Publié le 31 Juillet 2014

Le grand ingénieur Albert CAQUOT (1881-1976) et les barrages

(par Thierry KERISEL, son petit-fils, ingénieur général des ponts et chaussées er.)

 

 

 

Albert CAQUOT fut l’un des plus grands ingénieurs du 20e siècle. Ses découvertes théoriques et ses réalisations sont très nombreuses, aussi bien dans le domaine de l’aéronautique (ballon d’observation de la guerre 1914- 1918 adopté par toutes les armées et flottes alliées, etc.), que de l’hydraulique ou du génie civil.

 

Dans ce domaine du génie civil, il a conçu :  plus de 400 ponts (dont le pont de la Caille ou pont des Usses en 1928, record mondial de portée à l’époque, le pont Georges V à Glasgow aussi en 1928, le pont Lafayette au dessus de la gare de l’Est à Paris en 1928 et la technique du pont à haubans qu’il a inventée), des barrages, que je vais évoquer, des ouvrages très divers : tunnels, grande écluse de Donzère Mondragon, grande forme de radoub Jean-Bart à Saint Nazaire en 1935, structure interne de la statue du Christ Rédempteur sur la montagne du Corcovado à Rio-de-Janeiro en 1931, centrales électriques, réseaux d’assainissement, môle d’escale, hangars d’aviation, réservoirs de gaz, siphon sous-fluvial (…)

 

Dans le domaine des barrages, les deux premiers qu’a réalisés Albert CAQUOT sont la Roche-qui-Boit terminé en 1919, et Vezins terminé en 1932, sur la Sélune. Leurs hauteurs sont respectivement de 15 m et 36 m, et leurs longueurs de crête 125 m et 278 m. Les puissances hydrauliques installées sur ces deux barrages sont de 1,75 MW pour La Roche qui Boit et 12,50 MW pour Vezins. Tous deux sont du type à contreforts et voûtes multiples minces en béton armé.

 

Lorsque les appuis sont trop distants, cette technique du barrage à contreforts permet de réaliser un ouvrage avec une grande économie de matériaux. Le mur multi-voûtes en béton s’appuie sur des contreforts en béton armé encastrés dans la fondation, qui reportent la poussée de l’eau sur les fondations inférieures et sur les rives.

Comme le montre la base internationale de données techniques de génie civil « Structurae », cette technique était très innovante, puisque La Roche-qui-Boit fut le premier barrage de ce type construit en Europe.

 

Albert CAQUOT réalisera ultérieurement avec la même technique : le barrage de Rophémel (Côtes d’Armor) sur la Rance à 15 km au sud de Dinan (1931-1938) (hauteur 27 m et longueur de crête de 126 m), le barrage de La Girotte (1944-49) en Savoie, barrage en haute montagne (1.753 m), au pied du glacier de Tré-la-Tête, sur la rivière Donnet. Se passant d’armatures, Albert CAQUOT conçoit alors des voûtes multiples en béton en forme de demi-tores, côte à côte, l’ensemble se développant sur 510 m en crête sur une hauteur de 48,50 m.

Albert CAQUOT réalisera aussi d’autres barrages : le barrage du Sautet (Isère), sur le Drac, à 40 km au sud-est de Grenoble, mis en service en 1935, arc de 126 m de hauteur et de 80 m de longueur en tête, dans une gorge étroite en forme de V, le barrage de Mantasoa (1937) à Madagascar servant à réguler le cours de l’Ikopa à une soixantaine de kilomètres de Tananarive, la fermeture de la Rance pour la construction à sec de l’usine marémotrice de la Rance (Ille-et-Vilaine)  (1961-1966).

 

Compte tenu de leurs dates de réalisation, les puissances électriques des barrages de la Roche-qui-Boit et Vezins sont faibles par rapport aux puissances des grands barrages récents, mais ils produisent une électricité à faible coût et sans émission de gaz carbonique, à proximité immédiate d’une région, la Bretagne, qui produit moins de 10 % de l’énergie qu’elle consomme. Il serait donc particulièrement inepte économiquement de détruire à grands frais, ces ouvrages. Au contraire, une recommandation du Comité des ministres du Conseil de

l’Europe adoptée le 13 septembre 1990 rappelle que le patrimoine technique, industriel et des ouvrages d’art constitue une partie intégrante du patrimoine historique de l’Europe ; elle recommande donc aux gouvernements des Etats membres d'appliquer à ce patrimoine de nature spécifique des mesures juridiques de protection et de conservation.

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Publié le 31 Juillet 2014

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Publié le 31 Juillet 2014

Bonjour à tous,

La campagne de pêche de l'INRA aura lieu les deux premières semaines de septembre (du 1 au 11) sur l'ensemble du bassin versant de la Sélune. Nous nous intéresserons cette année aux pêches truites et aux pêches toutes espèces (PTE). Vous trouverez joint au mail les cartes de la disposition de toutes ces stations.

Voici le calendrier prévisionnel:

PTE :

Lundi 1/09 : / 1-3bis-4-5-11(secteur à définir)

Mardi 2/09 : / 29-30-32-33-34-36

Mercredi 3/09 : / 18-19,19bis-25-17-27
Jeudi 3/09 : / 23-24-20-21-22-38

Vendredi 4/09 : Fin si retard pris dans la semaine

 

Vigitruites :

 

Lundi 8/09: 3bis et 11
Mardi 9/09: 33 et 32

Mercredi 10/09: 17 et 16

Jeudi 11/09: 21

 


Ce calendrier est prévisionnel. Pour les PTE, nous devrions réussir à s’en tenir à ce qui est annoncé, selon le nombre de personnes présentes. Ce sera une pêche par demi-journée.

Pour les pêches truites, il n'est pas impossible que nous  fassions moins de stations par jour que prévues et donc les reporter à une semaine ultérieure. Je ne peux pas non plus donner d'heure précise pour chaque site de pêche, cela dépend de la quantité de poissons pêchés qui diffère d'un site à l'autre.
Si vous souhaitez participer aux PTE comme en 2012 et nous donner un coup de main, faites le moi savoir par mail (Jour et site sur lesquels vous souhaitez être présents). Vous pouvez également venir en simple spectateur sans participer aux pêches. Les riverains, et/ou les propriétaires  des parcelles concernés sont aussi bienvenus pour observer les pêches.

 

Pour les pêches truites, nous n’avons pas besoin de main d’œuvre mais vous serez évidemment les bienvenus pour observer la pêche.  

Vous pouvez communiquer ces dates à toutes les personnes intéressées et/ou concernées par ces pêches électriques et qui ne seraient pas en copie .

Je suis absent jusqu'au 17 aout où je serai joignable par mail. Vous pouvez me contacter par téléphone à partir du lundi 25 Aout.


Bien à vous,

Guillaume Forget

-- 
Guillaume Forget
UMR ESE: Ecologie et Santé des Ecosystèmes
65 rue de St Brieuc
35042 Rennes Cedex
tel: 0223485449

La campagne de pêche de l'INRA aura lieu les deux premières semaines de septembre
La campagne de pêche de l'INRA aura lieu les deux premières semaines de septembre

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Publié le 30 Juillet 2014

Un guide pour la restauration des frayères à brochet

L'agence de l'eau Adour-Garonne, en partenariat avec la fédération de pêche de Haute-Garonne (Ufbag), a publié un guide sur la restauration des frayères à brochet. Pourquoi cibler particulièrement cette espèce ?

Plus gros carnassier autochtone des eaux européennes, le brochet présente un fort intérêt patrimonial, écologique et halieutique, selon l'agence de l'eau. En interaction avec d'autres espèces (poissons, batraciens, invertébrés, plantes, oiseaux, etc.), la présence du brochet "témoigne du bon fonctionnement de l'écosystème aquatique". L'agence souligne également que "de nombreux services éco-systémiques sont rendus par les zones favorables au frai du brochet : épuration de l'eau, protection contre les crues, alimentation des nappes, etc.".

Afin de limiter les pressions de l'Homme sur ses habitats de reproduction et de vie, l'agence de l'eau a souhaité accompagner les gestionnaires de cours d'eau dans leurs projets de restauration de frayères à brochet à partir de retours d'expériences acquis depuis plus de 15 ans par les FDAAPPMA du bassin Adour-Garonne. Elle met en avant que "75% des grandes masses d'eau du bassin Adour-Garonne présentent un état physique et des processus morpho-dynamiques considérés comme perturbés à dégradés". Pour ce faire, le guide présente la biologie de cette espèce pour comprendre pourquoi et comment un milieu peut être propice au déroulement de son cycle de vie. Il attire l'attention sur les principaux enjeux liés à la restauration de frayères et enfin, donne quelques conseils sur la démarche à suivre pour porter la maitrise d'ouvrage de tels projets. Des exemples de restauration sont présentés sous forme de fiches techniques.

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Publié le 30 Juillet 2014

L'Etat se dote d'une stratégie nationale de gestion des risques d'inondation

La stratégie qu'a présentée Ségolène Royal n'est pas facile à décrypter. L'articulation des différentes initiatives et outils administratifs mis en place peut poser question.

Les risques d'inondation sont en constante augmentation : l'évaluation préliminaire des risques d'inondation (EPRI) réalisée par l'Etat en 2011 révèle que près d'un habitant sur quatre et un emploi sur trois sont potentiellement exposés. Face à ce risque, dont le coût annuel moyen est évalué entre 650 et 800 millions d'euros, et sous l'impulsion de la directive européenne de 2007, l'Etat français a souhaité se doter d'une stratégie nationale.

Prévue par la loi Grenelle 2 de 2010, elle n'a été présentée en conseil des ministres qu'en juin 2013, soumise à la consultation du public que durant l'été 2013, pour être finalement présentée ce jeudi 10 juillet 2014 par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal en clôture de la réunion de la Commission mixte inondations chargée de l'élaborer.

"Il faut sortir de la stratégie d'urgence pour rentrer dans la stratégie de prévention et d'organisation", a résumé la ministre de l'Ecologie, qui a insisté sur la nécessité d'une meilleure connaissance du risque, d'une meilleure prévention et d'une adaptation des constructions.

Ouverture du portail Géorisques

Il s'agit en premier lieu de mieux connaître le risque. Ségolène Royal a annoncé l'ouverture du portail internet Géorisques qui regroupe près de 130 indicateurs géolocalisés sur les risques. Réalisé en partenariat avec le BRGM, il a pour ambition de proposer au grand public une connaissance des risques menaçant les habitations, mais aussi des cartes et des dossiers thématiques pour un public plus averti.

La ministre a également incité toutes les personnes situées dans les secteurs les plus à risques à… s'équiper à l'avance de "kits de survie", destinés à attendre les secours pendant une période pouvant atteindre trois jours.

Le référentiel de vulnérabilité annoncé pour l'automne 2015

La stratégie a ensuite pour objectif de rendre les territoires moins vulnérables en améliorant la prévention. "J'ai lancé un groupe de travail qui élaborera un référentiel de vulnérabilité", a indiqué Ségolène Royal, précisant qu'il serait disponible à l'automne 2015. Celui-ci avait toutefois été annoncé pour la fin 2014 lors de la consultation du projet de stratégie nationale. Cet outil intégrera la "vulnérabilité effective des enjeux". Autrement dit, et à titre d'exemple proposé par le ministère, un rez-de-chaussée est plus vulnérable qu'un étage élevé, et cette différence de risque sera désormais prise en compte.

L'évaluation du risque s'affine effectivement au cours du temps. Après l'évaluation préliminaire des risques d'inondation (EPRI) réalisée en 2011, puis l'identification des territoires à risque important d'inondation (TRI), qui font l'objet de stratégies locales des risques d'inondation, les plans de gestion des risques d'inondation pour chaque grand bassin hydrographique doivent être élaborés d'ici la fin 2015. Il s'agit d'ailleurs là de l'obligation première de la directive "inondations" de 2007.

Il n'est pas inintéressant de rappeler ici les conclusions d'un rapport du CGEDD de mars 2013 qui pointait la complexification de la transposition législative de la directive par l'introduction de nouveaux concepts "au risque de lourdeurs inutiles".

Un concours international d'architecture bientôt lancé

Le ministère de l'Ecologie a lancé en 2013, avec le ministre en charge du logement, des ateliers nationaux des "territoires en mutation exposés aux risques" afin de faire émerger des solutions d'urbanisme et d'aménagement très concrètes. Les travaux de ces cinq ateliers, situés en Loire moyenne (Indre-et-Loir), vallée de Fensch (Moselle) et vallée de l'Orne (Meurthe-et-Moselle), vallée de l'Argens (Var), vallée de l'Oise (Oise), bords de Marne en Ile-de-France, doivent être restitués fin 2014.

Ségolène Royal a par ailleurs annoncé le lancement, "très rapidement", d'un concours international d'architecture, afin d'intégrer au mieux le risque inondation dans les opérations d'aménagement ou de requalification urbaine.

La ministre a également évoqué la possibilité d'élargir les prêts aux collectivités territoriales prévus dans le projet de loi sur la transition énergétique à la conception d'éco-quartiers prenant en compte le risque inondation.

Mieux cibler le Fonds de prévention des risques naturels

"Le Fonds de prévention des risques naturels majeurs sera désormais mieux ciblé sur les communes prenant des mesures de prévention", a indiqué par ailleurs la ministre de l'Ecologie. Ces mesures sont notamment la pose de repères de crues permettant de "transmettre une mémoire collective des inondations", l'élaboration des plans communaux de sauvegarde (PCS) ou encore la réalisation d'exercices réguliers.

La stratégie nationale vise enfin à améliorer la résistance des réseaux pendant la crise. "Je propose de réunir à la rentrée tous les opérateurs des réseaux nationaux pour accélérer la préparation", a conclu Ségolène Royal.

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Publié le 30 Juillet 2014

Nitrates : la nouvelle carte des zones vulnérables crée des remous

Soucieuse d'éviter de lourdes sanctions financières de l'UE, la France désigne 38.000 communes supplémentaires en zone vulnérable, suscitant la colère des organisations agricoles.

L'annonce par Ségolène Royal d'un élargissement des zones vulnérables aux nitrates agricoles mercredi 23 juillet suscite sans surprise une forte réaction des organisations agricoles. La carte des zones concernées leur a été présentée lors d'une réunion au ministère de l'Agriculture jeudi matin.

 

   
   
Le classement, qui doit être soumis à consultation à la rentrée et tranché d'ici la fin de l'année, concerne précisément 3.888 communes supplémentaires, ce qui porterait à 23.128 le nombre de communes en zone vulnérable. Cette extension concerne 63.000 exploitations, dont 36.000 à orientation élevage ou polyculture élevage. Au final, 70% de la surface agricole utile française serait classée en zone vulnérable. Comme le souligne avec un euphémisme Laurent Roy, directeur de l'eau au ministère de l'Ecologie, "la problématique nitrates n'est pas seulement bretonne", après avoir souligné les progrès toutefois accomplis dans certains bassins.

 

Les mots des organisations agricoles sont forts. La Coordination rurale parle d'"un nouveau coup de boutoir contre le revenu et le moral des agriculteurs qui sont déjà au plus bas". La FNSEA dénonce les décisions "environnementales" qui vont "finir par faire un plan social de l'agriculture... sans le dire !". La Confédération paysanne estime, quant à elle, que cette décision "risque d'accentuer la forte incompréhension sur le terrain et n'apporte toujours pas de réponse cohérente au problème des nitrates".

Eviter une sévère condamnation de la France

"Voici le plan d'action que la France a «vendu» aux autorités communautaires pour éviter le scénario catastrophe d'une sévère condamnation et de lourdes sanctions financières : plus de 3.800 communes supplémentaires classées zones vulnérables avec toutes les contraintes que cela implique pour 63.000 exploitations", réagissent la FNSEA et Jeunes Agriculteurs. Il est vrai que la France a déjà été condamnéeen juin 2013 par la justice européenne pour désignation incomplète des zones vulnérables et reste sous le coup d'une nouvelle condamnation pour insuffisance des programmes d'actions applicables dans ces zones. Paris doit donc donner des gages aux autorités communautaires.

"Ces nouvelles extensions concernent essentiellement des zones de polyculture élevage. De nombreux paysans, qui ne l'ont pas prévu, auront donc à se mettre aux normes", réagit la Confédération paysanne. Dans sa présentation en conseil des ministres, Ségolène Royal a précisé que cette extension, effectivement destinée à répondre aux demandes de la Commission dans le cadre du contentieux "nitrates", est réalisée "en veillant à ne pas pénaliser l'activité des éleveurs qui (…) ont déjà fait beaucoup d'efforts". Avant d'ajouter : "les éleveurs bénéficieront des aides maximales possibles, au regard des règles communautaires, pour les mises aux normes". Sa directrice de cabinet, Elisabeth Borne, avait ajouté mercredi que les éleveurs bénéficieraient également des encouragements à la méthanisation.

"Bien que les financements dans les nouvelles zones soient réglementairement possibles, ils devraient se faire majoritairement par les aides à la modernisation du second pilier de la PAC, mis en œuvre par les régions", analyse la Confédération paysanne. Or, précise-t-elle, les programmes de développement rural des régions sont quasi bouclés et celles-ci n'ont pas dû prévoir ces financements supplémentaires. De plus, la plupart des arrêtés relatifs aux programmes d'actions régionaux viennent d'être signés. Laurent Roy a en effet annoncé mercredi que 18 des 21 arrêtés préfectoraux l'étaient et que l'ensemble le serait pour la fin août. "Faudra-t-il tout recommencer ?", interroge le syndicat agricole.

Tacle des organisations agricoles

Si les organisations agricoles se rejoignent dans leur réaction à cette annonce, elles ne manquent en revanche pas de se tacler quand elles analysent les raisons qui ont conduit la France à cette situation.

"Nous ne pouvons que dénoncer l'inertie des pouvoirs publics et du syndicat majoritaire qui, depuis la mise en œuvre de la directive européenne en 1991, n'ont pas voulu prendre le problème de la pollution par les nitrates à bras le corps", dénonce la Confédération paysanne. Le syndicat, défenseur d'une agriculture paysanne, estime que la réduction des pollutions agricoles, que ce soit d'ailleurs pour les nitrates ou les pesticides, ne pourra passer "que par des encouragements efficaces aux changements de pratiques".

Tout en dénonçant "un dogmatisme environnemental (…) plus compris à force d'être extrémiste", la FNSEA estime qu'"il est temps de penser autrement, de rouvrir un débat communautaire de fonds sur la directive nitrates et d'intégrer les bonnes pratiques et les innovations dans les programmes d'action".

La Coordination rurale qui, indique-t-elle, n'a jamais cessé de réclamer la révision de la directive nitrates et des normes phosphates, "se félicite de constater que la FNSEA rejoint désormais cette position". Et, estimant que la meilleure défense c'est l'attaque, demande au Gouvernement de... mettre en demeure la Commission d'enclencher la révision de la directive.

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Publié le 30 Juillet 2014

Réutilisation des eaux usées traitées : l'économie circulaire appliquée au domaine de l'eau

Nicolas Condom, dirigeant fondateur d'Ecofilae revient sur l'opportunité d'un développement de la réutilisation des eaux usées traitées en irrigation au regard des tensions sur l'eau et l'agriculture dans un contexte de réchauffement climatique.

Face à la demande d'une population mondiale et d'une agriculture irriguée croissantes, les ressources en eau sont aujourd'hui plus que jamais menacées et leur partage toujours plus complexe. Le dernier rapport du GIEC 2014 nous alarme, entre autres, sur la pression accrue sur les ressources disponibles dans le sud de l'Europe pour les prochaines décennies.

La France n'est pas épargnée par cette crise de l'eau et se doit d'opérer une mutation de son secteur de l'eau. Parvenir à associer efficacement usages et ressources, voici le challenge pour les multiples acteurs de la filière eau. La valorisation des eaux non-conventionnelles apparait alors comme un levier majeur pour créer de la valeur en élaborant des solutions durables et profitables.

A chaque usage de l'eau sa source adaptée : vers la notion de « goutte idéale' »

La France dispose de toutes les clés pour réussir cette transition. Référence mondiale dans le domaine du traitement, elle dispose du savoir-faire et des compétences techniques pour traiter et contrôler la qualité de ces eaux quelques soient les usages et les systèmes irrigués (cultures de plein champ et maraîchères, espaces verts, golfs…). Les fournisseurs de matériels d'irrigation, quant à eux, développent déjà les innovations nécessaires afin d'adapter leur matériel aux eaux usées traitées (tandis que les pratiques des irrigant permettent aussi une meilleure efficience).

La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) en irrigation nécessite de dépasser les schémas classiques d'assainissement et d'irrigation. La réflexion sur le traitement doit être menée depuis l'aval de la chaîne de l'eau et les eaux doivent être traitées en fonction de l'usage qui en est fait. Irrigants et traiteurs d'eau sont alors obligés de travailler en synergie et de rechercher le meilleur compromis, la ''goutte idéale',' et partager au mieux les bénéfices.

La « goutte idéale » c'est la garantie pour chaque contexte d'une filière technologique optimale et spécifique (qualité et quantité d'eau attendues, stockage, mode d'irrigation…). Elle doit également conduire à la rentabilité  des points de vue économique et social tout en préservant les risques sur la santé, l'agronomie et l'environnement.

Traiter l'eau avec excès tue la rentabilité des projets. A l'inverse, une mauvaise maitrise des risques conduirait à des échecs hypothéquant l'avenir de la REUT dans l'hexagone. Cette exigence à rechercher l'optimum est génératrice de créativité, d'innovation et permet d'élaborer des savoirs exportables à l'international, sésame pour se positionner sur des marchés concurrentiels.

Quantifier les bénéfices…

Les eaux usées domestiques sont riches en matière organique, en phosphate et en azote. Dans un contexte où l'agriculture est amenée à consommer de plus en plus d'intrants et où on se dirige vers une crise du phosphate, ces eaux peuvent contribuer à diminuer de près de 30% les apports en engrais (OMS, 2010). Assainir l'eau tout en conservant la matière et les propriétés nutritives agronomiques reste un des défis à relever.

L'île de Noirmoutier irrigue depuis plus de 30 ans ses terres agricoles à partir d'eaux usées traitées, créant ainsi une situation de bénéfices réciproques : les agriculteurs ont accès à une ressource bon marché et ont contribué à diminuer la pression sur la ressource en eau potable, alors que les rejets en eau dans le milieu naturel marin ont diminué.

… et maitriser les risques sanitaires et sociaux

Le risque sanitaire de contamination microbiologique peut être maîtrisé efficacement via des procédés de désinfection et un suivi régulier du risque épidémiologique. Les eaux de la station d'épuration de Clermont-Ferrand irriguées sur près de 1.400 Ha depuis près de 20 ans ans ont fait l'objet d'un suivi sur 3 ans et aucun problème de contamination n'a été recensé à ce jour.

Le rejet social est un risque inhérent à tout projet. Une enquête du Commissariat Général au Développement Durable fait apparaître, contrairement aux idées reçues, qu'une large majorité des Français (68 %) est prête à accepter de consommer des fruits et légumes arrosés avec des EUT tout en ignorant pour, pour la plupart, qu'ils le font déjà : fruits et légumes en provenance d'Espagne par exemple, sont souvent produits avec de l'EUT. Pour rendre compréhensible et acceptable la REUT, il est essentiel de mener des actions pédagogiques de sensibilisation auprès du public mais surtout auprès des décideurs.

Des golfs déjà en transition

Les golfs, acteurs majeurs au sein de certains territoires, souvent pointés du doigt pour leur consommation excessive en eau, ont pour 17 d'entre eux déjà trouvé l'alternative. La valorisation économique évidente et le faible nombre d'acteurs impliqués a permis de favoriser l'émergence de projets de REUT.

Le Golf de Sainte-Maxime irrigue ainsi depuis bientôt 10 ans 60 Ha de parcours à partir des eaux usées domestiques traitées par la station d'épuration de la ville. Il bénéficie ainsi d'une eau disponible toute l'année à un coût près de deux fois inférieur au coût de l'eau potable utilisée préalablement. La situation permet ainsi à la commune de réallouer l'eau potable à d'autres usages. Une analyse économique coûts-bénéfices menée en 2014 par l'IRSTEA et Ecofilae a montré que la valeur économique nette du projet était de plus de 3 M€

La réglementation révisée décuplera le nombre de projet de REUT

La réglementation mise en place en 2010 a bridé nombre de projets en France depuis 3 ans. L'aspersion, principal type d'irrigation en France, y était soumise à de fortes et coûteuses contraintes préalables à la mise en place de chaque projet.

La révision de l'arrêté du 2 août 2010 en date du 25/06/2014 et parue au journal officiel le 4 juillet 2014lève en partie ces contraintes et conserve des classes de qualité d'eau à respecter en fonction des types de cultures. De nombreux projets bloqués jusqu'alors devraient alors voir le jour dans les prochaines années.

La réglementation pour l'irrigation, une première étape vers la diversification vers des usages?

A l'instar des autres pays comme l'Espagne, l'Italie ou Israël, la REUT en irrigation doit ouvrir la voie à un encadrement d'autres usages comme le lavage des voiries ou la recharge de nappe (Cahier du Plan Bleu 11, 2012). La Tunisie réutilise déjà ses eaux usées pour la recharge de nappes souterraines, profitant ainsi au passage des pouvoirs épurateur des sols. Le premier maillon réglementaire est enfin en place en France, souhaitons que la suite s'enclenche très rapidement afin de permettre des filières multi-usages répondant aux besoins des territoires.

LA REUT est donc une opportunité unique pour réunir sur un territoire tous les acteurs de la filière eau (de l'exploitant à l'utilisateur final en passant par les irrigants) animés par le même objectif : créer de valeur économique avec une solution durable. Elle est sans nul doute un moteur largement sous-exploité pour alimenter des économies circulaires dans des contextes à fort déficit hydrique.

Avis d'expert proposé par Nicolas Condom, dirigeant fondateur d'Ecofilae

 

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Publié le 29 Juillet 2014

Assainissement non collectif : les bureaux d'études en colère

Eau | 16 juillet 2014 | Actu-Environnement.com

Le Syndicat national des bureaux d'études en assainissement (Synaba) affirme dans un communiqué ne pas exclure une action judiciaire pour "faire entendre son bon droit". L'objet de sa colère ? Le fait que des communes outrepassent leur compétence de contrôle sur les systèmes d'assainissement non collectif (ANC) pour exercer des prestations d'études et de conception.

Le syndicat dénonce le flou de la réponse apportée le 27 mai dernier par le ministère de l'Ecologie à la question écrite d'un député relative à cette problématique.

"Les Spanc [Services publics d'assainissement non collectif] peuvent aussi fixer des prescriptions techniques, notamment pour l'étude des sols ou le choix de la filière, en vue de l'implantation ou de la réhabilitation d'un dispositif d'ANC. Cela ne signifie pas que les Spanc soient autorisés à réaliser des études de conception (…)", y affirmait le ministère. Avant d'ajouter, citant un guide d'accompagnement des Spanc récemment publié : "le Spanc ne réalise jamais de projets ou d'avant-projets techniques pour le compte des propriétaires. Il assure une mission de conseil en amont du projet et de contrôle à différentes étapes de la mise en place et du fonctionnement de l'installation".

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Publié le 29 Juillet 2014

Direction régionale de l'environnement, 
de l'aménagement et du logement 
de Basse-Normandie 
Arrêté portant décision de l'autorité 
environnementale, après examen au cas par cas, en 
application des articles R.121-14-1 et R.121-16 du 
code de l'urbanisme pour le projet de mise en 
compatibilité du PLU de Saint Brice de Landelles dans 
le cadre de l'effacement des barrages de la Sélune 
LE PRÉFET DE LA RÉGION BASSE-NORMANDIE, 
Préfet du Calvados, 
Chevalier de la Légion d'honneur, 
Officier de l'ordre national du Mérite 
Vu la directive 2001/42/ CE du Parlement européen et du Conseil, du 27 juin 2001, relative à 
l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement ainsi que ses 
annexes; 
Vu le code de l'urbanisme, notamment les articles L.121.10, R.121-14, R.121-15 et R.121-16; 
Vu les pièces fournies en appui de la demande d'examen au cas par cas n0000585, relative à la mise 
en compatibilité du PLU de Saint Brice de Landelles dans le cadre de l'effacement des barrages de 
la Sélune, déposée par la préfète de la Manche et reçue le 10 juillet 2014 ; 
Vu la consultation de la directrice générale de l'agence régionale de santé le 16 juillet 2014 et sa 
contribution; 
Considérant les caractéristiques du projet d'effacement des barrages de la Sélune, faisant l'objet par 
ailleurs d'une étude d'impact en application de code de l'environnement, visant à : 
rétablir la continuité écologique de la Sélune ; 
atteindre le bon état de la masse d'eau dans le cadre de la directive cadre sur l'eau (DCE) ; 
gérer et limiter le flux de sédiments et le phasage des vidanges dans le cadre du démantèlement 
des barrages afin de ne pas avoir d'incidence notable sur les populations piscicoles et les 
espaces d'intérêt communautaire situé à l'aval du projet; 
• stocker sur les berges exondées des sédiments qui, en l'absence des barrages, auraient été 
susceptibles de s'y déposer à l'occasion de crues; 
renaturer les berges créées et limiter le risque de reprise, à l'occasion de crues, des sédiments 
pollués existants au sein des barrages; 
• créer des zones humides au droit du lit recréé de la Sélune permettant de remplacer les zones 
humides (9,1 ha sur 150 ha) identifiées comme disparaissant suite à l'effacement des barrages 
et compenser, par recréation, les mares situées sous les voûtes du barrage de Vezins; 
accompagner les collectivités locales dans les projets de reconversion de la vallée à l'issue de 
l'effacement des barrages; Considérant qu'à ce titre, la mise en compatibilité du PLU de Saint Brice de Landelles, lié à 
l'effacement des barrages de la Sélune, relève de l'article R.121-16 alinéa 4c du code de 
l'urbanisme qui soumet la mise en compatibilité à évaluation environnementale après un examen au 
cas par cas défini à l'article R.121-14-1 du code de l'urbanisme; 
Considérant que la mise en compatibilité du PLU de Saint Brice de Landelles vise à autoriser en zones 
naturelles (NL et Np), dans l'emprise maximale des retenues du Barrage de Vezins et de la Roche 
qui Boit et dans le cadre de l'opération d'effacement des barrages: 
les installations provisoires y compris les installations classées pour le concassage et le 
recyclage des matériaux et des stocks provisoires de matériaux; 
la construction de zones de stockage de sédiments; 
• les travaux de terrassements dans un objectif de remodelage des terrains et de gestion 
hydraulique; 
Considérant qu'au regard de l'ensemble des éléments fournis par le pétitionnaire et au vu de leurs 
caractéristiques et de leur localisation, les modifications réglementaires prévues dans le cadre de la 
mise en compatibilité du PLU de Saint Brice de Landelles liée à l'effacement des barrages de la 
Sélune ne devraient pas être susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement 
compte tenu des résultats de l'analyse faite dans l'étude d'impact des mesures indiquées comme 
mises en place par la maîtrise d'ouvrage à l'occasion des travaux; 
Article 1 er : 
ARRÊTE: 
En application de la cinquième section du premier chapitre du titre Il du livre premier du code de 
l'urbanisme (partie réglementaire), la mise en compatibilité du PLU de Saint Brice de Landelles dans le 
cadre de l'effacement des barrages de la Sélune n'est pas soumise à évaluation environnementale. 
Article 2 : 
La présente décision, délivrée en application de l'article R.121-14-1 du code de l'urbanisme, ne 
dispense pas des autorisations administratives auxquelles le projet peut être soumis par ailleurs, et se 
limite au périmètre de définition des travaux d'effacement des barrages définis dans l'étude d'impact 
produite en appui de la demande. 
Article 3 : 
Le présent arrêté sera publié sur le site internet de la préfecture de la région Basse-Normandie et sur le 
site internet de la DREAL Basse-Normandie. 
Fait à Caen, le 2 3 lml. 2014 
Pour le Préfet de la Région Basse-Normandie 
L'Adjointe au Secrétaire Général po les Affaires Régionales 

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Juillet 2014

Quel avenir pour la micro-hydroélectricité ? Analyse de trois stratégies dans les Alpes du Nord

Arnaud Brun, président et co-fondateur de la société Tenevia, présente les enjeux du projet Recharge.green destiné à évaluer le potentiel micro-hydroélectrique des Alpes du Nord.

Dans quelle mesure peut-on raisonnablement exploiter les sources d'énergie renouvelable ? C'est l'une des questions que se pose l'Institut de la Montagne depuis 2012, date de lancement du projet européen Recharge.green.

Créé en 1999 par le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIAT), l'Institut de la Montagne se positionne à l'interface entre la recherche et les politiques publiques. Son but est de mobiliser l'expertise scientifique et technique pour accompagner l'action publique ou privé, et encourager les échanges entre les chercheurs, les décideurs et les autres acteurs de la montagne. Dans le cadre du projet Recharge.green dont il est le seul partenaire français, l'Institut de la Montagne a souhaité participé à une réflexion collective sur le futur des énergies renouvelables dans les Alpes, en tenant compte de leurs impacts sur l'environnement.

Evaluer le potentiel économique et environnemental de la micro-hydroélectricité en montagne et son évolution dans le temps

Ayant décidé d'analyser plus particulièrement la problématique de l'utilisation de la micro-hydroélectricité, l'Institut de la Montagne a mené une étude hydrologique pour identifier le potentiel hydroélectrique de trois sites pilotes dans les Alpes du Nord françaises. L'Institut de la Montagne a confié cette mission à TENEVIA, dont l'approche proposée à l'avantage d'utiliser un modèle hydrologique spatialement distribué (semi-physique) qui permet notamment :

  • D'analyser de manière fréquentielle des événements hydrologiques extrêmes
  • De fournir des informations de débit, y compris sur des bassins versants non jaugés
  • De prendre en compte les usages anthropiques de la ressource en eau.

Cette approche permet aussi de déterminer et de prendre en compte des scenarii d'évolution climatique régionalisés.

Il est vrai aujourd'hui que le milieu des zones de montagne est particulièrement bien adapté au développement des potentiels énergétiques de l'eau, puisqu'on y trouve une géographie favorable (forts dénivelés), des besoins énergétiques très variables au cours de l'année du fait de l'activité touristique (besoins irréguliers avec de forts pics en hiver), et une météorologie spécifique conditionnant la production de manière saisonnière (neige en hiver). Quel impact aura alors le changement climatique sur la ressource en eau et sur le potentiel économique de la montagne ?

L'évolution des régimes hydrologiques des trois sites pilotes a donc été analysée, avec une projection à l'horizon 2050 et à l'horizon 2100. Globalement, l'étude montre que les effets d'un réchauffement climatique entraineraient une régulation importante des débits d'eau, tout en diminuant fortement la saisonnalité (une période d'enneigement moins marquée), impliquant un potentiel de production hydroélectrique plus régulier tout au long de l'année.

Rentabiliser les réseaux existants

Les sites pilotes ont été sélectionnés par l'Institut de la Montagne afin d'évaluer le potentiel économique de la micro-hydroélectricité gravitaire, tout en envisageant l'impact possible sur la ressource en eau. Chacun des sites choisis présentent un potentiel hydroélectrique qui s'appuie sur des systèmes différents :

  • La commune de Megève a mis en place une turbine disposée en sortie du réseau d'eau potable, qui produit de l'énergie à partir du trop-plein. Son potentiel est plutôt limité en période de forte fréquentation touristique, mais, elle permet malgré tout actuellement d'alimenter le palais des sports (piscine, patinoire,...) quasiment tout au long de l'année.
  • La station de Valloire a choisi quant à elle d'utiliser le dénivelé lors du transport des eaux usées de la commune vers la station d'épuration de Saint-Michel-de-Maurienne, 700 mètres plus bas, pour produire de l'énergie supplémentaire et s'adapter ainsi aux variations des besoins énergétiques, dépendant de l'affluence touristique.
  • Dans le Massif de Belledonne, une micro-centrale hydroélectrique a été mise en place sur le torrent du Vorz pour constituer une alimentation d'appoint à la commune de Saint-Agnès (38).

L'utilisation des infrastructures existantes liées à l'eau est un bon moyen d'optimiser une installation de manière rentable tout en restant dans l'optique d'un développement durable.

En théorie, les réseaux d'eau potable sont difficilement exploitables pour produire de l'électricité car ils fonctionnent en système fermé, pour des raisons sanitaires principalement. De plus, de nombreuses contraintes réglementaires visant à s'assurer la qualité de l'eau potable s'appliquent sur ces réseaux et en limite les exploitations. Mais de nouvelles technologies palliant ces contraintes sont en cours de développement, comme le concept Hydro-Force ou la solution développée par SAVE Ingénierie.

Les réseaux d'eaux usées sont aussi exploitables pour la production d'énergie à partir d'une turbine. Seuls quelques traitements sur l'eau y circulant sont à prévoir. La Suisse exploite depuis longtemps ce concept démontré rentable : à la centrale du Leysin par exemple depuis 1989 ou à la centrale de Verbier depuis 1993.

Les résultats complets de l'ensemble des études menées dans les Alpes dans le cadre du projet Recharge.green seront présentés lors de la conférence finale, prévue pour l'été 2015. L'objectif final du projet est d'aboutir à la mise en place de stratégies et d'outils d'aide à la décision pour le développement des énergies renouvelables (hydraulique mais aussi biomasse, éolienne, et solaire), au niveau régional ou local. Ce projet réunit 16 partenaires répartis dans 6 pays (Allemagne, Autriche, France, Italie, Slovénie, Suisse) qui comparent actuellement les coûts et les bénéfices des services rendus par les énergies renouvelables et les écosystèmes, tout en analysant les conflits d'intérêts potentiels.

Avis d'expert proposé par Arnaud Brun, président et co-fondateur de la société Tenevia

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Rédigé par jojo

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