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Publié le 31 Mai 2018

LES AMIS DU BARRAGE
Association loi 1901 N° W501000490
3, Résidence des Vallons
50600 St HILAIRE DU HARCOUET
lessamisdubarrage@gmail.com
Le 1er JUIN 2018
Monsieur Emmanuel MACRON
Président de la République
Palais de L’Elysée
55, Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 PARIS
Objet :
La destruction programmée des Barrages de la Sélune
Monsieur le Président de la République,
L’association Les Amis Du Barrage a été créée en 1993. Elle compte aujourd’hui un peu plus de quatre cents membres actifs et huit mille cinq cents sympathisants.
La décision de supprimer les lacs et les barrages de la Sélune nous a été annoncée par plusieurs gouvernements successifs depuis Novembre 2009.
Bien que contestée à juste titre par l’ensemble des élus et l’immense majorité de la population concernée, elle a été à chaque fois présentée comme définitive et irréversible.
Les raisons invoquées seraient le rétablissement de la continuité écologique et de la qualité de l’eau, auxquelles s’ajoutent depuis peu des allégations selon lesquelles la production des deux usines hydroélectriques serait déficitaire. Un groupe privé s’était pourtant porté candidat à l’exploitation des structures pour une ultime concession de trente ans. Plusieurs éléments de son projet avaient été validés par le ministère en charge de l’Environnement et de l’Energie.
Les barrages ne polluent pas mais leurs lacs servent de bassins de décantation et retiennent une partie de la pollution qui vient de l’amont. Les humains et les salmonidés profitent ainsi d’une eau de qualité correcte à l’aval. Prétendre que les migrateurs remonteraient le cours de la Sélune quand les barrages auront disparu serait parfaitement illusoire car les eaux souillées se déverseraient jusque dans la baie du Mont St Michel et les saumons ne dépasseraient sans doute pas l’embouchure du fleuve dont ils disparaîtraient totalement.
L’arasement immédiat des barrages entraînerait aussi la disparition de deux usines
hydroélectriques capables d’alimenter 15.000 personnes d’une énergie propre, renouvelable,
modulable, ainsi que la suppression d’une réserve d’eau de 20 millions de mètres cube. La
seule de la région.
L’effet retardateur et modérateur des deux ouvrages sur les conséquences des crues du fleuve
n’est plus à démontrer.
Le coût exorbitant de la démolition des barrages et de la « renaturation » de la vallée
dépasserait à la fois l’entendement, les moyens de l’Etat et ceux des collectivités territoriales
incapables de supporter la charge des investissements nécessaires, de leur fonctionnement et
de l’entretien des structures à créer.
La raison voudrait que faute de moyens techniques et financiers suffisants ainsi que de
l’expérience et des compétences indispensables, l’Etat reporte la mise en oeuvre d’un projet
dont ni l’utilité ni l’urgence n’a été démontrée.
L’analyse de ces arguments de bon sens avait conduit Madame Ségolène ROYAL, alors
Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, à prendre une
décision de nature à satisfaire la quasi-totalité des protagonistes tout en ramenant la
sérénité dans une vallée soucieuse de son avenir tant environnemental qu’économique.
L’arrêté préfectoral du 3 Mars 2016 qui en résulte (Et qui est toujours en vigueur) prévoit la
vidange nécessaire de la seule retenue de Vezins. Une fois l’assec réalisé, des expertises
menées sur l’ensemble des installations, une décision basée sur les rapports d’experts serait
finalement prise.
Si l’état des structures est jugé à risque pour la sécurité et la poursuite de l’exploitation, on
s’orienterait vers une destruction de l’ouvrage.
Dans le cas contraire, une ultime concession de trente ans serait attribuée.
Cette période transitoire pourrait être mise à profit pour améliorer la qualité des eaux
provenant de l’amont et acquérir les moyens techniques et financiers susceptibles de
permettre la réalisation d’une opération « exemplaire aussi bien au plan technique,
environnemental que d'accompagnement des acteurs locaux ». C’était la promesse de l’Etat.
Il serait judicieux de mener, pendant ce temps, une réflexion sur les moyens de suppléer la
production d’énergie renouvelable, la réserve d’eau et de prévenir les risques d’inondation.
L’ensemble de la population concernée et ses élus attendait donc sereinement qu’une décision
basée sur des éléments pragmatiques soit prise dans l’intérêt général.
Mais c’était sans compter sur le communiqué de presse du 14 Novembre 2017 de
Monsieur Nicolas HULOT, Ministre de la Transition écologique et solidaire qui a semé
effroi et incompréhension sur la population du Sud-Manche. Possiblement mal informé
par une démarche parlementaire malheureuse et irresponsable, il a décidé, unilatéralement et
sans concertation, la démolition immédiate des ouvrages de Vezins et La Roche Qui Boit,
sans même expliquer les raisons de cette volte-face étatique.
Outre la stupéfaction, cette décision a eu pour effet de raviver les tensions et de réinstaurer
une situation conflictuelle alors que les esprits s’étaient enfin apaisés.
Nous avons écrit à Monsieur HULOT pour lui demander de revenir sur sa décision. Il
nous a fait répondre par sa Cheffe de Cabinet que Monsieur le Préfet de la Manche nous
expliquerait les modalités et le calendrier de l’arasement des barrages de la Sélune.
Nous avons adressé un courrier à Monsieur le Premier Ministre, co-signé par une bonne
cinquantaine d’élus (Conseillers Régionaux, Conseillers Départementaux, Maires,
Conseillers municipaux) et les associations qui nous soutiennent. Le Chef de Cabinet de
Monsieur PHILIPPE nous répond l’avoir transmis à Monsieur le Préfet de la Manche pour
qu’il en « prescrive l’examen ».
Ces deux réponses lapidaires sont particulièrement mal perçues par l’ensemble de nos
membres et de nos soutiens.
Depuis 2010, l’association Les Amis du Barrage a adressé de très nombreux courriers aux
Présidents de la République, Premiers ministres, ministres et personnalités diverses. Chacune
d’entre elles a presque chaque fois répondu personnellement et signé de son nom, ajoutant
parfois quelques mots manuscrits. La teneur des courriers n’était pas toujours conforme à nos
attentes, mais ils étaient motivés, argumentés, et respectueux de l’expression populaire.
Nous ne comprenons pas cette rigidité et ce refus de communiquer avec une population
préoccupée par le devenir de son environnement et que ce gouvernement engage brutalement
de manière irréversible pour au moins un siècle.
La raison voudrait que le processus initié par Madame ROYAL soit mené à son terme,
comme prévu, quelle que soit la décision finale qu’il en résulterait.
Nous vous serions donc reconnaissants de bien vouloir faire en sorte que l’exécution des
dispositions annoncées par Monsieur HULOT soient suspendue et que l’arrêté préfectoral de
2016 soit respecté.
Dans l’espoir que vous voudrez bien accéder à notre demande, nous sommes à votre
disposition et à celle de vos services pour vous fournir toute autre précision par tout moyen à
votre convenance.
Dans cette attente,
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de nos salutations
respectueuses.
John KANIOWSKY
Président
 09 80 90 43 23
 09 85 90 43 23
06 14 87 72 94

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Mai 2018

.
 

 

Que Choisir a décortiqué plus de 1 000 factures d'eau et met en lumière les écarts importants qui existent entre les communes. Comment expliquer ces différences ?

Métropole, ville moyenne, petites communes, zones rurales... Tous ne sont pas égaux devant la facture d'eau ! Afin de s'en rendre compte, l'UFC Que Choisir a analysé 1 000 factures d'eau envoyées par les lecteurs eux-mêmes. Qu'elle soit gérée en régie municipale, par un syndicat ou par une société privée en délégation de service public (DSP), l'eau ne coûte pas le même prix partout et les écarts sont impressionnants : le prix du mètre cube d'eau varie de 2,68 euros (Moselle) à 8,46 euros (Haute-Savoie) !

D'une manière générale, on remarque que lorsque l'eau est gérée par des régies ou des syndicats, le prix est bien plus bas par rapport aux distributeurs privés. Les petits distributeurs sont également plus raisonnables que les grands comme Véolia ou Suez. Lorsque c'est public, le prix moyen est de 3,88 euros alors que pour les communes gérées par une grande société privée, qui a pour but de faire des bénéfices, le prix du mètre cube dépasse les 4,5 euros.

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Un prix justifié ?

Selon Que-Choisir, le secret des communes, où le prix est le plus intéressant, réside dans l'implication des élus pour ce sujet, mais également dans les efforts à fournir pour accéder à l'eau des nappes. Polluée ou non, profonde ou superficielle, stocks disponibles, etc. Il est normal que les prix varient. Cependant, pour l'UFC Que-Choisir certains prix, sont parfois injustifiés. Les plus pénalisés restent les habitants des zones rurales où l'eau est souvent polluée par l'agriculture et où il y a peu d'habitants pour se partager les coûts.

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Mai 2018

Rendu à la nature, le lac de Kruth-Wildenstein attire carpes, brochets et touristes (68)
Création de bassins de liaison piscicole
 

En renaturant le lac artificiel de Kruth-Wildenstein à l’issue de 13 années de travaux, le syndicat mixte du Barrage qui le gère a fait preuve de cohérence, de patience et de ténacité. Qualités récompensées par le résultat qui associe réussite économique et environnementale et se montre à la hauteur des objectifs ambitieux définis en 2003.

Construit en 1963 pour réguler le débit de la rivière la Thur, le barrage de Kruth-Wildenstein a généré la formation d’un lac artificiel d’une superficie de 81 hectares, à plus de 500 mètres d’altitude, au cœur du superbe écrin naturel des montagnes vosgiennes. Les considérations écologiques et paysagères n’étant, à l’époque, pas prises en compte, en quelques décennies, le lac artificiel de Kruth et ses infrastructures alentour ont déréglé la biodiversité du site.

Les temps changent

En 1999, une nouvelle équipe prend les rênes du syndicat mixte du barrage de Kruth-Wildenstein (SMBKW). Composée de conseillers communautaires de la communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin (13.200 habitants aujourd’hui) et de délégués du conseil départemental du Haut-Rhin qui a la compétence exclusive de la gestion hydraulique du lac, le syndicat mixte décide de lancer un programme très ambitieux de renaturation.

Trouver le juste équilibre entre écologie et tourisme

Le vice-président du SMBKW, Claude Walgenwitz, se souvient : "Avant de lancer le programme nous avons eu droit à un rapport de la mission régionale d’expertise économique et financière de l’État pour valider la faisabilité du projet. Nous avions deux grands objectifs : restaurer les fonctions écologiques et les paysages d’une part, développer l’activité touristique et donc économique d’autre part. Le plus difficile a été de trouver le juste équilibre entre ces deux objectifs." En été le site peut accueillir jusqu’à 8.000 visiteurs sur un week-end.

Treize années pour laisser la nature reprendre sa place

Les travaux se sont déroulés en plusieurs tranches de 2003 à 2016. Chaque tranche démarrait lorsque ses financements étaient acquis. La liste des actions entreprises pour renaturer le site et le rendre encore plus attractif est longue : suppression des parkings goudronnés, création de prairies humides, enlèvement des déblais et des plantes invasives, travaux de terrassement, création de marres et de cheminements naturels autour et aux abords du lac, ouverture de liaisons piscicoles entre la Thur et le lac pour faire circuler les poissons, restauration des berges…

Réunir toutes les compétences publiques et privées

Pour mettre en œuvre un tel programme de travaux, le syndicat mixte s’est entouré de nombreux partenaires. En plus des conseillers communautaires et des conseillers départementaux qui administrent le syndicat, l’Office national des forêts (ONF) a mis à disposition son expertise pour préparer et suivre toutes les étapes du programme. D’autres partenaires ont joué un rôle clé en fournissant leurs compétences. Le parc naturel régional des Ballons des Vosges a partagé sa connaissance du territoire, le Club vosgien son expertise des sentiers, la fédération de pêche du Haut-Rhin ses connaissances halieutiques. La partie animation du lac a été confiée à des acteurs privés qui gèrent, par délégation de service public, un camping, un lieu de restauration, un parc d’accrobranches, des activités de location de vélos et de pédalos.

État, région et Europe financent le programme

L’investissement total de ce programme s’est élevé à 897.000 euros HT avec des subventions allant de 70 à 80% selon les tranches de travaux. L’État est intervenu via le FNADT, la région au titre du contrat de plan du Massif vosgien, du programme de compétitivité régional et de la convention interrégionale du Massif vosgien. Des fonds européens ont complété les subventions. L’autofinancement à la charge du conseil départemental et de la communauté de communes s’est donc élevé à moins de 250.000 euros HT.

Spot de plongée

"Le lac de Kruth-Wildenstein est d’intérêt départemental et même interdépartemental, selon Claude Walgenwitz. Les visiteurs viennent de Mulhouse et de toute la plaine d’Alsace, mais aussi du Territoire de Belfort et des régions frontalières de Bâle en Suisse et de Fribourg en Allemagne. Nous en avons aussi qui viennent des territoires de Nancy et de Metz." Avec ses 37 mètres de profondeur le lac est très prisé des plongeurs qui sont prêts à faire beaucoup de kilomètres pour s’y rendre.

Carpes et brochets sont revenus dans le lac

Le vice-président du SMBKW, qui est aussi maire de Kruth (946 habitants), se déclare aujourd’hui satisfait "des impacts positifs sur les milieux naturels et les paysages ainsi que sur la restauration de la biodiversité". Carpes et brochets sont revenus dans le lac qui apparaît aux visiteurs comme un site naturel. L’offre touristique s’est étoffée et le syndicat mixte est de plus en plus sollicité pour y organiser des manifestations sportives et de loisirs.

Clé du succès : le consensus

Aux yeux du maire de Kruth "le succès du programme résulte d’une volonté commune des membres du syndicat de rechercher le consensus en se fondant sur l’intérêt général pour faire converger les aspects économiques et environnementaux". Fort de ce succès le syndicat réfléchit actuellement à un nouveau programme qui pourrait développer également des activités hivernales.

Le lac peu concerné par la Gemapi
La Gemapi ne va pas beaucoup modifier la gestion du lac de Kruth-Wildenstein qui appartient au conseil départemental. Ce dernier prend en charge tous les aspects relevant de l’hydraulique tandis que le syndicat mixte s’occupe du reste : tourisme, environnement, paysages. La Gemapi est confiée au syndicat de rivière existant qui va se transformer en établissement public d’aménagement et de gestion des eaux (Epage) sur le périmètre amont de la rivière la Thur.

Contacts

Syndicat mixte du barrage de Kruth-Wildenstein
55 Grand Rue
68820 Kruth

Tél. : 03 89 82 26 46
Courriel : smbkw@orange.fr
Nombre d'habitants : 13200
Nombre de communes : 15
Nom de la commune la plus peuplée : Kruth (946 hab.)

 

Pour aller plus loin

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Mai 2018

 

Aujourd'hui à Isigny-le-Buat, voici ce que ne souhaite pas voir Matthieu Millet et la majorité des citoyens de la Sélune ! Imaginez avec ces ruissellements, sans la présence des barrages, Ducey serait inondé très rapidement !

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Mai 2018

27 mai 18

L'EAU de la SELUNE FAIT DEBAT

 

sélune inondation 101

La SELUNE à DUCEY (crue de JANVIER 2018)

Ce n'est faute d'avoir sans cesse répété tant aux élus, à la population et à M. le Préfet, qu'il y a faute pendante gravissime en refusant d'admettre que les barrages servent de régulateur de crues. Lors de notre visite à M. le Préfet le 1er décembre 2017, nous lui avions remis un "argumentaire" lui rappelant, non seulement l'utilité d'un PPRI (Plan de Prévention des Risques Inondations), mais également une obligation rappelée par la commission d'enquête publique qui a établi son rapport le 23 novembre 2014. Cette commission précisait dans ses conclusions qu'il y avait urgence à établir un PPRI. A ce jour, aucune enquête spécifique n'a été engagée, ce qui revient à dire que l'on refuse de prendre en compte les risques importants auxquels les populations en aval de la Sélune seront exposées. 

Non seulement ECOLOGIE NORMANDE a justifié cette exigence, mais M. VESSERON, spécialiste géologique et membre éminent du BRGM, dans ses nombreux articles, a fait de même en justifiant point par point l'indispensable utilité d'un tel PPRI. Nous nous devons de rappeler que la Sélune, jugé fleuve "ardent" depuis toujours, a provoqué de nombreux cataclysmes en aval de Ducey. La référence majeure est rapportée dans les annales historiques régionales, en 1768, où il y eut dans tout ce bassin plusieurs centaines de décès, ainsi que des animaux morts dans les champs et des récoltes englouties sur place. La catastrophe ayant eu des incidences particulièrement graves sur la vie des agriculteurs, le Roi Louis XV fit intervenir la troupe pour rétablir l'ordre. C'est dire si l'absence de ces barrages sera néfaste à la véritable régulation du cours de la Sélune. Toute intervention qui consisterait à ne jamais reconnaitre ces effets et les causes, ne pourrait qu'être fallacieuse et mensongère, justifiant ainsi une démolition devenant illégale. Ces justifications ont été reprises par des historiens autorisés et n'ont jamais remis en question. 

C'est alors que nous découvrons qu'un chef d'entreprise, Matthieu MILLET, le patron de la société REMADE in FRANCE sise à POILLEY (proche de l'A84), se fait l'écho à son tour dans la Gazette du 23 mai 2018, en interrogeant les autorités sur ce même sujet. Selon lui, il considère que l'étude sur l'arasement n'est pas "assez sérieuse". Nous lui disons, OUI, cela est vrai, elle a même été bâclée à partir de quelques "élus" peu scrupuleux dont les objectifs réels n'ont jamais été divulgués. Il suffit de se pencher sur une analyse détaillée et échelonée dans le temps pour le comprendre. En 2013, le MOUVEMENT NORMAND m'avait mandaté pour étudier la situation exacte de ce projet d'arasement. J'ai rencontré à ce moment là de nombreux élus locaux et je suis arrivé à la même conclusion que M MILLET. Nous comprenons alors pourquoi l'entourage du Ministre, au sein de son cabinet, lui a présenté un film dans lequel l'ensemble des élus et des populations sont d'accord pour un arasement. Plus les mensonges sont gros, plus cela passe...! Hélas dans ce dossier, TOUT est instruit en ce sens unique. La seule personne qui avait compris, c'était Ségolène ROYAL, mais à présent, les dispositions qu'elle avait osé mettre en place sont en cours de dépeçage. 

Pour conclure, ECOLOGIE NORMANDE se félicite d'avoir refusé de participer à cette "duperie" de comité Théodule. La quasi totalité des Maires a compris le niveau de duperie. Aussi, depuis la parution de la Gazette du 23 mai, et l'article de M. MILLET, nous recevons de nombreux appels d'élus qui ont pris conscience de la gravité de la situation. A cela, ECOLOGIE NORMANDE les informe et en ce cas, remplit son rôle et sa fonction de lanceur d'alerte. 

ECOLOGIE NORMANDE fait confiance au Ministre Nicolas HULOT pour le choix qu'il retiendra. Nous connaissons ses positions exactes qu'il nous a livré lors de son discours des voeux de janvier 2018, lequel se traduit par une feuille de route écologique et énergétique jusqu'en 2022. Ce qui permettra à nos barrages d'être sauvés et de continuer à jouer leur rôle de régulation des flux, évitant ainsi une catastrophe potentielle. Il n'en reste pas moins vrai que le PPRI doit être instruit sans délai et que de plus, doit être également mis en place un PAPI (Programme d'Actions de Prévention des Inondations) (**). 

Pierre JUHEL

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Mai 2018

 

J'ai beaucoup apprécié la prise de parole récente de M. Matthieu Millet, créateur d'une entreprise devenue en peu d'années un des employeurs importants du sud de la Manche : il sonne l'alerte sur l'absence de vraies études sur l'augmentation du risque d'inondation que la suppression des lacs de la Sélune entrainerait dans la partie inférieure de la vallée - où vivent beaucoup de ses salariés.
Je m'étais plusieurs fois étonné que depuis une ou deux décennies les débats sur l'avenir de ce territoire aient été certes vifs mais bien peu "inclusifs": des infrastructures comme les deux barrages en cause ont quasi toujours des vocations multiples et des impacts de différentes natures, les diverses dimensions étant souvent partiellement ou fortement contradictoires... Oublier ou occulter telle ou telle d'entre elles conduit forcément à des processus de décision instables ! Souvent le débat résulte de l’oubli des interactions entre soutien d'étiage , gestion des plans d'eau et production d'énergie hydraulique ou hydroélectrique. Dans le cas de la Sélune , une autre occultation est frappante : aux différentes époques le concept d'inondation reçoit des sens très différents, le plus récent masquant les autres. Le résultat pourrait bien être qu'on ne dise pas clairement que la "renaturation" envisagée ne tranche pas seulement entre les préoccupations des défenseurs des différents compartiments de la biodiversité - en oubliant qu'elle impliquerait aussi la nécessité de revisiter la vision du risque d'inondation. Et M. Millet est bien légitime à alerter sur les conséquences qu'aurait pour son personnel un retour insuffisamment étudié aux inondations telles qu'elles existaient à l'aval jusqu'à la construction des barrages qui jouent "gratuitement" le rôle de régulateurs des crues depuis 80 ans. Tout ceci devrait faire l’objet de travaux à engager d'urgence , sur la prévision des crues, le carénage des structures, la bonne conciliation des différentes dimensions, .. : pour confirmer que la tentation d'oublier l'une d'entre elles est très classique , je recommande la lecture de travaux comme celui d’Alexis Metzger et James Linton. Les interrogations de la conclusion sont fascinantes, même avec les points d’interrogation sur la finalité d’une destruction: « S’agirait-il de reproduire artificiellement des aléas et comment s’en donner les moyens ? Ou de rendre les aléas moins « contraints » par la suppression d’ouvrages dits « de protection » ? »
On est proche de « l’heureuse faute » de Saint Augustin mais je doute beaucoup que cette destruction à finalité pédagogique ait été clairement expliquée ni à Nicolas Hulot ni aux salariés de M. Matthieu Millet !!!

Introduction Á l’exception notable des travaux analysant le risque de rupture d’un barrage, peu d’études questionnent la perception et la représentation du risque inondation par les habitants (voir...
journals.openedition.org
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Mai 2018

Cap Vert Energie se lance dans l'hydroélectricité
Cap Vert Energie se lance dans l'hydroélectricité

Cap Vert Energie, producteur indépendant d'énergies renouvelables, poursuit sa stratégie de développement et lance son activité hydroélectricité. "Par nature décentralisée, l'hydroélectricité s'inscrit pleinement dans la vision du groupe de produire des énergies renouvelables à proximité des sites de consommation dans un modèle de vente directe", indique le producteur d'énergies renouvelables dans un communiqué.

Il souhaite d'abord s'appuyer sur l'acquisition de centrales hydroélectriques en exploitation, puis sur le développement et la construction de nouvelles centrales gérées en propre. "Le groupe a pour ambition d'exploiter un parc d'une puissance de plus de 20 MW en 2023". L'intégration de l'hydroélectricité permettra à Cap Vert Energie d'élargir son mix énergétique, centré sur le solaire et le biogaz.

Pour mener à bien cette nouvelle stratégie, Jean-Baptiste Sallé, hydraulicien de formation, rejoint le groupe marseillais en tant que directeur de l'activité hydroélectricité.

Cap Vert Energie emploie 90 salariés et compte plusieurs bureaux en France. Il est également présent en Afrique ainsi qu'au Chili et en Amérique du Nord. "Le parc en exploitation et en construction totalise 111 MW de puissance cumulée, pour un chiffre d'affaires énergétique prévisionnel de 30,6 millions d'euros".

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Publié le 27 Mai 2018

Bonjour à tous,

Nous avions écrit au ministre de la Transition écologique et solidaire début Décembre 2017. Il nous avait fait répondre par sa « cheffe » de cabinet le 18 Février 2018 que nous devions nous adresser à Monsieur le Préfet de la Manche qui nous expliquerait le calendrier de la destruction des barrages de Vezins et RQB. Réponse hors sujet car nous souhaitions expliquer au ministre que l’immense majorité de la population locale et de ses élus contestent sa décision de passer outre les engagements pris par Ségolène ROYAL. Nous voulions lui dire aussi qu’il aurait été trompé par la démarche d’un parlementaire sans scrupule qui lui aurait affirmé que la population et tous ses élus souhaitaient la disparition immédiate des lacs et des barrages de la Sélune. Si c’est le cas, c’est un mensonge éhonté.

Le 19 Mars, nous avons décidé de saisir le Premier ministre de ce dossier, persuadés à tort qu’il prendrait notre démarche en considération car notre lettre était cette fois co-signée par une bonne cinquantaine d’élus (Conseillers régionaux, Conseillers départementaux, Maires, Conseillers municipaux) et de présidents d’associations. Et c’est « le chef » de cabinet d’Edouard PHILIPPE, (Madame Anne Clerc) qui nous indique avoir transmis notre correspondance à Monsieur le Préfet de la Manche pour qu’il en prescrive l’examen.

A qui ? Cela n’est pas précisé.

Nous savions que Monsieur HULOT évite soigneusement les contacts « terrain », incapable de se positionner sur quelque dossier que ce soit, soucieux qu’il est de préserver son image de présentateur vedette et ses sponsors. Il est sur le départ depuis le jour où il est arrivé Boulevard Saint-Germain. C’eût été étonnant qu’il daigne accorder la moindre attention aux préoccupations de la populace de notre Sud-Manche.

Le Premier ministre a sans doute voulu faire preuve d’autorité en laissant au Préfet de la Manche le soin de nous marteler que la décision d’arasement est définitive et irréversible, et qu’il est notre seul interlocuteur. Mais il n’est pas décisionnaire à ce niveau.

Depuis 2010, l’association Les Amis du Barrage a adressé de très nombreux courriers au Présidents de la République, Premiers ministres, ministres et personnalités diverses. Chacune d’entre elle a chaque fois répondu personnellement et signé de son nom, ajoutant parfois quelques mots écrits de sa main. La teneur des courriers n’était pas toujours conforme à nos attentes, mais ils étaient motivés et argumentés. Et respectueux.

L’attitude de ce gouvernement est d’une arrogance suffisante, particulièrement indigne et nous ne l’accepterons pas. A défaut d’autorité et de compétence, Monsieur Edouard PHILIPPE nous montre surtout son mépris à l’égard de la population du Sud-Manche et de ses élus.

Personne ne s’est abaissé à expliquer pourquoi la décision de démolir les barrages avait été prise sans même attendre que le processus initié par S ROYAL ne soit mené à son terme.

La poignée d’élus qui s’était réjouie de cette volte-face étatique s’est faite d’une discrétion absolue, voire coupable.

La « renaturation » de la vallée de la Sélune serait en cours. Et les questions de la population sont toujours sans réponse. Une seule certitude : la vidange et la démolition seront financées par l’Etat et EDF, et l’AESN assurera le financement de tout ce qui la concerne directement.

Mais :

Qui financera les structures que l’on nous annonce ? (Chemins de randonnée pédestres, équestres, accrobranche, mur d’escalade, tyrolienne « dans les arbres » etc.)

Qui en assurera le fonctionnement ? (Personnels, matériels)

Qui en financera l’entretien, la maintenance ?

Les collectivités locales, territoriales ? La Communauté Avranches-Mt St Michel ?

Personne n’en ignore les difficultés financières actuelles et à venir.

Selon un parlementaire « influent », l’avenir de la Mazure devait être assuré par la création d’un pôle scientifique. Refus catégorique (Et logique) de l’Etat. Comment est-ce qu’une base nautique peut exister sans eau ?

Pourquoi un tel mutisme des élus concernés alors que les opérations sont déjà engagées ?

Certains d’entre eux ne seront possiblement plus aux affaires en 2020. Ils laisseront à leurs successeurs la responsabilité des décisions qu’ils ont prises ou laissé prendre.

L’actualité récente nous démontre que l’écoute et la considération de ce gouvernement ne s’acquièrent que par force et violence.  J’ose encore espérer une réaction susceptible d’enrayer la montée d’une colère populaire provoquée à l’origine par une initiative parlementaire aussi miséreuse qu’irresponsable.

Mais ne nous y trompons pas : nos adversaires ne sont ni le Préfet de la Manche ni la majorité des élus locaux. C’est juste une poignée d’irresponsables et leur chef de file, suivis par des autorités ministérielles inexistantes.

Nous ne pouvons que regretter la position du Député Bertrand SORRE, qui consiste à ne pas en avoir sous prétexte qu’il n’entend pas aller contre une décision prise par un ministre appartenant à sa famille politique. Il nous avait pourtant dit pendant sa campagne électorale qu’il fallait garder les barrages…

Je rédige un courrier destiné à Monsieur le Président de la République, pour n’oublier personne.

Le tribunal administratif est déjà saisi d’un certain nombre de recours visant à contester la légalité des opérations en cours. Les ADB engageront aussi une ou des procédures, individuellement pour certaines, et conjointement pour d’autres avec les associations qui nous soutiennent.

Bonne fin de dimanche à vous tous !

Bien à vous,

John KANIOWSKY

P J : courriers et réponses Hulot et Philippe

 

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Publié le 27 Mai 2018

Jean Marie Totée a partagé une photo dans le groupe La SELUNE et ses Barrages.

C'est pas la faute des amis des amis des barrages de Vezins et de la Roche qui boit si vous êtes pas au courant que la vidange est en cours et tend à être une future catastrophe environnementale....

Ah oui, l'électricité n'est plus produite, du coup vous n'étiez peut être pas encore au courant que nos dirigeants gouvernementaux et quelques élus manchots peu scrupuleux ont décidés de vous les détruire, les araser, en bref brader votre vallée et vos barrages pour quelques milliers d'euros voire millions...

Mais face à la connerie d'une écologie à trois sous, une poignée d'irréductibles gaulois ou plutôt de belles personnes sensées a décidée de s'opposer aux vilaines décisions de foutre en l'air vos barrages:
Ils s'appellent Jacqueline Lebeurrier, Jean Pierre Hamon, John Kaniowski, Roger Lebeurrier! et j'en oublie tant d'autres , n'est ce pas Joel Malle, Pascal Leroy, Guénhaël Huet....Mais aussi des élus restés fidèles à leurs barrages: Sylvie , maire de Vezins

Alors oui, nous n'avons peut être pas la potion magique pour éclater ces vilains romains, encore moins la baguette maqique pour éviter ces fameuses boues meurtrières de décimer des tonnes de poissons, car nous avons en face de nous des irresponsables pour ne pas citer , ne serait ce que la fédération de pêche de la Manche , qui s'en remet à l'état pour sauver les poissons....Mais dans quelle société vit on, ici et là c'est sûr et çà ne me rejouit guère que de considérer qu'il y a de beaux faux culs....
Vu la catastrophe annoncée que certain(es) se cachent derrière leurs bureaux d'administrés.....On les retrouvera pour un joli procès en temps et en heures

Bien à vous , l'ornais!!!

Ah j'oubliais le sens de ma démarche, n'hésitez pas à vous rassembler quand on aura besoin de vous, donner de votre temps , vous permettra de sauver nos barrages! Jean Marie Totée

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Rédigé par jojo

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Publié le 24 Mai 2018

Barrages : Matthieu Millet demande une étude plus sérieuse avant l’arasement

Matthieu Millet, le directeur de l'entreprise Remade à Poilley, prend la parole contre l'arasement des barrages de Vezins et de la Roche qui boit. Des projets écologiques sont poss

Matthieu Millet, le patron de Remade à Poilley, estime que l’étude sur l’arasement des barrages n’est pas « assez sérieuse ». (©La Gazette de la Manche)

Matthieu Millet le directeur de Remade à Poilley a souhaité prendre la parole contre la suppression des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit. La décision est définitive .

Pourquoi souhaitez-vous évoquer la suppression des barrages de Vezins et de la Roche-qui- Boit ?

« J’ai des salariés qui habitent à proximité et l’entreprise Remade se trouve à Poilley. En passant tous les matins en voiture par Ducey, j’ai bien vu la crue. J’ai cherché à comprendre ce qui aurait pu se passer sans les barrages. De plus, on me demande ce que j’en pense. Depuis environ six mois, j’ai pris connaissance des expertises du rôle des barrages dans la vallée de la Sélune. J’ai lu l’étude faite par La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Je me suis documenté et intéressé au dossier, avec différentes sources. Je n’ai pas souhaité prendre la parole avant d’avoir vérifié tout un tas d’informations. »

Que voulez-vous dire ?

« On n’a pas pris le problème dans le bon sens. Entre décembre 2017 et janvier 2018, il y a eu plus de 4,5 mètres sur 19 km d’eau retenue grâce aux barrages. Les habitants ne savent pas que le niveau d’eau des barrages avait été baissé. La même crue que cette année, sans cet écrêtage, et c’est le drame. Je demande à ce que ce point soit vérifié et constaté par les élus.  

Vous craignez des inondations, avec la suppression des barrages ?

 

« Des constructions ont été faites sur des zones inondables depuis les cinquante dernières années. La nature va reprendre ses droits, mais à quel prix. Je suis convaincu que des entreprises et des habitations vont être inondées. On va mettre en péril des vies et des emplois. Les critères de mesure de l’époque ne sont pas comparables. On ne peut pas lutter contre ce qui a été fait depuis 120 ans : comme la suppression des talus et le remembrement. Je considère qu’il y a plusieurs projets économiques qui peuvent être étudiés. » 

 

Découvrez l’interview complète dans l’édition de La Gazette de la Manche du mercredi 23 mai.

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Rédigé par jojo

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