Publié le 23 Novembre 2018

Congrès des maires - Les réseaux d'eau diversifient leurs sources de financement

Environnement

Signature Aquapret

Réhabilitations d’ouvrages d'assainissement, travaux d'interconnexion, d'extension, de sécurisation de la distribution de l'eau potable, études d'ingénierie… Le besoin et le poids des investissements dans les réseaux d'eau est régulièrement évoqué par les maires et s'est invité dans les débats organisés au congrès le 21 novembre. "Longtemps considérée comme un bien inépuisable, l'eau vient à manquer dans certains territoires. Les élus prennent conscience qu'elle est un patrimoine commun de la nation", resitue André Flajolet, maire de Saint-Venant (Pas-de-Calais) et président de la commission transition écologique de l'Association des maires de France (AMF). "Mais ils font face à des difficultés techniques et d'accès aux financements", poursuit-il.

Mutualiser pour mieux financer

Sous-dimensionnement des réseaux, sous-investissement chronique sur le renouvellement des canalisations : la relance des investissements est une priorité pointée lors des Assises de l'eau (voir notre article). L'urgence s'accroît dans le contexte de resserrement des budgets d'intervention des agences de l'eau (voir ce focus sur leurs onzièmes programmes). Le salut viendra-t-il de l'intercommunalisation ? "Effective dès 2020, elle contribue au mal-être des maires. Ils conserveront la responsabilité juridique mais n'auront plus la responsabilité technique. Ils se sentent dépossédés des moyens d'exercer cette compétence", tranche André Flajolet. Le ton diffère dans de grosses régies comme Eau d’Azur qui ont déjà intégré les services de l’eau d'une quarantaine de communes du territoire niçois : "La gestion de l'eau est un élément phare de la solidarité intercommunale. Mutualiser de petits services nous a fait gagner en réactivité, en expertise et en force de frappe financière pour assumer d'importants chantiers", illustre Hervé Paul, également maire d'une petite commune (Saint-Martin-du-Var, dans les Alpes-Maritimes) et président de cet Epic local.
Par anticipation de la loi Notre, des EPCI ont déjà pris la compétence eau potable. C'est le cas en Vendée où ils l'ont aussitôt transférée au syndicat départemental. Le budget d’investissement de Vendée Eau s’élevait l'an dernier à 54 millions d'euros dont dix engloutis dans le renouvellement des réseaux. Le déficit de la ressource en eau n'y est pas un sujet nouveau. "Les communes se sont regroupées en syndicats intercommunaux puis à leur tour ces derniers ont formé Vendée Eau", retrace son président Eric Rambaud. Aujourd'hui encore, le manque d'eau de pluie y inquiète les élus. "Comme partout", rebondit Jean Launay, ancien élu du Lot et président du comité national de l'eau. Même dans le Massif central, ce château d'eau de la France ? "En Corrèze et dans la Creuse, on a fait appel il y a peu de temps à des camions-citernes pour en acheminer !", relate-il. 

De nouveaux montages financiers

A l'issue de la première séquence des Assises de l'eau, dont il est le coordinateur général, Jean Launay a contribué aux travaux d'élaboration de nouveaux montages pour aider les collectivités à financer les travaux d’infrastructures d’eau potable, d’assainissement ou de gestion des eaux pluviales. Première concrétisation : un partenariat financier inédit dévoilé le 21 novembre au salon des maires. "C'est le premier acte post-Assises de l'eau", s'enthousiasme Guillaume Choisy, directeur général de l'agence de l’eau Adour-Garonne, la première à s'engager dans ce dispositif qui repose sur la nouvelle offre d'"Aqua Prêt" de la Banque des Territoires. "Notre offre représente une enveloppe de deux milliards d'euros", chiffre Eric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts. "En plus des aides existantes des agences de l’eau, les EPCI peuvent contracter quelle que soit leur taille des "Aqua Prêt". Ces prêts pensés et adaptés aux particularités de ces réseaux sont à maturité longue, jusqu’à soixante ans, et au taux égal à celui du Livret A", détaille Olivier Sichel, directeur général de la Banque des Territoires. Trois conditions pour en décrocher un : les bénéficiaires doivent engager des plans pluriannuels d’investissement, signer les chartes qualité des réseaux d'eau potable et d'assainissement de l'Astee et livrer leurs données via Internet à l'outil public Sispea. "Trois critères sur lesquels nous serons particulièrement vigilants", insiste Olivier Sichel.
Un premier Aqua Prêt a ainsi été signé à l’occasion du salon des maires avec un syndicat mixte d'eau et d'assainissement de la Haute-Garonne couvrant 246 collectivités. Le Smea 31 en bénéficie en avant-première puisque l'offre Aqua Prêt sera officiellement disponible début 2019. A sa tête, Sébastien Vincini témoigne des difficultés à trouver jusqu'alors un mécanisme pour amortir dans la durée les financements de rénovation de réseaux : "Ce prêt de 4,9 millions d'euros finançant quatre projets locaux pour un investissement global de 6,3 millions d'euros représente un vrai soulagement". Il s'additionne avec les subventions de l'agence de l’eau et du département. Pour faire remonter et sélectionner d'autres projets de renouvellement de réseaux à financer par ce biais, un appel à projets sera lancé en janvier par l’agence de l’eau Adour-Garonne. L'agence mettra bientôt en ligne sur son site un simulateur pour aider les collectivités à cerner leur besoin d'accompagnement financier, les subventions disponibles et besoins de prêt. L'innovation porte aussi sur la prise en charge des intérêts de l’emprunt qui sera contracté par les collectivités : l'agence de l'eau les assume pendant dix ans et bonifie leur prêt qui devient à taux zéro. "L’instruction sera rapide, en moins de trois mois, avec l’agence de l’eau pour guichet unique", indique Thierry Ravot, directeur régional Occitanie de la Banque des Territoires. "Un changement de paradigme est à l'œuvre : d'une logique de subvention par projet on passe à une logique de plan pluriannuel d’investissements, avec ces prêts à 60 ans d'une durée inédite et supérieure à ce qui existe dans d'autres secteurs comme le numérique", conclut Guillaume Choisy.

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Publié le 23 Novembre 2018

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Publié le 23 Novembre 2018

Congrès des maires - Adaptation au changement climatique : les territoires entre "domestication et résilience"

Environnement

Saint-Martin après le passage d'Irma le 12 septembre 2017


Augmentation du nombre et de la durée des vagues de chaleur en été, renforcement du taux de précipitations extrêmes, hausse des épisodes de sécheresse… : les effets du changement climatique sont d'ores et déjà sensibles dans la plupart des territoires, en métropole et outre-mer, et les projections à moyen terme montrent que ces phénomènes vont s'accentuer. Lors d'un forum organisé ce 20 novembre au congrès des maires à Paris, plusieurs élus, experts  et responsables d'ONG sont venus témoigner de la manière dont les collectivités pouvaient contribuer à faciliter l'adaptation de leur territoire à ces évolutions qui paraissent aujourd'hui  inéluctables. "Les quatre dernières années ont été les plus chaudes depuis 150 ans et l'accord de Paris sur le climat ne nous fait faire qu'un cinquième du chemin par rapport à un scénario de réchauffement d'1,5°C en raison du rythme d'utilisation des énergies fossiles", a rappelé le climatologue Jean Jouzel, directeur de recherche au CEA. Si la France n'est pas le pays le plus vulnérable, tous les secteurs d'activité vont être affectés." 

Tensions sur la ressource en eau

"Sur le bassin Artois Picardie, nous avons été confrontés dès cette année à une insuffisance de la ressource en eau, a relaté André Flajolet, maire de Saint-Venant (62) et président de la commission transition écologique de l'Association des maires de France (AMF). Plus de 100 points de captage ont dû être abandonnés car le taux de nitrates était trop important. Comme le niveau des rivières est insuffisant, le rapport terre-mer est aussi en cours de modification. Nous sommes face à un dérèglement sournois qui nous oblige à des pompages plus importants pour renvoyer l'eau à la mer et à mettre en place des ouvrages pour nous prémunir des risques d'inondation." "L'adaptation, c'est le choix entre la domestication et la résilience, résume le président de ce comité de bassin. En tant qu'élus locaux, nous devons prendre en compte cette nécessité dans l'organisation de l'espace, à travers les schémas de planification mais nous avons de moins en moins de moyens pour le faire", regrette-t-il.

Evènements extrêmes : l'exemple de Saint-Martin

Pour les élus qui ont été confrontés à des événements extrêmes, l'adaptation est impérative lors des opérations de reconstruction mais bute sur de nombreux obstacles comme l'a montré Daniel Gibbs, président du conseil territorial de Saint-Martin, aux Antilles. Sa collectivité, dévastée par l'ouragan Irma qui a fait 11 morts en septembre 2017 et entraîné l'exode de près de 8.000 habitants sur un total de 35.000, peine encore à se relever. "Nous avons connu l'un des plus grands phénomènes cycloniques au monde avec des vents qui ont soufflé jusqu'à près de 400 km/h, a-t-il rappelé. Les stigmates sont encore présents, le mental de tous a été affecté. La reconstruction n'est pas aussi rapide qu'on le voudrait mais elle se fait. Les lourdeurs  administratives sont plus un frein dans l'immédiat que les problèmes financiers. Les procédures d'appels d'offres durent trois à quatre mois, c'est trop long ! On n'a pas le temps quand on a une saison touristique aussi courte que la nôtre. Il faudrait faire du gré à gré sur les opérations pour sortir du marasme." A plus long terme, la stratégie d'adaptation de la collectivité nécessite de reconstruire de manière plus résiliente, plus écologique mais "cela coûte quatre fois plus cher, surtout si l'on veut aussi intégrer la problématique anti-sismique", souligne Daniel Gibbs.

La nature vue comme une infrastructure

"L'exemple de Saint-Martin montre qu'on ne peut pas raisonner de façon uniforme et qu'il faut réfléchir à des politiques adaptées à chaque territoire", a souligné Barbara Pompili, présidente de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale.  Certaines solutions peuvent venir d'un retour de la nature en ville. "La nature conçue comme infrastructure peut être une réponse pérenne et moins chère que les réseaux que l'on met habituellement en place pour faciliter l'écoulement des eaux de ruissellement", illustre Jean-Marc Bouillon, président d'honneur de la Fédération française du paysage. "Mettre des espaces verts en creux peut être une partie de la réponse, au lieu de faire des buttes exposées de surcroît à la sécheresse et nécessitant de l'arrosage", ajoute-t-il, citant en exemple des projets en cours à Brest et à Lyon. "Les solutions fondées sur la nature apportent aussi des bénéfices économiques, poursuit  Caroline Gutleben, directrice de Plante et Cité. Une étude menée il y a dix ans par la ville de Philadelphie sur son système de parcs a montré qu'ils rapportaient 100 fois plus que ce qu'ils coûtent annuellement si l'on tient compte des coûts évités sur la gestion des eaux pluviales, les comportements anti-sociaux, la santé, etc.".
Mohamed Gnabaly, maire de L'Ile-Saint-Denis (93) et rapporteur de la commission transition écologique de l'AMF, a témoigné de l'attachement de sa collectivité à la place de la nature en ville qui occupe aujourd'hui 40% de l'espace. Alors qu'elle comptait de nombreuses friches industrielles, la ville s'est dotée il y a vingt ans d'une charte du développement durable comprenant plus de 200 objectifs. Sur ce territoire pauvre (80% de logements sociaux, moins de 1.000 euros de revenus en moyenne par habitant), cette collectivité veut faire valoir ses atouts environnementaux. "Notre ambition est d'être un îlot de fraîcheur dans l'océan métropolitain", sourit Mohamed Gnabaly. "Nous sommes soumis à une forte pression foncière mais nous faisons le choix de maitriser l'aménagement pour la qualité de vie", a-t-il souligné. "Nous avons réalisé un écoquartier sans voiture, par exemple, en proposant une solution de covoiturage à 2 euros/heure, a-t-il illustré. Nous pouvons imposer les choses si en face on a des réponses concrètes pour les rendre acceptables."

L'appui des ONG

"Nous avons besoin de changer le regard sur la nature pour en faire un espace plein, multiservices, a souligné Pascal Canfin, directeur général du WWF. Pour cela, les ONG peuvent accompagner les élus, en termes d'expertise. Mais il y a un élément fondamental, c'est la mobilisation des citoyens pour agir au-delà de l'institution communale. Faire une ferme urbaine, par exemple, ne peut marcher qu'avec les habitants." L'ONG accompagne la métropole de Rouen dans la déclinaison de sa COP 21 locale qui vise notamment 100% d'énergies renouvelables. "Nous jouons la complémentarité avec la collectivité pour amener tous les acteurs du territoire à s'engager, explique Pascal Canfin. Nous avons l'habitude de dialoguer avec les entreprises, le milieu universitaire, etc." Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, a cité un autre exemple de mobilisation en faveur des collectivités. Dans la lignée de la récente loi "pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous", dite Egalim, qui fixe des objectifs de 50% de produits bio, locaux ou sous signe de qualité et 20% de bio d'ici 2020, son ONG demande à l'Etat de créer un bonus bio et local en faveur des collectivités. A raison de 20 euros par an et par convive, cela représenterait 330 millions d'euros sur 3 ans pour aider la restauration collective et les agriculteurs à répondre aux objectifs de la loi.

L'humanité face à un risque de catastrophes climatiques simultanées

D'ici à la fin du siècle, certaines régions du monde pourraient faire face à des catastrophes climatiques multiples, jusqu'à six en même temps, de la canicule aux incendies en passant par les inondations, selon une nouvelle étude publiée ce 19 novembre dans la revue Nature Climate Change. "L'humanité va être confrontée aux impacts dévastateurs combinés d'aléas climatiques multiples qui interagissent", a indiqué l'un des auteurs Erik Franklin, chercheur à l'Institut de biologie marine de l'université d'Hawaï. "Ils se produisent aujourd'hui et ça va continuer à empirer", a-t-il déclaré à l'AFP.
Les émissions de gaz à effet de serre à l'origine du changement climatique sont déjà responsables de l'augmentation de la température de la planète. Dans les régions sèches, cela peut conduire à la sécheresse voire à des incendies dévastateurs. Dans les zones plus humides, pluies et inondations se multiplient tandis que des super tempêtes se forment au-dessus des océans réchauffés. Jusqu'à maintenant, les scientifiques se sont penchés sur ces catastrophes principalement par type. Mais l'étude met en garde contre la possibilité, voire la probabilité qu'elles se déchaînent en cascade. L'an dernier, par exemple, la Floride a subi une grave sécheresse, des températures record, une centaine d'incendies et l'ouragan Michael.
"Se concentrer sur un risque peut cacher les impacts d'autres aléas, conduisant à une évaluation incomplète des conséquences du changement climatique sur l'humanité", a commenté l'auteur principal Camilo Mora, de l'université de Hawaï. La probabilité de cette simultanéité dépend de la géographie et des efforts à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si, comme le prévoit l'accord de Paris sur le climat de 2015, le monde parvient à limiter son réchauffement au pire à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, New York subira probablement un aléa climatique unique chaque année à la fin du siècle. Mais si les émissions de C02 continuent au rythme actuel, la mégalopole américaine, tout comme Mexico, pourrait en subir jusqu'à quatre en même temps, Sydney et Los Angeles trois et les côtes atlantiques brésiliennes cinq.
Même selon les scénarios optimistes, "l'exposition cumulée et croissante à une multitude d'aléas climatiques va frapper les pays riches et pauvres de la même façon", souligne l'étude.
Les chercheurs se sont fondés sur des milliers d'études se penchant sur 10 aléas spécifiques, la plupart un à la fois (incendies, inondations, augmentation du niveau de la mer, tempêtes, sécheresses, acidification de l'océan...) et ont regardé leur impact sur six aspects de la vie humaine (santé, alimentation, eau, économie, infrastructure et sécurité). "Si nous ne prenons en compte que les effets les plus directs du changement climatique, canicules ou tempêtes par exemple, inévitablement, nous serons pris de court par des menaces plus importantes qui, en se combinant, peuvent avoir un effet plus large sur la société", a commenté un autre auteur, Jonathan Patz, de l'Université du Wisconsin.
Les zones côtières tropicales devraient être les plus touchées tandis que les zones tempérées proches des régions polaires, comme la Tasmanie ou certaines parties du Canada et de la Russie, pourraient être davantage épargnées. Dans le pire scénario, "le Groenland semble être le moins touché par des aléas climatiques multiples", a noté Erik Franklin.

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Publié le 22 Novembre 2018

Continuité écologique: une absurdité selon les riverains

La politique apaisée de la continuité écologique est le vœu abstrait formulé récemment dans un compte rendu Parisien. Seul le lecteur doit y croire. Sur le terrain, la doctrine ne change pas depuis 10 ans : la destruction des sites hydrauliques reste l’objectif. Les riverains déplorent une pseudo-concertation, le préjudice paysager qui conduit certains à vendre leur maison, des études orientées, une gabegie d’argent public etc… Les griefs des propriétaires de moulins et d’étangs, électorat paisible qui ne bloque pas les routes de France, sont partagés par les riverains et de nombreuses AAPPMA aux quatre coins de la France.
Cela ne change pourtant rien au dogme qui assèche les cours d’eau pour améliorer, parait-il, la qualité de l’eau. C’est une croyance administrative qui contraint les élus à payer pour détruire, faisant fi des effets collatéraux.

"Ici, la continuité écologique n’a aucune cohérence…"

L’OCE n’en a encore jamais décelé ailleurs !

 

“ La continuité écologique ici n’a aucune cohérence ”

Publié le 10/11/2018

 

Le projet de rétablissement de la continuité écologique de l’Argenton à Argenton-les-Vallées inquiète les riverains qui le considèrent comme une absurdité.

Les riverains de l’Argenton au niveau du bourg d’Argenton-les-Vallées sont en émoi depuis cet été et une réunion d’information restée discrète en juin dernier. « Nous n’étions qu’une petite dizaine de riverains à cette réunion », se souvient Thomas Le Gros dont la maison jouxte le lavoir.
L’Argentonnais s’est donc chargé d’alerter ses voisins sur le programme des travaux prévus par le Contrat territorial de milieu aquatique de l’Argenton. Une réunion a été provoquée récemment qui n’a pas calmé les craintes des riverains (voir notre édition du vendredi 2 novembre).
Et ce ne sont pas leurs voisins d’Argenton-l’Église, rassemblés au sein de l’Association pour la protection de l’Argenton, qui vont les rassurer. « Six des sept barrages à clapet créés après la sécheresse de 1976 ont été effacés », racontent Gilles Froger et Jean-Jacques Loiseau. « Le niveau d’eau a baissé de près de deux mètres, les berges sont déstabilisées, les arbres se couchent et les gens vendent leur maison qui a perdu l’attrait de la proximité de la rivière. » A ces constats, les deux hommes ajoutent, la crainte des embâcles et des crues et dénoncent le gâchis qu’illustre ce ponton pour les pêcheurs handicapés désormais perché au-dessus d’un lit asséché.
A Argenton-les-Vallées, le projet touche les chaussées du Vallon (près de la base de loisirs) et des Cabanes (*). « Pour cette dernière, un seul scénario est présenté : la destruction », dénonce Michel Richard, président de la Gaule argentonnaise. « Le comité de pilotage ne va donc pouvoir se prononcer que sur cette hypothèse. C’est une pseudo-concertation. »
A ses yeux, les financements publics favorisent les hypothèses les plus drastiques de diminution du niveau d’eau. « Les financeurs ne vont accorder des subventions qu’en fonction du rétablissement de la continuité écologique. » Lui-même comprend que les élus locaux de l’Agglo2B, auxquels revient cette charge financière, optent alors pour la solution la moins coûteuse mais dont l’impact est le plus lourd.

“ Il n’y a aucune obligation à aménager ces ouvrages ”Plus largement, il dénonce « des études orientées »« Elles ne tiennent aucun compte de l’impact sur le bâti. On a estimé à 70.000 € la protection des murs de berge mais ce chiffre semble insignifiant de l’avis même d’une architecte. Et on ne tient aucun compte de l’impact sur la nappe d’accompagnement sur laquelle sont bâties les maisons riveraines. »
« C’est un site remarquable qui est menacé alors même que la municipalité veut développer le tourisme », reprend Thomas Le Gros. « On ne sait pas du tout comment se comportera la rivière en cas de crues », renchérissent Gilles Froger et Jean-Jacques Loiseau. « Cela risque d’accélérer le courant et d’aggraver les dégâts. »
À l’inverse, Michel Richard s’inquiète d’un assèchement. « Les calculs sont basés sur l’histoire de la rivière. Avec le réchauffement climatique, on s’attend à des baisses de débit de 20 à 30 % à l’avenir. » Et de dénoncer un paradoxe criant. « On nous interdit de manœuvrer les vannes jusqu’au 9 décembre pour préserver la ressource en eau et là, on veut supprimer les barrages ! »
Le pont Cadoré du XIIIe, la trace des deux ouvrages menacés sur les cartes Cassini sont à leurs yeux l’illustration de l’absurdité de ce projet. « Il n’y a aucune obligation réglementaire à aménager ces ouvrages », ajoute Michel Richard. « Ceux qui l’ont été jusqu’à présent étaient classés en liste 2. Mais ceux qui restent sont classés en liste 1 et ils sont situés entre six ou sept autres ouvrages en amont et en aval. Rétablir une continuité écologique ici n’a aucune cohérence. »

(*) Quatre scénarios sont sur la table allant de l’abaissement du niveau d’eau de la rivière de 20 cm (moyennant la création d’une passe à poissons sur la chaussée du Vallon, 195.000 € HT) à 1,80 m (effacement de la chaussée du Vallon, 115.000 € HT).

 

Source :

https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/commune/argentonnay/la-continuite-ecologique-ici-n-a-aucune-coherence

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Publié le 22 Novembre 2018

 
 
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PierreGilles Juhel à ECOLOGIE NORMANDE

VIVE les GILETS VERTS....les seuls en capacité de défendre l'ECOLOGIE positive et utile.

Voici une réflexion d'un adhérent à CS Objectivités...Elle est très juste, c'est pourquoi nous la partageons. Il est grand temps que l'on écoute les citoyens de province.

Hier, à Granville, nous avions une projection du film "DEMAIN". S'ils ne connaissent pas, je conseillerai fortement à TOUS ces élus et fonctionnaires parisiens de le voir, l'analyser et surtout s'y conformer. Car la bombe est dans les mains de ce pouvoir sans flèche de direction. Il faut en finir de cette politique de gribouille où le tout pétrole est roi pour rien, sauf polluer l'atmosphère mais aussi imposer une économie qui enfonce les populations.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Commentaires
Claude Gatignol Tout à fait d'accord : la cata , ce sont les écologistes et leurs fausses solutions qui volent l'argent des citoyens contribuables avec la taxe hulot et la subvention éolienne soit 3 mds et 6 mds soit 9 mds
Gérer
 

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Publié le 22 Novembre 2018

Louis Gontier communique;

Bonjour à chacun,
17 Novembre 2018, jour J des protestations nationales (pas aussi spontanées que les médias le laisse croire)…mais toutefois opportunes.
Sans gilets jaunes, mais en complément et en appui de notre association des « Amis du Barrage », j’ai tenu à assumer des convictions profondes.

Rejoint par Yves Samson adjoint à Ducey, que je remercie de sa présence jusqu’à la fin de ce convivial et charmant, après-midi, nous avons tenu à apporter notre « Pierre à l’édifice » au travers d’une opération, certes modeste (32 signatures recueillies en 3 heures, et par des gens de provenances étonnamment large) mais aux contacts, très enrichissants.
Opération venue confirmer l’utilité décrite depuis longtemps. Franchement, nous avons perçu un vrai bonheur chez ces Mrs et Mme « tout le monde » pouvant enfin trouver quelqu’un à qui parler, pour exprimer leur dégout, leur écœurement, face à ce énième projet dont les « embrouilles » ne les dupent plus, mais les mets de plus en plus en colère.
Tous ont apprécié d’avoir face à eux des gens capables de leur démêler les méandres de ce dossier, volontairement compliqué. Unanimement bouleversés, ils sont venus essayer de comprendre et surtout voir si le chemin conduisant vers un tel gâchis, pouvait encore être évité.
Beaucoup conservent l’espoir que le bon sens, finisse par l’emporter ?
Nous remercions tous nos visiteurs et soutiens venus nous rejoindre : Bernard Pinel et son épouse, Louis Desloges, Guy Tesnière, Willy Fauchon et plusieurs habitants de Ducey, Avranches, des environs et même de Toulouse.
Bien amicalement et à très bientôt
L. G.

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Publié le 20 Novembre 2018

Pour tous les habitants de la SELUNE...voici une communication d' ECOLOGIE NORMANDE....
votre PARTENAIRE d'APRES DEMAIN..!

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Publié le 19 Novembre 2018

 Le Jumelage de St Hilaire du Harcoüet,  vous invite au Rex à 20h30 mardi prochain pour un concert de chants et guitare d'Emma MORY,  suivi en 2ème partie de la chorale BUAIS NOS AIRS   Tarifs Adulte 8€ De 6 à 16 ans 5€ Moins de 6 ans gratuit Nous vous espérons nombreux

Le Jumelage de St Hilaire du Harcoüet, vous invite au Rex à 20h30 mardi prochain pour un concert de chants et guitare d'Emma MORY, suivi en 2ème partie de la chorale BUAIS NOS AIRS Tarifs Adulte 8€ De 6 à 16 ans 5€ Moins de 6 ans gratuit Nous vous espérons nombreux

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Publié le 17 Novembre 2018

ANALYSE SUR LA GESTION DES SÉDIMENTS DU LAC DE VEZINS , par Jean-Louis Varinot.

La vidange de la retenue de Vezins est terminée depuis le premier septembre 2018.Les plaquettes d’information programmées lors du CLI 23 janvier 2017, informant la population et riverains de l’évolution du chantier de vidange de la retenue ont brillé par leur absence.
De cette unique réunion, nous retenons les informations suivantes émises par DDTM 50 : Le volume des sédiments présents dans la retenue est évalué à 2 000 000 m3,valeur largement sous- estimée, dont 560 000 m3 dans le lit mineur de la Sélune .
Dans le témoignage DDTM 50 du 12 09 , sans la moindre preuve, les acteurs y compris un représentant de l’état n’hésitent pas à mettre en avant leur bonne conduite en nous précisant avoir traité 500 000 m3 sans problèmes, et aussi cautionnent les absurdités qui ont été dites au sujet de la vidange 93.
La vidange terminée, avec ce qui est dit, il est très aisé de constater que la totalité des sédiments non traités (1 500 000m3 minimum) se trouvent actuellement en lieu dégradable, soit dans le lit mineur, soit dans l’ancien lit majeur de la Sélune, soit dans les débouchés des affluents, soit déjà dans la retenue de La Roche qui Boit (capacité de la retenue de RqB 1 500 000m3). La retenue de Vezins asséchée, il est facile de constater qu’il n’y a pas de sédiments en dehors des lieux cités ci-dessus.
Laisser la vanne de vidange ouverte au maximum occasionnerait une succession de montées et de descentes du niveau de la retenue de Vezins et aurait l’effet d’un rinçage du culot de cette dernière avec des conséquences catastrophiques pour la retenue de la Roche qui Boit (propriété EDF). Il s’agirait d’un sabotage au détriment de cette dernière et par déduction pour la baie du Mont St Michel
S’agissant d’une visite de sécurité, inutile, ayant confirmé le bon état du barrage, comme l’avait démontré la visite décennale subaquatique EDF de 2014, il est impératif que dès à présent le débit restitué ne doit pas être supérieur à 2m3/s afin de remettre la retenue en eau progressivement. Cette remise en eau est obligatoire, afin d’éviter le saccage de la retenue de La Roche qui Boit et par la suite celui de la Baie
Il semble utile de rappeler la synthèse DDTM. Description du projet 17 02 2014 page5.
« Les matériaux ne seront pas exportés du site… Il est convenu de limiter au maximum le transfert des sédiments de la retenue de Vezins à la retenue de la Roche qui Boit puis de la retenue de la Roche qui Boit vers la baie du Mont St Michel. Aussi compte tenu des conditions plus difficiles dans la retenue de La Roche qui Boit et de la séparation de maitrise d’ouvrage entre les plans d’eau de Vezins et celui de la Roche qui Boit » « le transfert admissible des sédiments de la retenue de Vezins vers celle de La Roche qui Boit a été fixé à 20 000m3 » ??? Un quota qui semble actuellement largement dépassé.
Afin de retenir les sédiments et de les décanter, la dernière phase de la vidange a dû se faire avec une cote haute de la retenue du barrage de la Roche qui Boit ,maximum 28,72 NGF
La vanne de vidange ouverte à Vezins avec son seuil calé à 28,00 NGF, à l’assec, la retenue de RqB était effective dans celle de Vezins.
Souhaitant probablement extraire des sédiments le plus possible en fond de retenue de Vezins les acteurs ont décidé de baisser substantiellement le niveau de la retenue de RqB. Cette manœuvre ayant pour effet de faciliter un auto curage vers RqB des sédiments mis en mouvement ainsi que ceux qui seront érodés avec un débit arrivant croissant, tout en les déposant plus loin en aval, bien au- delà du pont de Dorrière. Suivant le sous- préfet, cette situation durerait jusqu'à fin octobre, pour une raison vraisemblablement inexplicable par la DDTM, mais certainement pour réaliser de manière illégale cet auto curage inavouable vers la retenue de La Roche qui Boit.
Jean-Louis Varinot

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