Publié le 31 Décembre 2014

Bonjour,

J'ai le plaisir de vous convier à la réunion publique organisée par Les Amis du Barrage le

15 JANVIER 2015, 20h30, salle de l'Espace culturel à Isigny-le-Buat.

A l'ordre du jour:

- Un point sur la visite de Ségolène ROYAL du 4 Décembre 2013 et la réunion de travail à laquelle les ADB avaient été invités à participer;

- Les décisions prises par la Ministre et les propositions que nous envisageons de lui transmettre;

- Vos commentaires et suggestions.

Je vous espère nombreux et je vous souhaite une excellente fin d'année.

Cordialement,

John

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Publié le 31 Décembre 2014

Nouvel article sur OCE 2015

Pourquoi la restauration écologique des rivières produit-elle des échecs?

Le Pr Christer Nilsson (Nilsson et al 2014) nous a fait parvenir une intéressante étude de son groupe de recherche à l'Université d'Umel, Suède (département d'écologie et science de l'environnement). Le travail a consisté à examiner l'efficacité des opérations de restauration écologique menées sur des petites rivières boréales, en région finlandaise et suédoise. Pourquoi cet […]

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oce2015 | 21 décembre 2014 à 18 h 43 min | Tags: "checs de la restauration écologique, continuité écologique | Catégories: études diverses | URL: http://wp.me/p35qp1-mC

Pourquoi la restauration écologique des rivières produit-elle des échecs?

21 décembre 2014 par oce2015

Le Pr Christer Nilsson (Nilsson et al 2014) nous a fait parvenir une intéressante étude de son groupe de recherche à l’Université d’Umel, Suède (département d’écologie et science de l’environnement). Le travail a consisté à examiner l’efficacité des opérations de restauration écologique menées sur des petites rivières boréales, en région finlandaise et suédoise.

Pourquoi cet objectif de recherche ? Ch. Nilsson et ses collègues rappellent qu’un certain nombre d’études récentes ont questionné l’efficacité de la réponse biotique aux opérations de restauration morphologique. Ainsi Jähnig et al 2010 comme Palmer et al 2010 ont dressé des constats d’échec partiel sur les effets l’ingénierie hydromorphologique – par exemple, deux rivières seulement sur 104 qui montrent une réponse des macro-invertébrés.

Analyser la réponse des milieux dans le cas des cours d’eau scandinaves
Poursuivant dans cette veine d’analyse critique de la restauration des rivières telle qu’elle est incitée par certaines interprétations de la Directive cadre européenne sur l’eau 2000, les chercheurs scandinaves ont sélectionné 18 études de rivières présentant le même profil : jadis modifiées pour le flottage du bois, ces rivières ont ensuite été abandonnées à elles-mêmes, puis ont fait l’objet de restauration fonctionnelle. Leur environnement ne montre plus d’impact anthropique majeur.

Les facteurs pris en compte ont été la réponse abiotique (complexité / rugosité de l’écoulement vitesse de l’eau, capacité de rétention sédimentaire) et la réponse biotique (poissons, macro-invertébrés, végétation aquatique et rivulaire). Le temps de réponse du milieu allait de 1 mois à 24 ans dans ces études.

Résultat : la majorité des études constatent un effet abiotique c’est-à-dire un changement dans la dynamique et la morphologie (vitesse plus lente de l’eau, écoulements plus variés, rugosité plus forte du lit, etc.). Mais la réponse du vivant est beaucoup moins évidente : une seule étude sur 8 montre un résultat sur les invertébrés ; une sur 5 une réponse positive des populations piscicoles ; la végétation est un peu plus « répondante » avec 2 succès sur 4.

Pas de réponse consistante sur une période de 24 ans… 7 hypothèses
Et les auteurs de conclure : « Bien que les chenaux restaurés au nord de la Fennoscandie soit devenus plus larges avec une rugosité plus marquée et des vitesses d’écoulement moindres, la communauté biotique n’a pas montré de réponse consistante sur la période examinée de 24 ans« .

De manière très intéressante, Christer Nilsson et ses co-auteurs proposent à la communauté scientifique 7 pistes de travail pour analyser ces situations d’échec, en forme d’hypothèses non exclusives :
– les objectifs de restauration sont trop médiocrement définis,
– les facteurs limitants des populations cibles sont trop mal connus ou pris en compte,
– des méthodes standardisées de suivis et mesures n’ont pas été prévues (ou respectées),
– les espèces choisies ne sont pas représentatives / indicatives des communautés d’intérêt,
– des pools de population susceptibles de recoloniser le milieu n’étaient pas présents à taille critique,
– le temps écoulé depuis la restauration est trop court,
– le retour à l’équilibre biotique a déjà eu lieu (les populations présentes au moment de la restauration étaient à l’optimum des sites concernés).

Ces travaux sont passionnants pour la recherche comme pour les amoureux des rivières. Nous l’avons dit et répété ici : hydro-écologie, hydrobiologie et hydromorphologie sont encore des disciplines jeunes, qui ont beaucoup à apprendre comme à nous apprendre en vue de mieux respecter les équilibres des milieux naturels aquatiques.

La politique française de l’eau doit sortir de son dogmatisme
Mais on se permettra bien sûr une conclusion plus concrète sur la politique de l’eau. En effet, rappelons qu’outre les travaux cités dans cet article, les études montrant l’impact relativement faible du volet morphologique sur la volet biologique de qualité de l’eau s’accumulent désormais (voir ici Dahm et L 2013, Haase 2013 ou ici Van Looy 2014), et cela alors même qu’en France, les Agences de l’eau ont engagé un budget de plus de 2 milliard d’euros sur la restauration fonctionnelle des rivières. En particulier, le patrimoine hydraulique formé par des dizaines de milliers de seuils, chaussées et barrages de moulins est menacé aujourd’hui de destruction pure et simple, à la pelleteuse et au bulldozer. Cela pour des résultats écologiques manifestement non garantis, avec une probable non-atteinte des critères de qualité DCE 2000 (condamnation à venir de la France, comme déjà pour la directive nitrates) et au prix d’une incroyable perte de valeur en terme patrimonial, paysager et énergétique.

La Direction de l’eau et de la biodiversité du Ministère de l’Ecologie doit immédiatement réviser ses priorités sur les rivières si elle ne veut pas être tenue plus longtemps pour responsable de ce naufrage français en matière de qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Et toute restauration morphologique impliquant des destructions doit faire l’objet d’un moratoire, le temps que des analyses coût-bénéfice plus sérieuses soient menées sur ces questions. Après le dogme administratif, la cécité idéologique et la pression lobbyiste, place à la prudence, au doute et à l’enquête scientifiques dans un climat plus serein. Avec toujours à l’esprit les mesures les plus efficaces et les plus responsables pour améliorer l’état de nos cours d’eau.

Référence : Nilsson et al (2014), Riparian and instream restoration of boreal streams and rivers: success or failure?, Ecohydrology, doi: 10.1002/eco.1480

Illustrations : ©Nilsson et al 2014, extraits de l’article de recherche montrant quelques exemples des hydrosystèmes analysés.

Nilsson et al_Ecohydrology2014_preprint

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Publié le 31 Décembre 2014

Révision des SDAGE en 2015 : participez !

22 décembre 2014 par oce2015

Les SDAGE (schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) de 2009 fixent pour 5 ans les grands choix politiques et économiques sur l’eau, en particulier le classement des cours d’eau. Ils sont en cours de renouvellement en 2015 avec concertation du public du 19 novembre 2014 au 18 juin 2015, cela sur chacun des grands bassins versants hydrographiques (Seine-Normandie, Loire-Bretagne, Adour-Garonne, etc.).

Ils doivent être mis à jour et publiés au Journal officiel avant le 17/12/2015.

Le classement des cours prend en compte les objectifs de bon état écologique fixés par la DCE. La loi de transition énergétique prévoit que ce classement soit revu lors de la révision des SDAGE.

Vous pouvez lire cette page pour la présentation générale des consultations. Ensuite, il vous faut cliquer sur la carte, aller sur le site de l’Agence de l’eau de votre bassin et retrouver la bonne page, exemple ici en Seine-Normandie.
Nous conseillons vivement à toutes les associations, mais aussi à tous les particuliers riverains et maîtres d’ouvrage ainsi qu’à tous les élus, de déposer des avis sur les mesures à prendre.

Ces participations pourraient éventuellement permettre d’orienter (1) la politique de l’eau et témoigner des innombrables problèmes rencontrés en rivière depuis la LEMA 2006.

Les axes sur lesquels nous interpellons directement les Comités de bassin peuvent être les suivants:

  • prévoir un moratoire à effet immédiat sur la mise en œuvre des effacements dans le cadre de l’art L.214-17du Code de l’environnement tant que l’impact écologique ne soit pas scientifiquement probant,
  • considérer que le bon état chimique est plus important pour l’être humain en termes de santé publique ainsi que pour les espèces piscicoles ;
  • continuer à étudier le bon état écologique, mais avec des indicateurs multicritères plus robustes et des campagnes de mesure plus régulières,
  • étudier le risque à l’échelle de tous les bassins versants avant le moindre effacement d’ouvrage (risques milieux, biens et personnes liés aux changements globaux d’écoulement par cumul des actions locales sur les seuils, barrages et digues),
  • étudier les impacts sur le milieu halieutique,
  • réaliser l’ACA (analyse coût-avantage) sur les opérations de restauration écologique déjà menées sur chaque bassin afin d’optimiser à l’avenir la dépense publique des Agences,
  • étudier obligatoirement l’ACA sur les opérations prévues et votées (cela éviterait certainement d’oser dépenser 9 182 545€ pour quelques kilomètres de rivière dans l’Eure),
  • prévoir un changement de la politique de subvention avec soutien plus élevé et moins limitatif aux dispositifs de franchissement piscicole (au minimum 50% de subvention Agences sans condition sur les usages du seuil + complément Région), afin de sortir de l’iniquité totale qui prévaut aujourd’hui,
  • encourager financièrement le transit sédimentaire imposé par l’art L.214-17 du CE. Il nous semble logique de rendre éligibles tous les dispositifs favorisant ce transit (les sommes considérables dépensées depuis 7 ans sans impact significatif auraient permis de restaurer tous les vannages de France),
  • prévoir la valorisation du potentiel hydro-électrique dans le cadre de la transition énergétique et de l’aménagement des territoires ruraux,
  • prendre en compte l’ensemble des dimensions de la rivière, ce qui inclut outre l’énergie et l’écologie, le patrimoine, le paysage, les loisirs, les usages économiques,
  • envisager une transparence et une accessibilité totales à l’ensemble des données sur l’eau, à savoir les mesures (mises à jour) des volets chimique, physico-chimique, biologique et morphologique de la qualité des rivières.

Dans les prochains mois, participez et faites participer vos proches !

(1) nous avons une grande suspicion sur les résultats de ces sollicitations dites « démocratiques » :

  • Le crédit apporté aux remarques du public par rapport à la version officielle est proportionnel à la participation : extrêmement faible. L’incrémentation d’un facteur ne tient pas compte de la pertinence des propos mais du nombre de répétitions. Et quand le nombre est très important (900 000 indignations signées contre le chalutage profond), in fine, les lobbies conservent les rênes.
  • boycotter ces consultations plébisciterait par défaut la politique de l’eau : il faut donc participer.

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Publié le 31 Décembre 2014

PECHE.........PECHEURS...........L'UNPF ET LA FNPF OEUVRENT POUR LA PERENITE DE L'EXERCICE DE VOTRE PASSION EN 2EME CATEGORIE, DANS LE SUD MANCHE!!!
Voir ce lien relatif aux communiqués lancés par ces instances :
http://www.peche-manche.com/…/accue…/FNPFcpselune6122014.pdf

Alors que ces instances sont censées être neutres et représenter les pêcheurs de toutes catégories en eau douce, leurs dirigeants se font" juges et parties" dans le cadre du projet de renaturation de la vallée de la Sélune qui vient d'être suspendu par madame la ministre de l'écologie suite à son déplacement sur le site du barrage hydroélectrique de VEZINS-50. Celle-ci a pu écouter les citoyens locaux, en grande majorité opposée à ce projet et se rendre compte de la réalité des choses . De quel droit ces instances de la pêche, se permettent-elles de prendre en otage les milliers de pêcheurs qui pratiquent sur les deux seuls lacs du Sud Manche, sans au moins les consulter, prétextant qu'ils ont été élus pour les représenter? Non, au lieu de çà, ils vont s'associer avec des organisations écologiques et des associations de pêcheurs de saumons étrangères, faisant même fie au passage de l'avis des pêcheurs de saumons LOCAUX, qui eux savent que le saumon atlantique (mis en avant), est bien présent et qu'il va subir les conséquences de l'arasement des barrages, si ce projet est exécuté!
Que déduire de ces comportements, si ce n'est le fait de vouloir développer une pêche "élitiste", qui au passage est pratiquée par certains représentants de ces instances de la pêche?
Nous avons besoin de représentants de pêcheurs, pas de certains pêcheurs. L'eau doit être accessible à tous comme à présent, et le demeurer!!!
UN SEUL MOT D'ORDRE: EXIGER LA DEMISSION DES CES PERSONNES QUI NE SONT PAS DIGNES DE REPRESENTER LE SENTIMENT DES PECHEURS !!!

Pascal Leroy

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Publié le 30 Décembre 2014

Barrage de Sivens : cinq scénarios soumis à Ségolène Royal dans le cadre de la concertation

Amenagement | 22 décembre 2014 | Actu-Environnement.com

Cinq scénarios sont actuellement privilégiés par la mission pour le Tescou chargée, début septembre par Ségolène Royal, d'évaluer la qualité du projet controversé du barrage de Sivens dans le Tarn. C'est ce qui ressort d'un rapport consulté par La Dépêche du Midi.

Le document, titré "Conclusions de la mission pour le projet Tescou", n'est pas encore définitif, mais il a servi de base aux dernières consultations des parties prenantes à la concertation en cours qui se sont tenues le 19 décembre. A l'issue de ces échanges, Ségolène Royal a annoncé la tenue d'une dernière réunion avant le 10 janvier pour une publication du rapport autour du 20 janvier. Il reviendra alors au département du Tarn de trancher entre les différents scénarios.

Barrage, pompage dans le Tarn ou nouvelles retenues

Le premier scénario consiste à maintenir le projet tel quel, tout en reprenant les études d'impact, les procédures et le plan de financement pour répondre aux diverses critiques, notamment celles de l'Union européenne. La deuxième option étudiée est un redimensionnement du projet autour de 750.000 m3, contre le double dans le projet actuel. Dans cette hypothèse, le barrage pourrait soit être maintenu sur le même site, soit déplacé de 330 mètres en amont.

Le scénario 3 prévoit l'abandon du projet de barrage et la mise en place d'un pompage dans le Tarn en amont pour créer un débit de substitution.

Les deux derniers scénarios proposent de substituer au barrage plusieurs retenues. Le premier des deux envisage la construction de quatre retenues latérales, dont une sur le site retenu pour le projet initial, alimentées par pompage et mises en réseau. Le volume total de ces retenus serait de 750.000 m3, la mission ayant identifié un potentiel total d'un million de m3. Le dernier scénario repose sur des retenues collinaires. Il s'agirait alors de mieux utiliser les retenues existantes et d'en créer de nouvelles. L'objectif serait d'assurer un stockage supplémentaire de 650.000 m3.

Philippe Collet

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Publié le 30 Décembre 2014

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Publié le 21 Décembre 2014

Neuf communes face aux crues 20 décembre 2014 à 10h41 Comment lutter contre les inondations en Bretagne ? Existe-t-il une solution miracle ? Pour répondre à cette question, ravivée par les crues de l’hiver dernier, nous nous sommes intéressés dans le détail à neuf communes particulièrement exposées. Retour sur les dégâts, travaux déjà effectués, projets en cours, difficultés… A Morlaix, Quimper, Quimperlé, Landerneau, Châteaulin, Malestroit, Redon, Inzinzac-Lochrist et Pontivy. A chaque commune ses spécificités son plan et ses embûches un an après un phénomène pas si exceptionnel que ça. Accédez au long format.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/bretagne/bretagne-neuf-communes-face-aux-crues-19-12-2014-10468692.php?xtor=EPR-3-[quotidienne]-20141220-[article]&utm_source=newsletter-quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=newsletter-quotidienne

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Publié le 19 Décembre 2014

Conférence de la baie du Mont-Saint-Michel. La Région évincée ?

Ce vendredi 19 décembre 2014 a lieu une première réunion pour préparer la Conférence de la baie. La Région est fâchée. Elle n'a pas été invitée.

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Laurent Brauvais, le président de la Région Basse-Normandie n’y est pas convié.

Les parlementaires du Sud-Manche et les présidents des conseils généraux de la Manche et d’Ille-et-Vilaine auront sans doute oublié d’inviter les représentants de la Région Basse-Normandie à la réunion de préfiguration de la conférence de la Baie du Mont Saint-Michel qu’ils organisent demain vendredi 19 décembre.

Cette réunion de préfiguration ouvre, selon les organisateurs de la réunion, la concertation sur la gouvernance de la Baie. Elle vise ainsi à mettre en commun les initiatives prises en Manche comme en Ille-et-Vilaine sur les mesures de protection du Mont-Saint-Michel et le plan de prévention contre les risques de submersion marine.

Laurent Beauvais a adressé un courrier aux élus locaux du Sud-Manche et aux élus à l’initiative de cette réunion de préfiguration.

La collectivité régionale participera à la première réunion de la conférence de la Baie du Mont-Saint-Michel que les services de l’Etat doivent organiser dès le mois de janvier. Dès lors,“pourquoi nous mettre de côté ? ” se demande Laurent Beauvais.

pascalebrassinne

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Publié le 19 Décembre 2014

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Publié le 18 Décembre 2014

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