Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Publié le 30 Novembre 2015

Guénhaël Huet

19 h ·

Consultation populaire organisée par les amis des barrages
Résultat: plus de 19000 votants et plus de 99 pour cent en faveur du maintien des barrages
Cette expression massive,contrôlée et validée par un huissier de justice, sera très prochainement communiquée à Ségolène Royal
Qu'en pensent les adversaires des barrages et tous ceux qui ont essayé de bâillonner la démocratie?

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 30 Novembre 2015

Un reportage dans lequel notre basse Normandie, est concernée.

Déjà vu, mais peut-être à revoir… ! Au minimum, à méditer en pensant aux « menaces » sur nos Barrages !!!!!

Bonne semaine

L. Gontier

https://player.vimeo.com/video/105732886

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 30 Novembre 2015

La redevance d'assainissement est due même en l'absence de station d'épuration

Eau | 27 novembre 2015 | Laurent Radisson

Par une décision du 29 octobre 2015, la Cour de cassation a jugé que l'usager d'un réseau d'assainissement était redevable de la redevance même si ce réseau déversait ses eaux directement dans une rivière, sans traitement collectif.Le demandeur estimait que la simple collecte des eaux usées par un réseau d'eaux pluviales ne pouvait recevoir la qualification de service public d'assainissement en l'absence de traitement des eaux usées par la collectivité. Et qu'il n'était donc pas redevable de la...

La suite de cet article est réservée à nos abonnés ou en achat à l'acte

Abonnez-vous pour un accès illimité
A l'occasion de la COP21, bénéficiez de 21 % de remise sur votre abonnement annue
l

Déjà abonné ? Identifiez-vous pour consulter l'article

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 28 Novembre 2015

 

Idée reçue: "Les opérations de restauration écologique et morphologique de rivière ont toujours de très bons résultats"

La cause est entendue : seuls l'égoïsme, le conservatisme et l'obscurantisme des riverains, des propriétaires d'ouvrages hydrauliques, des collectivités empêcheraient d'atteindre le bon état écologique dans la moitié des masses d'eau où il est supposé être dégradé par la morphologie. Corrélativement, les opérations de restauration des cours d'eau menées par le gestionnaire montreraient toujours d'excellents résultats, et seraient "sans regret". C'est inexact, et l'obscurantisme en ce domaine n'est pas forcément où on le croit. Depuis une dizaine d'années, il existe une abondante littérature scientifique internationale de retour critique sur les opérations de restauration écologique en rivière. Elle est souvent sévère dans ses conclusions. Voici deux ou trois choses que ne vous diront jamais les Agences de l'eau, ni l'Onema ni la Direction de l'eau au Ministère de l’écologie. Et encore moins vos syndicats de rivière.

Les opérations dites de restauration écologique (ou morphologique) des rivière sont de nature très diverse : augmentation de débit, continuité latérale ou longitudinale (dont effacement de seuils, barrages et digues), stabilisation ou aménagement de zones tampons de berge, enrochements et création de radiers, reméandrage, élargissement du lit, création d'annexes hydrauliques, management de la végétation rivulaire. Ces opérations représentent aujourd'hui 10 à 20% des budgets quinquennaux de programmation des Agences de l'eau, soit une dépense de l'ordre d'un demi-milliard d'euros par an si l'on ajoute la contribution des particuliers et collectivités aux travaux programmés. Le Plan de restauration de la continuité écologique (2009) puis le classement des rivières (2012-2013) ayant induit l'obligation d'aménager tous les seuils et barrages en zones désignées par l'administration, les travaux dits de continuité écologique représentent désormais le plus gros des dépenses en France.

Ces diverses interventions en rivière partent du principe que le compartiment de la morphologie serait un déterminant fort du bon état écologique et chimique des rivières, outre l'intérêt particulier que représente la circulation de certaines espèces migratrices. Modifier les faciès, les substrats et les écoulements de la rivière permettrait d'atteindre une réponse rapide des populations biologiques (poissons, invertébrés, diatomées, macrophytes, phytobenthos) et une amélioration de la physico-chimie du milieu aquatique. Plus précisément, car toutes ces considérations se tiennent dans un cadre normatif et réglementaire, nous pourrions atteindre par la restauration morphologique le "bon état" des eaux qu'exige la Directive cadre européenne 2000 (DCE 2000).

De nombreux travaux scientifiques pointent les incertitudes et limites des opérations de restauration
En raison d'une évolution de leur législation sur l'eau datant du début des années 1970 (Clean Water Act 1972, Endangered Species Act 1973), les Etats-Unis ont été pionniers dans l'expérimentation de la restauration des rivières. Sans surprise, c'est donc aux Etats-Unis qu'apparaissent des premiers bilans critiques dans les années 2000.

Dans un article très cité de la littérature, Margaret Palmer et ses collègues (dont le laboratoire est un des plus actifs sur le sujet) ont souligné que la restauration écologique des cours d'eau est un outil de plus en plus apprécié des gestionnaires, et que des milliards de dollars (aux Etats-Unis) sont dépensés pour les rivières et fleuves depuis les années 1980. Mais ils pointent le défaut manifeste de suivi scientifique, de protocole normalisé de mesure et d'accord entre experts sur la définition d'un succès écologique. Sans l'adoption de standards partagés, il n'y aura pas de progrès dans la pratique de restauration écologique (Palmer et al 2005). Dans un travail ultérieur, les chercheurs ont analysé le présupposé central des opérations de restauration écologique de rivière selon lequel l'hétérogénéité des habitats (facteur morphologie) régule la biodiversité. Après analyse de 78 opérations des restauration menées par 18 groupes indépendants, il ressort que 2 seulement permettent de conclure de manière robuste à une amélioration significative de la biodiversité (analyse des macro-invertébrés) (Palmer et al 2010). Une synthèse ultérieure de la littérature montre que la restauration de rivière est une pratique ayant connu une croissance exponentielle depuis quelques décennies, mais n'ayant pas évalué ses propres objectifs ni leur succès, soit individuellement soit cumulativement. Si les chenaux traités ont moins d'incision et plus de sinuosité que les chenaux dégradés, les facteurs physiques, chimiques et hydrologiques responsables de la perte des taxa d'intérêt à l'échelle du bassin versant ne sont pas traités pour autant (Bernhardt et Palmer 2011).

Dans la plus récente synthèse du laboratoire de MA Palmer et du National River Restoration Science Synthesis (NRRSS, plus de 37.000 projets en base de données), il est souligné que sur les 644 projets permettant une estimation quantitative de résultats, ces derniers sont "encore décevants" : la morphologie est certes modifiée (ce qui est l'objet primaire de l'intervention), mais une (faible) minorité de projets aboutit à des résultats tangibles sur la qualité sur l'eau, sur la hausse de biodiversité ou sur les paramètres biologiques, beaucoup de travaux ne montrant aucune amélioration sur ces compartiments (Palmer et al 2014). (Cliquer l'image ci-dessous pour élargir)

Toujours aux Etats-Unis (côte Atlantique), l'analyse de 5 mesures de qualité biologique pour les poissons et les macro-invertébrés entre des sites urbains ayant connu une restauration morphologique, des sites urbains non restaurés et des sites naturels en bon état écologique permet d'observer que les sites restaurés et non-restaurés ne présentent pas de différence significative de qualité. Cela amène les chercheurs à conclure qu'il faut radicalement changer d'approche en travaillant sur les facteurs de dégradation à échelle du bassin versant (Stanrko et al 2012). Une autre analyse de l'effet des suppression de petits barrages sur la végétation rivulaire, les poisons, les macro-invertébrés, les moules et la dynamique des nutriments permet de discerner deux trajectoires : une restauration totale des écosystèmes, qui reste "improbable dans beaucoup de cas" et demande diverses échelles de temps selon les groupes concernés ; une restauration partielle tenant au fait qu'il existe d'autres impacts sur le bassin versant ou que les barrages ont modifié durablement l'équilibre local. Gestionnaires et chercheurs devraient étudier avant tout effacement de barrage le potentiel réel de restauration afin d'évaluer correctement le bénéfice écologique pour chaque communauté de l'écosystème (Doyle et al 2005)

Les travaux européens sont également nombreux. La DCE 2000 impose l'atteinte du bon état écologique des rivières, ce qui implique de connaître la réponse des communautés aquatiques après les mesures de restauration. Analysant les typologies de masses d'eau (rivières, lacs, eaux de transition et côtières), des chercheurs remarquent que peu d'études répertorient les connaissances écologiques nécessaires au succès des opérations d'amélioration des milieux. Les facteurs majeurs de dégradation sont la croissance de population humaine, ainsi que les changement d'usage des sols et des eaux. Les points critiques pour la restauration sont souvent le manque de données, le fait que ces données sont spécifiques (à un site, un ensemble d'organismes, une période de temps), le délai très variable d'effet des opérations de restauration (Verdonschot et al 2013).

En Allemagne, des chercheurs ont étudié 46 projets de restauration de rivières à la lumière de l'influence amont sur le bassin versant. Trois critères sont pris en compte, l'état des berges, la qualité physique de l'habitat sur différentes longueurs de linéaire amont, l'usage des sols sur l'ensemble des bassins versants. Les indicateurs de réponse biologique concernent les macrophytes, les macro-invertébrés et les poissons. Leur résultat : l'influence du bassin amont est prépondérante par rapport aux amélioration locale des sites ou des tronçons. Poissons et invertébrés répondent au maintien des forêts en amont, et la qualité physique de l'habitat sur les 5 km au-dessus de la restauration présente un fort lien avec la bonne santé biologique. Leur conclusion : une restauration écologique de site court un grand risque d'être un échec si le bassin versant amont est toujours dégradé (Lorenz et Feld 2013).

Les opérations visant à restaurer des habitats pour salmonidés sont fréquentes en Finlande, mais leur suivi scientifique est pauvre, et plus pauvre encore pour les espèces qui ne sont pas directement visées par la restauration. Une analyse before-after-ontrol-impact (BACI) à 3 ans avant / 3 après et une étude témoin à 20 ans montrent que l'impact de la restauration des habitats sur les communautés d'invertébrés est faible, et parfois négatif. Ce résultat peut s'expliquer en partie par les caractéristiques propres des cours d'eau finnois. Néanmoins, les chercheurs insistent sur la nécessité d'une analyse plus rigoureuse de la biodiversité en cours d'eau ou rives restaurés (Louhi et al 2011).

Pour évaluer l'efficacité des opération de restauration morphologique, les chercheurs scandinaves ont sélectionné 18 études de rivières présentant le même profil. Les facteurs pris en compte ont été la réponse abiotique (complexité / rugosité de l'écoulement vitesse de l'eau, capacité de rétention sédimentaire) et la réponse biotique (poissons, macro-invertébrés, végétation aquatique et rivulaire). Le temps de réponse du milieu allait de 1 mois à 24 ans dans ces études. Résultat : la majorité des études constatent un effet abiotique c'est-à-dire un changement dans la dynamique et la morphologie (vitesse plus lente de l'eau, écoulements plus variés, rugosité plus forte du lit, etc.). Mais la réponse du vivant est beaucoup moins évidente : une seule étude sur 8 montre un résultat sur les invertébrés ; une sur 5 une réponse positive des populations piscicoles ; la végétation est un peu plus "répondante" avec 2 succès sur 4 (Nilsson et al 2014).

Le décalage entre les attentes théoriques (comme la réponse aux effacements de barrages) et les résultats concrets peut être particulièrement long, et complexe. L'analyse de deux petites rivières autrichiennes où des barrages ont été effacés depuis le début du XXe siècle montre que la réponse géomorphologique n'est pas conforme aux résultats modélisés, parce que de nombreux autres aménagements discrets de berges ou de lits sont survenus (Pöppl et al 2015). Cela pose évidemment la question des limites de l'ingénierie écologique par rapport aux usages de la rivière, lorsque cette ingénierie entend renaturer ou restaurer des fonctionnalités.

En France, des chercheurs ont analysé 44 projets de restauration des rivières incluant une procédure d'évaluation. Leurs résultats montrent que la qualité de la stratégie d'évaluation reste souvent trop pauvre pour comprendre correctement le lien entre projet de restauration et changement écologique. Dans de nombreux cas, les conclusions tirées sont contradictoires, rendant difficile de déterminer le succès ou l'échec du projet de restauration. Les projets avec les stratégies d'évaluation les plus pauvres ont généralement les conclusions les plus positives sur les effets de la restauration. Recommandation des chercheurs : que l'évaluation soit intégrée très tôt dans le projet et qu'elle soit fondée sur des objectifs clairement définis (Morandi et al 2014).

Une méta-analyse de  69 publications scientifiques (91 projets) et 64 bases de données non publiées en Europe montre que les opérations de restauration morphologique ont en moyenne des effets positifs sur l'abondance et la diversité de certains peuplements, mais les résultats sont très inégaux : les végétaux (macrophytes) ont une réponse 3 à 4 fois plus forte que les animaux (poissons, invertébrés) ; environ un tiers des opérations ont des effets négatifs à nuls ; les résultats positifs tendent à décliner dans le temps ; d'autres prédicteurs comme les usages agricoles des sols limitent les bénéfices ; le substrat sédimentaire du lit a un impact conséquent sur la réponse des poissons (Kail J et al 2015).

Autre point d'inquiétude : l'absence de lien entre la restauration écologique et l'atteinte des objectifs obligatoires de la DCE 2000. Une équipe de chercheurs allemands a étudié 24 tronçons de rivières ayant bénéficié d’une opération de restauration morphologique, et a testé le résultat directement en fonction des critères de qualité de la DCE (les indicateurs objectifs du rapportage à l’Union européenne). On observe un effet sur les populations de poissons (dans 11 cas sur 24, soit une minorité d’expériences), mais rien de notable sur les populations de macrophytes et macro-invertébrés. Conclusion la plus remarquable : une seule opération de restauration écologique sur 24 permet d’arriver au bon état écologique au sens de la DCE, soit un taux d’échec conséquent montrant que l’hydromorphologie n’est probablement pas au cœur des enjeux les plus urgents de qualité des rivières au sein de l’Union européenne (Haase P et al 2013).

Une partie de la recherche s'intéresse aussi aux représentations qui entourent les opérations de restauration de rivière. Le succès de la restauration écologique est aussi affaire de perception : objective quand il s'agit de paramètres quantifiés (mesures de qualité) ; subjective quand on parle d'esthétique du paysage ou de valeur récréative. Après étude de 26 projets de restauration en Allemagne, on constate que si les paramètres morphologiques sont améliorés, les résultats sur les populations de poissons ou les invertébrés benthiques sont moins probants. Ainsi, 40% des répondants à leur enquête admettent que le succès est une affaire de goût, et 45% seulement des objectifs de la restauration sont l'objet d'une mesure. Ce manque de mesure objective implique pour les chercheurs une incapacité à évaluer l'efficacité réelle des interventions morphologiques (Jähnig SC et al 2011)

La suppression des barrages en particulier peut être motivée par la sécurité, la réglementation, l'écologie ou l'économie. Mais ces opérations sont controversées. L'analyse de 17 projets en Suède montre  que trois critères sont à prendre en considération dans l'opposition aux effacements : le financement, les valeurs historiques ou culturelles, les espèces mises en danger. Toutes les parties prenantes doivent être associées et informées, des solutions de compromis étant souvent l'issue de choix (Lejon AGC et al 2009). Deux chercheuses suédoises ont également analysé les débats autour de la suppression des barrages dans quatre villes de leur pays (Alby, Hallstahammar, Orsa et Tallaesen). Leur principale conclusion est que l'opposition à l'effacement des ouvrages hydrauliques ne résulte pas d'un manque de connaissances, c'est-à-dire d'une ignorance sur les effets environnementaux. Plus simplement, les gens ne valorisent pas la même chose : les partisans de l'effacement accordent une grande importance au retour de rivières naturelles,  ce qui inclut aussi l'intérêt pour certaines formes de pêche ; les opposants apprécient la dimension esthétique et historique des barrages, ainsi que les activités rendues possibles par leurs retenues (Joergensen D et Renoefält B 2013).

Les chercheurs donnent des pistes, mais la programmation administrative est loin (très loin) d'appliquer leurs idées
Au terme de cette revue rapide, on voit que le bilan des opérations de restauration morphologique et écologique en rivière est loin d'être aussi brillant que ne l'affirment les gestionnaires dans leur communication vers les élus et le public.

Plusieurs pistes de travail ont été proposées pour comprendre les limites ou les échecs:

  • objectifs de restauration trop médiocrement définis;
  • facteurs limitants des populations cibles trop mal connus ou pris en compte ;
  • manque d'évaluation croisée des différentes échelles spatiales (site, tronçon, bassin versant) ;
  • méthodes standardisées de suivis et mesures non prévues (ou non respectées) ;
  • espèces choisies non représentatives / indicatives des communautés d'intérêt ;
  • pools de population susceptibles de recoloniser le milieu non présents à taille critique ;
  • temps écoulé depuis la restauration trop court ;
  • retour à l'équilibre biotique local déjà réalisé (populations présentes au moment de la restauration à l'optimum des sites concernés).

A la question purement biologique et morphologique s'ajoute la nécessité de prendre en compte les avis des parties prenantes compte tenu de la diversité des représentations de la rivière, dont découle une diversité d'appréciation de la réussite ou de l'échec des opérations de restauration.

Malheureusement, entre ces analyses de la recherche scientifique et la réalité de terrain, il y a actuellement un gouffre. On l'observe en particulier dans les mesures de continuité écologique, qui préemptent une large part des budgets de restauration de rivière en France. Que voit-on dans la pratique?

  • Les outils de programmation (SDAGE, SAGE) ne disposent pas de toutes les mesures descriptives de qualité écologique et chimique, et ils se contentent d'une approche phénoménologique partielle (listes d'impacts juxtaposés) sans modélisation dynamique des bassins versants;
  • les priorités d'action sont définies de façon administrative dans d'opaques commissions techniques des Agences de l'eau (ou à la Direction de l'eau du Ministère), et non par la recherche scientifique appliquée à des bassins versants, selon des méthodes rigoureuses et des démarches ouvertes à la critique par les pairs (comme à l'analyse par les parties prenantes);
  • les arrière-plans épistémologiques ne sont pas clairs ni toujours formalisés et justifiés, avec certains acteurs inscrits dans une logique conservationniste (restaurer une supposée intégrité biotique du milieu non perturbé) et d'autres engagés dans une approche fonctionnaliste (travailler sur des mécanismes de résilience ou d'efficience de fonctions écologiques);
  • la réalisation des programmes sur le terrain est souvent le fait d'opportunités politiques (un maître d'ouvrage consentant, une opération voulue par un élu) et non d'enjeux écologiques priorisés;
  • on assiste à diverses aberrations (des suppressions de seuils très modestes dans des rivière à indice poisson rivière de bonne qualité et sans enjeu grand migrateur) démontrant l'absence claire de hiérarchisation des dépenses et d'intelligence globale dans la gestion du dossier;
  • le suivi scientifique de l'opération est soit inexistant (majorité des cas), soit limité à un comportement (souvent halieutique), la communication sur le suivi se limite à l'autocongratulation satisfaite et peu crédible, en contraste avec le contenu de la littérature scientifique;
  • l'analyse coût-bénéfice ou coût-efficacité n'est presque jamais menée, on dépense l'argent public sans même s'interroger sur l'effet réel obtenu et les alternatives pour obtenir un effet similaire;
  • le même argent public abonde les caisses de bureaux d'études privés qui multiplient les travaux d'analyse sur site, mais avec des méthodologies variables et des enjeux spatiaux très limités, de sorte que cela n'apporte rien de tangible à nos connaissances dans l'immense majorité des cas;
  • la recherche académique, disposant de nombreux laboratoires de qualité en France (Onema, Irstea, CNRS, IRD, Museum d'histoire naturelle, universités…), est très insuffisamment financée et mobilisée au plan fondamental et appliqué, alors qu'il existe un besoin manifeste d'outils de modélisation des écosystèmes aquatiques (mais aussi de compréhension plus fondamentale des déterminants d'évolution des milieux, de multidisciplinarité avec intégration des sciences humaines et sociales, etc.);
  • la "démocratie de l'eau" est souvent brandie, mais presque jamais réalisée (soit que l'on ne concerte pas, soit que la concertation se résume à l'imposition d'une mesure décidée à l'avance sans prise en compte des avis des parties prenantes).

Remettons donc les idées à l'endroit : les sciences de la rivière sont encore jeunes, nos connaissances sont en cours de construction et nos modèles sont très imparfaits, quand ils existent. La très grande variabilité des situations locales et la très grande complexité des mécanismes d'évolution des milieux aquatiques interdisent de laisser croire qu'il existe des solutions éprouvées au succès toujours garanti. L'examen critique des opérations de restauration écologique / morphologique de rivière conclut souvent à un bilan sévère : manque de sérieux dans la préparation et le suivi, nombreux effets faibles, nuls et parfois même négatifs des actions engagées, inexistence des analyses coût-bénéfice et coût-efficacité, absence de modélisation aux bonnes échelles spatiales-temporelles, défaut de prise en compte des parties prenantes, dépense d'argent public sans garantie d'atteindre des objectifs réglementaires comme ceux de la DCE 2000, urgente nécessité d'une hausse de qualité dans la programmation des interventions. A la lueur de ces travaux, il convient de poser à plat certains réformes en cours, notamment les plus coûteuses et les plus contestées comme l'effacement ou l'aménagement systématique de dizaines de milliers de seuils et barrages, sans réelle garantie de résultat malgré les importants coûts publics et privés engagés.

A lire en complément

Illustrations : en haut, tableau extrait de Palmer et al 2014, DR ; en bas, effacement de barrage dans le Connecticut, US Fish & Widlife Service, DR. Les Etats-Unis ont été pionniers de certaines opérations de restauration en rivière (voir cet article), ils sont aussi pionniers dans le retour d'analyse critique des effets obtenus.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 28 Novembre 2015

QUIZ : Quiz spécial COP21

Score : 1

3/7

Quelle ville d'Amérique du Nord affiche la plus faible empreinte carbone par habitant ?

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 27 Novembre 2015

A Ponts, vidange de l'étang de Fumeçon

...
photo a ponts, sur la départementale 175, les travaux de terrassement vont commencer. les engins sont déjà au travail.10

A Ponts, sur la départementale 175, les travaux de terrassement vont commencer. les engins sont déjà au travail. © Mauricette Guittard

C'est à Ponts que commencent les travaux de contournement de Marcey-les-Grèves. L’étang de Fumeçon est vidangé et ses poissons pêchés.

Les travaux de contournement de Marcey-les-Grèves vont débuter lundi 30 novembre. Ce vendredi, à Ponts, près d'Avranches, l’étang de pêche René-Forget, mieux connu sous le nom de Fumeçon, est vidangé. Une vidange effectuée sous le contrôle de la fédération de pêche.A quelques centaines de mètres de là, l’autre étang du secteur, géré par la fédération de chasse et sa Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage, est, lui aussi, vidangé. Hérons, cormorans, canards, chevreuils et autres ragondins sont priés de quitter les lieux.

Pêche à l'aigrette 

La vidange des deux étangs a commencé il y a trois semaines. Aujourd'hui, vidange et pêche. « On va récupérer principalement, voire exclusivement, des carnassiers et des poissons blancs. »Gardons, carpes, truites sont pêchés à l’aigrette, une pêche électrique sans danger pour le poisson dès lors qu’il est sorti de l’eau et soustrait du champ électrique. « L’électricité agit sur leur système nerveux. Les poissons, anesthésiés, remontent à la surface. On les récupère à l’épuisette, on les sort de l’eau, on les met dans des bacs de décantation puis on les transfère dans d’autres étangs. » 

Zone humide

L’étang de Fumeçon n’est pas rayé de la carte. A terme, l’Amicale des pêcheurs à la ligne de l’Avranchin retrouvera son étang, dont les trois-quarts auront été creusés dans le prolongement du plan d’eau d’aujourd’hui. Par contre, l’étang de la Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage, ne sera pas remplacé. Il laissera la place à à une vaste zone humide, zone tampon des inondations de la vallée de la Guérinette. Comme toute zone humide qui se respecte, la faune sauvage y sera la bienvenue.

par Mauricette GUITTARD;.   Ouest-France 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 27 Novembre 2015

Ressources en eau : le Riob rappelle l'urgence de collaborer dans la gestion des bassins transfrontaliers

Le Réseau international des organismes de bassin (Riob) a publié, en partenariat avec la Commission économique pour l'Europe des Nations Unis (Unece), un ouvrage sur l'eau et l'adaptation au changement climatique dans les bassins transfrontaliers. En 141 pages, il se focalise sur les leçons à retenir et les bonnes pratiques. Le Riob souligne qu'il est "urgent d'engager tout de suite des mesures d'adaptation dans la gestion des bassins, notamment transfrontaliers", et ce dans le cadre des plans pluriannuels de gestion des bassins des fleuves, rivières, lacs et aquifères nationaux et transfrontaliers. Il s'agit notamment de développer une "forte coopération entre les pays riverains", tout en "dépassant les frontières physiques, politiques et institutionnelles multiples, et en s'ouvrant à tous les secteurs d'activités liés à l'eau".

Le Riob propose ainsi 63 "leçons" divisées en quatre chapitres : le contexte et le processus, l'étude d'impact et l'évaluation de la vulnérabilité dans les bassins transfrontaliers, la mise en place de mesures d'adaptation, et enfin le suivi et l'évaluation des actions d'adaptation. Ces recommandations se basent sur 58 études de cas réparties à travers le monde, qu'il s'agisse du Rhin, du bassin du Zambèze, du Mékong, du fleuve Colorado ou encore de la Mer morte.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2015

Classée pour ses paysages viticoles surplombant le Danube, la Wachau, en Autriche, pensait devoir rester à l'écart des énergies vertes. Mais une nouvelle technologie, l'hydrolienne fluviale, promet aux zones protégées ou éloignées d'accéder à l'électricité renouvelable sans dénaturer l'environnement.

Dans cette région à l'ouest de Vienne classée par l'Unesco en 2000, "les éoliennes sont exclues et la pose de panneaux solaires est strictement réglementée", rappelle Andreas Nunzer, président de la communauté de communes de la vallée.

"Mais nous avons trouvé comment contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique sans toucher à notre cadre de vie", se félicite-t-il.

La solution ressemble à une sorte de sous-marin de 6 tonnes, muni d'une turbine et pouvant développer de quoi couvrir les besoins annuels en électricité de plus de 250 personnes: une hydrolienne fluviale.

"Nous avons obtenu toutes les autorisations pour en immerger neuf et nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous n'attendons plus que la production en série", souligne l'élu, maire de la commune de Spitz.

Fruit de dix ans de recherches de la start-up autrichienne Aqua Libre, cette hydrolienne est invisible car elle flotte sous la surface de l'eau, avec simplement un point d'ancrage au fond du fleuve.

Fritz Mondl, co-président de la start-up Aqua libre, pose à côté d'une hydrolienne fluviale à Vienne le 12 novembre 2015© Fournis par AFP Fritz Mondl, co-président de la start-up Aqua libre, pose à côté d'une hydrolienne fluviale à Vienne le 12 novembre 2015

"Il y a 40 ans, on s'est battu avec succès pour empêcher la construction d'un barrage hydro-électrique: heureusement car aujourd'hui nous vivons du tourisme. Là, il s'agit d'un équipement qui n'altère pas l'environnement", souligne Christian Thiery, propriétaire d'un hôtel-restaurant de luxe dans la commune voisine de Dürnstein, qui en a commandé un exemplaire à titre privé pour alimenter son établissement de 100 lits.

Après la mise au point de trois prototypes de 40 à 80 kW et plus de 35.000 heures d'essais en conditions réelles dans le Danube, la production en série de cette hydrolienne doit commencer "courant 2016", assure Fritz Mondl, co-président d'Aqua Libre.

- 'Pas de complications écologiques' -

Seule source d'énergie verte produisant 24h/24 sans nécessiter d'infrastructure lourde, l'hydrolienne fluviale atteint à ce titre le Graal des énergies renouvelables.

Une poignée d'autres sociétés en Europe et en Amérique du Nord en développent elles aussi.

"Le marché est évalué à 15 milliards d'euros sur dix ans dans le monde", affirme Jean-François Simon, PDG de la société française HydroQuest, qui a déjà installé deux hydroliennes en Guyane française et à Orléans (centre de la France) et qui, comme Aqua Libre, est au seuil de la production en série.

Deux fabricants de micro-unités (5 kW), le québécois Idénergie et l'allemand Smart Hydro, revendiquent de leur côté déjà respectivement 16 et 53 ventes.

Tous les fabricants ont dû résoudre plusieurs défis technologiques, notamment la gestion des corps flottants qui risquent d'abîmer ou d'entraver la turbine, mais aussi l'optimisation du rendement du générateur grâce à de l'électronique de pointe.

Ces défis techniques et la puissance modeste des engins, qui n'excède pas les 80 kW, expliquent pourquoi le développement des hydroliennes est resté confiné aux PME, selon M. Simon.

"En dessous de 1 MW (1.000 kW), les grands groupes ne sont pas intéressés. Mais les hydroliennes ont vocation à fonctionner par fermes de plusieurs dizaines d'unités et surtout, elles permettent d'accéder à des gisements hydro-électriques inutilisés", relève-t-il.

La Wachau espère ainsi couvrir à terme les besoins de la majeure partie de ses 30.000 habitants. Jugées inoffensives pour les poissons et compatibles avec la navigation, les hydroliennes fluviales "n'engendrent pas de complications écologiques", assure l'ONG environnementaliste Global 2000.

Mais c'est surtout hors d'Europe, notamment dans les pays en voie de développement où des régions entières ne sont pas raccordées au réseau électrique, que les hydroliennes fluviales ont leur plus fort potentiel d'implantation, en tant que source d'énergie locale ne nécessitant pas d'infrastructure, font valoir leurs partisans.

Reste que dans les pays développés, "les démarches administratives (pour l'implantation de ces équipements) sont souvent longues, coûteuses et sans garantie de résultat", déplore Emmanuelle Kenol, de Idénergie.

Pour Jean-François Simon toutefois, "les choses avancent doucement dans ce domaine". "Les hydroliennes ne vont pas bouleverser le mix énergétique", c'est-à-dire la répartition des différentes sources d'énergie primaire (pétrole, charbon, nucléaire, éolien...), "mais elles peuvent y contribuer", souligne le chef d'entreprise.

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2015

Un docu caustique et ludique pour mieux comprendre le changement climatique

- Vendredi 20 novembre 2015
Photos Reportages GEO
 

Pour commencer notre revue du web, un documentaire ludique, acerbe et captivant sur le réchauffement climatique : "2 degrés avant la fin du monde", un numéro spécial de l'émission "Data gueule", encore visible sur Youtube. Puis de nouvelles formes de mobilisations citoyennes à Paris pour la COP21, malgré l'état d'urgence. Et pour finir, un espoir de guérison pour les crapauds atteints par un champignon dévastateur, véritable fléau pour les amphibiens.

"Il ne nous reste qu'un crédit de 1,15 degré" 

"Ensemble, tout devient fossile…" Quand l'émission "Data gueule" se penche sur la question du réchauffement climatique, ça donne 90 minutes de documentaire rythmé, drôle et captivant, où se mêlent animations chiffrées, interviews ludiques et sketches drôlatiques. "2 degrés d'augmentation d'ici à 2100, voilà l'objectif à ne pas dépasser. 2 petits degrés par rapport aux premières températures moyennes, relevées lors des premières mesures modernes effectuées en 1880. Sauf qu'entre 1880 et 2012, la température du globe a déjà augmenté de 0,85 degré... Il ne nous reste donc qu'un crédit de 1,15 degré", expose la voix off en introduction, sur fond d'infographies animées, pour tous ceux à qui le réchauffement climatique pourrait sembler abscons.

Dans ce numéro spécial de Data gueule, on retrouve pêle-mêle l'activiste indienne Vandana Shiva, le climatologue français Jean Jouzel ou le comédien Monsieur Poulpe (excellent dans une parodie de publicité pour la COP21). Les journalistes filment également les coulisses des pré-négociations menées à Bonn, en Allemagne, histoire de mieux saisir les enjeux de la grande conférence sur le climat. L'équipe de l'émission résume : "Le changement climatique, l'impuissance de l'ONU, les nœuds dans notre cerveau pour changer de modèle et rendre notre Terre plus vivable... Tout ça en data, interview, graphisme et reportage, ça valait bien 90 minutes de #Datagueule spécial." Bien vu. Diffusée mardi dernier sur France 4, l'émission reste visible sur Youtube :

 
 

Etat d'urgence : quelles mobilisations citoyennes à Paris pour la COP21 ? 

Etat d'urgence oblige, de nombreuses mobilisations citoyennes prévues en marge de la COP21 (grande conférence de l'ONU pour le climat) ont été annulées, à commencer par la marche pour le climat, initialement prévue le 29 novembre à Paris. Conscientes de la gravité de la situation après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre dernier, nombre d'associations se sont montrées compréhensives, bien qu'"un peu abasourdies", confie à francetv info la Coalition climat 21 (qui réunit 130 organisations et coordonne la mobilisation citoyenne de la COP21).

Bien décidée à se faire entendre par d'autres moyens, la Coalition climat 21 a dévoilé ce vendredi 20 novembre son nouveau plan de mobilisation. A défaut de pouvoir manifester à Paris, il devrait être possible de se faire représenter ailleurs dans le monde grâce à l'outil "Marche4us.org" (disponible à partir du 25 novembre). "Johannesburg, Berlin, Sydney, Kampala, Ottawa, Barcelone… 57 marches sont prévues en tout", peut-on lire sur leur site. Par ailleurs, dans les rues de la capitale, "des installations artistiques visuelles et sonores permettront de tracer autrement le parcours de la marche". Enfin, la Coalition climat 21 appelle à un maintien de la mobilisation du 12 décembre : "Nous maintenons notre volonté d’organiser des actions à Paris dont nous sommes en train de revoir les modalités au vue des circonstances", conclut l'organisme.

 

Espoir de guérison pour les crapauds atteints de chytridyomicose

Crapauds du monde entier, réjouissez-vous. Dans un article paru mercredi 18 novembre, la revue Nature affirme qu'un nouveau traitement a permis de soigner des crapauds majorquins de la "chytridyomicose", véritable fléau pour les amphibiens. Depuis plusieurs dizaines d'années, cette maladie au nom barbare, causée par un champignon dévastateur, a entraîné la disparition de centaines d'espèces de crapauds, à l'image du "crapaud à la peau écarlate" ou du "crapaud doré"

Après cinq ans de travail, des biologistes affirment ainsi avoir sauvé des crapauds malades à Majorque, cette île des Baléares située en mer Méditerranée, en traitant massivement des têtards et leurs bassins avec un désinfectant agricole. Ils craignent néanmoins que le traitement ne soit efficace que dans cet environnement spécifique, relativement isolé, où vivent peu d'autres espèces animales susceptibles de véhiculer à nouveau le champignon mortel. 

Thèmes associés
  • Environnement,
  • Biodiversité,
  • Revue du web
 

4 commentaires

  • elleivnof

    le 23 / 11 / 2015 à 18:25

    pour répondre à l'invention de Tata, il existe de multiples moyens de produire un mouvement rotatif à partir de l'air comprimé, turbines ou moteur à piston, entre autres, le seul gros problème est la production d'air comprimé, qui nécessite des compresseurs entraînés par des moteurs fonctionnant au pétrole ou à l'électricité produite par des centrales thermiques ou au mieux nucléaires! Sans chercher si loin on avait les machines à vapeur......

  • Sanun Oumar

    le 23 / 11 / 2015 à 12:42

    A la sortie de la COP21 il est nécessaire que des décisions contraignantes soient prises pour la protection de l'environnement et la diminution de l’émission des CO2. Ces décisions doivent être respectées par tous les pays sans exception

  • Elleivnof

    le 21 / 11 / 2015 à 12:34

    Certes il faut prendre des mesures pour ne pas détruire cette belle terre qui nous accueille depuis si longtemps, mais attention à tous ces écologistes qui sont avant tout des politiques dont le but est un retour en arrière, un refus de l'évolution créée par l'homme; si ces écologistes avaient agi au XIX siècle nous n'aurions pas de trains, pas de moyens de communications, pas de téléphone, car seul le principe de précaution compte pour eux. Quant au réchauffement de la planète, nous avons déjà constaté des glaciations et des réchauffements qui avaient mis un climat tropical au niveau de l'Europe, et la Terre existe encore!!!! Ne soyons pas trop prétentieux, la nature est plus forte que l'homme, nous le constatons à longueur d'années avec toutes ces catastrophes naturelles que ces écologistes essayent d'attribuer aux méfaits de l'homme.

  • B.Blandin

    le 21 / 11 / 2015 à 9:27

    Le constructeur automobile indien Tata a développé un système de fonctionnement d'un moteur à air comprimé sur une voiture urbaine permettant une autonomie de 300 kilomètres. Il semble que ni l'Europe ni les états-unis ne soient prêts de l'imiter car il s'agirait alors à renoncer aux bénéfices colossaux que procure le pétrole dans le monde.


En savoir plus sur http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/un-docu-caustique-et-ludique-pour-mieux-comprendre-le-changement-climatique-environnement-cop21-climat-data-gueule-france-4-158727#xtor=EPR-57-[NL_quotidienne]-20151124&utm_source=NL_quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=20151124#WPLwbjeRi5FjORu5.99

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2015

Groenland

Groenland : la terre verte face au changement climatique

- Jeudi 19 novembre 2015
Photos Reportages GEO
 

La communauté scientifique est formelle : la fonte des glaces s’accélère au Groenland. Conséquence du réchauffement climatique. Sur ce territoire de 2 millions de kilomètres carrés, couvert de glaces à 80 %, un tel phénomène peut changer la face du monde : il contribue à la montée du niveau global des océans qui, à terme, risque de bouleverser les courants marins et le climat dans l’Atlantique nord. Pragmatiques, les Groenlandais, héritiers des Inuits et des Vikings, y voient une opportunité de développer un nouveau modèle économique et de s’affranchir de la tutelle du Danemark.

Un mythe ? Disons carrément une imposture. "La publicité mensongère la plus réussie de l’Histoire, affirme pour sa part Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et auteur de Groenland : hommes, climat et société (CNRS Eds, 2015). Quand Erik le Rouge, chef viking atrabilaire, choisit au Xe siècle de nommer "Groenland" ("terre verte") la grande île sur laquelle il venait de poser pied, il espérait convaincre les colons de s’installer dans ces confins gelés et hostiles. Aujourd’hui, le changement climatique qui affecte ce paradis blanc recouvert de glaces à 80 % est en train de transformer ce boniment en prophétie.

En 2012, la NASA a enregistré un dégel record de l’inlandsis. Dans le sud-ouest, la partie habitée, les températures moyennes ont augmenté de 1,3 °C depuis trente ans. La planète en subit les conséquences. "La fonte de la calotte groenlandaise est la principale contributrice à la montée du niveau des mers, explique Valérie Masson-Delmotte. Elle s’est accélérée ces vingt dernières années." Les scientifiques estiment cette contribution à 0,5 millimètre par an sur une hausse globale de 3,2 millimètres par an. Un glaçon dans l’océan ? Pas sûr. "La disparition totale des glaces du Groenland entraînerait une hausse du niveau de la mer de 7,3 mètres, ajoute la spécialiste. Toutefois, il faudrait un millier d’années pour assister à une déglaciation majeure." Le phénomène est donc loin d’être instantané. Mais il est, dans l’état actuel des connaissances, irréversible. "Il y a une dynamique propre au mouvement des glaciers : leur recul, une fois enclenché, peut s’auto-entretenir même si le climat évolue dans un autre sens", précise la chercheuse.

En attendant, dans les fjords du sud, les étés s’étirent et se font plus doux. Un record de 25,9 °C a été enregistré en juillet 2013. Chez Elna Jensen, fermière à Sillisit, le jardin potager se porte à merveille : des choux, des laitues, des pommes de terre… Le réchauffement à l’oeuvre serait-il du pain bénit pour l’agriculture locale, encore marginale, dans une économie dominée par la pêche ? A Nuuk, la capitale, certains tirent parti des températures plus clémentes en tentant de faire pousser des tomates ou de la rhubarbe. "Cette volonté d’expérimenter est typique de l’héritage inuit, souligne Valérie Masson- Delmotte. Les Groenlandais revendiquent cette culture de l’adaptation."

Pour les 56 000 habitants de cette province autonome du royaume du Danemark, l’heure des choix a sonné. Quel modèle économique adopter face à cette nouvelle donne climatique ? Au gouvernement, on rêve de profits miniers et pétroliers. Les eaux territoriales du Groenland renfermeraient 50 milliards de barils de brut et de gaz, le double des réserves de la mer du Nord. Dans un rapport intitulé "Stratégie minière et pétrolière 2014-2018", le Premier ministre groenlandais Kim Kielsen parle de multiplier les licences de prospection et de miser sur les minerais rentables : or, cuivre, terres rares. "Pour le moment, il n’y a pas de boom, indique la chercheuse Valérie Masson-Delmotte. Plutôt de la spéculation et des espoirs déçus." Les partisans d’un développement "à l’islandaise" plaident, eux, pour une économie tournée vers les énergies renouvelables ou l’utilisation du froid pour héberger des centres de données informatiques. Toutes ces options sont aujourd’hui sur la table. Avec une seule et même ambition : l’indépendance de l’île, colonie danoise depuis 1814. Le 21 juin dernier, jour du solstice d’été et de la fête nationale groenlandaise, les rues de Nuuk étaient pavoisées aux couleurs du drapeau local. Nul emblème danois dans l’horizon cristallin, preuve qu’à Kalaallit Nunaat (le nom inuit du Groenland), on rêve de s’affranchir pour de bon de sa royale tutelle. En 2008, 75 % des habitants se sont prononcés par référendum en faveur d’une large autonomie. La souveraineté totale du Groenland – dont la moitié du budget est toujours sous perfusion danoise – se fera un jour. "Mais la question n’est pas d’actualité, déclarait le Premier ministre Kielsen en mars dernier. Elle relève des générations futures." La fonte de ses glaces pourrait bien y contribuer. Le slogan d’Erik le Rouge n’aura alors plus rien d’un mirage.


En savoir plus sur http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/groenland-la-terre-verte-face-au-changement-climatique-158705#xtor=EPR-57-[NL_quotidienne]-20151124&utm_source=NL_quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=20151124#EYC1J7xqj2u5rkv0.99

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0
1 2 3 4 5 > >>