Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié le 31 Mars 2018

31 mars 18

VOUS AVEZ le DERNIER MOT...!

Ducey 201PETITIONS : VOICI VOTRE RESULTAT..! 

Dans le courant des mois de Février et Mars, le Collectif ECOLOGIE NORMANDE POUR DES BARRAGES DURABLES avait lancé deux pétitions. L'une sur CHANGE.org et l'autre sur MesOPINIONS.com. 

Nous vous donnons le résultat : au total vous avez été 1451 signataires

BRAVO et MERCI à vous tous, car c'est vous qui allez donner le ton de la suite qui sera le contrepoint à ce projet malveillant, fallacieux et inutilement destructeur de notre vallée. Le résultat que nous vous donnons ici, n'est pas encore l'issue finale. Le combat "administratif" et "économique" continuera jusqu'à notre victoire...votre victoire...! Vous n'avez pas lutté depuis toutes ces années pour abandonner maintenant. Alors ECOLOGIE NORMANDE est et restera à vos côtés. Non pas pour assister à une renaturation implicité de votre vallée, mais pour empêcher que les partisans du "Comité THEODULE" abandonnent ce pouvoir destructeur qu'ils se sont jalousement accaparé. ECOLOGIE NORMANDE participera alors, avec vous tous, à cette renaturation de la vallée, mais seulement dans l'hypothèse du non-arasement et de la réalisation du programme que nous avons initié "H2 SELUNE".

Vendredi prochain 6 avril, à la mairie de DUCEY (salle du RdC) nous tiendrons une réunion publique à 20h 30, dont l'ordre du jour unique est de vous présenter ce que nous souhaitons pour la Vallée; le maintien des barrages pour en faire le premier site de production d'Hydrogène par électrolyse en France. Non seulement c'est possible, mais de plus c'est souhaitable pour garantir la politique énergétique de la Normandie (et de la France demain). Cela a été annoncé par le Ministre lui-même le 22 janvier 2018 dans son traditionnel "discours des voeux" et auquel nous rappelons qu'il lui appartient, en qualité de Ministre, de mettre en phase ses engagements et ses actes. 

Nous rappelons que Ségolène ROYAL, la seule à être venue ici à VEZINS en décembre 2014, avait fait voter la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour une croissance verte, laquelle représente tout un ensemble éco-énergétique voté par notre Parlement. 

Nous précisons toutefois que notre réunion publique du 6 avril, ne sera pas un énième débat sur l'arasement des barrages car, de notre côté, il n'y a plus de discussion possible. In fine, ils seront maintenus et le projet largement utile et indispensable de H2 SELUNEdoit se faire, car il est le projet fort que la vallée attendait pour empêcher l'irréparable et le retour aux antiquités de notre planète. Cela, nous n'en voulons absolument pas et nous considérons, de notre côté, qu'il serait particulièrement incongru que l'Etat français, et ses élus du territoire, ne puissent pas accéder à la demande expresse des citoyens dont la parole n'a jamais été écoutée. Je rappellerai que dans la Grèce Antique, mère de toutes les démocraties, une chose pareille ne fut jamais possible.

Messieurs les élus de tous bords, Député, Sénateurs, Maires, Conseillers régionaux, départementaux et Municipaux, nous vous demandons expressément de vous conformer aux souhaits et aux besoins réels d'une population désemparée par des faits et gestes dépourvus parfois de sens visionnaire à long terme.

Voici, en accompagné, la copie de la lettre adressée au Ministre le 29 janvier 2018. Nous vous attendons le 6 avril pour sceller tous ensemble cet avenir de la vallée qui, ne l'oublions pas, a besoin de tous.

Bon WE de Pâques et à vendredi.

Pierre JUHEL

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 31 Mars 2018

Le cri d'alarme d'Hubert Reeves: "Nous sommes en train de vivre un anéantissement biologique"
 
 
2 images
Le cri d'alarme d'Hubert Reeves: "La disparition des vers de terre, aussi grave que le réchauffement climatique" - © LOIC VENANCE - AFP

C'est un sage qui jusque là avait plutôt la tête dans les étoiles. Aujourd'hui, il nous revient avec un cri d'alarme très terre à terre: Hubert Reeves, le célèbre astrophysicien, continue à 85 ans son combat pour sauver la planète: "Nous sommes en train de vivre un anéantissement biologique" alerte-t-il, en passage au museum de sciences naturelles de Bruxelles, "une extinction de masse des animaux".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

 

Il continue donc à parcourir le monde avec des livres et des conférences pour faire passer un message:  il faut sauver notre biodiversité, il est urgent de sauver toutes ces espèces en train de disparaître.

"La diminution des vers de terre, ça ne fait pas la une des journaux. Cependant, c'est tout aussi grave que le réchauffement climatique. Il faut alerter sur l'importance de préserver la nature sous cette forme qui est proche de nous mais que la plupart du temps nous ignorons, parce que ça marche tout seul"

Notre civilisation est en train de surexploiter toutes les ressources de la nature au détriment des animaux ou des insectes qui peuplent la terre et ses océans, prévient-il.

"C'est une situation d'alerte. Il faut prendre conscience que les décisions qui se prennent aujourd'hui vont influencer l'humanité pendant des milliers d'années."

En attendant, de nombreux scientifiques l'ont déjà constaté, une extinction majeure des espèces est en cours. La dernière avait conduit à la disparition des dinosaures ...il y a 66 millions d'années.

"Nous avons déjà éliminé la moitié des espèces vivantes. Ca correspond à ce qu'on appelle une extinction de masse. La sixième depuis un milliard d'années, mais la plus grave car la plus rapide. Auparavant, cela prenait des milliers d'années, maintenant, c'est des décennies. La vie peut s'adapter, mais pas à cette vitesse"

Un message d'urgence qu'il veut à tout prix faire passer aux plus jeunes, en expliquant la biodiversité dans une BD. On y parle des vers de terre, ces véritables ingénieurs des mines, ou encore du nécessaire retour du loup. Un message reçu 5 sur 5 par tous les enfants, scotchés ce matin pendant une bonne heure à leur chaise...

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 30 Mars 2018

 
Mares, étangs et plans d'eau doivent être intégrés dans la gestion des bassins hydrographiques (Hill et al 2018)
 Une équipe de 11 chercheurs appelle à une prise en compte urgente des mares, étangs et plans d'eau dans la politique des milieux aquatiques. Au cours des années 2000, la recherche a montré que ces milieux, moins présents à l'esprit des décideurs que les cours d'eau et les grands lacs artificiels, abritent pourtant une biodiversité plus importante par unité de surface. Ce message doit être entendu en France où des destructions d'étangs sont trop souvent diagnostiquées au nom d'une approche univoque et rigide de la continuité écologique, sans aucune étude préalable de leur biodiversité, de leur connexion aux milieux environnants, sans compensation lorsque l'on fait disparaître des surfaces en eau et des milieux humides riches en biodiversité floristique et faunistique.

Le terme anglais "pond" désigne la mare, l'étang et par extension la zone lentique de faible superficie et de faible profondeur. Elle se distingue du lac par l'absence de zone profonde aphotique (fond privé de lumière) et thermiquement stratifiée. Au Royaume-Uni, où ces habitats sont suivis de manière poussée par rapport à d'autres pays d'Europe, le rapport d'inventaire de Williams et al 2010 avait apporté des informations intéressantes pour le cas anglais :  478000 sites (entre 1,8 et 2,2 par km2), 205 espèces de plantes représentant la moitié de toutes les espèces spécialisées en milieux humides et aquatiques (dont 5 protégées et 40 rares), 63% des mares, étangs et plans d'eau directement reliés à la rivière (dont les 2/3 en lit avec exutoire).

Ces habitats lentiques de taille modeste ont longtemps été négligés, l'attention des pouvoirs publics mais aussi des gestionnaires et chercheurs se tournant vers les rivières, les grands lacs ou les eaux côtières. Mais à compter des années 2000, une moisson de travaux a changé la donne. On s'aperçoit que des ensembles de petits habitats offrent généralement une valeur de conservation aussi élevée (ou plus élevée) qu'un seul grand habitat de même superficie.

Matthew J Hill et dix collègues spécialistes de ces milieux rappellent ainsi:

"Des preuves récentes indiquent que les paysages d'étangs et mares soutiennent une biodiversité élevée (voir The Pond Manifesto: EPCN 2008) et contribuent de manière proportionnellement bien plus forte à la biodiversité aquatique des bassins hydrographiques que les masses d'eau douce plus vastes et plus étudiées comme les rivières et les lacs (Davies et al 2008). En outre, les mares et étangs fournissent un habitat essentiel à de nombreuses espèces rares et menacées à l'échelle nationale et internationale, et constituent des refuges importants dans les paysages urbains et agricoles (Davies et al 2008, Chester et Robson 2013). La contribution significative des trame de mares et étangs à la biodiversité aquatique locale et régionale peut être attribuée à (i) les petits bassins individuels de chaque système, produisant des conditions environnementales idiosyncratiques et une complexité de l'habitat, conduisant à l'hétérogénéité de l'habitat à l'échelle du paysage (Davies et al 2008), (ii) la valeur des plans d'eau anthropiques (par exemple mares de fermes) pour augmenter la superficie d'habitats aquatiques disponible pour la vie sauvage, (iii) la fourniture d'habitats de refuge pour les communautés aquatiques, en particulier quand les zones humides naturelles ont été largement converties en fermes ou rizières (Takamura 2012, Chester & Robson 2013). Les mares et étangs jouent également un rôle important dans le soutien de la faune et de la flore semi-aquatique et terrestre, par exemple les zones agricoles qui contiennent des mares et étangs détiennent une richesse et une abondance d'espèces terrestres supérieures aux zones agricoles sans ces plans d'eau (Stewart et al 2017; : Davies et al 2016)."

Ces observations n'ont cependant pas encore été traduites en choix publics. Les chercheurs observent:

"Les politiques internationales de conservation de l'environnement et de la nature (telles que la Convention de Ramsar, la Convention sur la diversité biologique et la Directive-cadre européenne sur l'eau) sont importantes pour protéger les espèces et les habitats face aux pressions anthropiques croissantes (Dudgeon et al. 2006). Malgré cela, le nombre d'espèces menacées figurant sur la Liste rouge de l'UICN continue d'augmenter, les terres modifiées par les humains (urbaines, agricoles) continuent de remplacer les terres naturelles (Decker et al., 2016) et un certain nombre d'habitats terrestres et d'eau douce continuent à être négligés par les décideurs. Les mares et étangs, définis au Royaume-Uni et dans la majeure partie de l'Europe comme des plans d'eau lentiques de moins de 2 ha (Williams et al., 2010), et la trame des plans d'eau [pondscape], définie comme un réseau de mares et étangs avec leur matrice terrestre environnante, sont l'un de ces habitats historiquement négligés. Récemment, il y a eu une hausse significative de la reconnaissance par les communautés scientifiques et non scientifiques de l'importance des mares, étangs et de leur trame pour la biodiversité et les services écosystémiques. Pourtant, ces petits plans d'eau restent largement en dehors des attributions de la législation internationale, et dans de nombreux cas nationale, de la conservation et de l'environnement."

Discussion:

  • des études scientifiques et des inventaires de biodiversité auraient dû présider au postulat administratif récent des "impacts environnementaux des étangs", tels, qu'ils tenteraient de légitimiser leurs destructions.
  • les agents de l'AFB (Agence française de la biodiversité), galons sur l'uniforme et arme à la ceinture, tombent des nues quand on les interroge sur leurs missions/compétences en termes de biodiversité,

Référence : Hill MJ et al (2018), New policy directions for global pond conservation, Conservation Letters, doi.org/10.1111/conl.12447

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 30 Mars 2018

Pesticides, nitrates, barrages continuent à impacter la qualité de l'eau dans le Sud-Est

L'état des eaux dans les bassins Rhône-Alpes-Méditerranée s'améliore globalement, indique l'Agence de l'eau locale lors de son bilan annuel. Tout d'abord, dans les eaux de surface, la pollution diminue. Celle causée par l'industrie a été divisée par six en dix ans. Reste celle liée aux pesticides, et notamment le glyphosate et son métabolite, l'Ampa, ainsi que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) formés lors de la combustion des carburants fossiles dans les transports (25%) ou le chauffage résidentiel (66%).

Ensuite, le fonctionnement des rivières est encore impacté par de nombreux ouvrages. Près de la moitié des rivières du bassin sont rectifiées, alors que leur renaturation permet de lutter contre les crues et d'améliorer la qualité de l'eau et la biodiversité. Des seuils et des barrages existent également sur la moitié des cours d'eau, même si 760 ouvrages ont été rendus franchissables par les poissons depuis 2013.

Enfin, les prélèvements en eau sont encore trop importants et perturbent 40% des rivières. Les actions de l'agence de l'eau ont cependant permis d'économiser 200 millions de mètres cube d'eau depuis 2013.

Par ailleurs, les eaux souterraines sont globalement en bon état chimique (82% sur le bassin Rhône-Méditerranée et 100% en Corse). Reste là aussi la pollution par les nitrates, qui ne diminue pas, et des herbicides.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 29 Mars 2018

 
Droit d’eau : la justice doit remettre encore une fois les pendules à l’heure.

Nous n’avons encore jamais eu connaissance d’un usinier qui voulait délibérément détruire son seuil,  pas plus qu’un automobiliste solliciter l’annulation de son permis de conduire.

Les destructions d’ouvrages sont obtenues par la menace, le harcèlement, la désinformation, le chantage à la subvention, voire l’abus de faiblesse, qui permettent de recueillir le consentement d’un propriétaire. Pas de quoi pavoiser dans les Rex (Retours d’expérience) de l’AFB. Ceux, les plus nombreux, qui respectent leur bien, doivent affronter l’administration jusqu’au TA (tribunal administratif). Il leur donne souvent raison ; quand ce n’est pas le cas, le dossier est porté « plus haut » devant la CAA (Cour administrative d’appel).

Jean-Claude Gamain et son Conseil y ont obtenu gain de cause.

C’est un camouflet pour l’administration…et la Commune associées.

L’administration prétendait abroger le droit d’eau. Nous sommes très loin de considérations environnementales, mais bien dans une posture strictement idéologique (c’est une constante).

Mais que venait donc faire la Commune dans cette affaire ? Quel intérêt a-t-elle pu entrevoir quand elle a accepté le don de ce vannage ? Toujours est-il que la désinformation autour de la continuité écologique l’a probablement convaincue de la prétendue nécessité de détruire, alors que la loi exige de "gérer, entretenir, équiper"…en aucun cas de casser !

Une certitude de propriétaire : la Commune aura l’insigne avantage de payer les frais d’entretien et de restauration puisque tout était "dans un très mauvais état" ; A elle d’y remédier rapidement pour le bon usage des vannes et la sécurité publique.

Grâce à la persévérance de Jean-Claude Gamain, le juge confirme deux choses importantes :

Ø  Le droit d’eau ne peut pas être abrogé au seul bon vouloir de l’administration : il faut en effet un faisceau d’indices traduits en preuves formelles, que l’on retrouve d’ailleurs dans la jurisprudence constante,

Ø  Le droit d’eau n’est pas perdu pour l’usinier, même s’il n’est plus propriétaire des certains ouvrages hydrauliques (en l’occurrence les vannes, mais cela peut concerner  pour d’autres moulins, le seuil, le bief ou le canal de fuite).

Grâce à l’administration et à la Commune, nous avons encore la confirmation par le juge que « l’usage » prime le droit de propriété et que la jouissance d’une servitude sur le bien d’autrui… n’empêche pas un moulin de fonctionner.

 

 

https://www.lechorepublicain.fr/saint-georges-sur-eure/justice/2018/03/27/la-cour-administrative-dappel-sauve-un-vannage-de-saint-georges-sur-eure_12788420.html

Justice

La cour administrative d’appel sauve un vannage de Saint-Georges-sur-Eure

Publié le 27/03/2018 par l’Echo Républicain

La cour administrative d’appel abroge l’arrêté préfectoral qui empêchait le propriétaire d’un moulin d’utiliser l’Eure pour produire de l’électricité.

Le Conseil municipal de Saint-Georges-sur-Eure avait décidé, en 2014, de démolir le vannage du moulin de La Belle Meunière, au cœur du bourg, « afin que la rivière retrouve sa continuité écologique ». La municipalité, propriétaire de ce vannage qui régule le débit de l’eau, invoquait aussi la sécurité publique, car la passerelle métallique d’accès au poste de manœuvre du vannage était « en très mauvais état ».

L’arrêté lui retirait son “droit d’eau”

Avec ces arguments, la commune a obtenu, en mars 2015, l’arrêté préfectoral lui permettant de mettre en œuvre son projet. Mais elle n’est propriétaire que du vannage, pas de la rivière, ni du moulin, qui appartient à un habitant, Jean-Claude Gamain. Or, l’arrêté du préfet lui retirait son ”droit d’eau”, c’est-à-dire la possibilité de profiter du courant pour produire de l’électricité. Si le vannage était démoli, le débit ne serait plus maîtrisé pour actionner la roue du moulin, emportant dans les nimbes son projet de microcentrale hydroélectrique.

Le vannage de la Belle Meunière menacé à Saint-Georges-sur-Eure

Le propriétaire du moulin avait obtenu, au tribunal administratif, en février 2017, l’annulation de l’arrêté préfectoral. Pour les juges, la démolition du vannage ne se justifiait pas, ce n’est pas la ruine décrite par la mairie, « sous réserve de réaliser des travaux de restauration de faible ampleur ».

Le vannage n’est pas en ruine

La cour administrative d’appel de Nantes vient de confirmer cette annulation de l’arrêté préfectoral. Elle constate de nouveau que « si l’administration soutient qu’une reconstruction complète des installations est nécessaire, elle ne produit toutefois aucun élément de nature à établir le bien-fondé d’une telle allégation ».

Certes, la roue du moulin ne tourne plus depuis belle lurette, mais c’est parce qu’en 1968, l’ancien propriétaire avait fait don du vannage à la commune : « Cette donation ne s’est toutefois accompagnée d’aucun transfert du droit d’eau attaché au moulin ». Et Jean-Claude Gamain « a depuis plusieurs années le projet d’utiliser une turbine lui permettant de produire de l’électricité ».

La cour d’appel condamne l’État à verser 1.500 € au propriétaire du moulin pour ses frais de justice. Mais l’eau peut continuer de couler sous les ponts : le Conseil d’État peut encore être saisi dans les deux mois. 

Guillaume Frouin ; l’Echo Républicain

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 28 Mars 2018

 
Les amphibiens et leur protection en France: un enjeu pour les moulins et les étangs
Depuis 10 ans, l'administration, la FNPF et FNE militent pour la destruction des moulins et des étangs. Sous couvert d'écologie, la biodiversité et l'environnement sont bafoués, au profit exclusif du poisson.  Cette lecture univoque et avec des oeillères de la nature, si elle favorise les poissons migrateurs, apparaît clairement défavorable aux autres espèces inféodées aux milieux humides. En particulier les amphibiens, qui sont des espèces menacées et protégées. Rappel de droit et focus sur la grenouille, salamandre tachetée et triton palmé avant de leur dire adieu. 

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, salamandres, tritons) sont des espèces menacées par la disparition et la fragmentation de leurs habitats depuis plusieurs siècles, ainsi que par la pollution, le changement climatique et l'expansion des pathologies liées à des espèces exotiques. Le drainage des zones humides et l'artificialisation des sols ont considérablement réduit les sites favorables à ces espèces.

Selon l'IUCN et ses listes rouges construites avec le Muséum d'histoire naturelle, la France compte 35 espèces d'amphibiens endémiques en métropole. Huit espèces d'amphibiens sont considérées comme menacées (soit 23%)

Ces espèces vivent et se reproduisent dans des sites aujourd'hui menacés de destruction ou d'assèchement dans le cadre de la restauration de continuité longitudinale des rivières : étangs, biefs, zones humides annexes de ces sites (sur l'intérêt de ces milieux, voir par exemple Chester et Robson 2013, Wezel et al 2014, Kirchberg et al 2016).

La continuité latérale (inondation du lit majeur) davantage que longitudinale est un enjeu de premier plan pour les amphibiens (pour la biodiversité en général). Il faut toutefois mener une réflexion à ce sujet aussi, car un facteur défavorable est la présence de poissons carnassiers. Le reprofilage par exemple des annexes hydrauliques comme frayères à brochet  ne sera ainsi pas favorable aux amphibiens qui serviront de proies. Il faut donc favoriser également au long des cours d'eau des annexes intermittentes qui ne permettent pas aux poissons d'y accéder. Telle est une des fonctionnalité des queues d'étangs et des zones humides en amont.

La protection juridique des amphibiens
Au plan du droit, l'arrêté du 19 novembre 2007 a fixé les listes des amphibiens et des reptiles protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection.

Article 2
Pour les espèces d'amphibiens et de reptiles dont la liste est fixée ci-après :
I. - Sont interdits, sur tout le territoire métropolitain et en tout temps, la destruction ou l'enlèvement des oeufs et des nids, la destruction, la mutilation, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle des animaux dans le milieu naturel.
II. - Sont interdites sur les parties du territoire métropolitain où l'espèce est présente ainsi que dans l'aire de déplacement naturel des noyaux de populations existants, la destruction, l'altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Ces interdictions s'appliquent aux éléments physiques ou biologiques réputés nécessaires à la reproduction ou au repos de l'espèce considérée, aussi longtemps qu'ils sont effectivement utilisés ou utilisables au cours des cycles successifs de reproduction ou de repos de cette espèce et pour autant que la destruction, l'altération ou la dégradation remette en cause le bon accomplissement de ces cycles biologiques.

Urodèles
Salamandridés : 
Euprocte des Pyrénées (Euproctus asper) (Dugès, 1852). Euprocte corse (Euproctus montanus) (Savi, 1838). Salamandre noire (Salamandra atra) (Laurenti, 1768). Salamandre de Lanza (Salamandra lanzai) (Nascetti, Andreone, Capula et Bullini, 1988). Triton crêté italien (Triturus carnifex) (Laurenti, 1768). Triton crêté (Triturus cristatus) (Laurenti, 1768). Triton marbré (Triturus marmoratus) (Latreille, 1800).

Plethodontidés :
Spélerpès brun (Speleomantes [Hydromantes] ambrosii) (Lanza, 1955). Spéléomante de Strinati (Speleomantes [Hydromantes] strinatii) (Aellen, 1958).

Anoures
Discoglossidés : Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans) (Laurenti, 1768). Crapaud sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) (Linné, 1758). Discoglosse corse (Discoglossus montalentii) (Lanza, Nascetti, Capula et Bullini, 1984). Discoglosse peint (Discoglossus pictus) (Otth, 1837). Discoglosse sarde (Discoglossus sardus) (Tschudi, 1837).

Pélobatidés : Pélobate cultripède (Pelobates cultripes) (Cuvier, 1829). Pélobate brun (Pelobates fuscus) (Laurenti, 1768).

Bufonidés : Crapaud calamite (Bufo calamita) (Laurenti, 1768). Crapaud vert (Bufo viridis) (Laurenti, 1768).

Hylidés : Rainette verte (Hyla arborea) (Linné, 1758). Rainette méridionale (Hyla meridionalis) (Boettger, 1874). Rainette corse (Hyla sarda) (De Betta, 1857).

Ranidés : Grenouille des champs (Rana arvalis) (Nilsson, 1842). Grenouille agile (Rana dalmatina) (Bonaparte, 1840). Grenouille ibérique (Rana iberica) (Boulenger, 1879). Grenouille de Lessona (Rana lessonae) (Camerano, 1882).

Article 3 
Pour les espèces d'amphibiens et de reptiles dont la liste est fixée ci-après :
I. - Sont interdits, sur tout le territoire métropolitain et en tout temps, la destruction ou l'enlèvement des oeufs et des nids, la destruction, la mutilation, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle des animaux dans le milieu naturel.

Urodèles
Salamandridés : Salamandre de Corse (Salamandra corsica) (Savi, 1838). Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) (Linné, 1758). Triton alpestre (Triturus alpestris) (Laurenti, 1768). Triton de Blasius (Triturus blasii) (de l'Isle, 1862). Triton palmé (Triturus helveticus) (Razoumowski, 1789). Triton ponctué (Triturus vulgaris) (Linné, 1758).

Anoures
Pélodytidés : Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) (Daudin, 1803).

Bufonidés : Crapaud commun (Bufo bufo) (Linné, 1758).

Ranidés : Grenouille de Berger (Rana bergeri) (Günther, 1985). Grenouille de Graf (Rana grafi) (Crochet, Dubois et Ohler, 1995). Grenouille de Perez (Rana perezi) (Seoane, 1885). Grenouille des Pyrénées (Rana pyrenaica) (Serra-Cobo, 1993). Grenouille rieuse (Rana ridibunda) (Pallas, 1771).

A lire :
Guide ASPAS de protection des amphibiens
UICN, liste rouge des amphibiens et reptiles en France

Illustration : petite zone humide en contrebas d'un bief de moulin, hébergeant des amphibiens.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 27 Mars 2018

Compteur Linky. Direct Energie mis en demeure par la Cnil
Un compteur Linky.
Un compteur Linky. | DAMIEN MEYER / AFP

Le fournisseur d'électricité Direct Energie a été mis en demeure ce mardi par la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) pour n'avoir pas suffisamment informé ses clients sur la collecte de leurs données personnelles, via le compteur Linky.

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a mis en demeure le fournisseur d'électricité Direct Energie de revoir ses demandes de consentement pour la collecte de données de consommation via le compteur électrique Linky, a-t-elle annoncé mardi.

Le consentement demandé aux clients pour la collecte de leurs données de consommation toutes les demi-heures n'est pas « libre, éclairé et spécifique », estime la Cnil, l'autorité chargée de protéger la vie privée dans les traitements informatiques.

 

 

 
 

La Cnil demande à Direct Energie de se mettre en conformité avec la loi dans un délai de trois mois.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 27 Mars 2018

La dégradation des terres impacte d'ores et déjà les deux cinquièmes de l'humanité

Un rapport sans précédent de plus de 100 experts mondiaux révèle une dégradation inquiétante des sols de la planète. Plus de 3 milliards de personnes sont déjà affectées, et plusieurs dizaines de millions pourraient être contraintes de migrer.

"Avec des impacts négatifs sur le bien-être d'au moins 3,2 milliards de personnes, la dégradation de la surface terrestre par les activités humaines pousse la planète vers une sixième extinction massive des espèces", révèle le professeur Robert Scholes. Ce scientifique co-préside l'évaluation de la dégradation et de la restauration des terres produite par la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les systèmes écosystémiques (IPBES). Cette évaluation a été approuvée samedi 24 mars par les représentants des Etats membres de cette instance, réunie à Medellin en Colombie pour sa sixième réunion plénière.

 

 
L'aggravation de la dégradation des terres causée par les activités humaines mine le bien-être des 2/5 de l'humanité, entraînant l'extinction des espèces et intensifiant le changement climatique. 
IPBES
 
Il s'agit de la première évaluation mondiale de cette ampleur portant sur cette question. Réalisée par plus de 100 experts venant de 45 pays différents, ce travail s'appuie sur plus de 3.000 sources scientifiques, gouvernementales ou locales. Elle constitue la deuxième évaluation thématique de cet organe chargé de fournir les meilleures données scientifiques pour éclairer les politiques en matière de biodiversité. Son premier rapport, remis en mars 2016, était consacré aux pollinisateurs.

 

Consommation élevée et croissante par habitant

"L'aggravation de la dégradation des terres causée par les activités humaines mine le bien-être des deux cinquièmes de l'humanité, entraînant l'extinction des espèces et intensifiant le changement climatique", résument les chercheurs.

Les causes de cette dégradation incontrôlée ? L'expansion rapide et la gestion non durable des terres cultivées et des pâturages, qui résulte de la surconsommation dans les économies les plus développées combinée à une consommation croissante dans les pays émergents et en développement. "La consommation élevée et croissante par habitant, amplifiée par la croissance démographique continue dans de nombreuses régions du monde, peut conduire à des niveaux insoutenables d'expansion agricole, d'extraction des ressources naturelles et minérales et d'urbanisation - entraînant logiquement des niveaux plus élevés de dégradation des terres", pointe l'lPBES.

Ce phénomène se manifeste de plusieurs façons, relèvent les auteurs du rapport : abandon de terres, déclin des populations d'espèces sauvages, perte de qualité des sols, de pâturages et de ressources en eau, déforestation. Certains milieux comme les zones humides paient un lourd tribut puisque les chercheurs chiffrent les pertes à 87% depuis le début de l'ère moderne. Si la dégradation remonte loin dans le temps, elle a tendance à s'accélérer. Pour la seule année 2014, plus de 1,5 milliard d'hectares d'écosystèmes naturels ont été convertis en terres cultivées. Au final, selon les chercheurs, moins de 25% de la surface de la Terre a échappé aux impacts substantiels de l'activité humaine. Terres cultivées et pâturages couvrent désormais plus d'un tiers de la surface terrestre.

Cette dégradation des terres est un facteur majeur de changements climatiques et ces derniers sont considérés comme l'un des principaux moteurs de la perte de biodiversité. Le rapport met en avant la déforestation, qui contribue à elle-seule à environ 10% des émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique, ainsi que la libération de carbone jusque là stocké dans les sols. Compte tenu de l'importance des fonctions des sols en la matière, "l'évitement, la réduction et l'inversion de la dégradation de terres pourraient fournir plus d'un tiers des mesures d'atténuation des gaz à effet de serre les plus efficaces d'ici 2030 pour maintenir le réchauffement climatique sous l'objectif de 2°C visé par l'Accord de Paris", soulignent les auteurs.

 

Impact des activités humaines sur la dégradation des sols© IPBES
 

 

Jusqu'à 700 millions de personnes contraintes de migrer

La dégradation des terres associée aux changements climatiques pourrait conduire à une migration forcée de 50 à 700 millions de personnes d'ici 2050 et donné lieu à un accroissement des conflits. Ainsi, les chercheurs montrent que les années de très faibles précipitations dans les zones arides sont associées à une augmentation de 45% des conflits violents.

La perte de biodiversité, quant à elle, devrait atteindre 38 à 46% d'ici 2050. La combinaison de ces fléaux devrait "réduire les rendements agricoles mondiaux de 10% en moyenne et de 50% dans certaines régions", prévoit le co-président de l'évaluation Luca Montanarella, les régions les plus impactées à l'avenir étant celles où il reste le plus de terres aptes à l'agriculture : Amérique centrale et du Sud, Afrique subsaharienne, Asie.

Cette baisse de rendement devrait être couplée à un doublement de l'utilisation de pesticides et d'engrais d'ici 2050 si l'on reste sur le modèle actuel. La demande croissante en nourriture et en biocarburants devrait en effet conduire à une augmentation continue des apports nutritifs et chimiques, ainsi qu'à des systèmes de production animale industrialisés, établissent les chercheurs.

Plus on attend, plus le coût sera élevé

Est-il encore temps d'infléchir ces sombres prédictions ? Le rapport formule une série d'options pour restaurer les terres. Sur les terres cultivées, la dégradation peut être inversée par l'amélioration de la qualité des sols, l'utilisation de cultures tolérantes au sel, l'agroforesterie, les pratiques agroécologiques, l'agriculture de conservation et les systèmes intégrés de culture et d'élevage. Dans les zones de pâture, établit le rapport, plusieurs actions éprouvées sont également recensées : gestion de la pression de pâturage, gestion sylvopastorale, gestion écologique des mauvaises herbes et des ravageurs, contrôle des pratiques de brûlage, soutien aux pratiques locales d'élevage, etc.

Pour éviter, réduire et inverser la dégradation des zones humides, le rapport recense également diverses actions : contrôle des sources de pollution, gestion intégrée des terres et de l'eau, remise en eau de zones asséchées par le drainage, création de zones humides artificielles. Quant aux zones urbaines, les chercheurs prônent la planification urbaine, la replantation avec des espèces locales, la création ou la restauration de parcs et de cours d'eau, la remise en état des sols pollués et imperméabilisés, ainsi que le traitement des eaux usées.

Mais la restauration des terres passe aussi par des mesures transversales comme l'éducation et la sensibilisation, l'utilisation des systèmes d'information en soutien des actions, la coordination des politiques ministérielles, les analyses coûts avantages globales, la suppression des incitations à la dégradation des terres ou encore l'internalisation des coûts environnementaux.

En tout état de cause, "la dégradation des terres, la perte de biodiversité et le changement climatique sont trois visages différents du même défi (…). Nous ne pouvons nous permettre de nous attaquer isolément à l'une de ces trois menaces - elles méritent chacune la priorité politique la plus élevée et doivent être traitées ensemble", estime Robert Watson. Le président de l'IPBES établit ce constat deux jours après la publication de quatre rapports régionaux tout aussi alarmants sur l'état de la biodiversité mondiale.

La mise en oeuvre de telles mesures ne peut que se révéler payante au plan global. "En moyenne, les bénéfices de la restauration sont dix fois supérieurs aux coûts", révèle en effet l'IPBES. "Mais plus nous attendons, plus cette mise en oeuvre sera difficile et coûteuse", estime M. Watson, précisant qu'il s'agissait là d'un des messages les plus importants qui ressortait de cette évaluation historique.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 26 Mars 2018

Commentaires
Philippe Vesseron La démarche tombe bien. Il me semble qu'il faut toujours bien mettre en lumière le rôle joué par ces infrastructures depuis des décennies pour réduire le risque des inondations à l'aval de la Roche qui Boit, fréquentes jusqu'à 1920. On parle trop peu d...Voir plus
Gérer
 
 
 
 
 
 
 
 
-2:41
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
522 vues
 
Avranches magazine était en direct.S’abonner
3 h

Hommage de la ville d'Avranches aux victimes de l'attentat de Trèbes.
(Veuillez nous excuser pour la qualité et les coupures dûes à une mauvaise connexion).

 
Commentaires
 
 
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 26 Mars 2018

 
Jean Pierre Hamon
26 mars, 10:36
 
John Kaniowsky communique; Bonjour,

Je viens de poster un courrier destiné au Premier ministre. Il a été Co rédigé par CF CHAMPETIER (Président d’Hydrauxois) et moi-même. J’ose espérer qu’Edouard Philippe sera moins méprisant que son ministre et qu’il daignera nous répondre lui-même.
Vous trouverez également un communiqué de VALOREM qui fait suite aux propos choquants et mensongers récemment tenus par un sénateur de la Manche. Cette campagne de dénigrement n’est pas digne d’un parlementaire qui ose prétendre « restaurer la biodiversité de la vallée » alors qu’il est à la solde du groupe MONSANTO-BAYER.
Je vous joins aussi quelques lignes de « réflexions et commentaires » du président de l’association des Amis du Barrage.
Excellent weekend !
John KANIOWSKY
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0
1 2 3 4 5 6 7 > >>