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Publié le 30 Mars 2017

Eau - Les élus des bassins versants se dotent d'une association

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© Fotolia |

L'Association nationale des élus des bassins (Aneb) a tenu son assemblée générale constitutive le 28 mars. Répondant à un besoin d'accompagnement et d'expertise des collectivités, son but est d'aider les élus locaux en valorisant les principes de solidarité entre les territoires.

On connaissait l'Association nationale des élus du littoral (Anel) et celle des élus de la montagne (Anem). Il faudra désormais compter, dans un tout autre secteur mais sur le même principe d'ancrage topographique ou géographique, sur une nouvelle venue, l'Association nationale des élus des bassins (Aneb), qui a tenu son assemblée générale constitutive le 28 mars, à Paris. Fruit de trois années de préparation, sa création se fait sous l'aile protectrice d'une association bien plus installée, l'Association française des établissements publics territoriaux de bassin (AFEPTB), créée il y a vingt ans par "des élus des fleuves et rivières". Vouée à être dissoute, a priori d'ici la fin 2018, l'Aneb la remplacera, reprendra ses missions, notamment d'appui technique auprès des EPTB mais aussi de dialogue, de promotion et d'animation des instances qu'elle porte (pôle-relais zones humides).

Un enjeu politique et stratégique

La vocation de l'Aneb est en effet plus large : porter une nouvelle dynamique visant à fédérer et co-construire l'avenir des bassins versants. Toutes les communes ayant ou partageant un bassin versant, au sens hydrographique du terme qui est celui retenu par la directive cadre européenne sur l’eau (DCE), le potentiel de collectivités amenées à rallier la démarche est large. "Nous commençons avec une quarantaine d’adhérents - des présidents d'EPTB, d'établissements publics d'aménagement et de gestion de l'eau (Epage), de syndicats de bassin versant, des élus de grandes agglomérations et parlementaires - mais comptons bien nous faire connaître dans les mois qui viennent et séduire un maximum d'élus intéressés par cet enjeu de la gestion de l'eau, éminemment politique et stratégique pour nos territoires", vise son président Bernard Lenglet, par ailleurs à la tête de l'EPTB Somme (syndicat mixte Ameva).

Une charte d'engagement

L'adhésion de base coûte 20 euros. Les élus intéressés devront signer une charte d'engagement qui comprend trois axes, dont la défense du principe de cohérence et de solidarité dans le domaine de la gestion de l'eau à l’échelle de bassins ou groupements de bassins hydrographiques. Le partage des connaissances est aussi au centre : "Les lois Notr et Maptam précisent, renforcent les compétences des EPCI. Des élus n'ayant pas forcément bonne connaissance de l'enjeu de la gestion de l'eau par bassin versant sont demandeurs d'une expertise, que d'autres possèdent", détaille Bernard Lenglet.
Fin avril, l'association déterminera son comité directeur. A noter : elle bénéficie de l'appui de l'Association des maires de France et présidents d'intercommunalité (AMF), déjà partie prenante dans l'"Initiative partenariale d'associations nationales de collectivités territoriales pour une gestion équilibrée, durable et intégrée de l'eau par bassin versant" (Ipanct), lancée en octobre dernier (voir notre article dans l'édition du 25 octobre 2016). Ce partenariat était déjà justifié par les modifications apportées par les lois liées à la réforme territoriale dans la répartition des compétences dans les domaines de l'eau, des milieux aquatiques et de la prévention des risques en la matière, dont la nouvelle compétence obligatoire Gemapi.
A noter enfin, un site internet bassinversant.org est lancé dans une version temporaire, l'idée étant d'y recueillir des initiatives et outils.

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Publié le 30 Mars 2017

St-Aubin-de-Terregatte. Le bocage normand refait surface

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photo floriant, un membre de l'association paille les jeunes plants d'arbres de haies de bocage © ouest-france

Floriant, un membre de l'association paille les jeunes plants d'arbres de haies de bocage© Ouest-France

Depuis plusieurs années, le bocage dans la région normande refait son grand retour. Depuis 2013, la Communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel Normandie et l’association Haiecobois ne cessent d’œuvrer afin de redévelopper cette végétation essentielle à la bonne croissance des cultures.

"Depuis 2013, nous avons planté 27 km de haies de bocage" se félicite Pierric Cordouen, technicien bocage de la Communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie et Valérie Letellier membre de l’association Haiecobois.

 

 

 Le programme de plantation lancé par la Communauté d’agglomération vise principalement à lutter contre l’érosion des sols. Le bocage possède maintes autres utilités. Il permet notamment de protéger les cultures du vent et du froid mais aussi, sur le long terme, de créer un écosystème et une biodiversité utiles au développement cultures des agriculteurs.

 

Pierric Cordouen (à gauche) explique les bienfaits du paillage.
Pierric Cordouen (à gauche) explique les bienfaits du paillage. | Ouest-France

 

Retrouvez cette article dans l'édition Avranches-Baie-du-Mont-Saint-Michel du jeudi 30 mars 2017 ou dans l'édition numérique. 

Ouest-France   Ouest-France

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Publié le 28 Mars 2017

Sud-Manche : deux ans de travaux au lac de Vezins

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photo les travaux sur le lac de vezins sont en cours. © roger lebeurrier.

Les travaux sur le lac de Vezins sont en cours.© Roger Lebeurrier.

Cette vaste retenue d’eau proche de Saint-Hilaire-du-Harcouët va être vidangée, pour la première fois depuis 1993. La question du barrage reste pour le moment en suspens.

Les engins commencent à prendre place autour du lac artificiel de Vezins, près de Saint-Hilaire-du-Harcouët dans le sud-Manche. Cela faisait vingt-quatre ans qu’une vidange n’avait pas été faite, alors que, comme le précise Roger Lebeurrier, vice-président de l’association des Amis du barrage, « cela doit être ...

 

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Publié le 27 Mars 2017

En Syrie, la guerre menace un barrage géant

Par Patrick Angevin

 
ACTUALITÉ
L’encerclement en cours de Raqqa, la place forte de Daech en Syrie, passe par la prise aux djihadistes de la ville de Thaoura, à 60 km à l’ouest. Le problème, c’est que s’y trouve le barrage de Tabqa qui retient les eaux de l’Euphrate et forme l’immense lac Assad. Les combattants arabes et kurdes et leur allié américain affichent une prudence extrême. Car, si les combats endommagent l’ouvrage, ce sera la catastrophe.
 
 
 

Le vent tourne. L’État islamique est en train de perdre Mossoul, sa « capitale » en Irak. Et la ville de Raqqa, sa place forte en Syrie, est désormais pratiquement encerclée. À 60 km à l’ouest de Raqqa, les forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de rebelles en majorité kurdes, mais aussi arabes et turkmènes, soutenues par les États-Unis et notamment l’US Air Force, sont en train de s’emparer du verrou d’Al-Thaoura.

Mais là, il y a un gros problème. Al-Thaoura abrite le barrage de Tabqa, l’un des plus importants du Moyen-Orient. Achevé en 1973, l’ouvrage de 4,5 km de long retient 10 milliards de mètres cubes des eaux de l’Euphrate, qui forment le lac Assad. Que se passerait-il si le barrage était détruit ? Une catastrophe. Les experts anticipent une vague de 9 mètres, à une vitesse de 7 m/s, qui submergerait 67 localités jusqu’à la banlieue sud de Raqqa, voire au-delà.

 

 

 
Différentes vues du barrage. De gauche à droite et de haut en bas : image satellitaire, vue sur la retenue, survol par un drone américain. (Photos : Nasa/DR/Reuters)

Jeudi, une audacieuse opération aéroportée a permis de déposer des troupes des FDS, mais aussi des forces spéciales américaines et françaises, sur la rive sud du lac Assad, à l’arrière des lignes des djihadistes qui défendent Al-Thaoura.

Ce week-end, les combattants de Daech ont été obligés de se retirer de l’aéroport d’Al Thaoura. Mais ils tiennent toujours la ville et surtout ils tiennent toujours la partie sud du barrage.

Impossible de bombarder

Impossible pour les Américains de bombarder à tout va, pour permettre à leurs alliés des FDS de progresser sur le barrage. Daech le sait d’ailleurs très bien. Depuis qu’ils s’en sont emparés en 2014, les djihadistes ont parié, à raison, que le barrage ne serait pas bombardé. Ils s’en sont donc servis pour mettre à l’abri des chefs importants, des prisonniers de valeur et des centres de commandement, qui ont aujourd’hui été évacués.

Il n’empêche que les combats font forcément des dégâts. Des vidéos tournées par les FDS montrent des frappes d’artillerie et d’hélicoptères, de nuit, contre des installations du barrage (la vidéo ci-dessous a été diffusée sur Twitter).

Il n’en fallait pas plus pour que l’État islamique annonce que les bombardements avaient endommagé la structure de l’ouvrage.

Les sites de propagande de Daech ont ainsi publié des images de la salle de contrôle totalement ravagée par « des attaques aériennes ».

 
 
Photo de la salle de contrôle détruite, diffusée par Daech sur les réseaux sociaux. (Photo : capture d’écran Twitter)

Filmé par les drones américains

Totalement faux, a répliqué l’état-major de la coalition qui a mis en ligne des images filmées par des drones. On peut y voir le barrage apparemment en bon état, avec seulement des traces d’incendie.

Pour les Américains, et la plupart des experts militaires, la destruction de la station de contrôle est la conséquence d’un incendie que Daech a pu lui-même allumer.

 
 
L’image ci-dessus a été réalisée par un drone américain. Encadrés en rouge, les endroits où se sont déclarés des incendies. (Photo : DR)

Il est vrai que chaque fois qu’ils sont contraints de reculer, les djihadistes détruisent désormais systématiquement les infrastructures. Maintenant qu’il va perdre son refuge, Daech peut-il provoquer un raz-de-marée meurtrier ? Les experts doutent de sa capacité à détruire un ouvrage haut de 60 m, dont la base est large de plus de 500 m.

L’incertitude a cependant provoqué des scènes de panique, dimanche, dans Raqqa (vidéo ci-dessous), rapporte le collectif d’activistes « Raqqa massacré en silence », qui fait sortir clandestinement des images du fief de Daech.

 

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Publié le 27 Mars 2017

Des élus des bassins versants s'organisent en association en réaction à la loi Notre

Différents élus de bassins versants ont annoncé la constitution de l'association nationale des élus de bassin (ANEB). Elle verra le jour mardi 28 mars à l'issue de leur assemblée générale constitutive. La liste des fondateurs compte pour l'instant une trentaine de membres. A l'origine de la création de cette structure ? La loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (Notre). "Alors que le législateur et les experts s'accordent sur le fait qu'une gestion optimale de l'eau s'assure à l'échelle des bassins versants, la nouvelle organisation territoriale la fragilise. La loi n'en a confié qu'une partie de manière obligatoire, à des collectivités dont le périmètre n'est souvent pas adapté au regard de celui des enjeux, explique dans un communiqué le collectif des élus de bassins versants. De plus, elle ne prévoit pas les leviers suffisants pour que cet exercice soit réalisé dans un cadre solidaire et cohérent à l'échelle hydrographique. L'efficacité même du dispositif en est ainsi remise en cause".

Pour une meilleure gestion de l'eau par bassin versant

L'objectif de cette nouvelle association sera de promouvoir et accompagner la mise en place d'une organisation territoriale qui favorise la gestion équilibrée, durable et intégrée de l'eau par bassin versant. L'association vise notamment la clarification des compétences et des responsabilités respectives de tous les acteurs - y compris de l'Etat – ainsi que la complémentarité des actions aux échelles administratives et hydrographiques. Elle s'efforcera également d'optimiser les financements et pérenniser les dispositifs d'appui mais également de généraliser les démarches de co-construction.
Elle souhaite également défendre les principes de solidarité entre les territoires. Elle prévoit ainsi de mutualiser les expertises et les outils, d'encourager les échanges d'expériences et les espaces de discussion.

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Publié le 24 Mars 2017

Article sélectionné dans La Matinale du 21/03/2017 Découvrir l’application

Pour l’ONU, les eaux usées sont un « nouvel or noir »

A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’Unesco et l’ONU-Eau exhortent à « un recours plus systématique à une eau recyclée ».

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

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L’eau que l’on boit, celle qui irrigue les champs ou alimente les usines avant d’être rendue à la nature, il va falloir la considérer autrement. Car partout, elle est un bien sous pression.

La demande explose – elle pourrait augmenter de 50 % d’ici à 2030 –, mais la ressource, elle, se restreint, parfois même terriblement dans certaines régions du monde. Il est donc devenu impensable de continuer à la gaspiller massivement.

 

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Johnnie Walker prend ses quartiers d’hiver au bar de la Brasserie Barbès

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Johnnie Walker prend ses quartiers d’hiver au bar de la Brasserie Barbès

A l’étage de la brasserie, près de la cheminée, où deux gros canapés entourent le foyer-mascotte, allumé de 8h à 2h du mat’…   ​

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A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, l’Unesco – l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture –, et l’ONU-Eau, publient un rapport entièrement consacré aux eaux usées – c’est-à-dire toute eau dont la composition chimique a été altérée lors de son utilisation par les humains –, présentées comme une « ressource inexploitée ». Ne sont-elles pas un « nouvel or noir » ?, s’interrogent ses auteurs. Alors que les changements climatiques imposent « un recours plus systématique à une eau recyclée », cette révolution leur paraît « inéluctable ».

« Dans la Station spatiale internationale, le matin, l’eau est consommée avec du thé, l’après-midi elle devient de l’urine et le lendemain elle sert à se raser il s’agit de la même eau depuis des années ! », rapporte Richard Connor, rédacteur en chef de ce copieux rapport, pour illustrer les possibles performances des traitements existants.

Mais sur la planète Terre, on en est très loin. Les eaux souillées sont à 80 % rejetées dans l’environnement sans traitement ; à 92 % en moyenne dans les pays à faible revenu et à 30 % dans les plus prospères.

L’oxygène diminue

Dans ces conditions, non seulement elles ne comblent aucun besoin, mais elles ont un effet dévastateur sur l’environnement. Bactéries et pollutions diverses charriées par les fleuves jusque dans les océans affectent la santé humaine, la faune, la flore, la qualité de l’eau douce. Elles ont un impact sur la pêche et la sécurité alimentaire

Solvants, hydrocarbures de l’industrie, azote, phosphore et potassium issus de l’agriculture intensive accélèrent l’eutrophisation des zones côtières, la dégradation des milieux marins, l’apparition d’algues nuisibles.

L’oxygène diminue, les zones mortes s’étendent sur 245 000 kilomètres carrés. Environ un septième de tous les cours d’eau d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sont déjà contaminés par « une pollution organique grave », en constante augmentation.

image: http://s2.lemde.fr/image2x/2017/03/22/534x0/5098850_6_bfb8_carte-des-concentrations-dans-l-eau-de-la_dd94606686caa116b12259afcbd41ffe.png

carte des concentrations dans l’eau de la demande biochimique en oxygène

L’ONU-Eau note une amélioration du côté des installations d’assainissements domestiques : environ les deux tiers de la population en disposent. Mais la collecte, la vidange, le transport et le traitement des eaux d’égout manquent d’efficacité.

De toute façon, 2,4 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours accès à aucun équipement correct, Ce chiffre-là n’évolue guère. Et plus d’un milliard d’humains défèquent toujours en plein air.

Dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, on a recensé 842 000 morts dues à une eau potable contaminée et à des services sanitaires inadaptés en 2012. Cette année-là, 361 000 enfants de moins de cinq ans – qui sont les premières victimes des maladies hydriques –, auraient pu être sauvés s’ils avaient bénéficié d’installations correctes, ne serait-ce que pour se laver les mains.

Les pathogènes des déjections humaines et animales contaminent « près d’un tiers des rivières en en Amérique latine, en Asie et en Afrique, mettant la vie de millions de personnes en danger », écrivent les rapporteurs.

image: http://s1.lemde.fr/image2x/2017/03/22/534x0/5098600_6_5917_carte-des-concentrations-dans-les-cours-d-eau_55633a028a1bb672b1e5cb2fdf358541.png

carte des concentrations dans les cours d’eau de coliformes fécaux en Afrique, Amérique latine et Asie/ PNUE 2016

Explosion démographique

Même si les prélèvements d’eau que les villes opèrent dans les réserves mondiales sont limités (11 % à comparer aux 70 % qui partent pour l’agriculture), leurs rejets ont un impact fort sur l’environnement. L’explosion démographique constitue donc un défi vertigineux, surtout celle des bidonvilles.

La proportion de la population a beau y diminuer (cela concerne tout de même 62 % des urbains en Afrique subsaharienne), elle ne cesse d’augmenter en nombre d’habitants. L’ONU s’inquiète en particulier des conséquences des conflits au Moyen-Orient, où la part des gens entassés dans des logements informels atteint 77 % dans plusieurs pays.

image: http://s2.lemde.fr/image2x/2017/03/22/534x0/5098599_6_c4c7_des-femmes-puisent-l-eau-de-la-riviere_262b71c5c048539c51357b1049f37f62.jpg

Des femmes puisent l’eau de la rivière polluée Torit  au Sud-Soudan pour leur consommation domestique, le 9 mars.

Autre exemple, celui de Lagos, au Nigeria, une ville qui génère 1,5 million de mètres cubes d’eaux usées par jour avec ses 18 millions d’habitants. Le tout sans système d’égouts centralisés. En dehors des fosses septiques, l’essentiel des rejets des ménages de la plus grande ville d’Afrique ruisselle dans des caniveaux ouverts jusqu’à la mer. Et la population pourrait atteindre 23 millions d’individus en 2020.

image: http://s1.lemde.fr/image2x/2017/03/22/534x0/5098603_6_fff7_proportion-de-la-population-dans-le-monde-ayant_51c4f2e7e305fe536bfebb7e8603e4f1.png

Proportion de la population dans le monde ayant accès à un système d’assainissement

Jusqu’à présent, les décideurs politiques se sont intéressés à l’approvisionnement bien davantage qu’aux questions d’assainissement. De fait, l’ampleur des investissements qu’il faudrait consentir pour remédier au retard dans ce domaine a de quoi décourager les bonnes volontés.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, 86 % des habitants seront des citadins d’ici à 2050. La collecte par les égouts y progresse, mais le traitement en bout de course ne représente encore que 20 % à 30 % du total. Pour atteindre deux tiers de couverture, il faudrait y consacrer plus de 31 milliards d’euros, plus 32 milliards d’euros pour aménager des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et réduire ainsi la pollution par ruissellement dans les rues.

Stations d’épuration et systèmes de lagunage n’ont pas forcément besoin d’être performants au point de produire de l’eau potable, comme à Singapour, à Windhoek, en Namibie, ou à San Diego, aux Etats-Unis. Une pratique volontariste qui reste marginale.

« Mais un peu de traitement vaut mieux que pas du tout ! assure Rick Connor. On ne pourra pas résoudre le problème global avec des mégasystèmes centralisés comme avait pu en construire l’ex-Union soviétique, dont certains sont devenus obsolètes. Nous voulons dire aux bailleurs de fonds internationaux qu’il existe d’autres solutions, comme des ministations d’épuration aménageables, même en milieu urbain. »

Du phosphore dans les urines

L’ONU-Eau recense à l’intention des investisseurs toutes les perspectives qu’offre l’exploitation des eaux usées. Par exemple, le phosphore, aujourd’hui extrait dans des mines, pourrait être épuisé dans cinquante ou cent ans, alors que l’on pourrait répondre à 22 % de la demande mondiale en recyclant les excréments humains, qui en sont riches.

De même la récupération d’azote et la production de biogaz à partir de boues d’épuration pourraient faire baisser la facture de l’assainissement et créer des emplois.

Mais si les auteurs veulent attirer l’attention sur la réutilisation de l’eau, c’est avant tout parce que ce changement d’état d’esprit pourrait atténuer le manque qui se fait de plus en plus sentir. Le Forum économique mondial a estimé en 2015 que la crise de l’eau constitue « le risque le plus préoccupant de la planète, pour les personnes et les économies, pour les dix prochaines années ».

Les deux tiers de la population mondiale connaissent des pénuries pendant au mois un mois par an, surtout en Inde et en Chine. « Environ 500 millions de personnes vivent dans une région où la consommation d’eau est deux fois supérieure aux ressources hydriques renouvelables », précise Richard Connor. Autrement dit, elles piochent dans des réserves qui ne se rempliront pas à la prochaine saison.

 

image: http://s2.lemde.fr/image2x/2017/03/22/534x0/5098601_6_d862_carte-des-prelevements-d-eau-dans-le-monde_d3c0fb130197fc8bad1816c7102b4344.png

Carte des prélèvements d’eau dans le monde
Carte des prélèvements d’eau dans le monde Mekonnen et Hoekstra 2016

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/03/22/pour-l-onu-les-eaux-usees-sont-un-nouvel-or-noir_5098604_1652612.html#3UxpFpUBGIBWb274.99

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Rédigé par jojo

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Publié le 24 Mars 2017

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Publié le 23 Mars 2017

Si on rassemblait toute l’eau de la Terre, ça donnerait ça

  • Cette goutte de 1 380 km de diamètre représente toute l'eau de notre soi disant "planète bleue".
    Cette goutte de 1 380 km de diamètre représente toute l'eau de notre soi disant "planète bleue". | Jack Cook & Howard Perlman (Woods Hole Oceanographic Institution & USGS)

H.H. / Ouest-France

Ce mercredi 22 mars, c’est la Journée mondiale de l’eau. L’occasion de sensibiliser les Terriens à la rareté et à la valeur de l’or bleu. Car l’eau n’est pas une ressource illimitée. Au contraire.

La « planète bleue ». Ainsi les livres de géographie et de sciences présentent-ils notre Terre. Si l’on parle de sa couleur dominante, d’accord. Le bleu des océans occupe 361 millions de kilomètres carrés, soit 70 % de la surface du globe.

Mais si l’on considère le volume de toute l’eau de notre planète, l’appellation se révèle totalement fausse. Regardez l’image publiée par la Woods Hole Oceanographic Institution, réalisée par deux scientifiques américains, Jack Cook et Howard Perlman.

Elle représente toute l’eau de la terre, sous toutes ses formes, douce ou salée, liquide ou gelée - océans, lacs, rivières, nappes phréatiques, nuages, banquise, iceberg, mais aussi la buée sur le miroir de votre salle de bains, l’eau de votre corps, de votre chat et de vos plants de tomates.

Une fine pellicule d’eau

Cette goutte mesure 1 380 km de diamètre, et représente 1,4 milliard de km3 de molécules H2O (1 atome d’oxygène relié à 2 atomes d’hydrogène). Ce qui est fort peu. À tel point que la petite Europe, une des lunes de Jupiter, contient plus d’eau que notre Terre, comme le montre l’image ci-dessous.

 

Europe, l'une des petites lunes de Jupiter, contient plus d'eau d'eau que notre Terre.

 

C’est ainsi : la soit disant « planète bleue » n’est en fait recouverte d’une fine pellicule liquide. Autant dire qu’il ne faut pas la gâcher.

Car cette eau doit servir à toutes nos activités humaines - mais aussi à toutes les formes de vie qui nous entourent. Et que ce volume, au moins pour l’heure, est donné : personne, aujourd’hui, ne sait fabriquer de l’eau de façon industrielle. Pensez-y la prochaine fois que vous laisserez le robinet ouvert pour rien.

 

 

Recycler les eaux usées : un impératif face à des besoins croissants

Traiter les eaux usées réduit la pollution et prévient les maladies, mais c’est aussi devenu un impératif pour répondre à une demande croissante en eau dans le monde, affirme ce mercredi un rapport de l'ONU.

« Les eaux usées représentent une ressource précieuse dans un monde où l’eau douce disponible est limitée et la demande en hausse », estime Guy Rider, président de l'ONU-eau, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau le 22 mars.

D’ici 2030, la demande pour les ressources en eau pourrait croître de 50 %, essentiellement dans les villes.

« Nous devons tous recycler davantage les eaux usées pour satisfaire les besoins d’une population en augmentation et préserver les écosystèmes », ajoute-t-il dans un communiqué publié conjointement par ONU-eau et l’Unesco, qui a coordonné le rapport « Les eaux usées, une ressource inexploitée ».

Si le document rappelle les enjeux sanitaires et environnementaux (en 2012, 842 000 décès ont été liés à une eau contaminée et à des installations sanitaires inadaptées), il invite à élargir la question du traitement de l’eau à celle de la préservation de cette ressource indispensable.

Deux exemples : aux États-Unis, l'eau de certains fleuves est utilisée jusqu'à vingt fois avant d'atteindre la mer. Et dans la Station spatiale internationale, l'eau pour se laver et boire et celle provenant des urines est la même depuis des années.

 

L'eau reste un luxe.

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Publié le 23 Mars 2017

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Publié le 23 Mars 2017

Le rapport mondial des Nations unies 2017 mise sur la valorisation des eaux usées

"Chacun doit faire sa part pour atteindre l'objectif de développement durable consistant à diviser par deux le niveau des eaux usées non traitées et promouvoir la réutilisation d'une eau sûre d'ici 2030", a affirmé Guy Rider, président de l'ONU-Eau et directeur général de l'Organisation internationale du travail, à l'occasion de la diffusion du rapport mondial des Nations unies Les eaux usées, une ressource inexploitée. "Il s'agit de gérer l'eau avec soin et de recycler celle qui est rejetée par les ménages, les usines, les fermes et les villes", précise-t-il.

Ce rapport rappelle que les deux tiers de la population mondiale vit actuellement dans des zones qui souffrent de manque d'eau pendant au moins un mois par an. Dans le même temps, il souligne que probablement plus de 80% des eaux usées du monde sont rejetées sans traitement. Or selon lui, le traitement amélioré des eaux usées, l'augmentation de la réutilisation de l'eau et la récupération de produits dérivés utiles contribueraient à la réduction des prélèvements d'eau et des pertes de ressources dans les systèmes de production et les activités économiques.

Pour créer un environnement favorable à cette pratique, le rapport a identifié différents leviers. Tout d'abord, il considère que de nouvelles réglementations concernant notamment la récupération des sous-produits des eaux usées sont nécessaires.

"La législation sur les normes de qualité pour ces produits est souvent rare ou inexistante, ce qui crée des incertitudes sur le marché qui peuvent décourager les investissements, note-t-il. Les marchés pour ces produits pourraient être encouragés par des mesures d'incitation financière ou légale par exemple le mélange obligatoire de phosphates récupérés dans les engrais artificiels". La récupération des nutriments de ces effluents, le phosphore, l'azote et l'énergie permettrait en outre de contribuer à amortir les coûts des infrastructures de gestion des eaux usées. Des recherches sont également nécessaires afin de mieux comprendre la dynamique de l'apparition de contaminants et d'améliorer les méthodes pour les éliminer. Selon le rapport mondial des Nations unies, une sensibilisation de la population est indispensable pour dépasser les barrières sociales, culturelles et de consommation. Enfin, le document appelle à ce que des technologies appropriées et à un coût abordable soient transférées depuis les pays développés vers les pays en développement.

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