fixe les règles à respecter en cas de travaux impactant un cours d'eau et des frayères.

Il est ainsi prévu d'interdire "toute intervention dans le lit mineur du cours d'eau susceptible d'avoir une incidence sur les zones de frayères, pendant la période de reproduction des espèces concernées", ainsi que "toute intervention sur une frayère à brochet pendant la période de reproduction de cette espèce".

Le projet d'arrêté comporte également des règles relatives à la conduite des travaux dans le lit mineur du cours d'eau. Il est donc notamment défendu, sauf dérogation, de circuler et d'intervenir à l'aide d'engins et de véhicules de chantier dans le lit mouillé du cours d'eau.

De la même façon, la destruction définitive du lit mineur ou d'une frayère à brochet est défendue, bien qu'une dérogation puisse être obtenue. En cas de dérogation, une mesure de compensation doit être prévue afin de compenser les "effets négatifs significatifs".

La remise en état après les travaux fait également l'objet de nouvelles règles concernant notamment "l'évacuation des déchets issus des travaux vers des sites autorisés prévus à cet effet" et la "remise en état du terrain" après travaux, dans son état antérieur au démarrage des travaux.

 

Pierre Emmanuel Bouchez

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Publié le 24 Avril 2014

                                            LES AMIS DU BARRAGE

                                                    Association loi 1901 N° W501000490

 

                                                     3, Résidence des Vallons

                                           50600 St HILAIRE DU HARCOUET

 

                                                  lessamisdubarrage@gmail.com

                                                  lesamisdubarrage.over-blog.fr
                                                                                          
' 09 80 90 43 23              )  06 14 87 72 94

           

        Le 22 Avril 2014

 

                                                                                  Madame Ségolène ROYAL

                                                                                  Ministre de l’Ecologie,

                                                                                  du Développement durable et de l’Energie

                                              Hôtel de Roquelaure

                                                              246, Boulevard Saint Germain

                                    75007 PARIS

 

Objet : arasement des barrages sur la Sélune

 

 

 

Madame la Ministre,

 

Le gouvernement Fillon a décidé d’araser les barrages de Vezins et de la Roche Qui Boit, situés sur la Sélune qui se jette dans la baie du Mont St Michel, tout comme le Couesnon et la Sée avec laquelle elle forme un estuaire commun. 

 

Bien que contestée à juste titre par les élus, tous les partis politiques (EELV compris) et la majorité de la population concernée, cette décision nous est présentée comme irréversible au motif qu’elle satisfait aux exigences du Grenelle de l’environnement, de la LEMA, de la DCE (…) et qu’elle s’appuie sur un vote du SAGE Sélune et l’avis favorable de la CLE.

Les associations dont l’objet est la préservation de la Baie du Mont Saint-Michel ont, elles aussi, fait part de leurs légitimes préoccupations, ainsi que la CFDT.

 

La suppression des barrages nous paraît très largement prématurée car les risques liés aux différentes opérations de démantèlement et à leurs conséquences apparaissent gravement sous-estimés. A l’évidence, les conditions techniques, écologiques et économiques sont loin d’être réunies à aujourd’hui pour que cette opération irréversible, complexe et inédite en Europe puisse être réalisée en excluant totalement les risques liés à sa mise en œuvre.

 

Il y a fort à penser pour que le volume des sédiments ait été lui aussi largement sous-estimé, tout comme en 1993 lors de la dernière vidange des lacs. (Qualifiée de « Tchernobyl de la biodiversité » par le Président du SMAEP Baie Bocage.) Pour les évacuer, la solution retenue serait de mettre à profit l’action naturelle d’une rivière qui retrouve son lit pour les transporter et profiter de la survenue de forts débits voire d’une ou plusieurs crues pour que la Sélune évacue d’elle-même les sédiments (pollués ou non) vers l’aval.

Même si une partie de ces boues est provisoirement stockée dans le lac de la Roche Qui Boit, elles seront finalement envoyées vers la Baie en colmatant toutes les frayères au passage.

 

Une hypothèse que personne ne veut envisager.

Le cône de l’un des affluents amont renferme des métaux lourds. Les pouvoirs publics ont décidé que la continuité écologique ne serait pas rétablie sur ce ruisseau. Plutôt que de procéder à une dépollution sans doute jugée trop coûteuse, les sédiments hautement pollués et dangereux pour l’homme, la faune et la flore, seront recouverts par d’autres sédiments extraits du reste de la retenue et indemnes de contamination, tout comme dans un centre d’enfouissement. L’ensemble devant être retenu par un système de merlons dont l’efficacité à long terme nous paraît parfaitement illusoire.

C’est une véritable décharge qui sera ainsi créée sur le cours d’eau.

On s’oriente donc vers une pollution massive, récurrente et inacceptable.

 

Faute d’avoir trouvé un moyen efficace et bon marché pour les capturer vivants, des tonnes de poissons présents dans les retenues sont destinées à l’équarrissage.

 

La piètre qualité des eaux de l’ensemble du bassin versant découragerait les saumons candidats à une hypothétique migration. S’ils sont présents à l’aval du barrage de la Roche Qui Boit, c’est grâce au rôle de filtres et de bassins de décantation des retenues, même si ça n’est pas leur vocation première.  La disparition des ouvrages entrainera de fait celle des saumons et autres migrateurs sur la totalité du cours de la Sélune.

La raison voudrait que la qualité des eaux qui viennent de l’amont soit sensiblement améliorée avant de procéder à la destruction des ouvrages.

 

Par ailleurs, les lacs constituent la seule réserve d’eau du Sud Manche dépourvu de nappes phréatiques. La production d’eau potable risque fort d’être compromise après la suppression des barrages qui garantissent un débit minimum en période d’étiage.

 

Les usines hydroélectriques de Vezins et la Roche-qui-Boit produisent actuellement une quantité d’énergie propre, modulable, renouvelable et rentable qui est loin d’être négligeable au regard des objectifs recherchés. Et cela, même si elle est jugée « relativement modérée ».

 

La vallée sera rendue inaccessible et inexploitable pendant plusieurs années et les promesses d’aide financière de l’Etat ne seront sans doute pas tenues. C’est pourquoi la base de loisirs de la Mazure (DSP) envisage de fermer dès la fin 2014 en supprimant une vingtaine d’emplois directs. Gîtes ruraux, chambres d’hôtes et commerces locaux seront aussi sévèrement touchés.

 

L’instauration d’une cote d’hiver (moins 2 m) permet de réguler le débit du fleuve quand il ne dépasse pas 60 m3 / s, évitant ainsi dégâts et désagréments répétés plusieurs fois dans l’année.

Il n’est malheureusement pas possible d’éviter les conséquences des fortes crues. Mais fort heureusement, elles sont exceptionnelles dans notre région.

Les pouvoirs publics annoncent qu’ils envisagent de mettre en place un dispositif baptisé « Vigicrues » après l’arasement des barrages. Il ne s’agit que d’un dispositif d’alerte qui n’est pas destiné à empêcher la Sélune de sortir de son lit. « Vigicrues » préviendra seulement les habitants qu’ils doivent mettre des bottes pour tenter de sauver leurs meubles.

Nous ne pouvons nous satisfaire de l’annonce de solutions qui, à l’évidence, n’en sont pas.  

 

 

Dans un arrêt du 30 janvier 2012, le Conseil d'Etat rappelle que le principe de précaution issu de l'article 5 de la Charte de l'environnement, s'impose aux pouvoirs publics et aux autorités administratives dans leurs domaines de compétence respectifs.

C’est la raison pour laquelle il nous apparaît indispensable qu’une étude sérieuse, complète et indépendante soit réalisée afin d’appréhender avec réalisme le risque d’inondation à l’aval des barrages actuels quand ils auront été supprimés et de permettre la mise en place de mesures de sécurité adaptées.

 

De plus et faute de financement, le projet de « renaturation » et de réaménagement de la vallée semble condamné avant même d’avoir été défini.

 

D’autre part, nous nous interrogeons sur l’opportunité d’obliger les contribuables à financer (même et surtout a minima) un projet dont ni l’utilité ni l’urgence n’ont été à ce jour démontrées alors que notre pays connaît une situation d’impécuniosité sans précédent.

 

L’effacement prématuré des barrages conduirait à l’inverse des buts recherchés et qui font pourtant l’objet d’un large consensus.

 

Incohérences, imprécisions, insuffisance de compétences techniques et manque de moyens financiers ne peuvent assurément pas permettre que cette opération soit menée de manière « exemplaire aussi bien au plan technique, environnemental que d'accompagnement des acteurs locaux ».  C’est la promesse de l’Etat qui ne pourra pas être tenue et qui se prépare ainsi à infliger une punition supplémentaire à une population déjà très éprouvée et sacrifiée sur l’autel de l’intégrisme écologique.

 

Nous sommes assurés, Madame la Ministre, que vous saurez entendre ces arguments de bon sens et que vous ferez en sorte que le calendrier des opérations soit revu de façon à ce que l’irréparable ne soit pas commis.

 

Dans l’attente de vous lire,

 

 

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

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Publié le 23 Avril 2014

Rédigé par Pascalou

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Publié le 22 Avril 2014

Changement climatique : comment les territoires préparent leur adaptation

Alors que le Giec vient d'interpeller les Etats sur leur vulnérabilité face au changement climatique, la commission développement durable de l'Assemblée nationale organisait une table ronde sur les stratégies d'adaptation nationale et territoriales.

Dans son deuxième volet remis fin mars, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) alertait sur les risques croissants liés aux changements climatiques et sur la nécessité d'agir pour limiter les impacts de ces dérèglements. Variabilité des rendements agricoles, risques d'inondation et de submersion marine, phénomènes accrus de sécheresse et perturbations des régimes pluviaux sont attendus dans les décennies à venir.

Dans le cadre de la mission d'information sur les conséquences géographiques, économiques et sociales du changement climatique, la commission développement durable de l'Assemblée nationale a organisé, le 16 avril, une table ronde dédiée à l'adaptation.

En France, un premier plan national d'adaptation au changement climatique (Pnacc) a été mis en œuvre sur la période 2011-2015. A mi-parcours, Nicolas Bériot, secrétaire général de l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), estime que le Pnacc "a amélioré la connaissance du changement climatique sur le territoire. Beaucoup d'actions ont en effet été menées pour développer la compréhension de ce phénomène". Si, au niveau national, de nombreuses études ont été lancées, les territoires ne sont pas en reste. Beaucoup de régions, à l'instar du Nord-Pas-de-Calais et de Rhône-Alpes, ont lancé leurs propres observatoires du climat et plans d'adaptation. La plupart d'entre elles ont identifié les priorités d'adaptation et les ont par ailleurs inscrites dans les schémas régionaux climat air énergie (SRCAE).

Rhône-Alpes : des activités économiques "météo dépendantes"

La région Rhône-Alpes s'attend à une augmentation des températures et du risque de canicule, à une modification du régime des précipitations et à une diminution de la couverture neigeuse. Le territoire risque également de subir plus fréquemment et plus intensément des épisodes cévenols. L'activité économique régionale pourrait être fortement impactée : "Notre PIB est très météo dépendant", analyse Jean-Philippe Deneuvy, directeur régional adjoint de l'environnement. "La ressource en eau est essentielle pour de nombreuses activités comme l'agriculture, la production d'électricité (barrages, nucléaire) ou le tourisme. Or, malgré l'abondance des ressources régionales, la moitié du territoire est en déficit ou en tension". La région et l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse ont donc lancé un plan d'adaptation au changement climatique, qui se penche également sur la Corse et le Roussillon.

L'évaluation de la vulnérabilité du territoire, confiée au climatologue Hervé le Treut, a par exemple révélé que le Rhône verrait son débit diminuer de 30% en saison estivale en 2050, faute de fonte de neiges de printemps.

Des priorités d'action ont donc été définies. Les économies d'eau dans tous les secteurs, encouragées par une tarification incitative, et l'augmentation de la performance des réseaux en font partie. Le développement de cultures moins gourmandes en eau et résistantes à la sécheresse est préconisé à moyen terme, tout comme la gestion multi-usages des ouvrages hydroélectriques et un aménagement limitant les effets de l'artificialisation (limitation de l'imperméabilisation, stockages temporaires de l'eau de pluie…).

Une attention particulière est également portée aux activités touristiques puisque la région compte 106 domaines skiables, dont 60 pourraient devenir vulnérables à terme car situés en deçà de 1.500 m d'altitude. La pertinence du recours à l'enneigement artificiel devra être étudiée pour chaque cas. La diversification des équipements touristiques est fortement encouragée.

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Rédigé par jojo

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Publié le 20 Avril 2014

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COMMENTAIRE

 

Laurent Guilleminot non au massacre de 93 il ne faut pas oublier que le reempoissonement en brochets a été financé par nous pecheurs quel GACHIS tout çà pour une petite poignée de pecheurs au saumon qui ne sont dailleurs pas tous pour ce projet et dont le nombre sur les bassins selune et sée n est rien comparé au nombre de personnes tout loisirs confondus qui frequentent nos lacs RAS LE BOL DES MAGOUILLES FINANCIERE ET POLITIQUE

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Rédigé par jojo

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Publié le 18 Avril 2014

Inattendu plaidoyer de la FNSEA pour la biodiversité

Le syndicat agricole majoritaire devient-il écolo ? Sa dernière initiative en faveur de la biodiversité montre un souci d'ouverture en rupture avec les dernières interventions de son président.

Après le discours musclé de Xavier Beulin fustigeant la réglementation environnementale lors du congrès national de la FNSEA fin mars, c'est un inattendu plaidoyer pour la biodiversité qu'a tenu le syndicat agricole ce jeudi 17 avril.

Il faut dire que M. Beulin était alors en campagne pour sa réélection. Maintenant reconduit, il met de l'eau dans son vin alors que le projet de loi d'avenir agricole est en discussion au Parlement et que la discussion du projet de loi sur la biodiversité, présenté en conseil des ministres le 26 mars, le sera au mois de juin. "Nous revendiquons de pouvoir travailler dans une relation de confiance avec les promoteurs et les garants de l'environnement", a tenu à préciser le président de la FNSEA, ajoutant : "il s'agit de combiner le plus intelligemment et le plus efficacement possible des contingences qui peuvent apparaître comme s'opposant".

Entrée dans une phase d'appropriation

C'est précisément du fait de cette actualité parlementaire que la FNSEA a choisi de communiquer aujourd'hui sur l'engagement du monde agricole en faveur de la biodiversité. Le syndicat agricole publie un recueil récapitulant l'ensemble de ses actions et celles de 45 partenaires agricoles et ruraux en faveur de la biodiversité.

Ces différentes organisations "souhaitent rappeler, à travers ce recueil, leur intérêt et leur investissement auprès des agriculteurs pour préserver et valoriser la biodiversité, qu'elle soit ordinaire ou remarquable", souligne Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA. Après une phase d'opposition, la biodiversité étant souvent perçue comme une contrainte ou comme un concept abstrait, la profession agricole entre dans une phase d'appropriation, reconnaît-elle. Et les chiffres semblent lui donner raison : cette initiative en faveur de la biodiversité lancée en 2010 par la fédération de syndicats agricoles ne réunissait encore que 14 partenaires il y a deux ans.

"De nombreux programmes de recherche portent sur les liens entre pratiques agricoles et richesse de la biodiversité, sur les services écosystémiques comme la pollinisation, la diversité floristique des prairies ou les auxiliaires de culture et la productivité agricole, et sur les aménagements parcellaires favorables à la biodiversité", explique Christiane Lambert.

Auto-diagnostic de la biodiversité

Pendant plusieurs décennies, la commande publique était orientée sur la production. "Nous entrons dans une nouvelle ère où il faut produire plus et mieux", explique Xavier Belin, reprenant les mots du Président de la République prononcés à l'occasion de sa troisième grande conférence de presse en janvier dernier.

Pour illustrer l'engagement de la FNSEA, son président met en avant l'outil d'auto-diagnostic de la biodiversité agricole que la fédération propose à ses adhérents et que 250 agriculteurs ont déjà complété en trois mois. "La biodiversité de votre exploitation agricole est aujourd'hui peu connue du grand public et des décideurs politiques", explique le livret. "Vous pourrez utiliser [cet outil] pour communiquer sur cette biodiversité après de vos interlocuteurs : collectivités locales, voisins, associations environnementales, écoles, grand public…", ajoute-t-il, illustrant la volonté du syndicat de mieux communiquer sur le rôle de "producteurs de biodiversité" que tiennent les agriculteurs.

"Mais la prise en compte de la biodiversité ne s'arrête pas aux exploitations, elle concerne l'ensemble des acteurs de la chaîne agricole et agro-alimentaire", souligne Xavier Beulin, qui dénonce la pression foncière sur les terres agricoles et, par conséquent, sur la biodiversité. "On peut réparer par la compensation mais il faut aussi faire de la prévention", affirme-t-il, soulignant qu'avec une population inférieure, la France perd quatre fois plus de terres agricoles que l'Allemagne chaque année.

Ne pas doter la future agence de pouvoirs de police

 

COMMENTAIRE

Le syndicalisme fait pitié! les diirigeants sont à la chasse aux postes  et quand ils sont en place, ils sont à la chasse au pognon! Et bien sûr, pour ce faire, on se place "tendence"
pour négocier!

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Rédigé par jojo

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