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Publié le 31 Juillet 2018

Isigny-le-Buat
Vezins. Quel avenir pour le barrage et la vallée de la Sélune ?
L’accès au lac de Vezins est sécurisé le temps des travaux de vidange.
L’accès au lac de Vezins est sécurisé le temps des travaux de vidange. | ARCHIVES OUEST-FRANCE
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Le dossier des barrages de Vezins et de la Roche-qui-boit (Sud-Manche) est entamé depuis près de dix ans mais le flou persiste autour de leur devenir et des coûts réels engagés.

Le 14 mai 2018 débutait la première phase de vidange du lac de retenue de Vezins, situé à Isigny-le-Buat (Sud-Manche). La vidange consiste en l’assèchement progressif et en la gestion des sédiments pollués du lac. Le groupe Vinci est à l’œuvre. Cette décision a été prise par le préfet de la Manche, Jean-Marc Sabathé, via un arrêté du 3 mars 2016. Une seconde phase de vidange débutera lundi 20 août 2018, amenant le lac à l’assec « mi-septembre » , selon Jean Kugler, directeur de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de la Manche.

Et après la vidange ?

« Le préfet doit émettre un arrêté pour que les travaux d’arasement soient lancés » , explique Bernhard Kitous, chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. L’heure est à la concertation publique sur les risques d’inondations. « Cette phase se déroulera jusqu’à l’automne 2018, puis un plan prévention sera présenté au préfet qui prendra un arrêté, si tout va bien, d’ici la fin de l’année » , explique Jean Kugler.

Quelles seraient les conséquences d’un démantèlement ?

Pour la population, les conséquences seraient négatives selon Bernhard Kitous, qui a mené des enquêtes de terrain sur la Sélune et la baie du Mont. « En cas d’incident nucléaire à Flamanville, l’eau douce retenue par le barrage est indispensable. L’arasement supprimerait une source d’énergie électrique précieuse. » Il ajoute : « Il y a des zones inondables sur l’A84. De fortes crues bloqueraient l’autoroute. »

Du point de vue de Jean Kugler, « barrages ou pas barrages, il n’y aura pas de différence pour le risque de crues » . Pour les pêcheurs, les saumons de l’Atlantique devraient remonter le fleuve, selon un communiqué de la préfecture du 6 décembre 2017.

Pour l’État, l’arasement des barrages permettrait une renaturation de la vallée de la Sélune, répondant ainsi à des directives européennes et pour Nicolas Hulot, « neutraliserait les écologistes virulents » , analyse   Bernhard Kitous.

Quels sont les coûts estimés  ?

Lors de sa visite dans la baie du Mont Saint-Michel en décembre 2014, la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, réticente à l’arasement, avançait des chiffres de démantèlement de 53 millions d’euros, comprenant 15 millions d’euros pour renaturaliser le site. Selon Jean Kugler, « le coût de l’arasement du seul barrage de Vezins était estimé à 5 millions d’euros en 2013. Les chiffres de Ségolène Royal comprennent les 5 millions, plus le coût de la destruction du barrage de la Roche-qui-boit, plus la gestion sédimentaire, qui représente 20 millions d’euros » .

Jean Kugler concède que le coût de démantèlement sera « sensiblement plus cher que les 5 millions prévus au départ ». Bernhard Kitous estime que « le coût des aménagements pour la destruction était de 30 millions d’euros en 2012. En 2018, il atteint 150 millions » . Il émet une hypothèse de « corruption, avec un coût qui a quintuplé en six ans  » . Les coûts réels restent le grand mystère du dossier.

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Rédigé par jojo

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Publié le 31 Juillet 2018

Privatisation des barrages français: un acte de haute trahison
Le gouvernement Philippe, naufrageur de l’intérêt général, a capitulé sans combattre devant une vieille exigence de la Commission européenne. La France sera le seul pays européen à affaiblir un secteur vital en pleine phase de transition vers un nouveau modèle énergétique. Un crime irrémissible contre l’avenir.
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Conduite forcée du barrage du Pouget (Aveyron, vallée du Tarn). © EDF Conduite forcée du barrage du Pouget (Aveyron, vallée du Tarn). © EDF
Il fallait s’y attendre. Confier la clef des communs à un transfuge de la banque Rothschild et à un ancien directeur des affaires publiques (autrement dit lobbyiste) d’Areva pour contrer une idéologie d’extrême droite dont on voit bien qu’elle infuse bien au-delà du parti qui l’incarne et s’accommode volontiers du régime néolibéral, sinon l’étaye, c’est comme affecter Renard le goupil et Grimbert le blaireau à la garde de la bergerie pour décourager les entreprises d’Ysengrin le loup : la tentation est trop forte, pour chaque prédateur, de se payer sur l’agneau, en bonne entente avec les autres.

 

Histoire d’une forfaiture politique

Le 7 février dernier, le gouvernement Philippe, après avoir fait savoir en automne 2017 à l’interfédérale des salariés du secteur hydroélectrique français qu’il ne trouvait rien à redire au principe, a donc acté la privatisation. D’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus, pour une puissance totale de 4,3 GW équivalant à celle de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Le reliquat du parc public, sauf effondrement global, sera mis à l’encan avant 2050. EDF, société détenue à 83,5 % par l’État, gère 85 % des 433 concessions du pays (une concession représente un ou plusieurs barrages raccordés à une même centrale électrique). Engie et des structures régionales comme la Compagnie nationale du Rhône ou la Société hydroélectrique du Midi se partagent les 15 % restants.

Centrales hydrauliques en France. © EDF Centrales hydrauliques en France. © EDF
Cela faisait dix ans que la Commission européenne réclamait cette privatisation, avec un acharnement spécial et suspect de la part de la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager depuis sa nomination en 2014. Macron et Philippe l’ont signée, sans l’ombre d’une hésitation. Il s’agit de mettre fin à l’abus de « position dominante » d’EDF, incompatible avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. On n’est plus à une incohérence près. Le secteur nucléaire, réputé stratégique mais en faillite, on n’y touche pas ; en revanche, le secteur hydroélectrique, très profitable mais réputé non stratégique par notre tandem, on peut le vendre à la découpe. Les charognards rôdent depuis longtemps et se sont fait connaître : E.ON (Allemagne), Enel (Italie), Vattenfall (Suède) et Alpiq (Suisse), entre autres. Sous la mandature présidentielle précédente, certains avaient au moins fait mine de résister. Les ministres socialistes Delphine Batho et Ségolène Royal, par exemple, avaient tenté de trouver un moyen terme en proposant de créer des sociétés d’économie mixte pour opérer les petits barrages : la puissance publique y aurait conservé une minorité de blocage de 34 % pour encadrer les éventuels repreneurs privés. Le 16 mai 2014, un décret, le no 2014-479, avait même étendu à de nouveaux secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications et de la santé publique les pouvoirs du décret no 2005-1739, qui portent sur la possibilité donnée au gouvernement de mettre un veto sur des investissements étrangers qui portent atteintes aux intérêts stratégiques. Delphine Batho eût souhaité une renationalisation d’EDF, idée hérétique que Bercy s’empressa d’étouffer dans l’œuf. Vains contre-feux. En juin 2015, la Commission européenne, pas dupe de ces manœuvres, a estimé qu’elles contrevenaient à son credo de la concurrence « libre et non faussée » et a sommé Paris « d’accélérer l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques ». Notons au passage que, dans la phraséologie néolibérale, la concurrence « libre et non faussée » ne s’applique qu’au secteur économique – avec les nombreuses exceptions que l’on sait – et pas à la compétition électorale, où les rabais arrangeants sont tolérés.

 

Le gouvernement Philippe avait une arme pour s’opposer à la Commission, ce décret n° 2014-479. Il n’en a pas usé et a même appuyé sur l’accélérateur. Le scandale n’est pas tant que la France soit le seul pays d’Europe auquel on ait demandé de privatiser ses barrages, mais qu’un gouvernement français ait accédé à cette demande le plus servilement du monde, comme si le secteur hydroélectrique n’était pas lui aussi stratégique, ne fût-ce que pour honorer les engagements de la COP21. En Allemagne, les concessions sont déléguées aux Länder et la Slovénie a constitutionnalisé un « grand service public de l’eau ». Hors UE, en Norvège, qui tire 99 % de son électricité des barrages, les licences hydroélectriques ne sont accordées qu’à des opérateurs publics.

Poule aux œufs d’or et indispensable force d’appoint 

Il faut dire que pour la concurrence si chère à Margrethe Vestager, les barrages français, avec leur excédent brut de 2,5 milliards d’euros par an, dont la moitié revient aux collectivités locales, leur masse salariale faible (21 000 salariés) et leurs installations amorties depuis des lustres, sont une proie de choix. La bête, de surcroît, a été techniquement affaiblie dès avant que la Commission ne revînt à la charge, par un certain… Emmanuel Macron : une de ses premières grandes décisions et son premier grand acte de trahison comme ministre de l’économie aura été d’autoriser l’investissement de l’Américain General Electric dans Alstom. General Electric est à présent actionnaire à 50 % de la branche énergie d’Alstom, qui ravitaille en pièces essentielles les centrales nucléaires (turbines Arabelle de Belfort) et les barrages… Dans l’usine GE-hydro de Grenoble, un plan social de 345 postes (sur 800) assombrit l’avenir du site. Depuis plus d’un siècle, forte d’un savoir-faire unique et mondialement reconnu, cette usine fabriquait sur mesure les turbines des grands barrages français et en assurait la maintenance. En plus d’avoir fourni 25 % de la puissance hydraulique installée dans le monde (dont le barrage des Trois-Gorges en Chine, qui n’est sans doute pas son meilleur motif de gloire) et permis l’essor industriel des Alpes françaises, ses carnets de commandes sont pleins. Oui, pleins ! La décision de GE et le silence du gouvernement sur ce dossier, Nicolas Hulot inclus (les couleuvres, à force, lui sortent par la bouche), sont incompréhensibles, à moins d’y voir une volonté délibérée, d’abord subreptice, désormais frontale, de saborder un secteur vital, de la manufacture aux usages.

Car le secteur hydroélectrique est vital, comme le rappelait Martine Orange en novembre 2015. Il représente 12,5 % de la production d’électricité française, près de 70 % des énergies renouvelables. C’est l’électricité la moins onéreuse : de 20 à 30 euros le MWh. Les centrales hydroélectriques fournissent 66 % de la capacité d’appoint rapide lors des pics de consommation (le reste est assuré par les centrales thermiques). Les barrages, par leurs réserves d’eau, compensent l’intermittence des autres énergies renouvelables et, inversement, en cas de surplus de production de ces dernières, reconstituent leurs stocks par pompage. Par ailleurs, certaines installations complexes, avec conduite forcée et vastes lacs de retenue, nécessitent des compétences particulières et un sens avisé de la coordination avec les collectivités locales bénéficiaires, et ne supportent pas l’amateurisme.

Plaquette EDF expliquant le fonctionnement du groupement de barrages associés à la centrale du Pouget (Aveyron). © EDF Plaquette EDF expliquant le fonctionnement du groupement de barrages associés à la centrale du Pouget (Aveyron). © EDF
Enfin, la bonne gestion du niveau des fleuves et rivières est essentielle pour le refroidissement des centrales nucléaires, implantées majoritairement sur des cours d’eau jalonnés de barrages. On ne peut « arrêter le nucléaire » comme on mouche une chandelle. On peut (on doit) geler la construction de nouvelles centrales, on peut (on doit) les faire démanteler par les nucléocrates, qui seraient malvenus de nous accuser de les envoyer à une mort certaine sans se récuser, mais on a l’obligation vis-à-vis des générations futures d’entretenir et de surveiller sur une échelle de temps inédite les sites de production et de stockage. Nous sommes condamnés à accompagner l’interminable agonie de l’industrie nucléaire et le secteur hydroélectrique est partie prenante de cette veillée cauchemardesque. Les deux secteurs sont donc liés stratégiquement et, en l’occurrence, puisqu’il y va de la sécurité collective et même globale, puisque les pollutions nucléaires ignorent les frontières, affaiblir le secteur des barrages est un crime contre l’avenir et contre les nations.

 

 

Répartition des parts de production d'énergie en France. © EDF Répartition des parts de production d'énergie en France. © EDF

 

Planification d’un désastre

Philippe comme Macron ne peuvent ignorer les méfaits et les dangers mortels de l’immixtion de la concurrence dans les secteurs vitaux. Nous ne citerons que l’inquiétant précédent de la grève de la maintenance organisée par General Electric, justement, dans les centrales nucléaires françaises. L’épisode est rappelé par Pierre Gilbert, dans un article très complet sur la question de la privatisation des barrages. C’était en février 2016. General Electric, par le moyen d’une grève « prenant en otage » (salauds de patrons !) toute une industrie sensible, sans que BFMTV ait daigné faire un micro-trottoir auprès des usagers et éventuels riverains que nous sommes, a cherché à obtenir et a obtenu d’EDF, après plusieurs centaines d’incidents, des conditions plus avantageuses (en termes de responsabilité financière en cas… d’incident). La course à la défausse était lancée. La « libre » concurrence libère en premier lieu ses adeptes du scrupule.  

On imagine fort bien à quels types de chantage les nouveaux propriétaires de barrages pourraient se livrer pour augmenter leurs gains au détriment des communs et de la sécurité : rétention jusqu’au seuil de la pénurie pendant les pics de consommation pour faire monter les prix (rien ne l’empêche juridiquement), fin des lâchers d’eau gratuits en fonction des besoins des vallées (loisirs, agriculture), entre autres exemples signalés par Pierre Gilbert. Un opérateur privé va-t-il anticiper les sécheresses en réfléchissant à des plans de stockage sur le long terme ? Et quid de la maintenance ? EDF investit 400 millions d’euros par an dans l’entretien et le renforcement de ses barrages, dont certains ne sont plus tout jeunes et risqueraient, en cas d’économies de bouts de chandelle, de provoquer des catastrophes. Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, a déjà prévenu que certains investissements étaient obérés par l’incertitude pesant sur le destin des barrages français. Hors de question pour l’entreprise de lancer des travaux qui profiteraient à de futurs acquéreurs privés. Sauf que certains travaux sont, pour le dire sèchement, urgents. Voilà le genre de petit jeu malsain qu’alimente la concurrence « libre et non faussée ». Le témoignage de Jean-Louis Chauz, président du Conseil économique, social et environnemental d’Occitanie, illustre bien l’appréhension qui gagne peu à peu les collectivités : « En 2035, le déficit de stockage d’eau pour la nouvelle démographie de la région et les besoins de l’agriculture, des écosystèmes, de la préservation de la biodiversité, sera de 1 milliard de m3. EDF et Engie ont provisionné les budgets nécessaires pour engager les travaux pour le stockage d’eau. À l’heure où l’Occitanie est confrontée à un problème majeur de ressources en eau dans les années à venir, à même de compromettre son développement, voire sa sécurité sanitaire, il est incompréhensible et dangereux de chercher à complexifier une organisation de la gestion de l’eau… »

Et s’il ne fallait retenir de cette privatisation que le gain pour les caisses de l’État, là encore les comptables qui nous gouvernent seraient bien en peine de lui trouver quelque avantage. La Cour des comptes a calculé que si l’État en retirait 520 millions d’euros par an de redevances, ce serait Byzance. 520 millions d’euros, ce n’est jamais que cinq fois moins que l’excédent brut actuel…

Instruire le procès en haute trahison

Dans l’article 68 (révisé en 2007) de la Constitution, il est dit que « le président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Pour un président de la République, la haute trahison, au sens de l’article 68 avant révision, se définit comme l’action volontaire d’aller contre les principes que la Constitution le charge de défendre ès qualités. Parmi ces principes, l’article 5 par exemple : « Le président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire. » Il me semble que cet article 5 englobe la question de l’approvisionnement énergétique. Le président Macron est donc coupable, sur ce dossier, de « manquement », conjointement avec le premier ministre. Le 6 décembre 2017, des députés et élus territoriaux de La France insoumise publiaient une tribune de protestation sur le site Reporterre. Il fallait aller plus loin, frapper plus fort, car un tel « manquement » déchire notre horizon et foule ostensiblement aux pieds la Constitution.   

La privatisation des barrages apporte une énième fois la preuve que nous sommes dirigés soit par des aliénés en plein délire paranoïde[*], soit par des naufrageurs embarqués qui, après avoir ôté les derniers rivets de la carène, sabotent les pompes de secours. Eu égard à la Constitution et à ma conception de l’intérêt général, de même que le renoncement politique sur le glyphosate et plus globalement sur l’addiction française aux produits phytosanitaires, cette décision m’apparaît comme un crime contre les intérêts vitaux de la France et des pays voisins, et contre les générations futures, en tant qu’elle fait obstacle à la transition vers une économie décarbonnée, ajoutant une complexité inutile à une complexité déjà mortifère. Tout crime contre l’avenir relève de la haute trahison. Si un certain monde doit disparaître à l’issue des bouleversements climatiques et énergétiques qui ont commencé, il me semble essentiel d’identifier dès maintenant les saccageurs de ce qu’il reste des sociétés humaines, afin que la colère civique ne se déchaîne pas tous azimuts, qu’elle aille frapper au cœur de l’hydre, plutôt que d’en trancher sottement les têtes sans cesse renaissantes.

Damnatio memoriæ pour MM. Macron et Philippe, ainsi que pour leurs comparses, dès après leur mort politique. 


Sources : 
https://www.mediapart.fr/journal/economie/031115/vers-la-privatisation-des-barrages-au-nom-de-la-concurrence
http://lvsl.fr/scandale-de-la-privatisation-des-barrages-une-retenue-sur-le-bon-sens?utm_source=actus_lilo
https://reporterre.net/La-privatisation-des-barrages-met-en-peril-la-transition-energetique
https://www.romandie.com/news/Maintenance-des-turbines-nucleaires-francaises-negociations-serrees-entre-EDF-et-/708764.rom
https://www.ladepeche.fr/article/2018/03/13/2758858-barrages-hydroelectriques-ouverture-a-la-concurrence-des-2018-2018.html
http://www.liberation.fr/france/2018/03/12/barrages-un-coup-de-prive-dans-l-eau_1635665

On peut lire également avec profit le rapport remis le 16 mai 2018 par Sud Énergie à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale (merci à Dominikvan). 
_______________________
[*] Le délire paranoïde, selon la psychiatre Magali Bodon-Bruzel, est un syndrome délirant caractéristique de la schizophrénie, à mécanisme multiple (hallucinations, illusions, imaginations, interprétations...), non structuré et non systématisé.

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Juillet 2018

Récupération des poissons au Barrage de Vezins, prochainement.

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Juillet 2018

A Vezins, on démolit et ailleurs on construit des micro-centrales. Va y comprendre quelque chose ! Extrait du Canard Enchaîné de mercredi dernier

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A Vezins, on démolit et ailleurs on construit des micro-centrales. Va y comprendre quelque chose ! Extrait du Canard Enchaîné de mercredi dernier

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Publié le 26 Juillet 2018

Sud-Manche. Le programme de la 8e Fête des Amis du barrage

La fête annuelle de l’association qui défend le barrage de Vezins aura lieu dimanche 2 septembre, au Petit Bois de Vezins, à Isigny-le-Buat.

Lise, la trapéziste, devrait ravir le public présent le dimanche 2 septembre, au Petit Bois de Vezins pour la 8e fête des Amis du barrage.
Lise, la trapéziste, devrait ravir le public présent le dimanche 2 septembre, au Petit Bois de Vezins pour la 8e fête des Amis du barrage. (©DR)

C’est devenu un rendez-vous à ne pas manquer chaque année, à Isigny-le-Buat. Les Amis du barrage présentent leur 8e fête annuelle, dimanche 2 septembre, au niveau du kiosque, près du barrage de Vezins.

Comme l’année dernière, il n’y aura pas d’activités sur l’eau », indique Roger Lebeurrier, vice-président de l’association.

En effet, en raison de la « pré-vidange » du lac de Vezins, il était déjà interdit d’aller sur et dans l’eau l’été 2017.

Le responsable de l’organisation de la fête espère avoir un meilleur temps que lors de la 7e édition. « La pluie nous avait gâché la fête ! »

Spectacles, concerts et numéros à gogo

Le rendez-vous débutera à midi. Comme chaque année, le président des Amis du barrage John Kaniowsky prendra la parole avant le traditionnel repas champêtre. « Le but n’est pas de manifester mais de parler de notre combat », souligne Roger Lebeurrier.

Une fois ce discours terminé, « le magicien Alain fera le tour des tables pour proposer aux convives des numéros. » Le nombre de places pour le repas étant limité à 500, il est conseillé de réserver dès maintenant.

Les animations seront nombreuses l’après-midi. Musiciens, magiciens et dessinateur humoristique assureront concerts et spectacles. « On va peut-être aussi avoir Lise, une trapéziste de 16 ans qui est en école de cirque, poursuit Roger Lebeurrier. Elle devrait nous faire une démonstration. »

En plus des activités « habituelles comme les enveloppes gagnantes », petits et grands pourront faire du tir à l’arc. La finalisation des artistes se fera début août, avec « en prévision huit activités », conclut l’organisateur de la fête.

Fête des Amis du barrage, dimanche 2 septembre, au Petit Bois de Vezins. Buvette, crêpes et repas champêtre (kir, melon jambon sec, carré de porc grillé, frites, fromage, dessert et café) pour 15 € par adulte et 8 € par enfant. Réservations au 07 80 38 06 31, au 06 61 54 23 51 ou auprès des membres de l’association que vous connaissez.

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 26 Juillet 2018

 
Gave de Pau : transit chimique efficace !

Depuis la forte industrialisation de la vallée, le Gave de Pau est une poubelle. L’ancienne décharge de Bordes, fermée en 1998, illustre une gestion environnementale désastreuse, mais elle n’est pas seule n cause.

Nous nous garderons de reprendre tous les superlatifs copieusement utilisés par les médias : le sujet est connu, largement exposé sur internet. Atermoiements, études diverses en cours, toujours est-il qu’il a fallu une crue en novembre 2012 pour reparler de cette décharge formant la berge du Gave. Il est encore moins de notre propos d’imaginer désigner, du Maire au Ministre ou des procédures quels seraient les responsables mais pas coupables.

Nous avons une certitude : c’est toujours la nature, la biodiversité, l’environnement et la qualité de l’eau qui perdent.

 

Très forte nouvelle crue le 18 juin 2013.

Puis une autre le 22 février 2018.

Et il y en aura d’autres…

 

Discussion

• De crues en crues, le Gave assure l'externalité gratuite de chasse des déchets depuis 2012. Il suffirait d’attendre encore un peu ?

• Le public et les journalistes s’émeuvent des déchets visibles. Mais que contenaient ces sacs en plastique ?

• Ce qui est plus impactant et sournois à notre sens, ce sont les pollutions chimiques aux PCB et 1000 autres molécules invisibles qui s’ajoutent aux fortes pollutions polymétalliques préexistantes.

• Et les poissons face à ces agressions à répétition ? La toxicité du milieu aurait-elle un impact sur la faune aquatique et les espèces piscicoles cibles ? La faune qui nourrit les poissons peut-elle survivre ?

Ces perturbateurs chimiques permettent-ils encore au saumon de se reproduire ?

• Les déchets solides visibles : au lieu de les laisser rejoindre avec désinvolture l’océan de plastique, y aurait-il eu des prospectives pour les capturer et les extraire au niveau des centrales hydroélectriques, en contractualisant avec l’exploitant ?

 

N’évoquons même pas les analyses chimiques de l’eau et des sédiments : il suffit d’adapter le curseur. Compte tenu du seuil limite de toxicité des quelques substances recherchées, ne tenant pas compte de leur effet cocktail, des périodes et de la fréquence des mesures, des limites analytiques utilisées… gageons que la qualité chimique apparente devrait s’améliorer ?

 

 

 

Une déchetterie à ciel ouvert sur les rives du gave de Pau

Lundi 5 mars 2018  Par Axelle LabbéFrance Bleu Béarn

Les crues de l'hiver ont transformé les rives du gave de Pau en déchetterie à ciel ouvert. L'ancienne décharge de Bordes n'en fini plus de se vider dans la rivière. Les études pour la nettoyer ne sont pas terminées, les travaux devraient commencer l'année prochaine.

Depuis la grande crue de 2013, la décharge de Bordes se vide régulièrement dans le gave. Les deux crues de ce début d'année ont encore déposé des tonnes de déchets sur les rives. Beaucoup de déchets ménagers : des sacs plastiques accrochés aux branches, des bombes de laque ou d'insecticide, des semelles de chaussure, etc. mais aussi les déchets des anciens ateliers de Turbomeca, des morceaux de meule et de petits serpentins d'inox, de titane ou d'aluminium qui recouvrent les rives. 

Sur des centaines de mètres, la rive a des allures de déchetterie. Alain Le Jeanne a monté le projet "Citoyens du gave" à la maison pour tous Léo Lagrange de Pau. Il nettoie les berges régulièrement avec des salariés en réinsertion. En 3 ans, ils ont ramassé 52 tonnes de déchets. 

Ils peuvent tout recommencer : "Il faut nettoyer ça à la main. Cela prend énormément de temps et c'est un boulot qui est réduit à néant à chaque nouvelle crue,  parce que le problème n'est pas réglé à la base. C'est désastreux. Depuis la crue de 2012, on sait que la décharge est une bombe à retardement. On arrive en 2018, ça fait presque 6 ans et rien n'a été fait. Là, on a quelques centaines de tonnes de déchets en aval de la décharge qui ont été emportés. Et on n'a pas encore eu les crues du printemps. Il y a un traitement qui est prévu en 2019, mais pour nous, usagers du gave, c'est un peu tard. Le gave c'est un patrimoine béarnais important, au même titre que le château de Pau. Et voir cette rivière emblématique du territoire être mise à mal comme ça, c'est terrible. Tout le boulot qu'on a fait depuis trois ans est anéanti."

L'ancienne décharge doit effectivement être nettoyée, les études lancées il y a 4 ans sont toujours en cours. Elles devraient être terminées l'année prochaine explique Christian Petchot-Bacqué, le président de la communauté de communes du pays de Nay: "si je pouvais intervenir avec une paire de bottes et une brouette ça ferait longtemps que j'y serai allé, mais c'est interdit. Des analyses fines nous sont demandées sur chaque déchet, si la procédure prend deux ou trois ans, c'est comme ça". 

 

Le budget pour le nettoyage de l'ancienne décharge de Bordes est évalué à 3 millions d'euros hors taxe. Il y avait 80 000 mètres cubes de déchets à évacuer, mais une bonne partie est déjà dans la rivière.

https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/une-dechetterie-a-ciel-ouvert-sur-les-rives-du-gave-de-pau-1520268759

Sources : sur internet « pollution Gave de Pau => 350 à 400 000 occurrences

https://www.youtube.com/watch?v=uxykq38ahfA

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 26 Juillet 2018

 
Évaporation et effacement des étangs: une thèse universitaire infirme certains principes (Aldomany 2017)

"L’effacement des plans d’eau (petits ou grands) du continuum hydrographique est le nouveau dogme français lié à l’interprétation de la Directive cadre européenne sur l'Eau (DCE-2000) dans la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA-2006). En effet, cette stratégie se base sur des idées ne reposant sur aucune mesure exacte de l’influence des plans d’eau, supposée néfaste, sur la quantité d’eau s’écoulant dans les réseaux hydrographiques aval." C'est par ces mots que s'ouvre le résumé de la thèse de géographie de Mohammad Aldomany, dédiée à la mesure du bilan hydrologique réel des étangs en Brenne et Limousin. Le chercheur a mis en évidence que l'évaporation due à un étang est comparable à celle des modes d'occupation du sol voisins (forêt, culture, jonchaie...) et que leur bilan annuel est souvent favorable à la recharge en eau des milieux adjacents. Tout en pointant que nombre de documents administratifs se laissent aller à des généralités et des prescriptions sans mesure réelle des milieux concernés. Il nous apparaît indispensable d'avoir plus recours à la science qu'aux croyances pour engager l'action publique et plus spécifiquement dans la politique de l'eau. L'effacement priorisé et l'assèchement des plans d'eau est une doctrine sans légitimité technique et scientifique. Son bilan environnemental n'a semble t-il jamais été étudié et ne répond ni aux enjeux de la gestion quantitative de l'eau ni à ceux de la biodiversité ( il suffit de traduire en % les ZNIEFF inféodées aux étangs au plan national). Il est urgent que l'AFB découvre le plan B de sa Biodiversité et ceux qui militants pour les destructions d'ouvrages hydrauliques cherchent à étudier plutôt qu'à réciter un credo sans fondement. 

Extraits de l'introduction et de la conclusion de la thèse de Mohammad Aldomany.

Introduction : des politiques publiques inspirées par des généralités, une absence notable d'études empiriques préalables malgré un choix précipité d'effacement des plans d'eau

Récemment, le Syndicat de Bassin pour l'Aménagement de la rivière l'Oudon a adopté un chiffre qui estime la sur-évaporation correspondant au delta entre l'évaporation d'un plan d'eau et celle d'une prairie de 0,5 l/s/ha, soit à l'échelle annuelle une différence de 1577 mm ! Ce chiffre est similaire à la différence entre la quantité d'eau perdue par l'évaporation à partir d'une surface d'eau libre de 1000 m2 de superficie et celle perdue par l'évapotranspiration réelle d'une prairie possédant la même superficie qui est égale à 500 m3 pour une période de six mois allant du premier avril au 30 septembre. Cela veut-dire une sur-évaporation de 500 mm pour six mois seulement ! Ce dernier chiffre est issu de l'étude intitulée ''Étude sur la Détermination de débits de référence complémentaires sur le bassin versant de la Sarthe Amont'' menée par le bureau d'étude SAFEGE (avril 2015) pour le compte de l'Institution Interdépartementale du Bassin de la Sarthe. En sachant que les deux chiffres précédents se réfèrent à la sur-évaporation d'un plan d'eau existant dans une région de climat océanique humide par rapport à une prairie et pas à l'évaporation totale du plan d'eau qui est égale à la quantité totale de l'eau qui quitte la surface évaporante au profit de l'atmosphère grâce à l'énergie solaire, les premières questions qui viennent à l'esprit sont :
1- Ces chiffres sont-ils représentatifs des rapports internes et des discours des administrations françaises, tant au niveau national que par bassin ?
2- Un étang évapore-t-il vraiment une tranche d’eau de plus d’un mètre cinquante de plus qu’un fond de vallée humide ?
3- Vu le nombre de centaines de milliers de ces petites pièces d’eau sur le territoire français, ne bouleversent-ils pas le bilan hydrologique du pays ?

En essayant de trouver la réponse à la première question au niveau national, nous avons consulté le site officiel du Ministère de l'Environnement, de l’Énergie et de la Mer et voici ce qu'il dit propos de l'évaporation des plans d'eau : « La restauration hydromorphologique des cours d’eau, à travers des effacements d’ouvrages notamment, permet de lutter contre le changement climatique en supprimant les effets aggravants des seuils et retenues sur le réchauffement et l’évaporation des eaux. Les retenues génèrent une évaporation forte d’eau en période estivale car une eau stagnante peu profonde se réchauffe beaucoup plus vite et plus fortement qu’une eau courante. Sur une longue durée d’ensoleillement, plus la surface d’eau exposée est importante plus les pertes par évaporation seront significatives». À l'échelle des bassins versants nous trouvons dans un rapport officiel issu de la préfecture de la région Pays de la Loire intitulé "Quelle qualité des eaux dans notre région ? Où et comment agir en priorité ?" la phrase suivante : « La forte tension sur la ressource en eau en période estivale, sur une grande partie de la région, nécessite la mise en place de mesures d’économies d’eau, de cadrage, voire de substitution des prélèvements, ainsi que la diminution de l’impact des plans d’eau, par lesquels s’évapore un grand volume d’eau ».

En fait, la stratégie adoptée par le Ministère de l'Environnement, de l’Énergie et de la Mer pour appliquer la directive cadre sur l'eau et qui s'appuie sur l'effacement des petits plans d'eau afin de restaurer la continuité écologique des cours d'eau, nous permet de bien comprendre pourquoi il utilise des mots ''grandiloquents'' comme (forte, beaucoup, significative...etc) en évitant de donner des mesures exactes ou, au moins, d'apporter une explication plus globale du phénomène décrit.

En fait, les étangs, ces petits plans d'eau de 6 à 7 mètres de profondeur maximale qui possèdent, en général, une superficie allant de 0,1 à 100 hectares où le volume maximum est inférieur à un million de m3 (Touchart et al., 2014), font partie du patrimoine de plusieurs régions de l'hexagone où l'apparition des plus anciens date du Moyen-âge (Benoît, 1992 ; Dérex, 2001), voire même avant (Bartout, 2012). À l'origine, ils permettaient d'assurer à la fois les multiples fonctionnements de moulins et la production de poissons. Plus tard, la pluriactivité des étangs est passée à une forme de monoactivité volontaire ou subie et de fait la morphologie du plan d’eau s’est adaptée à ce seul besoin et pas à une multitude d’entre eux. Dans une époque beaucoup plus récente, ce patrimoine aquatique s’est enrichi par la construction de lacs de barrage à la destination différente (électricité, régularisation du débit des fleuves et des rivières, alimentation des villes en eau potable ou à une fin agricole ou industrielle) mais pouvant également être le support soit d’une aquaculture (intensive ou extensive), soit d’activités nautiques, soit d’activités cynégétiques. Ils répondent également à une forte demande de loisirs, et jouent, sur le plan du développement local, un rôle de levier touristique souvent incontournable.

Les étangs français de petites tailles se sont multipliés à la fin du 20ème siècle sous l’effet de multiples facteurs (terrains libres liés à l’exode rural, mode de loisirs, recherche du bien être personnel, pollution des eaux courantes, réglementations permissives...etc). La région Centre-Ouest de la France contient plus de la moitié (plus de 123 000 étangs) des étangs existant dans la France métropolitaine (plus de 250 000 étangs) (Bartout et Touchart, 2013), ces étangs occupant environ 58% de la superficie totale de tous les plans d'eau (lacs, étangs et mares) (Bartout, 2015). Ces milieux artificiels sont à la source d'une biodiversité étonnante car des études récentes (Céréghino et al., 2008 ; Soomets et al., 2016) montrent que les petits plans d'eau, comme les étangs et les marais, sont tout aussi importants que les rivières et les lacs pour soutenir un éventail de biodiversité aquatique dans le paysage agricole d'Europe. Ces intérêts écologiques, économiques et paysagers reconnus dans le Centre-Ouest de la France exigent une gestion durable compatible avec les principes généraux législatifs, que ce soit au niveau international et européen [la convention de Ramsar (1971), la déclaration du Dublin (1992), la directive cadre sur l’eau (2000) et la directive INSPIRE (2007)] ou français [la Loi Pêche (1984), la loi sur l'eau (1964 et 1992), la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (2006), et les documents réglementaires comme les Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE)].

L'application de ces législations, surtout la directive cadre européenne sur l’eau (DCE) a rencontré un échec notable (Bouleau et Pont, 2014 ; Bartout et Touchart, 2015). Parmi les multiples raisons de cet échec nous pouvons citer l'absence d'une définition claire pour distinguer les lacs, qui étaient le seul type de plans d'eau pris en considération lors de l'application de la (DCE), et les étangs. Un travail énorme effectué par L. Touchart et ses doctorants a conduit à bien distinguer les lacs et les étangs qui ne sont plus des ''lacs tronqués'' ou des lacs de dimensions réduites comme les présente J. Loup (1974).

Une gestion durable des étangs nécessite une connaissance de tous les processus physico- chimiques, biologiques, historiques, économiques et sociologiques. Malgré les très nombreuses études scientifiques qui ont été consacrées à étudier les étangs durant les décennies précédentes (Banas D., et al., 2001 ; Banas D., et al., 2002 ; Banas D., et al., 2005 ; Gaillard, 2014), ainsi que les estimations récentes qui indiquent que le monde contient plus de 117 millions de plans d’eau ayant une superficie supérieure à 0.2 ha (Verpoorter et al., 2014), très peu d'études ont été consacrées à étudier le bilan hydrologique de ces petits plans d'eau, qui est la balance entre les eaux entrantes et sortantes de l'étang. En effet, les études effectuées sur le sujet du bilan hydrologique et surtout sur l'évaporation des plans d'eau sont soit faites sur des territoires aux conditions géographiques très différentes de celles présentes dans la région Centre-Ouest de la France, à savoir des régions arides ou semi-arides (Bouchardeau et Lefèvre, 1957 ; Riou, 1975, sur le lac Tchad, Neumann, 1953, sur le lac Houle et le lac de Tibériade), soit réalisées à l’échelle de grands lacs (Afanas'ev, 1976, sur le lac Baïkal, Nicod et Rossi, 1979, sur le lac Victoria) et des réservoirs emblématiques aux États-Unis.

Les études existant sur le sujet de l'évaporation des étangs français sont très rares. L'explication de la forte pénurie d'études sur le bilan hydrologique d'étangs et la détermination de l'évaporation de ces petits plans d'eau est liée à plusieurs raisons, les plus importantes d'entre elles sont l'intérêt ou le financement qui ne sont pas suffisants pour justifier le temps et les dépenses mais aussi la difficulté pour estimer et mesurer certains éléments de ce bilan. Bien que les précipitations et le débit entrant et sortant des étangs soient faciles à mesurer, le taux de percolation et d'évaporation compliquent les études sur le bilan hydrologique. Tandis que plusieurs études montrent que le taux d'infiltrations vers les nappes d'eau profondes, dans les principales régions des étangs, est modeste, l'évaporation reste la composante du bilan hydrologique la plus difficile à étudier à cause de l'hétérogénéité de la topographie entourant les étangs et des multiples facteurs météorologiques affectant l'évaporation comme la température de l’eau et celle de l'air, l'humidité relative, le rayonnement solaire, la pression atmosphérique et la vitesse du vent. Outre le climat, les caractéristiques des étangs telles que la taille, la forme, la profondeur, la qualité de l'eau, la clarté, la température de l'eau et la circulation, même son emplacement, peuvent affecter le taux d'évaporation. Pour cela, les études les plus sérieuses ne mentionnent pas l'évaporation, ou ne lui assignent qu'une place modeste (Loup, 1957).

Ces études donnent des estimations très différentes, voire paradoxales. Parfois ces études affirment la forte évaporation des étangs sans aucune mesure ni calcul ni preuve comme l'étude intitulée "Étude diagnostic des causes d'eutrophisation du plan d'eau de la Ramade" réalisée par Aqua Concept Environnement – BCEOM pour le compte de la commune de Giat : «On dénombre 64 étangs sur le bassin versant (...). Ces retenues réduisent sensiblement la ressource en été par évaporation et délivrent des eaux réchauffées». D'autres études, comme celle du SAFEGE (2015) cité ci-dessus, donnent des valeurs de l'évaporation pour une région française proches de celles des lacs existant dans les régions arides ou semi-arides. D'autres études arrivent aux résultats inverses selon lesquels les étangs jouent un rôle plutôt positif en ce qui concerne la quantité des eaux parce qu'ils stockent de l'eau pendant les périodes de fortes précipitations et les restituent ensuite dans les réseaux hydrographiques pendant les périodes d'étiages et parce que l'évaporation des étangs est, la plupart de temps, inférieure à l'évapotranspiration des couverts végétaux entourant les étangs (Morton, 1983 ; Perrin, 2011).

Un autre type d'études qui ne s'appuient sur aucune mesure sur les territoires Français donne des chiffres extraits des documents scientifiques internationaux sur l'influence des étangs sur l’hydrologie et l’hydrogéologie des bassins versants. Un exemple de ce type d'étude est le troisième chapitre du rapport de l'expertise scientifique collective Inra, Onema et Irstea intitulé «Impact cumulé des retenues d'eau sur le milieu aquatique». Les auteurs de ce chapitre disent :«Toutes les études basées sur des observations s’accordent sur le fait que les retenues induisent une réduction des débits, réduction attribuée parfois principalement aux pertes externes des retenues (par évaporation ou infiltration). L’intensité des diminutions varie dans le temps, et peut être assez forte sur les débits de crues et d’étiages. La réduction des débits est plus marquée les années sèches que les années humides». Mais ils disent dans la synthèse de cette expertise que «l’analyse de la littérature n’a pu mettre en évidence un indicateur permettant d’évaluer a priori l’effet cumulé des retenues sur l’hydrologie. La densité de retenues ou le volume de stockage cumulé sur un bassin n’ont de sens que sur des zones relativement homogènes». (...)

Conclusion : l'évaporation des étangs est parfois du même ordre que celle d'autres milieux naturels, le bilan hydrologique annuel est souvent positif pour la réserve en eau.

Nos estimations montrent que l'évaporation annuelle des étangs de notre région d'étude varie entre 850 mm/an pour l'étang des Oussines (étang situé à plus de 800 mètres d'altitude) et 1000 mm/an pour les étangs de la Brenne.

En essayant de comparer la quantité d'eau perdue via l'évaporation à partir des étangs et celle perdue par d'autres types d'occupation du sol, nous avons comparé chacun de nos étangs de mesures avec une forêt de chênes ayant la même superficie. Nos analyses montrent que la différence entre la quantité d'eau perdue via l'évaporation, ou (l'évaporation + l'évapotranspiration des plantes aquatiques pour les étangs ayant une partie de leur surface occupée par ces plantes), et celle perdue via l'évapotranspiration et l'interception de la forêt n'est pas très grande. Par contre, cette perte, à l'exception des mois où les arbres souffrent d'un stress hydrique, peut être plus grande pour la forêt que pour l'étang. Nos comparaisons ont aussi montré que les étangs avec des plantes aquatiques perdent une quantité d'eau supérieure à celle perdue par les étangs sans plantes aquatiques. Pour cela, si ces plantes ne font pas partie de la chaîne alimentaire des poissons ou des autres espèces animales qui vivent dans l'étang, ou si elles ne constituent pas un endroit de reproduction pour les oiseaux nicheurs, nous recommandons de couper ces plantes, ou au moins, réduire la proportion qu'elles occupent à la surface de l'étang.

D'après notre travail, l'évaporation d'un étang représentatif du Limousin (l'étang du Château à Rilhac-Rancon) est de 964,5 mm par an, alors que, selon nos mesures directes de l'évaporation réelle à partir d'une surface d'eau libre et l'évapotranspiration réelle d'une surface ayant la même superficie mais occupée par les joncs, nous estimons l'évapotranspiration d'une prairie humide à plus de 2500 mm par an.

En ce qui concerne l'étiage estival de la Claise, nos analyses ont montré que les étangs de la Brenne jouent un rôle dans ce phénomène naturel, car ils empêchent les précipitations tombées durant cette période de continuer leur chemin jusqu'au lit de la rivière. Par contre, nos données ont bien montré que la majorité des eaux tombées sur les étangs pendant la période chaude de l'année ne sont pas perdues par l'évaporation, elles ont été simplement stockées dans les étangs. Du plus, ces étangs, après avoir repris leur volume maximum à la fin d'automne, permettent l'écoulement libre
des cours d'eau.

Concernant les étangs limousins, surtout ceux qui ont des débits entrants et sortants permanents, nos analyses ont montré clairement que ces étangs ont un rôle plutôt positif sur le débit estival des réseaux hydrographiques de cette région par rapport aux autres occupations du sol, car ils restituent la totalité des précipitations qu'ils reçoivent pendant cette période. Or, les forêts les interceptent en grande partie et le reste est utilisé pour compenser la diminution de l'humidité du sol résultant de l'absorption des racines des arbres.

Les résultats de ce travail nous permettent de dire que la présence des étangs favorise l'évaporation, mais il est inexact d'affirmer que ce phénomène impacte fortement la quantité d'eau disponible sur un bassin versant. Au contraire, dans les régions où les précipitations dépassent l'évaporation, et les débits entrants et sortants des étangs sont permanents, ces plans d'eau jouent un rôle positif pour assurer un bon débit des réseaux hydrographiques surtout pendant la période estivale.

Notre étude a aussi confirmé le fait que les régions d'étangs ont une perméabilité réduite, donc les quantités de l'eau infiltrée vers les nappes phréatiques sont petites par rapport aux autres composantes du bilan hydrologique, surtout les débits entrants et sortants. Nos données ont aussi confirmé l'importance de l'écoulement souterrain pour les étangs de vallée. Nous estimons cet écoulement de 0,25 l/s pour l'étang du Château.

À la fin de ce travail, nous espérons que nous avons réussi à ajouter une nouvelle étude de grande valeur à la littérature scientifique sur le sujet de l'évaporation et du bilan hydrologique des petits plans d'eau. Nous souhaitons que les nombreux exemples chiffrés, détaillés et cités dans ce mémoire, aident le plus grand nombre possible des étudiants et autres personnes intéressées à bien comprendre le déroulement du processus d'évaporation.

Espérons que ce travail, qui nous a coûté beaucoup d'efforts, de recherche, d'analyse et des mesures quotidiennes sur les terrains, retienne l'attention des décideurs et des responsables de la gestion de ces plans d'eau, car nous pensons que cette étude les aidera à mieux comprendre ces plans d'eau. Bien que les étang de la Brenne sont partiellement responsables de l'étiage estival de la Claise, les étangs limousins, par contre, soutiennent un bon débit estival de leur région. Donc, la situation géographique des étangs doit être prise en considération au moment d'établir d'un bilan de gestion de ces plans d'eau. Selon notre recherche nous pensons que le choix d'effacement des étangs n'est certainement pas la réponse la plus efficace au problème de l'étiage estival des réseaux hydrographiques de la région Centre-Ouest de la France.

Référence : Aldomany, Mohammad (2017), L’évaporation dans le bilan hydrologique des étangs du Centre-Ouest de la France (Brenne et Limousin). Géographie. Université d’Orléans, 2017. Français. NNT: 2017ORLE1155, tel-01661489, 332 p.

Illustrations : en haut, étang de Brenne, du côté de La Gabrière, par Jean-Marie Gall CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons ; en bas, mare alimentée par l'étang de Bellebouche, en Brenne, par Jacques Le Letty CC BY-SA 3.0.

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Publié le 26 Juillet 2018

Canicule, incendies, inondations, froid… la planète affronte des situations climatiques extrêmes

Grèce, Japon, Suède, Pérou. Plusieurs endroits du globe connaissent en ce moment des situations climatiques extrêmes, de la canicule au froid polaire. Aperçu de la situation.

Si la chaleur estivale française fait le bonheur des vacanciers, ailleurs dans le monde, plusieurs pays font face à des situations climatiques extrêmes. Le Japon traverse ainsi un mois de juillet marqué par des inondations et une canicule. Le Québec aussi est touché par de fortes chaleurs. La Suède affronte les premiers incendies de son histoire alors que la Californie lutte contre les feux, un phénomène récurrent sur son territoire. Le Pérou fait de son côté face à une vague de froid. Si le lien avec les changements climatiques n'est pas évident à prouver, l'augmentation de la récurrence de ce type d'aléas climatiques est dans tous les esprits.

L'hémisphère Nord touché par les inondations et la chaleur intense

Au Japon, des pluies torrentielles ont traversé les provinces d'Hiroshima, Ehime, Yamaguchi, Gifu, Okayama et Kyoto les 6 et 7 juillet dernier. Elles ont provoqué des glissements de terrain et ont fait 219 morts et 21 personnes disparues au dernier bilan. Ces précipitations ont été d'une intensité inouïe, "en quantité jamais vue", a rapporté Yasushi Kajiwara de l'Agence nationale de météorologie, à l'AFP. Bien que la situation soit exceptionnelle, les experts n'avancent pas pour l'instant l'argument de l'impact du changement climatique.

Dans le même temps, l'archipel est aussi frappé par un épisode de canicule. Ce lundi 23 juillet, Kumagaya, au nord de Tokyo, a battu le record national avec un thermomètre à 41,1°C. La canicule a fait au moins 15 morts au début du mois et 12.000 personnes ont été hospitalisées. Onze autres personnes seraient mortes durant la journée de samedi 21 juillet, essentiellement des personnes âgées. Au Québec aussi, une vague de chaleur a fait des dégâts au début du mois. Le 18 juillet, un bilan faisait état de 89 personnes décédées.

La France connaît également depuis les trois dernières années plus d'épisodes caniculaires qu'avant. Selon Météo France, les vagues de chaleur ont été deux fois plus nombreuses depuis 1981 que sur la période 1947 – 1981. Aussi, "la fréquence des événements [de chaleur] devrait doubler d'ici à 2050. En fin de siècle, ils pourraient être (…) aussi beaucoup plus sévères et plus longs". Pour le service de météorologie, le contrôle des émissions de gaz à effet de serre sera déterminant pour leur stabilisation dans la seconde moitié du siècle.

Les incendies mobilisent l'aide internationale

En Californie, ce sont les incendies qui frappent une nouvelle fois, après avoir battu un record l'an dernier. La Grèce connaît aussi de violents incendies depuis ce 23 juillet qui ont déjà fait 50 morts et plus d'une centaine de blessés. Les autorités ont sollicité l'aide de l'Europe et du matériel auprès des Etats-Unis.

Plus exceptionnel, la Suède connaît ses premiers incendies. Une cinquantaine de feux de forêt, sur 25.000 hectares, soit deux fois la superficie de Paris, embrase le pays jusqu'en Laponie, au-dessus du cercle polaire. Les autorités peinent à éteindre toutes les flammes et ont fait appel à l'aide internationale. La Commission européenne a proposé, via le dispositif RescEU, sept avions de lutte contre les incendies, sept hélicoptères, 60 véhicules et plus de 340 professionnels. "Un niveau record de soutien de l'UE a été mobilisé", a déclaré Christos Stylianides, commissaire chargé de l'aide humanitaire et de la gestion des crises. "Les incendies en Suède montrent que le changement climatique est réel et qu'aucun pays n'est à l'abri de catastrophes naturelles", a-t-il ajouté.

Froid et gelées dans le Sud

Au Pérou, c'est l'hiver et le froid qui sévissent. Fin juin, le pays a déclaré l'état d'urgence dans 122 municipalités des régions andines touchées par les basses températures. La pneumonie a coûté la vie à au moins 700 personnes selon le ministère de la Santé, dont 177 mineurs. Selon les médias péruviens, cette situation n'est pas nouvelle et se répète chaque année bien que le gouvernement distribue de l'aide humanitaire. Entre janvier et juin 2018, le centre national d'épidémiologie a enregistré plus de 30.000 cas de pneumonie, le chiffre le plus élevé au cours des cinq dernières années.

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Publié le 26 Juillet 2018

L'association de consommateurs lance ce mardi une campagne et une pétition pour la "préservation de la ressource aquatique", en fustigeant "des décennies d'agriculture productiviste" et "l'inaction des pouvoirs publics". Selon l'UFC, l'eau de nos rivières est de plus en plus "rare et polluée".

La Garonne fait partie des cours d'eau pollués en France
La Garonne fait partie des cours d'eau pollués en France © AFP -

L'eau des rivières et des nappes phréatiques est dans un "état calamiteux". C'est le constat que tire l'UFC-Que choisir dans son "S-eau-S" lancé ce mardi, une campagne pour la "préservation de la ressource aquatique". Selon l'association, qui met également en ligne une pétition, les cours d'eau de la moitié du territoire français contiennent des pesticides à un degré supérieur à la norme. Et c'est le cas pour un tiers des nappes phréatiques. Les nappes phréatiques sont aussi de plus en plus polluées aux nitrates : "la proportion des nappes phréatiques fortement contaminées (plus de 40 mg/l) a augmenté de moitié entre 1996 et le début des années 2010", s'inquiète l'association.

Les surfaces agricoles irriguées et les restrictions d'eau par département - Aucun(e)
Les surfaces agricoles irriguées et les restrictions d'eau par département - UFC-Que choisir

Les consommateurs payent la quasi-totalité de la redevance pollution

L'agriculture serait donc responsable de 70% des pollutions en pesticides, de 75% des pollutions en nitrates, et de la moitié de la consommation nette en eau. Et, toujours selon l'UFC, ce sont pourtant les consommateurs qui payent : 88% de la redvance "pollutions" par exemple, contre 7% pour les producteurs. Il s'agit d'une "violation flagrante du principe préleveur-pollueur-payeur", alors que "1,9 million de consommateurs ont été exposés à une eau polluée par les pesticides agricoles entre 2014 et 2016."

L'UFC-Que choisir dénonce enfin le fait que la politique de l'eau est "trop souvent conduite en fonction des intérêts agricoles". En clair, les pouvoirs publics préféreraient "des mesures palliatives", comme la décontamination de l'eau, plutôt que de s'attaquer à l'origine de la pollution. Et le projet de loi de finances 2018 représente "la goutte d'eau de trop" : il prévoit "un prélèvement de 300 millions d’euros par an, soit 15 % du budget prévisionnel des agences de l’eau pour des utilisations sans lien direct avec la gestion de l’eau."

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Publié le 25 Juillet 2018

Sécheresse : restriction d'usage de l'eau dans plusieurs départements de l'Ouest

 

 

Des mesures de restriction de l'usage de l'eau ont été prises dans plusieurs départements de l'ouest de la France en raison de la sécheresse. La Vendée est fortement touchée avec de larges secteurs de son territoire en situation de crise (Boulogne, Vie-Jaunay et les secteurs côtiers vendéens) où une interdiction totale de prélèvements des eaux superficielles a été mise en place. Dans d'autres secteurs en alerte renforcée, les prélèvements des eaux superficielles sont interdites entre 8h00 et 20h00.
"La situation pour l'eau potable et les nappes souterraines demeure satisfaisante, avec par exemple un remplissage des barrages d'eau potable à 90% en moyenne", précise cependant la préfecture dans un communiqué.
La préfecture du Loiret a également annoncé ce 24 juillet des mesures de restriction, à l'attention notamment des agriculteurs, car "plusieurs cours d'eau du département ont franchi des seuils de sécheresse".
"Pour le grand public, les principales mesures portent sur des limitations
(alerte) ou interdiction (alerte renforcée, crise) d'arrosage des pelouses, des jardins potagers dans la journée et l'interdiction de remplir les piscines. Le remplissage des étangs est également interdit", indique la préfecture.
L'Eure-et-Loir est également touchée avec plusieurs secteurs en situation de crise (dans le sud-ouest du département) ou d'alerte renforcée. "La chute des débits" de certains cours d'eau "met en péril la population d'espèces aquatiques", indique la préfecture dans son arrêté de restriction.
Dans le Loir-et-Cher, le bassin versant des affluents de la Loire est en situation d'alerte, de même que le sud du Maine-et-Loire.

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