Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Publié le 31 Août 2016

mardi 30 août 2016

Concilier continuité écologique et existence des moulins: le Ministère pratique toujours la langue de bois

 

Le Ministère de l'Environnement a répondu (par copier-coller) à une dizaine de nouvelles interpellations des sénateurs sur la destruction des moulins au nom de la continuité écologique. On note une prise en compte timide du patrimoine, avec appel à concilier l'existence des moulins et la restauration de continuité écologique. Mais cette concession est purement formelle: la prose ministérielle reste emplie de nombreuses approximations, voire contre-vérités. Analyse de texte.
 



La réponse du Ministère peut par exemple être consultée à cette adresse. Elle est reproduite ci-dessous avec commentaires.

"La continuité écologique des cours d'eau constitue l'un des objectifs fixés par la directive Cadre sur l'eau. Elle est indispensable à la circulation des espèces mais également des sédiments." 

La DCE 2000 se contente de signaler la "continuité de la rivière" dans son annexe V comme un des "éléments de qualité pour la classification de l'état écologique". L'absence de discontinuités d'origine anthropique y est désignée (1.2.1. Définitions normatives des états écologiques "très bon", "bon" et "moyen") comme une condition du "très bon état", et non du "bon état" qui est l'objectif recherché en priorité pour 100% des masses d'eau (nous en sommes loin en France).  L'essentiel de la directive européenne est orienté sur la lutte contre les pollutions (mot cité 66 fois dans le texte contre 4 seulement pour la continuité), domaine où la France accuse divers retards (tant dans la mesure des pollutions chimiques que dans leur réduction). On cache donc aux parlementaire le message essentiel: les moyens humains, matériels et financiers dédiés à la continuité écologique (de l'ordre de 2 milliards d'euros pour le programme d'intervention en cours des Agences de l'eau) ne répondent pas aux enjeux prioritaires de la DCE 2000 vis-à-vis desquels la France risque des amendes en 2027, vu le retard déjà accumulé sur les objectifs de cette directive comme sur d'autres (nitrates, eaux résiduaires urbaines, pesticides). Atteignons déjà le bon état écologique et chimique tel qu'il est défini par des indicateurs de qualité posés avec nos partenaires européens, nous verrons ensuite l'opportunité d'améliorer localement les conditions de milieu de certaines espèces de poissons ou d'insectes (voir cet article sur ce que demande et ne demande pas l'Europe).

"La conciliation entre ce principe et l'existence de moulins, dont l'aspect patrimonial de certains est indéniable, est cependant un autre objectif à atteindre."

C'est une nouveauté dans le discours du Ministère. Mais on voit déjà pointer un motif de futures interprétations arbitraires: affirmer que l'aspect patrimonial de la plupart des moulins n'existe pas, pour n'en conserver que quelques-uns en "vitrine" sur chaque rivière. Il faut inverser plus clairement les priorités normatives et leurs effets réglementaires : la préservation des moulins et de leurs organes hydrauliques comme éléments d'histoire, de paysage et de gestion de la rivière doit devenir le choix de première intention sur les cours d'eau de notre pays, leur destruction restant l'exception, pour des raisons motivées.

"Ainsi, afin de pouvoir appréhender au mieux la situation actuelle, l'office national de l'eau et des milieux aquatiques (ONEMA) a établi un inventaire des obstacles à l'écoulement de toutes sortes (barrages, buses, radiers de pont, etc.). Celui-ci recense plus de 80 000 obstacles. Parmi ceux-ci, un premier ordre de grandeur de 18 000 obstacles dont le nom contient le mot « moulin » peut être tiré. Moins de 6 000 d'entre eux se situent sur des cours d'eau où s'impose une obligation de restauration de la continuité écologique. Enfin, une partie d'entre eux sont de fait partiellement ou totalement détruits et d'autres sont déjà aménagés d'une passe-à-poissons ou correctement gérés et ne nécessitent pas d'aménagement supplémentaire."

Cette comptabilité approximative ("dont le nom contient moulin") est navrante : cela fait 10 ans que l'Onema travaille au ROE et l'on n'est toujours pas capable de définir clairement les ouvrages référencés selon les catégories désignées lors de l'étude de terrain (seuils, barrages, ponts, buses, écluses, etc.). Alors que le nombre des moulins français est estimé entre 50.000 et 80.000 (plus de 100.000 à leur extension maximale au XIXe siècle), il n'y en aurait plus que 18.000 dans cette nouvelle estimation totalement floue. Par ailleurs, cet argument est de mauvaise foi : tous les riverains constatent que les mesures de continuité écologique s'acharnent au premier chef sur les seuils et barrages de moulins, usines à eau ou étangs, et la disparition du paysage de plan d'eau permis par ces ouvrages est l'un des premiers motifs de désarroi des citoyens. Enfin, quelle proportion de moulins au juste a reçu un courrier du service instructeur DDT-Onema affirmant qu'il n'y a aucune mise en conformité à prévoir?  Le Ministère continue son déni et son maquillage de la situation réelle sur le terrain.

"Ainsi, il apparait important d'indiquer que la politique de restauration de la continuité écologique ne vise pas la destruction de moulins. En effet, cette politique se fonde systématiquement sur une étude au cas par cas de toutes les solutions envisageables sur la base d'une analyse des différents enjeux concernés incluant l'usage qui est fait des ouvrages voire leur éventuelle dimension patrimoniale. Cette approche correspond à l'esprit des textes règlementaires sur le sujet, aucun n'ayant jamais prôné la destruction des seuils de moulins."

Ce que ne précise pas le Ministère aux parlementaires : les études de continuité écologique ne mobilisent quasiment jamais les compétences d'historiens susceptibles de donner un avis éclairé sur le patrimoine ; la solution d'effacement est ouvertement favorisée dans les circulaires de 2010 et de 2013 de la direction de l'eau et de la biodiversité ; les Agences de l'eau financent très généreusement les destructions (80 à 100%) mais beaucoup plus difficilement les solutions non destructrices, donc les propriétaires, exploitants, collectivités se retrouvent face à des travaux à coût pharaonique, dont ils ne peuvent payer le restant dû s'ils choisissent autre chose que la destruction totale ou partielle du bien (voir cet article sur les pratiques réelles, cet article sur la priorité à la destruction donnée par l'administration).

"Pour atteindre le bon état écologique et respecter les engagements de la France en matière de restauration des populations de poissons amphihalins vivant alternativement en eau douce et en eau salée, tels que le saumon, l'anguille ou l'alose, il est indispensable de mettre en œuvre des solutions de réduction des effets du cumul des ouvrages sur un même linéaire. C'est pourquoi, la politique de restauration de la continuité écologique des cours d'eau se fonde également sur la nécessité de supprimer certains ouvrages, particulièrement ceux qui sont inutiles et/ou abandonnés. Ce point ne concerne ni ne vise spécifiquement les seuils de moulins."

Le Ministère parle des migrateurs "amphihalins" : il oublie de signaler aux parlementaires que l'on détruit aussi bien des ouvrages pour la truite, le chabot, la lamproie de Planer, la vandoise, le brochet et autres espèces qui ne pratiquent nullement des migrations à longue distance entre deux milieux comme les saumons ou les anguilles, voire qui sont assez sédentaires car dépourvues de capacité importante de nage à contre-courant ou de saut (voir cet article sur l'habitude de ce genre de manipulation des parlementaires, à qui on parle saumons et esturgeons quand sur le terrain le discours est tout autre). L'interprétation locale de la continuité est souvent intégriste (renaturer de l'habitat, et non rétablir une fonctionnalité ; faire franchir toutes les espèces, et non des amphihalins menacés). Et cet intégrisme est couvert par les services instructeurs de l'Etat, quand il n'est pas encouragé par l'ancien Conseil supérieur de la pêche devenu Onema. Par ailleurs, cette réponse ministérielle revient à la notion d'ouvrage "inutile" ou "abandonné" qui peut être détruit. Qui va décréter l'inutilité d'un ouvrage? Comment ne pas voir que ces arguties sont des sources de futurs contentieux?  (Voir cet article sur la notion problématique de moulin "sans usage"). Même quand les enquêtes publiques concluent à un avis défavorable à l'effacement suite notamment à la mobilisation des riverains (cas de l'Orge ou de l'Armançon cette année), les services de l'Etat passent en force et édictent des arrêtés pour démanteler malgré tout.
 



"Compte tenu des nombreuses réactions, notamment des fédérations de propriétaires de moulins et d'élus, dues surtout à des incompréhensions de cette politique, une instruction a été donnée le 9 décembre 2015 aux préfets afin qu'ils ne concentrent pas leurs efforts sur ces ouvrages chargés de cette dimension patrimoniale. Cette instruction les invite également à prendre des initiatives pédagogiques à partir des multiples situations de rétablissement de la continuité réalisées à la satisfaction de tous, y compris sur les moulins."

Huit effacements programmés en Nord Bourgogne à cet étiage pour zéro dispositif de franchissement: les belles paroles de la Ministre sur l'arrêt de la démolition du patrimoine ne s'incarnent pas sur le terrain où l'on poursuit la voie dogmatique de la destruction préférentielle des ouvrages et de l'absence de prise en charge publique pour les autres solutions. Quant à la "pédagogie", nom poli de la propagande d'Etat, nous lui préférons la démocratie: écouter ce que disent les riverains, déjà leur permettre de s'exprimer réellement dans les instances de programmation et de délibération, au lieu de les en exclure au profit de quelques associations choisies car elles répètent ce que dit le Ministère qui les subventionne. La politique de continuité écologique est fondée depuis dix ans sur un déni démocratique massif, avec exclusion des représentants de riverains et de moulins dans les comités de bassin, les commissions locales de l'eau, les comités de pilotage des contrats territoriaux, les consultations des MISEN, etc. Des petits conciliabules de "sachants" et "pratiquants" ayant tous la même idéologie imposent des solutions qui rencontrent rarement l'agrément des principaux concernés. On fait semblant d'écouter les gens, mais on ne prend jamais en compte leur avis s'il diverge de la solution définie à l'avance.

"Le groupe de travail organisé par le ministère de la culture et de la communication, dont le ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer fait partie, ainsi que la mission du conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), devrait permettre d'affiner la connaissance sur le nombre de seuils de moulins véritablement concernés. Il devrait proposer également des pistes pour renforcer la concertation locale et la prise en compte adaptée de la dimension patrimoniale des moulins dans le cadre d'une diversité de solutions de conciliation avec l'enjeu de restauration de la continuité écologique des cours d'eau."

C'est pratique, le conditionnel ("devrait"), cela permet de repousser à demain les promesses que l'on ne tient pas aujourd'hui. Pour l'instant, le groupe de travail du CGEDD a échoué à faire signer aux acteurs une "charte des moulins" car les extrémistes des rivières sauvages (FNE, FNPF) ne veulent pas en entendre parler, et l'administration quant à elle refuse d'inscrire clairement le principe de non-destruction du patrimoine hydraulique français (hors motif grave de sécurité, salubrité ou mise en danger des milieux).

Conclusion : sur le dossier de la continuité écologique, l'administration n'est manifestement pas capable d'une autocritique sincère de ses échecs, de ses excès et ses égarements depuis 10 ans. Le blocage reste toujours le même : de 10.000 à 15.000 ouvrages devant être aménagés pour lesquels il n'y a pas de financement adapté hors la destruction. Les solutions existent, mais elles demandent une nouvelle philosophie de l'action en rivière : admettre que la restauration ou la modernisation du patrimoine hydraulique est une action d'intérêt général (au contraire de sa destruction qui ampute l'histoire, le paysage et le potentiel énergétique de nos rivières) ; assurer le financement public des mesures écologiques en se montrant beaucoup plus sélectif et rigoureux dans la définition des priorités hydromorphologiques et biologiques ; sortir de l'illusion d'un "retour à l'état naturel" des rivières anthropisées depuis 8 millénaires, dont les peuplements biologiques comme les transferts sédimentaires sont massivement et durablement modifiés par l'action humaine ; cibler les interventions sur les espèces menacées d'extinction et ayant des besoins de migration à longue distance, d'abord sur des bassins où ce besoin est relativement facile à satisfaire.

Illustration : le superbe étang de Bussières sur la Romanée, considéré comme un "obstacle à l'écoulement" par l'Onema, la DDT et le Parc du Morvan, menacé donc d'effacement (la rivière est en liste 2). Tant que l'administration et le gestionnaire ne changeront pas leur regard sur la réalité de la rivière anthropisée, tant que l'on dépensera l'argent public pour des gains environnementaux mal estimés et non garantis, tant que l'on choisira la voie paresseuse de la négation de l'intérêt du patrimoine au lieu de la recherche de sa valorisation pour faire face aux nouveaux défis énergétiques, climatiques et écologiques, le dialogue de sourds continuera avec les riverains attachés à la préservation des paysages ou des usages créés par les retenues.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 31 Août 2016

Bilan des audits territoriaux de la mise en œuvre des politiques de l’eau et de la biodiversité 2010-2015

Publié le

Et un de plus… ces audits aux conclusions inconséquentes voire désinvoltes, ignorent systématiquement les impacts directs sur les propriétaires lampistes et tous leurs effets collatéraux : techniques, économiques et sociaux. Des dimensions hors de portée des audits qui se succèdent. Celui-là s'apparente, à part deux ou trois départements du centre de la France peu amène, à une très belle ballade touristique. L’énergie onéreuse,et sans aucun effet, consacrée à ces audits a posteriori pour donner le change, ne pouvait-elle pas être consacrée à une réflexion de fond sur les axes à mettre en œuvre et à la formation des personnels avant 2006?

 

Les audits sont utiles aux services déconcentrés. Ils les aident à réfléchir à leur organisation, leur pilotage et leurs relations entre services et avec les établissements publics. Les audits ne permettent, en revanche, ni d’évaluer le risque de contentieux européen dans la mise en œuvre des directives dans leur champ thématique, ni de réfléchir finement à l’efficacité des politiques de l’eau et de la biodiversité. Les questions remontées des services locaux au niveau central restent trop souvent sans réponse. Les changements apportés par la loi relative à la nouvelle organisation territoriale de la République, par celle relative à la modernisation de l’action publique territoriale et l’affirmation des métropoles et par le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages amènent à suggérer une refonte du référentiel d’audit. Le rapport trace quelques pistes pour élaborer une première note de propositions à débattre avec la direction de l’eau et de la biodiversité pour amorcer une réflexion collaborative. La proposition la plus innovante concerne l’association des régions à l’élaboration de ce nouveau référentiel, prenant en compte l’effet de leurs nouvelles responsabilités en matière de biodiversité. 

.
Rapport n° 010513-01 (format pdf - 1.4 Mo) – juin 2016
Auteurs : Pascale Boizard, Pascal Douard, CGEDD, Alain Bauché, CGAAER
Publié le 29 août 2016

 
 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 30 Août 2016

Pourquoi la loi biodiversité ne protégera pas les chemins ruraux

La loi de reconquête de la biodiversité promulguée le 8 août ne contient plus de dispositions sur les chemins ruraux. Le Conseil constitutionnel les a censurées. Au grand dam des défenseurs des continuités écologiques.

Par sa décision du 4 août 2016, le Conseil constitutionnel a froidement mis fin aux espoirs de ceux qui comptaient sur la loi pour la reconquête de la biodiversité pour améliorer la protection des chemins ruraux. Des chemins mis à mal au fil des années par le remembrement, le défaut d'entretien, les appropriations par des particuliers mais surtout par les agriculteurs adoptant des modes de culture intensive.

"Viviers pour la biodiversité"

Le Conseil constitutionnel a donné juridiquement raison à la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, qui s'était initialement opposée à l'intégration de dispositions relatives aux chemins ruraux dans le projet de loi sur la biodiversité. Les Sages ont en effet considéré que ces dispositions ne présentaient "pas de lien, même indirect" avec celles figurant dans le projet de loi originel et constituaient par conséquent un cavalier législatif.

"C'est une déception de voir que le lien entre les chemins ruraux et la biodiversité n'est pas une évidence pour certains…", réagit Mylène Eschemann, chargée de mission au sein de l'association Chemins de Picardie. La décision du Conseil est en effet étonnante alors que la loi définitivement votée contient des dispositions relatives aux espaces de continuités écologiques ainsi qu'aux alignements d'arbres.

Les chemins ruraux n'auraient-ils donc aucun effet sur la biodiversité ? Ce n'est pas l'avis du sénateur UDI Yves Détraigne, auteur au nom de la commission des lois, d'un rapport sur la proposition de loi de son collègue Henri Tandonnet dont le contenu avait été repris dans le projet de loi biodiversité. Si ce rapport soulignait leur vocation première de voies de circulation pour les acteurs de la vie rurale (cultivateurs, forestiers, apiculteurs, chasseurs, etc.), il mettait aussi en avant le rôle des chemins ruraux pour la préservation de l'environnement.

"Les chemins ruraux apparaissent (…) comme des outils indispensables de lutte contre l'érosion des sols en facilitant l'infiltration de l'eau ou en freinant les écoulements de boues du fait de leur dénivelé ou de la présence de haies les bordant. Ils protègent également les routes contre la formation de congères. Ils sont enfin de véritables viviers pour la biodiversité À tous ces titres, les chemins ruraux s'avèrent des supports privilégiés pour le maintien de la trame verte et bleue", concluait le rapporteur après avoir auditionné de nombreux spécialistes.

 

 
Prescription acquisitive Les chemins ruraux ont un statut juridique hybride, relève la commission des lois du Sénat : bien qu'appartenant au domaine privé des communes, ils sont affectés à l'usage du public. Il en découle un régime d'aliénation dérogatoire au droit commun de la propriété privée, ayant conduit le Conseil d'Etat à prohiber leur échange, et un pouvoir de police de la conservation confié au maire et visant à les préserver en tant que voies de circulation.
Pourtant, ces chemins peuvent faire l'objet d'une prescription acquisitive ou usucapion. Il s'agit d'une exception au principe d'imprescribilité de la propriété publique qui permet au possesseur d'un chemin de revendiquer sa propriété passé un délai de 30 ans ou de 10 ans si la prise de possession a été faite "de bonne foi et par juste titre". La disparition de quelque 250.000 kilomètres de chemins ruraux en France s'expliquerait en grande partie par ces appropriations.
 
"L'imprescriptibilité est la seule solution"

 

Les dispositions censurées auraient-elles permis d'améliorer la protection des quelque 750.000 kilomètres de chemins ruraux restants ? Probablement, même si elles n'étaient pas parfaites. Ces dispositions prévoyaient la possibilité pour les conseils municipaux de décider d'un recensement des chemins interrompant la prescription acquisitive ainsi que celle d'échanger les chemins en vue de modifier leur tracé tout en les préservant. Elles visaient également à faciliter leur entretien par les associations.

Jacky Boucaret, administrateur de l'association Vie et paysages, relativise la censure du Conseil constitutionnel dans la mesure où le texte contenait de nombreuses insuffisances. "L'imprescriptibilité des chemins est la seule solution pour mettre un terme au pillage des campagnes", estime le représentant associatif. Une option qui avait été écartée par la commission des lois de la chambre haute. La rédaction des dispositions relatives à l'échange des chemins posait également des problèmes juridiques, estime le membre du collectif Chemins ruraux en danger. M. Boucaret déplore également qu'un amendement du Sénat, permettant l'entretien des chemins par les associations à titre gratuit sans nécessité de signer une convention avec la commune, n'ait pas été repris par l'Assemblée.

Les associations en pointe sur la défense des chemins ruraux entendent par conséquent réactiver en l'améliorant la proposition de loi Tandonnet, qui avait été votée au Sénat en mars 2015 mais dont le parcours s'est arrêté à l'Assemblée nationale. Reste que la loi biodiversité offrait une opportunité inattendue de légiférer sur cette question. Opportunité à laquelle le Conseil constitutionnel a brutalement mis fin et qui pourrait ne pas se représenter de sitôt.

En attendant, "la dégradation des chemins se poursuit, pointe Jacky Boucaret, alors que le nombre de leurs utilisateurs est pourtant en croissance constante, qu'il s'agisse de randonneurs, chasseurs, cavaliers, vététistes ou autres".

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 30 Août 2016

Voir les commentaires

Rédigé par Pascalou

Publié dans #actions

Repost 0

Publié le 22 Août 2016

Bonjour,

La fête annuelle de lassociation « Les Amis du Barrage » aura lieu le dimanche 4 Septembre au Petit Bois de Vezins, près du barrage.

 

Cette année, elle aura pour thème LES BARRAGES TOUT EN ART.

Tailleurs de pierre, peintres de diverses spécialités, de nombreux artistes et même un tailleur de bijoux viendront exposer leurs œuvres et exercer leurs talents devant le public.

Comme chaque année, beaucoup danimations, de démonstrations et dactivités nautiques seront proposées. Le Club dAviron de mer de Granville, kayak-polo, kayak de pêche à pédales et bien dautres seront au rendez-vous. Les bateaux électriques de la Mazure seront également à disposition pour une balade au grand air.

 

Le repas sera servi à partir de 12H30 sur réservation au 06 73 94 04 39 ou auprès des membres de lassociation. Au menu : Kir de bienvenue, entrée, carré de porc frites+ratatouille, fromage, dessert et café pour 15 Euros, soleil compris. (Menu enfant 8 Euros)

Buvette, crêpes, enveloppes gagnantes et convivialité seront de la fête.

Nous vous espérons nombreux !

Bien cordialement,

John KANIOWSKY

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 20 Août 2016

Charente-Maritime : ce manque d’eau qui les bassine

Yves Brouzeau (à droite), dans son champ de maïs (pop-corn), et Henri Bonnet, irrigants
Yves Brouzeau (à droite), dans son champ de maïs (pop-corn), et Henri Bonnet, irrigants ©
Romuald Augé

Article abonnés Le département est exposé à un manque d’eau cinq mois dans l’année. Des solutions sont à l’étude, comme les « bassines » (retenues de substitution)

Le mois de juillet 2016 est le plus sec depuis 1959. Et les prévisions à long terme ne sont pas bonnes. On ne doit à un printemps pluvieux que des arrêtés préfectoraux de restrictions - le dernier étant tombé le 16 août (concernant les bassins de la Boutonne, Charente aval, marais sud de Rochefort, Bruant, Seudre) - et non des interdictions de prélèvement. L'absence, dans la région, de nappes phréatiques importantes et de bassins versants étendus pose de manière récurrente la question liée à l'irrigation agricole.

Publicité

Dans les bassins en déficit, l'État a engagé en 2011 des études afin de déterminer le volume d'eau réellement disponible. Objectif : plafonner la consommation et mieux la répartir. Pour l'irrigation agricole, la mise en place de cultures moins consommatrices sur de plus petites surfaces semble frappée du bon sens. « Mais on ne va pas changer des pratiques culturales vieilles de 40 ans du jour au lendemain », estime Françoise de Roffignac, vice-présidente du Conseil départemental 17 en charge de l'agriculture et présidente du Syres (lire ci-contre).

Culture intensive et irriguée

« Nous sommes conscients de pomper dans le milieu », reconnaît Yves Brouzeau, qui cultive 115 hectares de maïs à Thairé-d'Aunis. Ancien éleveur, il dit ne pas regretter son changement de production. « Dans les années 80, le Conseil général encourageait le drainage. Les céréales me permettent aujourd'hui de vivre. Si je comprends les défenseurs de l'environnement, je leur dis qu'on ne peut pas dissocier l'économie de l'écologie. »

Une querelle de clocher, avec d'un côté les agriculteurs voleurs d'eau et les défenseurs de la nature de l'autre ? Le domaine est trop complexe pour le caricaturer. « On a demandé aux paysans de produire, dans les années 60, et ils l'ont fait. Culture intensive, mécanisée, irriguée. Sauf qu'aujourd'hui, ce modèle lié à la Politique agricole commune (PAC) est caduc », estime François-Marie Pellerin, vice-président de la Coordination pour la défense du Marais poitevin.

La création de bassines revient à stocker l'hiver l'eau des nappes et des cours d'eau. Henri Bonnet, 84 ans, infatigable défenseur des irrigants, pense porter un projet viable allant dans ce sens. « Voilà douze ans qu'on s'y est mis. On espère déposer le projet lié au bassin du Curé, au nord de l'Aunis, à la préfecture en septembre. Les bassines prévues sont à Saint-Xandre, Saint-Médard, Saint-Sauveur, Benon, Anais, Gué-d'Alleré. Mais que de freins, de recours, de textes qui évoluent ! »

Pas de chèque en blanc

« Et pourtant une étude de 2010 du Bureau de recherches géologiques et minières précise que les retenues de substitution améliorent sensiblement la situation en été », assurent en chœur Yves Brouzeau et Henri Bonnet, tous deux irrigants.

Patrick Picaud, de Nature environnement 17, est plus dubitatif. « Ces bassines sont financées à 70 % par de l'argent public, argent qui profite à une seule catégorie socioprofessionnelle. Comme elles coûtent cher, il faut les rentabiliser. Autrement dit, alimenter un système qu'il faut revoir, et non encourager. » De fait, l'association a attaqué les projets de retenues de Benon et des Roches ; les procédures sont en cours.

La Fédération de pêche 17 est parfois aussi allée contre. Mais précise « être pour les réserves de substitution, sur le principe. Pas de chèque en blanc cependant. Dans le code de l'environnement, le milieu aquatique passe avant les usages. Ce n'est plus vrai aujourd'hui. Le problème, ce ne sont pas les agriculteurs, mais la politique agricole », estime son président, Gilles Brichet. Qui rappelle que quand la quantité d'eau diminue, c'est à coup sûr aussi la qualité qui trinque.

"Pour moi, c'était une question de survie"

 

A Nieul-lès-Saintes, Fabien Chaboisseau s'est lancé dans un projet privé pour contourner les obstacles

« Mais attention, prévient l’agriculteur qui irrigue maïs et pommes de terre près de la Seudre, ne me faites pas dire que les fonds privés sont la solution ». Après cinq ans d’études et d’enquêtes publique ou archéologique, Fabien Chaboisseau est en passe de recevoir son autorisation. « Je croyais que les associations de défense de l’environnement attaquaient ces projets de réserve uniquement pour les aides publiques. Et puis je me suis rendu compte qu’ils faisaient aussi des remarques par rapport au remplissage… »

Il reconnaît que dans le cas du projet d’Henri Bonnet (lire ci-dessus), il aurait abandonné. « Il faut suivre au niveau administratif. Ce n’est pas comme pour un tracteur. On l’achète et puis deux mois après, on l’a… » À ce propos, pourquoi ne pas s’associer, comme pour les achats de matériel coûteux ? « Au-dessous de 100 000 mètres cubes, ce n’est pas intéressant. Et quand ça le devient, on arrive à des structures qui posent d’autres problèmes. »

La pomme de terre en plus

L’investissement est lourd et devrait être amorti sur 15 ans. « C’est 70 000 € d’étude environnementale, et 600 000 € d’emprunt pour une retenue de 120 000 mètres cubes et 60 hectares cultivés. Du maïs et de la pomme de terre. C’est elle, vendue en primeur qui me permet de me lancer. Si je n’avais fait que du maïs, ça n’aurait pas été viable. »

Pour que le projet le soit, Fabien Chaboisseau a dû augmenter de dix hectares la culture du tubercule qui pousse si bien dans la terre sableuse des bords de Seudre. « Je vais passer de 15 à 25 hectares de primeur sur Saint-André-de-Lidon », ajoute l’agriculteur qui irrigue 170 hectares, mais pas seulement sur la Seudre. « Pour moi, c’était une question de survie. Je suis sur un bassin où le volume prélevable, à l’avenir, va fortement diminuer. Pour vous donner une idée, on nous annonce une baisse de 92 % par rapport à notre référence, qui date de 2006. Si l’on prend une base 100, soit ce que je pouvais prélever dans le milieu il y a dix ans, je suis aujourd’hui à 73. En 2021, je serai à 7. »

Si « recevoir le papier officiel d’ici à quinze jours » pour lancer la construction de sa retenue de substitution réjouit l’irrigant, le fait que l’autorisation reste attaquable durant un an par une association écologiste ne le rassure pas.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 19 Août 2016

En France, l'énergie hydraulique ne s'est jamais aussi bien portée

7188
7188 GWh d'électricité ont été produits par la filiale électrique
française en mai 2016

Fortes précipitations printanières, record de production hydroélectrique, pédagogie touristique sur les centrales : la filière hydraulique, première source d’énergie renouvelable en France, est en excellente santé. Le gouvernement vient d’ailleurs de prendre des mesures favorisant le développement de la petite hydraulique et de l’autoconsommation électrique.

Selon le dernier rapport mensuel réalisé par le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE, la production globale d'électricité s'est établie en juin dernier à 40 067 GWh, en légère hausse par rapport à la même période en 2015 – où elle avait atteint 39 859 GWh. Cela a notamment permis à la France de continuer d'exporter vers ses voisins plus de courant qu'elle n'en a importé sur le mois écoulé, le solde net des échanges s'établissant à 6 749 GWh, un nouveau record annuel.

« Propre et respectueuse de l’environnement »

La production hydraulique a largement contribué à cette augmentation en raison des fortes précipitations observées au printemps. « La production hydraulique, bénéficiant des fortes précipitations du mois de mai, a atteint un record annuel avec 7 188 GWh de production mensuelle, contre 5 611 GWh il y a un an », a détaillé RTE. Les centrales hydrauliques françaises ont donc tourné à plein régime au mois de juin et continueront tout l'été de fonctionner sous l'œil avisé des touristes. La première énergie renouvelable, très utile de par sa flexibilité et sa réactivité, est aussi la plus accessible. 

Plusieurs ouvrages hydrauliques proposent en effet durant la saison estivale un parcours interactif et pédagogique sur le fonctionnement d'une centrale et la production d'électricité via la force hydraulique. En Ariège, par exemple, dans la centrale EDF d'Orlu, un parcours a été réalisé en collaboration avec des entreprises et des architectes locaux dans le but de mettre en valeur le patrimoine et le savoir-faire industriel dans la filière hydroélectrique mais également son lien avec l'environnement. Au total, plus d'une dizaine d'ouvrages sont ouverts au public depuis le début de l'été comme la centrale hydroélectrique de Montézic dans l'Aveyron, ou les centrales hydroélectriques de Vallabrègues-Beaucaire et Bollène dans le Vaucluse, en partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône (CNR).

L'hydroélectricité est une énergie « propre et respectueuse de l'environnement ». « Cette énergie est renouvelable, c'est une des seules énergies de pointe que l'on peut démarrer quand on veut, et qui n'émet pas de CO2. Il paraissait donc important de la valoriser auprès du grand public », explique dans Ariège News Xavier Ursat, le directeur de l'unité de production Sud Ouest d'EDF. Et cela est d'autant plus vrai à l'heure où le secteur de la petite hydraulique (voire de la micro hydraulique) se développe de plus en plus, offrant aux particuliers et aux professionnels de nouveaux moyens d'exploitations. 

Autoconsommation

Ajouté à la visite d'une installation hydroélectrique, le projet d'ordonnance présenté fin juin en Conseil des ministres par Ségolène Royal – et publiée au Journal Officiel le 28 juillet 2016 – pourrait en effet susciter des vocations chez les professionnels comme chez les particuliers, désireux de produire et de consommer leur propre énergie.

L'ordonnance, en elle-même, définit les opérations d'autoconsommation pour toutes les installations de production d'électricité : solaire, petite hydroélectricité et moulin. Elle oblige notamment les gestionnaires du réseau électrique à faciliter les opérations d'autoconsommation, et prévoit pour ces installations un tarif d'usage du réseau spécifique (défini ultérieurement par la Commission de régulation de l’énergie) permettant de « tenir compte des réductions de coûts d'utilisation des réseaux qu'elles peuvent apporter ». Elle devrait être suivie dans les prochains jours d'un premier appel d'offres à destination des secteurs agricoles, industriels et tertiaires, concernant des installations de 100 à 150 kW pour un volume total de 40 MW, et pourrait ainsi largement favoriser le développement de la petite hydraulique.

Cette filière, reposant sur des installations de petite taille, offre une production d'électricité stable et locale, et représente un potentiel estimé à plus de 1 000 MW sur le territoire français. Un potentiel de développement qui reste donc assez faible au regard des puissances de production développées dans l'hydroélectricité traditionnelle, mais dont le rôle dans la transition énergétique ne doit pas être sous-estimé. Installées en bord de rivières ou sur des réseaux d'eau potable, turbinant les eaux des canalisations, les petites centrales hydrauliques (PCH) présentent une constance précieuse dans la production et s'adaptent ainsi parfaitement à l'intermittence des autres énergies renouvelables. Leur format et la répartition des cours d'eau et rivières sur le territoire hexagonal, en font un partenaire idéal pour l'autoconsommation. Et peut-être que, d’ici quelques années, il sera possible pour le public de les visiter.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 18 Août 2016

Depuis le 22 juillet 2016, des recherches intensives étaient menées pour retrouver le corps de la deuxième victime. - La Manche Libre - Nicolas Thomas.

Le 17 août 2016 à 18:45
Par : La Rédaction

Le corps repêché, mardi 16 août 2016, dans le lac de Vezins à Isigny-le-Buat (Manche) est bien celui du jeune homme de 20 ans qui s'était noyé le 22 juillet 2016.

Le corps a été formellement identifié. Selon le substitut du procureur de la République de Coutances (Manche), il s'agit bien du jeune homme de 20 ans qui s'était noyé dans le lac le 22 juillet 2016.

Le rappel des faits

Le vendredi 22 juillet 2016, peu avant 15 h, deux jeunes hommes se noient dans le lac de Vezins (Manche). Le corps sans vie de l'un d'entre eux est rapidement repêché par les pompiers plongeurs. Mais malgré d'importants moyens déployés, les recherches pour retrouver la seconde victime restent vaines. Jusqu'à ce qu'un témoin ne prévienne les secours après avoir aperçu un corps flottant à la surface du lac, mardi 16 août 2016, plus de trois semaines après le drame.

Un jeune de 20 ans

Vers 19 h 30, les sapeurs-pompiers d'Isigny-le-Buat (Manche) ont repêché le corps, qui est donc celui d'un jeune homme de 20 ans.

 
 
 

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 17 Août 2016

Le 22 juillet dernier, un important dispositif avait été mis en oeuvre pour retrouver la dépuille du deuxième jeune homme noyé. - La Manche Libre

Le 17 août 2016 à 09:35
Par : Hélène Leforestier

S'agit-il de la deuxième victime de noyade du 22 juillet dernier dans le lac de Vezins à Isigny-le-Buat (Manche) ? Mardi 16 août 2016, aux alentours de 19 heures, les sapeurs-pompiers ont repêché la dépouille d'un homme.

C'est un témoin qui a alerté les sapeurs-pompiers, mardi 16 août 2016, peu après 19h : un corps flottait sur le lac de Vezins, à Isigny-le-Buat (Manche). Envoyés sur place, les sapeurs-pompiers ont repêché, après avoir effectué une reconnaissance, le corps d'un homme. La victime n'a pas encore été identifiée, l'enquête est en cours. S'agirait-il du second jeune homme qui s'était noyé le 22 juillet dernier dans ce même lac ?

Des recherches infructueuses

Pour rappel, suite à la noyade de deux jeunes hommes dans le lac le 22 juillet, une première victime avait été repêchée. Des recherches intensives de la deuxième victime avaient ensuite eu lieu, en vain. Depuis, les sapeurs-pompiers surveillaient particulièrement le lac.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0

Publié le 17 Août 2016

Hydroélectricité

Le barrage de Marèges démarre sa vidange décennale

le 11/08/2016

 
 
 
 
 

Le barrage de Marèges sur la Dordogne démarre sa vidange décennale. Une opération réglementaire non dénuée de risques environnementaux.

Le barrage de Marèges démarre sa vidange décennale
Le barrage de Marèges (Corrèze) démarre sa vidange décennale SHEM
 

Le barrage de Marèges, situé au coeur des gorges de la Haute-Dordogne, vient de commencer sa vidange qui va durer jusqu’à la fin août pour un retour en exploitation le 7 septembre. Une opération imposée tous les dix ans par la réglementation aux barrages dont la hauteur est supérieure à 20 m. Il s'agit de soumettre l'ouvrage à un examen technique complet de ces parties habituellement immergées. En parallèle, son exploitant, la SHEM, poursuivra l’importante campagne de travaux menée depuis 2015 sur le barrage et les deux usines hydroélectriques. Ils doivent durer 5 ans pour un montant de plusieurs millions d'euros. Il faut dire que le barrage de Marèges a été mis en eau en septembre 1935 et à l’époque, il était le premier barrage voute à double courbure d’Europe. Haut de près de 90 m, long de 247 m et d'une capacité de retenue de 47 millions de m3 d’eau, il sert de réservoir d’eau pour deux usines Saint-Pierre-de-Marèges en rive gauche et Marèges en rive droite qui produisent de l’électricité pour plus de 150 00 personnes. 
Le site industriel de Marèges est implanté dans la plus grande réserve de biosphère de France, classée par l’Unesco et en zone Natura 2000. C'est dire que l'exploitant veille à atténuer l’impact de la vidange sur le milieu naturel. C'est pourquoi, la SHEM a pris quelques précautions préalables. Avant l’abaissement du niveau de la retenue, elle a fait effectuer une pêche de sauvegarde du pied du barrage jusqu’au canal de sortie des eaux. Cette pêche électrique a permis de récupérer un grand nombre de poissons qui ont été relâchés dans d’autres cours d’eau de la région. Au cours de la vidange, la qualité de l’eau sera contrôlée à l’amont et à l’aval durant les 40 jours de l'opération. Les sables et les argiles qui transitent naturellement seront arrêtés temporairement par un batardeau implanté au droit de l’usine sur la rive droite de la Dordogne. A l’issue de la vidange, ils reprendront leur migration au fil du courant. Enfin, une analyse environnementale sera réalisée en 2017 afin d’évaluer le bien fondé des mesures prises.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost 0
1 2 3 > >>