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Publié le 30 Juin 2017

Rédigé par jojo

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Publié le 30 Juin 2017

 
Les espèces piscicoles seraient-elles insensibles aux polluants ?

Les stocks de poissons sont au contraire décimés par la pollution. La vulgarisation en Suisse est sans concession en vertu de l’écologie. En France, l’administration et les écologistes martèlent depuis le 21ème siècle que les ennemis de la qualité de l’eau sont les moulins et les étangs. Un message aussi déloyal que peu convaincant. « Déloyal » parce que la stigmatisation des aménagements permet d’éviter d’évoquer les facteurs impactant prioritaires; « peu convaincant » car si tel était le cas, il n’y aurait plus de poissons dans les cours d’eau depuis des siècles.

Nous reproduisons ci-dessous un article d’Aqueduc info

 

Lutte contre les micropolluants : chacun devrait en faire plus

L’un des grands défis actuels en matière de protection des eaux, c’est de lutter efficacement contre les micropolluants présents dans les eaux en très faibles concentrations mais potentiellement nuisibles pour l’homme, la faune et l’environnement. Dans un rapport qu’il consacre aux "Mesures à la source visant à réduire la charge de micropolluants dans les eaux" [1], le gouvernement suisse présente les progrès réalisés depuis quelques années et les démarches volontaires et supplémentaires qu’il est possible, sinon nécessaire, d’entreprendre.

Des produits chimiques organiques d’origine synthétique (phytosanitaires, biocides, additifs alimentaires, médicaments, etc.) et certaines substances d’origine naturelle (toxines, hormones, métaux lourds, etc.) arrivent chaque jour dans des canalisations ou des eaux de surface, voire parfois jusque dans des nappes souterraines. Leurs concentrations sont certes très faibles, de l’ordre du milliardième ou du millionième de gramme par litre, mais elles peuvent cependant nuire aux organismes aquatiques.

Les principales sources de micropolluants sont les effluents des stations d’épuration communales (40 %) ainsi que les eaux de ruissellement et/ou de drainage des surfaces agricoles traitées aux pesticides (40 % également). Les 20 % restants de la charge polluante proviennent des apports de l’industrie et de l’artisanat.

Sources et voies d’apport de micropolluants
(extrait du Rapport du Conseil fédéral)

 

Depuis plusieurs années, de nombreuses mesures ont déjà été prises pour lutter contre cette pollution. Elles vont de l’amélioration des performances des stations d’épuration à l’assainissement des sites contaminés, en passant par le traitement des eaux de ruissellement sur les routes et à la réduction des risques de contamination liés aux produits phytosanitaires.

Répondant à un postulat parlementaire qui réclamait un "renforcement des mesures à la source", le gouvernement fédéral avance trois types de démarches complémentaires :
- mettre en œuvre de manière plus stricte les réglementations existantes, notamment par un renforcement des moyens de contrôle ;
- promouvoir des comportements responsables au sein des ménages et de l’économie privée grâce par exemple, à davantage d’informations ciblées sur l’usage et l’élimination des médicaments et des pesticides, au développement de produits respectueux de l’environnement, ou à des efforts accrus dans la formation du personnel des secteurs de l’industrie et de l’artisanat, de la santé et du commerce de détail ;
- approfondir les connaissances scientifiques concernant les apports de substances en provenance d’établissements de soins ainsi que d’entreprises industrielles et artisanales.

L’État fédéral n’entend pas élargir son domaine de compétences en la matière mais encourager la recherche de solutions et la prise d’initiatives par les services cantonaux spécialisés, par l’économie privée et par les associations professionnelles. (Source : Conseil fédéral)

[1] "Mesures à la source visant à réduire la charge de micropolluants dans les eaux" - Rapport du Conseil fédéral en réponse au postulat Hêche 12.3090 du 7 mars 2012 approuvé par le Conseil fédéral lors de sa séance du 16 juin 2017.

 

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Publié le 30 Juin 2017

 
L’étang Borgne : un roi local, temporairement déchu

Dans la hiérarchie des dysfonctionnements administratifs, le cas de l’étang Borgne sur la commune de Montchevrier (36) est assez kafkaïen. L’étang de 10 ha est fondé en titre, le ruisseau en amont n’est pas un cours d’eau, le cours d’eau en aval du barrage est classé L1 et L2 au titre de l’art L.214-17 CE (donc sans impact administratif sur l’étang) et une voie publique (communale) emprunte le barrage. Un scénario enviable ? En théorie oui, sans compter l’abus de pouvoir et le harcèlement de l’administration. La situation s’est gravement perturbée depuis 2005 au point d’être bloquée en 2017. D’une erreur bénigne d’aiguillage en 2005, la gradation fut constante avec à chaque étape, des arguments inappropriés de l’administration mais de plus en plus pesants pour l’usufruitier. Un arrêté préfectoral, faisant grief à sa fille non informée, lui enjoint de laisser son étang en assec définitif. A son décès, l’étau continue à se resserrer jusqu’en 2016. Elle adhère à un syndicat d’étangs membre de l’UNSSAEB. Ce syndicat missionne un expert pour démêler cet écheveau. L’expert répond aux différents arguments administratifs et expose, en substance en 2016, que l’étang Borgne n’est pas concerné par la continuité écologique. En guise de réponse, la propriétaire reçoit le 20 janvier 2017 un rapport de manquement administratif de 5 pages et de conclure : « à défaut d’une réponse de votre part sous 15 jours, je proposerai à M. Le Préfet de l’Indre d’imposer la suppression de l’étang (…) ». Au-delà des arguties invoquées, l’objectif avoué est bien la suppression de l’étang, scénario toujours priorisé.

Cinq mois plus tard, la menace n’est pas exécutée. Il faut dire qu’un recours au TA (tribunal administratif) en plein contentieux permettrait à la propriétaire de réclamer réparation de l’important préjudice financier qu’elle subit.

 

Les différentes étapes sont commentées ci-dessous.

10 novembre 2005 : après plusieurs visites des agents de la DDT en 2005 pour des sujets divers, l’administration finit par demander au propriétaire de « déposer un dossier de régularisation de pisciculture »

[cet étang fondé en titre dispose déjà du statut de pisciculture, ce que la DDT ne peut pas ignorer].

 

20 janvier 2006 : en toute bonne foi, le propriétaire dépose un « dossier de régularisation pour la pisciculture ».

 

13 mars 2006 : la DDT exige une étude d’impact pour compléter le dossier de demande d’autorisation.

[pour un étang, encore une fois déjà « autorisé sans limitation dans le temps »].

 

  5 mai 2006 : visite de deux agents de la police de l’eau qui constatent la « vétusté » des ouvrages » demandent au propriétaire de vidanger l’étang selon des prescriptions particulières déjà transmises.

[les ouvrages prétendument vétustes sont encore opérationnels en 20017].

 

11 mai 2006 : la DDT accorde une autorisation de pratiquer une vidange totale et précise que l’étang ne pourra pas être remis en eau avant d’avoir obtenu préalablement une autorisation préfectorale.

[ 1°- l’autorisation de vidange n’est pas requise pour un étang fondé en titre ;

2°- ce message subliminal d’interdire la remise en eau sous-entend il déjà que l’autorisation préfectorale ne sera pas accordée ? Quoi qu’il en soit, les sachants de la police de l’eau engagent le propriétaire sur de mauvaises voies depuis 1 an.]

 

  6 octobre 2006 : le propriétaire toujours de bonne composition a missionné un bureau d’étude et dépose les pièces complémentaires.

 

9 octobre 2006 : la DDT 36 lui délivre un récépissé accusant réception du dossier et demande des compléments.

[2005-2006, nous étions dans une lecture très approximative des droits et devoirs du propriétaire par l’administration ; c’est ensuite que tout dérape tous azimuts].

 

16 octobre 2006 : la DDT demande de « prendre des dispositions visant à garantir la sécurité des habitants et des voies de circulations situées à l’aval de l’ouvrage  en cas de rupture de celui-ci et à assurer la survie des espèces piscicoles. A ce titre, le plan d’eau ne devait pas être rempli avant la mise en œuvre de prescriptions techniques visant à satisfaire ces exigences.

[ 1°- le problème de sécurité civile concerne les propriétaires des voies publiques, par le propriétaire de l’étang,

2°- l’ouvrage ancien n’a jamais manifesté de risque de rupture (cela ne veut pas dire que le risque n’existerait pas à l’avenir mais il appartient à l’administration de préciser comment cette survenance de risque serait apparue pour en interdire la remise en eau de l’étang en amont.

3°- de quelles espèces piscicoles s’agit-il et en quoi l’étang empêcherait-il subitement leur survie ? ]

 

13 novembre 2006 : la DDT reçoit les compléments qu’elle avait sollicités. Le bureau d’étude propose trois remèdes : redimensionnement de la vanne de fond, augmentation de la capacité du déversoir de crue ou dérivation de l’étang.

[ trois diagnostics ineptes techniquement, très lourds à mettre en œuvre.

1°- la vanne de fond a toujours donné satisfaction,

2°- le déversoir de crue est largement surdimensionné par rapport au busage qui franchit la voie communale,

3°- la dérivation dans un canal de 650 mètres, sans pente, en assec une majeure partie de l’année deviendrait un roncier-saulaie-aulnaie en un an].

 

22 novembre 2006 : projet d’arrêté de mise en demeure portant interdiction de remplissage du plan d’eau et obligation de laisser la vanne de vidange ouverte.

 

7 décembre 2006 : un avis de constatation faisant office d’avertissement officiel est transmis au Procureur de la République pour non-respect du débit minimum garantissant la survie des espèces piscicoles prévu à l’art L.432-5.

 

8 décembre 2006 : le Préfet signe un arrêté interdisant à l’usufruitier de remplir son étang.

[ sa fille pourtant nue-propriétaire n’est pas informée par l’administration. C’est pourtant elle qui subit le préjudice immobilier].

15 janvier 2007 : dans le cadre de l’instruction du dossier « pisciculture », la DDT demande à l’usufruitier de se prononcer sur le choix d’un des trois « remèdes » proposé par le bureau d’étude.

[le scénario est huilé : le bureau d’étude rémunéré par l’usufruitier émet des propositions agréables à l’administration, qui demande ensuite à l’usufruitier de faire son choix].

 

28 juin 2007 : La DDT, au titre de la sécurité publique, évoque la nécessité de réaliser une étude sur le barrage et comportant une étude hydraulique réalisée par un bureau d’étude qualifié. Un projet d’arrêté préfectoral de mise en demeure de respecter toutes les garanties de sureté est joint à ce courrier.

[ Il s’agit d’une erreur manifeste d’appréciation car l’usufruitier n’est pas concerné n’étant pas propriétaire du barrage].

 

4 septembre 2007 : un nouveau complément au dossier est transmis par l’usufruitier.

 

19 septembre 2007 : la DDT expose : si le choix de l’usufruitier se portait sur telle ou telle solution, le classement du barrage pourrait être revu.

[en clair : en réduisant la hauteur –donc la surface- de l’étang et avec une rivière de contournement, les prescriptions sur le barrage seront moindres].

 

22 septembre : l’usufruitier accuse réception de ce dernier courrier mais sollicite un délai de réflexion en raison de la complexité du dossier.

[le dossier a en effet été considérablement complexifié pour obtenir la reddition de l’usufruitier ; mais celui-ci avec cette demande de délai a compris qu’il était dans une nasse].

 

28 septembre : nonobstant cette demande, le dossier de projet d’arrêté préfectoral passe en CODERST et reçoit un avis favorable.

[au CODERST, le propriétaire a la sensation d’être réputé coupable et le dossier présenté par la DDT passe –presque- toujours comme une lettre à la poste].

 

5 novembre 2007 : l’arrêté préfectoral de mise en demeure portant prescriptions complémentaires est signé.

[notons que l’origine du dossier portait sur la régularisation du statut piscicole et qu’il n’y a eu aucune suite à l’instruction de ce dossier qui a généré des frais inutiles].

 

  2012 : l’usufruit tombe avec le décès de l’usufruitier. Sa fille a hérité d’un étang de 10 ha, vide, et d’un volet administratif non soldé en 2017.

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illustration: photo aérienne de l'étang Borgne le 18 juin 2005

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Juin 2017

Environnement - Les éoliennes tuent plus d'oiseaux près des zones protégées
 

 

 

S’il est "relativement faible", le nombre d'oiseaux retrouvés morts à la suite d'une collision avec des éoliennes est "extrêmement variable" d'un parc à l'autre et deux fois plus important à proximité des zones protégées de type Natura 2000, a indiqué la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) dans une étude publiée le 20 juin. L’association formule aussi plusieurs recommandations pour limiter l’impact des éoliennes sur la mortalité des oiseaux.

Quel est l’impact des éoliennes sur la mortalité des oiseaux ? Pour la première fois, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a réalisé une étude approfondie sur le sujet dont les résultats ont été publiés le 20 juin. L’association, qui a compilé 197 rapports de suivis des impacts de 1.065 éoliennes implantées en France dans 142 parcs, pointe d’abord une mortalité hétérogène. L'estimation de la mortalité réelle varie, selon les parcs, de "0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an", précise-t-elle. Pour elle, le nombre de collisions constatées "apparaît relativement faible au regard de l'effort de prospection mis en oeuvre", soit 37.839 recherches documentées ayant permis de retrouver 1.102 cadavres d'oiseaux.

Surmortalité due aux parcs anciens près des zones protégées

Toutefois, la LPO souligne que "la mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1.000 mètres des zones de protection spéciale", de type Natura 2000. Les parcs éoliens les plus anciens étant plus souvent que les autres situés à proximité d'espaces naturels protégés, "il conviendra d'être très vigilant" lors du renouvellement des autorisations de ces infrastructures, estime donc l’association. "Les transitions énergétiques ne peuvent s'exonérer de la prise en compte de la biodiversité et sont condamnées à réussir ensemble", souligne dans un communiqué Allain Bougrain-Dubourg, le président de la LPO.

Migrateurs et rapaces diurnes, principales victimes

La mortalité par collision avec une éolienne a principalement concerné des passereaux en migration (60%). Les roitelets à triple bandeau et les martinets noirs, touchés principalement lors de la migration postnuptiale, sont les espèces les plus dénombrées sous les éoliennes françaises. Les rapaces diurnes représentent quant à eux 23% des cadavres retrouvés - surtout en période de nidification - soit le deuxième cortège d’oiseaux victimes des éoliennes. Parmi les 97 espèces touchées, 75% sont protégées en France, tels le faucon crécerellette, le milan royal, le milan noir ou le busard cendré.
Pour limiter l'impact des éoliennes sur la faune, la LPO formule plusieurs recommandations. Elle conseille ainsi d’"élaborer sans plus tarder un protocole de suivi applicable à tous les parcs éoliens afin de conforter dans le temps le suivi de l’impact des parcs en fonctionnement ", de "mieux prendre en compte les migrateurs nocturnes lors du développement des projets éoliens", de "préserver les espaces vitaux des rapaces diurnes" et de "rejeter l'implantation d'éoliennes à l'intérieur et à proximité des zones de protection spéciale".

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Juin 2017

La filière hydroélectrique demande davantage de soutiens publics

Dans un livre blanc de l'hydroélectricité, les acteurs de la filière demandent la mise en place de mécanismes de soutien et des exonérations pour permettre des investissements dans le parc existant et le développement de nouvelles capacités.

"Nous arrivons à la fin de la résilience de cette filière de production de l'électricité. Avec un prix de marché durablement bas, nous sommes aujourd'hui à la limite pour notre outil de production", a indiqué Anne Pénalba, présidente de France Hydro Electricité, lors de la présentation à la presse du livre blanc de l'hydroélectricité, le 27 juin. En vue de la prochaine loi des finances, ce syndicat professionnel représentant la petite hydroélectricité, associé à l'Union française de...
 

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Rédigé par jojo

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La Manche entre à son tour en vigilance sécheresse © pixabay © pixabay partages Partager Twitter Partager Envoyer Après la semaine de canicule que la Normandie vient de vivre, la prefecture de la Manche précise que des inquiétudes perdurent dans son département. Le prefet l'a placé en vigilance sécheresse, jusqu'à nouvel ordre et compare la situation à celle de 1976 ou 1996. Par Alexandra Huctin Publié le 26/06/2017 à 12:09 Les fortes températures de la smeaine dernière ne sont pas la cause de cette sécheresse. C'est avant tout un manque d'eau cet hiver qui a entraîné un déficit important dans la recharge des ressources en eau du département. "Dans la Manche, les débits des cours d'eau enregistrés actuellement sont inférieurs au "débit décennal sec" (débit atteint moins d'une année sur 10 ). L'épisode caniculaire de la semaine dernière a mis en évidence une nouvelle chute des débits et une détérioration de la qualité des eaux en liaison avec l'augmentation de la température. " Selon le préfet cette situation arrive une fois tous les 20 ans. Les dernières étaient en 1976 et 1996. A Granville, quelques restrictions pourraient arriver, à cause des travaux de sécurisation sur le réseau d'eau potable qui est en cours. "Ce premier niveau de déclenchement du dispositif sécheresse a pour but de renforcer la gestion concertée et la surveillance de la ressource en eau, qui associe l'ensemble des services de l'Etat, ses établissements publics, ainsi que les collectivités compétentes en matière d'alimentation en eau potable." Des mesures ont été prises concernant la pêche afin de préserver la faune piscicole : elle est suspendue dans les petits cours d'eau ( moins de 2m de large). L'observatoire départemental de la sécheresse se réunira à nouveau le 7 juillet. Chacun est appelé à limiter sa consommation et à faire un usage raisonné et économe de l'eau.

Publié le 27 Juin 2017

Rédigé par jojo

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Publié le 25 Juin 2017

Parution d’un article dans la revue Les Annales de Géographie : Déconstruire ? L’exemple des barrages de la Sélune (Manche)

Yves Le Lay et Marie-Anne Germaine ont publié un article dans la revue Les Annales de Géographie (n°175, 3/2017). Cet article intitulé « Déconstruire ? L’exemple des barrages de la Sélune (Manche) » porte sur l’analyse des articles de la presse locale – Ouest France, la Manche Libre et la Gazette de la Manche – traitant des barrages de la Sélune et du projet de démantèlement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit.

Résumé de l’article

Deux barrages hydroélectriques installés sur la Sélune (Manche) sont visés par un projet de démantèlement qui ne fait pas consensus. Les dimensions du débat public sont explorées au moyen de l’analyse textométrique d’un corpus de 515 articles publiés de 2001 à 2015 dans deux titres de la presse régionale, Ouest-France et La Gazette de la Manche. Les résultats permettent de reconstruire la trajectoire géo-historique du conflit, de restituer les argumentaires et les régimes d’action choisis par les acteurs de la polémique et d’envisager l’évaluation controversée des conséquences que la déconstruction des infrastructures hydrauliques aurait sur le territoire. Les atermoiements des décideurs ont contribué à installer le conflit dans la durée. Émue par les éventuelles modifications de son cadre de vie, une partie de la population locale ressent vivement un sentiment de dépossession qui accompagne souvent les projets susceptibles de se lire à différentes échelles. Les positions tenues par les parties prenantes révèlent autant de régimes d’être au monde qui se focalisent sur des valeurs contrastées.

Mots clés : barrage, continuité écologique, controverse, Paysage,
presse régionale, restauration écologique, textométrie

 
Quelques figures extraites de l’article :
 
 
Répartition annuelle et saisonnière des deux corpus de presse : Ouest France (301 articles) et La Gazette de la Manche (214 articles)
Graphique de progression réalisé à partir des termes évoquant les enjeux liés à la démolition des barrages de la Sélune
Carte de localisation indiquant les principaux toponymes cités dans Ouest-France et la Gazette de la Manche

 

Remove energy infrastructure installations ? The case of dams on the River Sélune (Manche, France)
Abstract  : Two hydroelectric dams in France installed on the River Sélune (Manche) are the object of a controversial dismantling project. A set of 515 articles published from 2001 to 2015 in two regional newspapers is explored using text analysis programs. The objective is to stress three dimensions of the public debate by reconstructing the geo-historical trajectory of the conflict. This involves identifying the arguments and action plans chosen by the stakeholders, assessment of the local consequences that the removal of both installations would have on the riverine communities. The results emphasize in particular that procrastination by decision-makers contributed to durable prolongation of the conflict. Negatively affected by any changes in their environment, some people feel a strong sense of dispossession typical for projects that could be interpreted at different scales. Attitudes held by stakeholders towards the project reveal the many different strategies of being in the world that exist and which focus on contrasting values.
Keywords : controversy, dam removal, ecological continuity, newspapers, river restoration, riverscape, text analytics
 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 24 Juin 2017

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Commentaires
Alan Erreirac l'homme passe son temps à couper la branche sur laquelle il est assis et c'est tant mieux s'il se casse le gu.....!!!
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Répondre13 juin, 10:35
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Vallaud Marine on peux faire connaissance
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Répondre22 juin, 22:54
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Constance van Wijk Tres bien amour
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Répondre13 juin, 12:57
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Rédigé par jojo

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Publié le 21 Juin 2017

Nous organisons le mercredi 5 Juillet 2017 une soirée de restitution d’une partie des travaux conduits par l’équipe de chercheurs à la salle des fêtes des Biards à 20h30.

Bonjour,

 

Nous souhaitons vous remercier du temps que vous nous avez consacré pour répondre à nos questions sur la vallée de la Sélune.

 

Nous organisons le mercredi 5 Juillet 2017 une soirée de restitution d’une partie des travaux conduits par l’équipe de chercheurs à la salle des fêtes des Biards à 20h30. Cette conférence publique portera sur l’histoire de la vallée de la Sélune. Plusieurs collègues – géographes et sociologues – prendront la parole pour présenter l’histoire des paysages depuis 1000 ans, l’histoire du saumon et des pêcheries depuis le Moyen-Age, le développement des loisirs et du tourisme dans la vallée, la mise en place d’un observatoire photographique de paysage de la vallée de la Sélune. Vous êtes cordialement invités à cette conférence publique. N'hésitez pas à faire suivre cette information autour de vous.

 

Enfin, nous profitons de ce mail pour vous communiquer le lien vers le site de notre équipe : https://selune.hypotheses.org/

 

Bien cordialement,

 

Ludovic DRAPIER (pour l'équipe)

 
Ludovic Drapier
Doctorant en géographie/Ph. D. student in Geography

Université Paris-Est-Créteil - Laboratoire de Géographie Physique UMR 8591
1, place Aristide Briand
92110 Meudon
, France



https://reseaup10.u-paris10.fr/portfolio/drapier-ludovic/
http://selune.hypotheses.org/

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Publié le 20 Juin 2017

Environnement - Niveau anormalement bas pour plus des deux tiers des nappes phréatiques
 

 

© G. Rolle / Rea |

Les deux tiers (70%) des nappes phréatiques en France affichent un niveau modérément bas à très bas, faute de recharge hivernale suffisante, a indiqué lundi 19 juin le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bilan arrêté au 1er juin. Seuls de rares secteurs, notamment au sud du Bassin parisien et dans une partie de l’Occitanie, ont pu bénéficier d'une recharge normale et présentent des niveaux autour de la moyenne. Le reste du territoire se situe à des niveaux "modérément bas, voire bas", note le BRGM. La tendance d’évolution du niveau des nappes traduit le passage progressif vers les basses eaux avec deux tiers des points déjà orientés à la baisse, 10% seulement étant encore en hausse, ajoute-t-il.
La pluviométrie du mois de mai a été très irrégulière, après un hiver globalement déficitaire et des précipitations ayant tardé jusqu'en février. Au cours du printemps, les pluies ont été bénéfiques pour la végétation mais peu efficaces pour recharger les nappes. En mai, une partie du pays a été traversée jusqu'au 20 par des passages pluvieux, mais les rivages de la Méditerranée, la Corse ainsi que les régions frontalières du nord ont plutôt connu un temps sec. Des conditions anticycloniques se sont ensuite installées sur toute la France.
Parmi les nappes présentant les situations les plus favorables, avec des niveaux proches de la moyenne, le BRGM cite les aquifères karstiques des régions de Nîmes et Montpellier, la nappe de la craie de Bourgogne et du Gâtinais (sud du Bassin parisien) et les nappes alluviales de Corse (est de l'île). En revanche, la nappe de la craie champenoise, toutes les nappes du bassin Adour-Garonne, les aquifères de la vallée du Rhône (amont et aval) et la nappe des calcaires jurassiques de Lorraine sont en situation bien moins favorable.
Fin mai, Météo France estimait pour sa part que la sécheresse des sols s’était accentuée suite aux fortes chaleurs sur la majeure partie du pays, même si elle restait moins sévère et plus localisée que lors de la sécheresse exceptionnelle du printemps 2011. Selon le site Propluvia (ministère de l’Environnement), au 18 juin, 22 départements sont soumis à des restrictions d’usage de l’eau (au-delà de la simple vigilance) et 87 arrêtés sont en cours.

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Rédigé par jojo

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