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Publié le 30 Septembre 2018

Monsieur le PREMIER MINISTRE..!

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Le Président d'ECOLOGIE NORMANDE vous lance cet appel.

Vous n'êtes pas sans ignorer la grande confusion que vous mêmes et les représentants de l'Etat font supporter aux habitants de ce grand sud-Manche, dans le cadre du démantèlement des deux unités hydro-électriques de VEZINS et de LA ROCHE QUI BOIT. 

Depuis 2008, et l'époque désormais révolue du Grenelle de l'Environnement, une disposition totalement injustifiable et inique consiste arbitrairement à araser ces barrages selon des prétextes fallacieux. Cet arasement ayant été confirmé par les décisions de Chantal JOUANNO, alors Ministre de tutelle, puis du décret de M. le Préfet en 2009. Puis, suite à la visite sur place de Mme ROYAL, le Préfet Witkowski, par Arrêté du 3 mars 2016, met le coup d'arrêt à l'arasement et ordonne alors les opérations de vidange et de gestion des sédiments(**). C'était, à n'en pas douter, qu'il y avait émergence de gros points faibles dans ce dossier. Puis, votre Gouvernement décide par communiqué de presse du 14 novembre 2017 de revenir en arrière et de poursuivre, à grande vitesse, les opérations de destruction. Toutefois, nous savons comment cette décision a été prise au Ministère et comment elle fut imposée à Nicolas HULOT, le Ministre du moment. 

Je reviendrai, Monsieur le Premier-Ministre, sur le cas d'illégalité que présente cette affaire. Ell est en fait l'exemple parfait des transcriptions abusives des Directives de l'UE en Droit français et notamment cette DCE. D'ailleurs sur ce sujet précis, le Sénateur des Côtes d'Armor Michel Vaspart vous a posé une question écrite (n°03507) à laquelle vous avez répondu le 19 avril 2018.Dans votre réponse, vous avez admis qu'une surtransposition était proscrite. Et que par circulaire du 26 juillet 2017, une mission d'inspection interministérielle était chargée du travail d'inventaire de tous les textes qui constitueraient un possible écart de transposition. A cela venant s'y ajouter la nouvelle loi sur la Transition énergétique d'Août 2015, cadrant avec l'avenir énergétique de la France, privilégiant notamment les énergies "vertes". 

Je rappellerai, pour mémoire, que l'écriture finale du Grenelle de l'Environnement (2008) n'a jamais préconisé la reconstition de la continuité écologique du fleuve, mais seulement de la modernisation de cette continuité. Ce qui, en langue française, ne veut pas dire la même chose, vous en conviendrez. J'aime les précisions sur les textes, tout comme vous aimez répéter à l'envi "je me dois d'expliquer...". J'en prends pour preuve, votre intervention lors de l'émission politique de F2 ce jeudi 27 septembre. 

Sachez Monsieur le Premier Ministre que mes amis, moi-même et l'ensemble des citoyens séluniens refuseront toute implication (comme cela s'est déjà fait dans ce dossier) de la part de pseudos scientifiques à vocation partisane et orientée dans le seul but de justifier l'injustifiable. 

Alors, Monsieur le Premier-Ministre, en appui à nos adhérents, nos amis citoyens du sud-Manche, les quelques 120 élus de ce secteur, et nos 8300 lecteurs normands assidus (11900 pages lues sur le blog), je vous demande d'abroger les décisions JOUANNO et ses subséquents. Ce qui permettra d'envisager un avenir nettement plus serein pour cet ensemble sud-manchois déjà en proie à une désertification mortifère que beaucoup d'élus réfutent. 

 

MORIN Normandie

 

Tout comme Hervé MORIN, qui nous a présenté ce 25 septembre 2018, le plan hydrogène Normandie, ECOLOGIE NORMANDE défendra toujours les intérêts de notre région qui est aussi la vôtre en quelque sorte.

Je vous remercie, Monsieur le Premier-Ministre. Nous comptons sur vous. 

Pierre JUHEL

Président d' ECOLOGIE NORMANDE

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Publié le 30 Septembre 2018

30 sept. 18

La PAROLE de nos ELUS....

François LAMY

François LAMY - (ex Ministre délégué à la ville et ex Maire de Palaiseau)

DES PAROLES OU DES ACTES ? 

Le feu aux poudres : la consultation d'entreprises par l'Etat pour exécuter la démolition des barrages, qui est réfutée par l'ensemble des populations de la vallée de la Sélune et du sud-Manche réunis. 

Très souvent, des paroles sont prononcées à la cantonade par des politiques, sans que nous y apportions un réel intérêt tant elles nous paraissent mesquines, incongrues ou tout simplement sans véritable portée. Mais la phrase de François LAMY a une portée beaucoup plus large que son auteur pouvait l'imaginer. C'est tout simplement cette petite sonate que je souhaiterais développer auprès de vous chers lecteurs de notre blog, car pour nous les défenseurs du maintien des barrages de VEZINS et de La ROCHE QUI BOIT, finir noyés est une issue que nous ne souhaitons pas vraiment. 

Pourtant, si nous suivons assidûment les facéties des gens qui nous gouvernent, c'est notre destin. Nous finirons tous asphyxiés dans le reste de vase de feu le barrage de Vezins, comme ces poissons isolés en fin de vidange. 

Oh, je le sais, certains esprits retors, ceux qui pratiquent avec délectation les intrigues, vous diront exactement l'inverse. Ne vous alarmez pas mon bon, je vais vous administrer un calmant. Je vous fais des fausses promesses, vous atteindrez un état second qui vous permettra, dans le plus grand calme, de mieux supporter l'injection létale que je vous administrerai le moment venu. 

Mais quelle est cette injection létale ? Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit des produits que l'on administre aux condamnés à mort dans les prisons de nos grands amis libéraux américains. C'est, parait-il, beaucoup plus doux que la chambre à gaz ou la chaise électrique. Justement, parodie oblige, voici deux éléments constitutifs qu'ECOLOGIE NORMANDE proposent pour VEZINS, le gaz et l'électricité...Mais là s'arrête cette comparaison malsaine. 

Que font nos élus et que fait notre Etat ? Mis à part les 120 élus du sud Manche qui ont eu le courage de signer cette lettre de protestation auprès du Ministre d'alors, Nicolas HULOT, nous pouvons affirmer "RIEN" qui n'aille dans le sens logique de l'intérêt collectif d'un territoire et même d'une Nation. Nous sommes de plus en plus à penser que nous nous trompons sur le choix de nos élus car, une fois assis sur leur fauteuil resplendissant, ils se prennent pour Dieu le Père, pour Allah ou pour Vishnou et dirigent leurs ouailles d'une main de fer dans un gant de velours. Plus douceret, parait-il. 

Je reprends toujours à mon compte les actes (les vrais) de nos pères fondateurs de la Démocratie Athénienne au VI° siècle avant JC. Nous sommes très éloignés de celle-ci. A cette époque, le "mandat" (il s'agissait déjà de cela) pouvait être cassé, parfois brutalement, à cause des manquements ou du non respect des termes de ce dernier. Hélas, nous en sommes très loin. Louis XIV , le Roi "soleil" disait "L'Etat, c'est moi..." Il nous avait pourtant semblé que la Révolution de 1789 était passée par là, y compris tous les méandres des 19° et 20° siècles. En 2018, je décide et tu la fermes...! Le citoyen n'a pas à avoir de vicissitudes sur son existence, surtout dès lors où celles-ci peuvent mettre en cause les décisions prises (mêmes décalées ou incompréhensibles) par ceux qui ont le pouvoir.

Nous constatons, avec désolation et regrets, que le peuple n'est utile que dans le renforcement de politiques illusoires et à contre-courant. Nous le voyons poindre avec les prochaines élections européennes qui verront triompher tous les populismes; cet état ne serait autre que la réponse de l'instant au libéralisme archaïque et lobbyiste que certains de nos élus n'ont de cesse de soutenir et d'entretenir par leurs actes et souvent, leur lâcheté politique. 

Si on en reste là, oui, VEZINS sera démentelé et détruit. Adieu toute recomposition économique locale, adieu tout respect des traités internationaux sur le climat, adieu la loi sur la transition énergétique, adieu au droit à la parole "sacrée" du citoyen. Mais bonjour à la transformation sédimentaire de la Sélune, bonjour au renouveau des excès du fleuve Sélune et bonjour aux inondations en aval sur Ducey et sur Poilley. Comme le disait François LAMY, "à force de rompre soi-même les digues, on finit noyé". En d'autres termes, ce serait l'histoire de l'arroseur arrosé. 

Enfin, je dis haut et fort que les comptes se feront dans 18 mois, en mars 2020, lors des Municipales et communautaires. Certains, sachant déjà qu'ils n'auront point besoin de costumières, auront au préalable, par lâcheté peut-être, pris ce que nous appelons communément une tangente. Les autres, plus courageux, accepteront les reproches au risque de se voir désavoués, et enfin les autres, ils sont nombreux, pourront se dédier à une politique nouvelle prioritaire pour leur territoire. Dans cette catégorie, se nichera l'immense masse de jeunesse avides de rester au pays pour y travailler et refaire de ce sud Manche une pépinière économique où il deviendrait plus facile de trouver de la main d'oeuvre heureuse de vivre enfin au pays. 

Après un été chaud, une pénurie dramatique d'eau qui pointe son nez, l'hiver s'annonce rigoureux à tous points de vues, mais le début du printemps sera probablement houleux. La disparition des barrages est encore ancrée dans le disque dur de ces décideurs d'un autre temps. En 2017, l'avènement du Président MACRON nous avait paru salutaire, sur beaucoup de points. Un an et demi plus tard, je fais partie de ces millions de déçus  dont la vague va aller croissant. Certes, il reste encore 3 ans pour redresser cette barre plutôt flexible, mais pour notre territoire, si les barrages disparaissent, nos positions resteront inflexibles tant cette injustice serait ancrée pour toujours dans un destin qui ne serait pas le nôtre. Nous invitons l'ensemble des citoyens séluniens à examiner l'ensemble des cartes sur la table et faire un tri sélectif entre ceux qui avancent ouvertement leurs propositions et qui n'en changeront jamais ou ceux qui donnent l'impression d'être favorables au maintien mais qui participent ouvertement au démentèlement programmé. 

Nous ne voulons plus de PAROLES, mais nous voulons des ACTES. 

Bonne journée.

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

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Publié le 29 Septembre 2018

 
Continuité écologique: des arguments toujours circonstanciels

Pour peu qu’il y ait destruction, tout est bon ! Un pétitionnaire déposant un dossier d’autorisation pour combler le lit du Loir pour créer un parking se verrait opposer un arrêté préfectoral de refus d’instruction du dossier. Que la création d’un parking pour les semi-remorques au droit du moulin est un argument économique recevable. Que l’état des vannes soit invoqué est un argument superfétatoire : il suffisait de les restaurer ou de les laisser levées comme elles le sont depuis un certain temps, assurant le transit sédimentaire et la circulation des espèces piscicoles. La vanne ouvrière est levée elle aussi.
Un tel projet n’aurait jamais eu aucune chance d’être instruit si le maître d’ouvrage n’avait pas eu une monnaie d’échange pesant très lourd dans la balance: il accepte de sacrifier le seuil de son moulin.  Le corbeau ne sent pas de joie, ouvre un large bec et laisse tomber 450 000€ pour le combler le Loir. Quant à la qualité chimique du Loir qui recueille les produits chimiques des cultures industrielles de Beauce, on verra plus tard.
le Maire de Lignières n’est pas convaincant quand il précise qu’il ne s’agit pas d’une subvention à la minoterie : le barrage pouvait être détruit sans financer un parking !
Encore un trophée supplémentaire pour l’AFB qui pourra alimenter  « les retours d’expérience » où tout s’est bien passé. En effet, pour 450 000€ d’argent public, tout "s’est bien passé" : le minotier a su valoriser à son profit la posture dogmatique qui guide la continuité écologique. Et en prime, l’Agence de l’eau finance à 100% le comblement du lit du Loir pour créer un parking! Il aurait bien eu tort de ne pas saisir cette opportunité.

Des travaux entrepris sur les moulins

Publié le 19/09/2018 Nouvelle République

Lundi soir, lors du conseil de la communauté du Perche et Haut Vendômois, bien que les différents rapports d’activités communautaires et d’enlèvement d’ordures ménagères aient tenu une bonne place sur l’ordre du jour annoncé, c’est l’eau dans tous ses états qui a mobilisé les attentions.
Preuve de l’importance accordée à sa gestion, Laurent Borel, maire de Saint-Jean-Froidmentel et cinquième vice-président en charge de Gemapi, s’est vu attribuer une indemnité de 238 € par mois pour son implication sur ce sujet. Il a d’ailleurs fait le point sur les derniers chantiers en cours de réflexion comme les projets envisageables au moulin de Vernouillet, actuellement en vente.
« Je dois également vous informer des travaux qui vont commencer la semaine prochaine au moulin de la minoterie Goubet. Le déversoir sera arasé, l’île effacée et un remblai permettra l’installation d’un parking. Cette modification va engendrer une baisse du niveau du Loir. »

Travaux au moulin de la minoterie Goubet

Les explications complétées avec un certain agacement par le maire de Brévainville, Dominique Brunet : « Ce chantier va coûter 405.000 € subventionné à M. Goubet à 100 % par l’Agence de l’eau. » « Ce n’est pas une attribution spécifique à cette entreprise mais bien une politique générale d’effacement des ouvrages », a réagi Jean-Pierre Mahaudeau, maire de Lignières.
Pour rappel, les vannages de cet ouvrage ont été endommagés par des embâcles il y a plusieurs années. Des études ont été réalisées par l’entreprise pour la réparation qui ne bénéficie pas d’aide spécifique et, qui plus est, sans garantie quant aux futurs embâcles.

 

https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/bouffry/des-travaux-entrepris-sur-les-moulins

 
 
 

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Publié le 29 Septembre 2018

Isigny-le-Buat
Sud-Manche. Appel d’offres pour la déconstruction du barrage de Vezins
Un appel à concurrence pour la déconstruction du barrage est lancé.
Un appel à concurrence pour la déconstruction du barrage est lancé. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

L’arrêté préfectoral pour l’arasement du barrage de Vezins n’est pas encore tombé mais un appel à concurrence pour sa déconstruction est déjà en ligne.

Depuis mercredi 19 septembre 2018, un appel à concurrence est mis en ligne sur le site internet marchésonline.com. Celui-ci concerne la déconstruction du barrage de Vezins. Pourtant, l’arrêté préfectoral confirmant l’arasement de l’ouvrage n’est toujours pas tombé.

« C’est une procédure qui permet de gagner du temps , assure Gilles Traimond, sous-préfet d’Avranches. Le donneur d’ordre peut lancer un appel à concurrence. Tant que le marché n’est pas notifié, nous pouvons toujours interrompre la procédure. Nous demandons un dossier aux entreprises. Entre le lancement de l’appel d’offres et les premières propositions il peut se passer des semaines, le temps que les entreprises susceptibles de pouvoir accepter le marché travaillent sur le projet. »

Toutefois, le marché ne pourra être notifié que le jour où il y aura un arrêté préfectoral. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 29 octobre 2018 pour se manifester.

Pour rappel, le chantier dont le démarrage est prévu au printemps 2019 devrait durer environ quinze mois.

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Publié le 29 Septembre 2018

Barrages de la Sélune : Zoom pour mieux comprendre le « feuilleton »
Le barrage de Vezins, construit entre 1929 et 1932, va être arasé.
Le barrage de Vezins, construit entre 1929 et 1932, va être arasé. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le département de la Manche compte deux aménagements hydrauliques situés sur la Sélune. Le premier se trouve à Isigny-le-Buat (Vezins) et le second, plus en aval, à la Roche-qui-Boit (à Saint-Laurent-de-Terregatte), dans le Sud-Manche. L’annonce de l’arasement de ces barrages remonte à 2009. Ils devraient être détruits à l’automne 2019, soit dix ans plus tard. Retour sur ce chantier gigantesque et unique en Europe.

Entre 1915 et 1920, un premier barrage a été construit à La Roche-qui-Boit, à Saint-Laurent-de-Terregatte, dans le Sud-Manche, sur la Sélune, un fleuve côtier d’une centaine de kilomètres. Puis quelques années plus tard, entre 1929 et 1932, un second barrage a été installé plus en amont, à Vezins (commune qui fait désormais partie d’Isigny-le-Buat).

278 m de long et 36 m de haut, ce dernier, propriété de l’État, est huit fois plus puissant que celui de la Roche-qui-Boit. Ces deux ouvrages produisant de l’électricité ont été conçus par Albert Caquot, un célèbre ingénieur (1881-1976) à qui l’on ne doit pas moins de 300 ponts et barrages.

L’avenir de ces deux sources d’énergie renouvelable de la Manche a plusieurs fois été remis en questions. Arasement ? Conservation ? Retour sur ce «feuilleton » qui dure depuis une dizaine d’années.

2009 : Chantal Jouanno annonce la destruction des barrages

En novembre 2009, la secrétaire d’État à l’Écologie (sous la présidence de Nicolas Sarkozy), Chantal Jouanno annonce la destruction de ces structures de béton, dans le cadre du plan de restauration de la continuité écologique des cours d’eau, en France, car ils compliquent la circulation des poissons migrateurs.

Elle avait déclaré : « La concession du barrage de Vezins sur la Sélune ne sera pas renouvelée. Ce barrage présente une impossibilité d’aménagement pour la montaison et dévalaison des poissons migrateurs, en particulier des saumons, alors que la rivière est classée en ce sens. […] Je souhaite que cette opération soit exemplaire et constitue un véritable plan de mise en valeur de la vallée, avec une dimension liée aux emplois. […] C’est un grand chantier que nous ouvrons et que nous devrons construire ensemble, en particulier avec les élus locaux. »

À partir de ce moment, se forment deux camps : les pro-arasement et les anti-arasement. Deux associations sont créées, il y a d’un côté le collectif des Amis de la Sélune (pro-arasement) et de l’autre les Amis du barrage (contre). Ces derniers souhaitent préserver le lac artificiel de Vezins, un des seuls de cette envergure dans le Sud-Manche, et qui permet notamment la pêche carnassière.

2012 : NKM persiste

En février 2012, devant l’ensemble des élus concernés par la vallée de la Sélune, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), ministre de l’Écologie, confirme la décision de Chantal Jouanno.

Elle avait précisé que l’État donnait un mandat de gestion à EDF pour poursuivre l’exploitation des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit jusqu’à leur vidange.

Les projets d’accompagnements étaient prévus de 2013 à 2015, alors que les premières opérations de vidange, de gestion des boues et d’arasement des ouvrages devaient s’étaler de 2015 à 2018.

À l’époque, le ministère prévoyait une enveloppe de 15 millions d’euros (financée par l’État, l’Agence de l’eau et EDF) afin de couvrir les opérations de démantèlement des ouvrages et le réaménagement de la vallée, hormis les opérations de vidange.

Dans la foulée, le préfet de la Manche signe un arrêté  « portant décision de l’arrêt imminent de la concession de Vezins et l’arrêt de l’autorisation de La Roche-qui-Boit ».

Déjà en avril 1993, le barrage avait été vidangé. | E.BONNAIRE / CC-by-SA3.0

2014 : Ségolène Royal freine

Le 4 décembre 2014, Ségolène Royal, alors ministre de l’Écologie, était très attendue, dans le Sud-Manche. Lors de son passage à Isigny-le-Buat, la ministre avait écouté les Amis du barrages, opposés à l’arasement des deux barrages hydroélectriques.

Favorable aux énergies renouvelables, la ministre de l’Écologie de François Hollande, commande une expertise sur l’état des deux barrages ainsi que deux autres à propos des échelles à poisson et de la qualité de l’eau, très polluée dans les retenues. Elle avait jugé à l’époque qu’il était :  « paradoxal de détruire des barrages qui produisent de l’énergie renouvelable Quant à la libre circulation des poissons migrateurs, il faut que le rapport qualité-prix soit raisonnable. On ne met pas 53 millions d’euros pour faire passer les poissons… »  Aucune décision n’est prise sur le maintien ou non des barrages. Et l’idée d’un référendum, au niveau local, est émise par la ministre.

2015 : L’arasement des barrages est acté

Malgré ce coup de frein de Ségolène Royal, le dossier des barrages du Sud-Manche a été présenté au Conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderest). Le préfet, Jacques Witkowski, y a détaillé et lancé le plan de vidange des barrages, qui sera suivi de la destruction de Vezins.

Mars - Avril 2016 : Deux associations saisissent la justice

Le 3 mars 2016, un arrêté préfectoral est publié, donnant le feu vert pour la vidange du barrage de Vezins et la gestion des sédiments.

La Fédération de la Manche pour la pêche et l’Union régionale des fédérations de Bretagne, Basse-Normandie - Pays de la Loire pour la pêche, (organisations membres des Amis de la Sélune), saisissent la justice et dénoncent une remise en cause du projet de destruction.

En effet, l’entreprise Valorem (opérateur en énergies vertes), soutenue par les Amis du barrage, proposait de reprendre les barrages. Or, les Amis de la Sélune, eux, souhaitent faire aboutir la décision prise par Chantal Jouanno et que les barrages soient détruits. Leur principal argument :  « la non-continuité écologique de l’installation ». Ils reprochent à l’arrêté préfectoral de ne pas prévoir la destruction du barrage, voire de s’y opposer.

Construit en 1932 sur la Sélune, pour alimenter en électricité la région, le barrage de Vezins va être détruit en 2018. | Archives Ouest-France - Stéphane GEUFROI

2017 : Nicolas Hulot confirme

14 novembre 2017, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, confirme la décision qui avait été prise par Chantal Jouanno. Leur démolition  « permettra à la Sélune de retrouver une bonne qualité écologique et visera à terme des aménagements durables dans la vallée. […] La reconquête de la biodiversité doit être un axe prioritaire de l’action gouvernementale et des politiques territoriales pour résorber les conséquences du changement climatique ».

Mai 2018 - septembre 2018 : deux phases de vidange avant la destruction

14 mai 2018, la première phase de vidange du lac de Vezins (200 ha) est lancée. Cette date est aussi synonyme d’arrêt de la production d’électricité dans les deux barrages par EDF. Les Amis du barrage ne désarment pas et continuent de tout faire pour empêcher les travaux. Ce jour-là ils sont 70 membres à manifester leur mécontentement comme la secrétaire de l’association qui s’est ligotée à la centrale  « jusqu’à ce que Nicolas Hulot vienne rencontrer le président de l’association ».

Quinze jours plus tard, la préfecture de la Manche a pris un arrêté pour interdire au public de pénétrer et de circuler dans l’emprise de la retenue correspondant à l’ancienne étendue d’eau de Vezins, entre les ponts de Virey et de Dorière. Cette opération a permis  « en moins de quinze jours, d’abaisser le plan d’eau de 10 mètres pour atteindre un palier nécessaire à la réalisation de travaux dans le cadre de la gestion sédimentaire de la retenue de Vezins, engagée depuis mars 2017 »,  indique la préfecture de la Manche.

La pêcherie est installée en aval immédiat du barrage de Vezins. | Archives Ouest-France

Dans un communiqué, envoyé vendredi 17 août, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a fait un point sur les études et les travaux en cours.  « Le ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé en octobre 2017, son souhait de voir mener à terme l’opération d’effacement des barrages , peut-on lire dans le communiqué. Les travaux se sont donc poursuivis dans cet objectif réaffirmé et les opérations de gestion sédimentaire engagées se poursuivront jusqu’en 2019. […] La décision du ministre a permis de relancer les études visant au démantèlement des ouvrages en 2019 […] »

La vidange du barrage de Vezins s’est faite en deux temps. | Archives Ouest-France

Lundi 20 août, une pêcherie a été mise en place au niveau du lac de Vezins afin de récupérer les derniers poissons encore présents dans l’eau. La mise à sec du lac devait prendre une vingtaine de jours, il n’en aura fallu que quinze, car la deuxième phase de vidange s’est achevée, dimanche 2 septembre.

Dans son communiqué, la DDTM a annoncé que les conclusions des diverses études devraient être connues à la fin du mois de septembre ou début octobre 2018. À la suite de la vidange, le sous-préfet, Gilles Traimond, a fait le point. 

 

Mardi 4 septembre, François de Rugy est nommé ministre de la Transition écologique et solidaire, à la suite de la démission de Nicolas Hulot. Suivra-t-il les décisions prises par ses prédécesseurs à propos des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit ?

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Publié le 28 Septembre 2018

L’État cherche l’entreprise qui démantèlera le barrage de Vezins

Un appel d'offres a été lancée mercredi 19 septembre 2018 pour trouver l'entreprise qui déconstruira le barrage hydroélectrique de Vezins.

|Modifié le 28 Sep 18 à 14:27
La Direction départementale des territoires et de la mer a publié l'appel d'offres pour démanteler le barrage de Vezins.
La Direction départementale des territoires et de la mer a publié l’appel d’offres pour démanteler le barrage de Vezins. (©Archives La Gazette de la Manche)

Qui veut détruire le barrage de Vezins? Un appel d’offres a été publié mercredi 19 septembre 2018 pour trouver l’entreprise qui se chargera de démanteler le barrage hydroélectrique construit sur la Sélune.

Dans ce marché est également compris la démolition des bâtiments d’exploitation attenants au barrage (l’usine de production électrique, l’évacuateur de crues, le bâtiment de bureaux, les garages et ateliers, la maison du directeur et le local vigie).

Le désamiantage, la réalisation d’un mur de soutènement et la pose d’une glissière de sécurité le long de la route sont également prévus.

L’avis d’appel public à la concurrence est européen. La date limite de réception des offres est fixée au lundi 29 octobre.

Que va-t-il rester du barrage de Vezins?

L’enveloppe (murs, plancher, couverture, fenêtres et portes) du bâtiment de bureaux sera conservée. Côté rive droite, la culée du barrage, ancrée dans la roche, et les deux premières voûtes en béton resteront.

Côté rive gauche, la première voûte, l’évacuateur de crue et le canal d’évacuation seront conservés.

Pas besoin de l’arrêté préfectoral

L’arrêté préfectoral autorisant le démantèlement du barrage de Vezins se fait attendre. Mais il n’est pas nécessaire pour lancer cet appel d’offres explique Rémy Brun, chef du service environnement à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM):

Le délai est long entre la publication de l’appel d’offres et l’attribution du marché. L’arrêté préfectoral est nécessaire pour commencer les travaux, mais pas pour publier l’appel d’offres. »

« C’est logique »

Le représentant des défenseurs du barrage de Vezins, s’attendait à ce que l’appel d’offres soit publié:

La publication de cet appel d’offres est logique. C’est dans la suite des choses. Il en avait déjà été question. Nos conseillers juridiques regardent ça en détail. Nous, on attend surtout l’arrêté préfectoral », explique John Kaniowsky, président des Amis du barrage.

Lire aussi: SUD-MANCHE. LA VIDANGE DU LAC DE VEZINS TERMINÉE

Quinze mois de démantèlement

Selon le planning des travaux, la mise en place des installations de chantier est prévue début avril 2019 ; la destruction de l’intérieur de l’usine à partir de mi-avril ; la démolition de l’usine fin avril et début mai ; l’opération de désamiantage des différents bâtiments commencera fin juin et s’étalera jusqu’en décembre ; le démantèlement du barrage et de l’usine sera lancé en juillet et jusqu’à mi-décembre. Le site sera remis en état pour avril 2020.

Le coût de ces travaux de démantèlement est de l’ordre de 4 millions d’euros.

Le barrage de Vezins a été construit entre 1929 et 1932 par la société des Forces Motrices de la Sélune. Il a été conçu par l’ingénieur Albert Caquot. En service de 1932 à mai 2018, le barrage appartient à l’État. L’édifice en béton armé mesure 278 mètres de long et 36 mètres de haut.

 

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Publié le 28 Septembre 2018

 
Continuité écologique et la presse => iniquité outrancière

La presse se fait l’écho depuis 10 ans des travaux de destruction des moulins et des étangs sans jamais chercher à savoir si la cause qu’elle sert est pertinente ou si les arguments relèvent de la croyance, de l’intox, de la désinformation ou de tout à la fois. Les journalistes offrent ainsi une "légitimité" à des projets de travaux qui n’en avait aucune.
Ils servent aussi l’ambition personnelle de certains élus, même avec de mauvais arguments.
Vu du bureau, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur Kergoff. Il illustre l’exemple du scénario national : désinformation des élus (on fait dire au code de l’environnement ce qu’il n’exige pas), présentation toujours à charge des devis de différents scénarios, carotte aux subventions, absence d’étude environnementale (destruction possible d’espèce d’intérêt protégées -batraciens, insectes-) pour renaturer la nature.
Nous déplorons la complicité bienveillante de la presse en faveur des destructions. Elle porte rarement les arguments de ceux qui veulent conserver, valoriser les moulins et les étangs au lieu de les détruire par simple dogme.

 

Le choix de vidanger l’étang de Kergoff, à Caudan, ne fait pas l’unanimité. Plusieurs associations reprochent à la mairie un manque de concertation sur ce projet. La mairie explique son choix.

La continuité écologique du ruisseau du Plessis n’est pas assurée puisque le plan d’eau de Kergoff est dans un mauvais état. Les dernières mesures de température de l’eau ces derniers mois révèlent un écart jusqu’à 7 degrés entre l’amont et l’aval du plan d’eau.

Dans le ruisseau, 100 m en aval, la température a dépassé les 23 °C à plusieurs reprises durant l’été. La solution du ruisseau de contournement étudiée n’a pas été retenue. Elle nécessiterait qu’une grande partie du cours d’eau soit majoritairement orientée vers le bras de contournement. L’étang résiduel ne pourrait être alimenté que par une petite fraction du ruisseau avec le risque, l’été, de ne plus avoir de débit quand il faut garantir un débit minimum biologique au cours d’eau.

Ceci aboutirait, à terme, à un comblement rapide du nouveau plan d’eau argumente la mairie. « Cela ne nous exonérerait pas d’un curage (tous les dix ans environ) avec les problématiques des travaux intrusifs et lourds, et d’une incertitude administrative, le tout pour un coût élevé à la charge de la commune. Nous avons fait un choix douloureux, responsable et courageux. Celui de restaurer la qualité environnementale du site avec une solution durable. L’installation d’un pont cadre sur la digue de l’étang va permettre à l’eau de circuler librement. »

Une solution qui a fait l’unanimité (moins une voie d’abstention) lors du conseil municipal, en juillet.

Pourquoi les travaux maintenant ?

La réglementation interdit tous travaux dans les cours d’eau après le 31 octobre car c’est le début de la reproduction des poissons. La vidange effectuée en cette période de temps sec favorise les travaux, tout en minimisant l’impact sur l’existant.

La période des pluies permettra d’accélérer la stabilisation du ruisseau dans son nouveau cours. Quelques mois seront nécessaires pour que la nature se régule.

Le retour du ruisseau

L’étang va ainsi disparaître au profit du ruisseau, alimenté par une eau fraîche et oxygénée, favorisant ainsi une faune et une flore adaptées sur les berges.

La qualité des eaux s’améliorera avec plus d’espèces naturelles de poissons et une pêche toujours possible. Pour revenir sur les crues, l’étang est aussi un facteur aggravant. « Le dernier épisode remonte à l’hiver 2015 et avait concerné des riverains de la rue Henri-Allain », rappelle la mairie.

Le devenir du site

Les élus et les techniciens de la commune, avec des représentants de l’Association de défense de l’environnement de Caudan (Adec), ont visité à Hennebont et à Baud des sites semblables qui connaissaient les mêmes problèmes que le plan d’eau de Kergoff.

Une réflexion sur le futur aménagement est actuellement menée par les élus. Il intégrera la possibilité, sur le site, d’une zone verte avec chemins de randonnée et aire de jeux. « Ce projet fera l’objet d’un vaste débat avec consultation des habitants et des associations », annoncent les élus.

Un cahier des charges est en cours de préparation en vue du lancement d’une consultation pour le choix d’un bureau d’études qui accompagnera le projet de réaménagement.

La municipalité va privilégier des aménagements pérennes et conformes à la réglementation qui s’impose. « C’est notre vision du développement durable loin des polémiques stériles et des prises de positions purement tactiques », conclut la municipalité.

Source : article Ouest-France https://www.ouest-france.fr/bretagne/caudan-56850/caudan-site-de-kergoff-une-reconquete-environnementale-5977296

 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Septembre 2018

 
La pollution, menace n°1 des estuaires et eaux de transition (Teichert et al 2016)
Une étude menée sur 90 estuaires de la façade Atlantique dont 25 en France montre que le premier facteur de dégradation de la vie biologique est formé par les pollutions de l'eau. La France est très en retard sur le traitement à la source des problèmes. Pire encore, en supprimant au nom de la continuité les myriades de plans d'eau qui assurent gratuitement le stockage et l''épuration de certains polluants, on favorise le déversement vers l'aval de toutes les pollutions des estuaires et des zones côtières. Et la conchyliculture s'interroge sur la mortalité alors qu'elle reçoit tous les polluants. Cette politique de l'autruche cible mal les priorités écologiques et vaudra encore à la France d'être condamnée pour non respect de la DCE (directive-cadre européenne sur l'eau), comme elle a déjà été sanctionnée pour ses manquements sur les directives nitrates et eaux résiduaires. Rappelons que le "bon état 2015", nonobstant les absolues certitudes administratives, fut un échec cuisant et que la date du "bon état" puise être reporté aux calendes grecques...par précaution.

Nils Teichert et ses collègues ont examiné 90 zones estuariennes et eaux de transition sur la façade atlantique nord de l'Europe, incluant la France. Ils ont analysé 17 stresseurs rassemblé en 9 catégories (urbanisation de la côte, dragage de sédiments, pêcheries, changement de débit, perte de zone intertidale, eutrophisation, déplétion d'oxygène, développement portuaire et pollution chimique).

Voilà le résumé de leur recherche :

"Les estuaires sont soumis à de multiples facteurs de stress anthropiques, qui ont des effets additifs, antagonistes ou synergiques. Les défis actuels impliquent l'utilisation de grandes bases de données d'enquêtes de surveillance biologique (par exemple la directive-cadre européenne sur l'eau) pour aider les gestionnaires de l'environnement à hiérarchiser les mesures de restauration. Cette étude a examiné l'impact de neuf catégories d'agents stressants sur l'état écologique des poissons provenant de 90 estuaires des pays de l'Atlantique du Nord-Est. Nous avons utilisé un modèle à forêt aléatoire pour: 1) détecter les facteurs de stress dominants et leurs effets non linéaires; 2) évaluer les avantages écologiques attendus de la réduction de la pression des facteurs de stress; et 3) examiner les interactions entre les facteurs de stress. Les résultats ont montré que les principaux avantages de la restauration étaient attendus lors de l'atténuation de la pollution de l'eau et de la déplétion de l'oxygène."

Ce schéma montre que la dégradation physique et chimique de l'eau des estuaires par les polluants est le premier enjeu de gestion écologique :

Les chercheurs observent : "La qualité chimique des eaux est un élément crucial pour façonner l'abondance et les assemblages dans les estuaires (Delpech et al 2010; Le Pape et al 2007; Whitfield et Elliott 2002). Les contaminants chimiques peuvent avoir un impact direct ou indirect sur la physiologie du poisson en perturbant les fonctions biologiques fondamentales, telles que la reproduction ou la croissance, et peuvent induire des effets létaux dans les cas extrêmes (Fleeger et al 2003; Johnson et al 1998). et Van Der Kraak 1997; Scott et Sloman 2004). Dans notre étude, la pollution de l'eau a été classée au premier rang des priorités dans le schéma de restauration combiné et a montré un changement de seuil pour les effets biologiques de la qualité de l'eau."

Concernant la déplétion d'oxygène, ils précisent : "L'enrichissement en éléments nutritifs et en matière organique peut avoir de graves répercussions sur le fonctionnement des écosystèmes marins, notamment en raison de problèmes d'épuisement de l'oxygène (Diaz et Rosenberg 1995; Diaz et Rosenberg 2008). L'hypoxie est généralement définie par des concentrations en oxygène inférieures à 2 mg l− 1 (environ 24% de saturation à 20 ° C et 15 psu), mais son effet sur les communautés de poissons peut survenir plus tôt lorsque les individus sont capables de détecter les signaux de déplétion del'oxygène (Breitburg 2002; Delage et al 2014). Bien que l'appauvrissement en oxygène soit souvent associé à l'eutrophisation, plusieurs autres facteurs affectent fortement la saturation en oxygène dans les eaux d'estuaires, telles que la température ou le temps de résidence des eaux affectées par le débit du fleuve. Les effets directs de l'eutrophisation n'ont pas été analysé dans notre étude, mais l'appauvrissement en oxygène a été classé au deuxième rang des priorités dans le schéma de restauration. L'état écologique des poissons a fortement diminué lorsque les problèmes d'hypoxie se sont étendus sur 1 à 5% de la longueur de l'estuaire. Uriarte et Borja (2009) ont déjà démontré pour les poissons dans les exploitations que la saturation en oxygène inférieure à 80% conduisait à un statut écologique moyen, tandis que la saturation à 60% conduisait à un statut médiocre avec un effet de seuil. Ces résultats suggèrent qu'un déclin modéré de la saturation en oxygène peut avoir des effets sur la faune mobile (Breitburg 2002), entraînant une modification de la structure des communautés de poissons (Pollock et al 2007)."

Discussion
Le postulat du dogme français prétend que les impacts morphologiques sur les cours d'eau sont plus importants que les impacts chimiques. Ce point est contredit par les études d'hydro-écologie quantitative, aussi bien dans les eaux continentales que dans les eaux estuariennes : ce sont les polluants qui arrivent en tête des facteurs dégradants.
C'est bien ce que nous prétendions de manière intuitive depuis quelques années.
La doctrine institutionnelle peut prétendre le contraire, mais elle ne résoudra pas les problèmes de la conchyliculture ni empêchera les espèces aquatiques de crever dans les cours d'eau.

 

Référence : Teichert N et al (2016), Restoring fish ecological quality in estuaries: Implication of interactive and cumulative effects among anthropogenic stressors, Sci Tot Env, 542, 383-393

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Septembre 2018

Bonsoir,

Ouf, voilà les renseignements complémentaires qui manquaient dans l’intervention du Sous-préfet G. Traimond  au cours du journal du 20h sur FR3basse Normandie le 16 ou 17 septembre.

Avec bien du mal, la préfecture se résout à comprendre que ce Barrage est solide et que sa remise en eau, ne pose aucuns des problèmes annoncés.

Reste encore une résistance pour remettre en marche les Alternateurs et produire. Pourquoi ?

Dans cette affaire truffée de dissimulations tout est possible et il faut enquêter pour savoir la vraie raison.

Hypothèse :

La préfecture ayant privilégié ses effets d’annonces sur la fin des Barrages, n’y aurait-il pas eu déjà quelques « saccages » des installations périphériques, rendant impossible la remise en route des machines ???

 

Des clarifications doivent être demandées à propos des nombreuses déclarations faites tout au long de l’été, peu rassurantes, puisque touchant à des questions de sécurité, visiblement mal maitrisée :

  • Yoyo entre vidange, puis remplissage, puis vidange => Une valse des vidanges pas claire du tout, expliquées de façon plus inquiétante que convaincantes.
  • La chaleur sur les murs, la résistance de la construction, les déformations qui seraient moins maitrisables sans la poussée de l’eau, qu’avec le Lac rempli etc….
  • Du tout et n’importe quoi, provenant davantage des incompétences de ceux qui s’en occupent, que des Barrages eux-mêmes.

Heureusement, on nous dit que les gens d’EDF vont reprendre les commandes.

La préfecture aurait-elle enfin compris ce slogan que je citais il y a peu « chacun son métier et les vaches sont bien gardées »

Bonne soirée

Louis Gontier

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Septembre 2018

La taxe sur les ouvrages hydrauliques versée à VNF sera bientôt remplacée

Le projet de loi de finances pour 2019 (PLF 2019), dévoilé le 24 septembre, prévoit la suppression ou la transformation d'une vingtaine de taxes à faible rendement, c'est-à-dire rapportant moins de 150 millions d'euros par an. Parmi celles-ci, figure la taxe hydraulique affectée à Voies navigables de France (VNF).

Prévue par les articles L. 4316-3 et suivants du code des transports, cette taxe frappe "les titulaires d'ouvrages de prise d'eau, rejet d'eau ou autres ouvrages hydrauliques destinés à prélever ou à évacuer des volumes d'eau sur le domaine public fluvial".

Cette taxe ne fait toutefois pas l'objet d'une suppression sèche. Elle sera remplacée par "un régime de redevances domaniales de droit commun", indique Bercy. Ce qui devrait présenter l'avantage de "clarifier son statut juridique, qui donne aujourd'hui lieu à de nombreux contentieux" mais aussi de "sécuriser les ressources" de VNF dont elle représente environ un quart du budget.

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Rédigé par jojo

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