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Publié le 31 Janvier 2019

 
Continuité écologique: l’apaisement de façade mort-né ?

Le Ministère n'ayant pu ignorer de très nombreuses controverses et blocages depuis 2010, a souhaité depuis 2 ans une application apaisée de la continuité écologique d’une main, en renforçant une doctrine aux services déconcentrés de l’autre. Pas de gilets jaunes dans nos troupes, ni d’actions violentes à l’encontre de bureaux de l’AFB.
La démocratie sur tous les sujets, qui focalise actuellement toutes les attentions, passe totalement sous silence l'eau, l’énergie hydraulique, les étangs et les moulins. L’absence totale de considération du sujet et des acteurs se confirme.

 

Ironie des coïncidences
- aujourd’hui 31 janvier 2019 a lieu une nème réunion du CNE (Comité national de l’eau) à Paris,
- aujourd’hui, provenant de la France périphérique, le Président d’une Association de défense de moulins, dont bon nombre de producteurs, nous livre ce témoignage :
• j'ai été invité aux réunions départementales en 2016 et en 2017,
• je n'ai pas été convié à une réunion en décembre 2018 « pour échanger sur les sujets et les évolutions importantes à venir »,

• j'ai reçu le compte rendu de cette réunion du « comité départemental d’information et concertation « Eau » du..décembre 2018,

• ce compte rendu expose : « le présent compte rendu vaut invitation des acteurs locaux aux réunions locales de concertation programmée »,

• figure aussi dans ce compte rendu une liste de 11 réunions par bassins versants. Manque de chance, deux réunions ont déjà eu lieu en janvier 2019.

 

Questions

• La désinvolture administrative serait-elle appréciée des bonnets rouges bretons ou de la FNSEA ?

• Toutes les autres associations départementales (même celles dont les adhérents ne font aucun usage de l’eau) figurant dans le listing du préfet, ont été conviées.
C’eût été une occasion d’échanger sur les enjeux, les vraies dispositions légales...

• Que reste-t-il à faire à notre paisible président d’Association, mis au ban des débats et court-circuité des  « échanges sur les sujets et les évolutions importantes à venir » quand ce compte rendu, émaillé d’inexactitudes, sera opposé à ses adhérents lors d’échanges avec la DDT, ou pire, lors d’une instruction de dossier loi sur l’eau ?

 

Conclusion

L’Observatoire observe en 2019 que rien ne change.
Nous répétons hélas souvent les mêmes propos, mais il convient de témoigner et de faire remonter désormais la certitude aux promoteurs (la « haute administration » dixit Marc Laimé) que cette excellente perspective d’une politique "apaisée" de l’eau, n’était qu’une histoire de dupes.
La doctrine instillée aux services déconcentrés n’a pas bougé d’un cheveu.
Seuls quelques mots du discours de façade aux usagers furent agréables à entendre.
Nous n’avons pas laissé la plume aujourd’hui à ce Président d’association, car ses propos sont bien moins polissés que les nôtres.
Apaisement, disiez-vous ?
Peut-être en ce moment à Paris ?
Et pour les 60 000 propriétaires d’ouvrages hydrauliques et les 450 000 ha d’étangs qui ne sont pas à Paris, quelle forme concrète prend "l’apaisement" sur le terrain?

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Rédigé par jojo

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Publié le 31 Janvier 2019

Comment lutter contre la pollution de l’eau par les micropolluants ?

« Où l’on constatera, à nouveau, que l’exercice désuet des réponses ministérielles à des questions parlementaires a été porté à sa quintessence, puisqu’il ne s’agit plus désormais que de répondre systématiquement "à côté" aux membres de la représentation nationale qui ont le front d’importuner la haute administration avec leurs histoires sans intérêt aucun ». Nous partageons ce point de vue de Marc Laimé. L’expression démocratique n’a aucune pertinence ni aucune légitimité. Notons au passage que cette suffisance à fait émerger des gilets jaunes.
Nous reproduisons ci-dessous son article.
Dix-sept actions ont été définies. Donc tout va bien… mais depuis des années l’Etat invoque la "consolidation des connaissances" ou "la recherche des savoirs".
A croire que nous n’aurions aucun chimiste compétent en France ? Nous pensons le contraire, mais qui aurait intérêt à initier des analyses robustes ?
La dernière roue du carrosse (action n°17) concerne donc la recherche des substances dangereuses dans l’eau. Ne doit-elle pas être l’action n°1 ? Même la "rédaction de guides" (action n°14) prime l’analyse de la qualité chimique réelle de l’eau.

 

PAR MARC LAIMÉ, MARDI 15 JANVIER 2019 @ 12:11

- La question écrite de M. Lionel Causse (LaREM, Landes), n° 11643, publiée au JO de l’AN, le 07-08-18 :

« M. Lionel Causse attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la pollution massive des océans et cours d’eau par les micropolluants ou tensioactifs, présents dans les eaux de rejet et issus, notamment de produits tels que les détergents, cosmétiques et autres produits pharmaceutiques d’origine chimique.

Dans le sud des Landes, la plupart des stations de traitement des eaux usées ne sont malheureusement pas équipées pour éliminer ces microéléments et la pollution des eaux de baignade des plages proches de l’embouchure du fleuve Adour atteint parfois un niveau critique.

La mise aux normes de ces stations, via, notamment des financements issus des Agences de l’eau, est aujourd’hui un enjeu majeur pour la santé des Français.

À cet effet, des techniques, telles que l’oxydation par l’ozone ou l’absorption sur charbon actif, existent aujourd’hui et présentent des rendements supérieurs à 85 %.

Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant le traitement de ces micropolluants et sur les évolutions envisagées de la réglementation relatives à ces produits (détergents, cosmétiques, pesticides) et à leur commercialisation. »

- La réponse du ministère de la Transition écologique et solidaire, publiée au JO de l’AN le 18-10-18 :

« Afin de lutter durablement contre la pollution des ressources en eau, le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire accompagné des ministères en charge de la santé et de l’agriculture ont décidé de développer un plan dont les actions privilégient la réduction des émissions à la source.

Le plan micropolluants 2016-2021 a vocation à intégrer toutes les molécules susceptibles de polluer les ressources en eau.

Il répond aux objectifs de bon état des eaux fixés par la directive cadre sur l’eau et participe également à ceux de la directive cadre stratégie pour le milieu marin en limitant l’apport de polluants via les cours d’eau au milieu marin.

Le plan comporte 39 actions articulées autour de 3 objectifs principaux : la réduction dès maintenant des émissions de micropolluants, la consolidation des connaissances et la priorisation des listes de polluants sur lesquels agir. Pour atteindre les objectifs de réduction, 15 des 39 actions du plan visent directement à réduire les micropolluants à la source.

Ces actions portent notamment sur :

- la poursuite du plan de décontamination des appareils contenant des polychlorobiphényles (PCB) d’une teneur entre 50 et 500 ppm et la mise en place d’une surveillance environnementale des installations classées pour l’environnement (ICPE) qui traitent les PCB (action 3) ;

- le renforcement de la surveillance des rejets industriels et la mise en place de plans de réduction adaptés dans la continuité de l’action recherche des substances dangereuses dans l’eau (RSDE) pour les installations classées pour l’environnement (ICPE) et les centres nucléaires de production d’électricité (CNPE) (action 4) ;

- la mise en place dans quelques métiers de l’artisanat des démonstrateurs de bonnes pratiques de réduction d’émissions de micropolluants (action 6) ;

- l’évaluation de la prise en charge des médicaments non utilisés des établissements de santé, médico-sociaux et des centres de soin et la proposition d’évolution (action 7) ;

- l’expérimentation sur la dispensation à l’unité de médicaments (antibiotiques) (action 8) ;

- la rédaction des guides d’orientation capitalisant les expériences des collectivités innovantes sélectionnées dans le cadre de l’appel à projets national « Innovation et changements de pratiques : lutte contre les micropolluants des eaux urbaines » lancé en 2014 par l’agence française pour la biodiversité (AFB), les agences de l’eau et le ministère de la transition écologique et solidaire (action 14) ;

- la poursuite de recherche des substances dangereuses dans les eaux brutes et dans les eaux usées traitées de stations de traitement des eaux usées et la recherche d’actions de réduction (action 17).

Pour plus d’information, il est possible de consulter le plan micropolluants 2016-2021 sur le site internet du ministère à l’adresse suivante :

https://www.ecologique-solidaire.go...

 

Illustration OCE : cette belle eau très claire est-elle un peu,  beaucoup, ou très polluée ?

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Publié le 30 Janvier 2019

Manche : les barrages du sud-Manche, protection contre les petites crues ?
Manche : les barrages du sud-Manche, protection contre les petites crues ?

Le pont de Ducey (sud-Manche) qui enjambe la Sélune lors d'inondations le mardi 22 janvier 2018.

- Jean-Christophe Legrand
Le
Par : Nicolas Thomas

Les barrages du sud-Manche - La Roche qui Boit et Vezins - font-ils office de protection contre les petites crues ?C'est ce qu'affirme l'association "Entre Lac et Mer" qui a retrouvé plusieurs articles de journaux sur les inondations de la basse vallée de la Sélune avant la construction des barrages. 

L'association "Entre lac et mer" qui sensibilise au maintien des barrages hydroélectriques du sud-Manche - dont l'arasement crée la polémique - a demandé aux habitants de la basse vallée, de Ducey à Pontaubault, de retrouver des preuves de ce qu'étaient les inondations de la Sélune au XIXe siècle, avant la construction par Albert Caquot des deux ouvrages de la Roche-qui-Boit et de Vezins.

Réunir des preuves

"Bernard Pinel, ancien élu du territoire, a accepté de proposer au sénateur Philippe Bas que nous l'accompagnions pour présenter les résultats déjà acquis qui confirment que depuis un siècle ces deux ouvrages d'art jouent bien le rôle de protection contre les inondations associées aux "petites crues", explique Willy Fauchon, président de l'association "Entre lac et mer". L'association a mis la main sur deux articles que "l'Avranchin" avait publiés en 1847 et 1861. Ils rapportent de nombreux cas d'inondations, parfois tous les ans.

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"La violence du courant était telle"

Voici un extrait de l'Avranchin du 4 juillet 1861 : "Toute la plaine formant le bassin de la Sélune, entre Saint-Hilaire et Ducey, est submergée. Les eaux tombées, particulièrement lundi dernier, en très grande abondance ont fait déborder cette rivière, qui, en temps ordinaire, coule à pleins bords et qui dans cette circonstance, augmentée encore d'un volume d'eau considérable, a bientôt submergé les prairies voisines et transformé la plaine en un immense lac. La violence du courant était telle, à un moment qu'un petit pont en bois, construit sur la Sélune, entre Vezins et Saint-Laurent-de-Terregatte, a été brusquement emporté, que le Vieux Pont de Ducey lui-même encore très solide, battu par des flots furieux, menaça aussi d'être démoli."

Un paysage plus urbanisé qu'il y a deux siècles

"Si ces barrages sont supprimés sans autre forme de procès, la situation redeviendra à peu près celle-là, encore aggravée par la suppression de nombreux talus, le goudronnage de chemins et surtout par l'implantation dans la basse vallée d'équipements, habitations, commerces, activités agricoles et industrielles, explique Willy Fauchon. Ces biens et ces emplois se sont développés grâce à la protection contre les inondations dont personne n'imaginait qu'elle pourrait ne pas être durable. Que ferait l'Etat propriétaire des barrages en préalable à leur suppression s'il confirmait cette intention ?"

Pour contribuer à consolider le dossier qui préconise le maintien des barrages, l'association "Entre lac et mer" poursuit sa demande de continuer à partager les images, photographies familiales, cartes postales, articles, illustrant ce qu'étaient les petites inondations au XIXe siècle dans la basse vallée, de la Roche-qui-Boit à Pontaubault.

Contact. Rendez-vous sur la page Facebook de "Entre lac et mer"

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Publié le 30 Janvier 2019

Adaptation au changement climatique : les Hauts-de-France planifient autrement  

Environnement

Si la réduction des émissions de gaz à effet de serre est un objectif partagé, l'adaptation au changement climatique reste encore un enjeu travaillé à la marge, en périphérie des politiques climatiques et difficile à concrétiser dans les territoires. Les plus exposés sont souvent les plus réactifs : c'est le cas des Hauts-de-France où une cinquantaine d'organismes s'y essaient et épaulent les collectivités sous la houlette du CERDD, une structure de coopération unique en son genre. 

A Auby 12 000 arbres pour séquestrer les pollutions de MetalEurop

La Nouvelle-Aquitaine n'est pas la seule à anticiper les conditions climatiques futures et à tenter d'adapter ses politiques locales aux effets du changement climatique (voir notre article en 2016). Lors d'une conférence organisée le 23 janvier dans le cadre des Assises européennes de la transition énergétique, la région Hauts-de-France a montré qu'elle en mesure l'ampleur, prépare le terrain et dépasse le stade des alertes et études pour engager des actions concrètes, évaluées, hiérarchisées et planifiées.

Pour beaucoup le premier plan national d'adaptation au changement climatique en 2011 - le second pour 2018-2022 vient d'être présenté - fut l'élément déclencheur : grâce au CERDD , le centre de ressources qu'elle a conjointement créé avec l'État, cette région n'a pas attendu ce déclic et pris une longueur d'avance. D'abord en acceptant sa vulnérabilité : selon l'observatoire du climat dont elle s'est dotée et qui produit de précieux indicateurs et ressources, "près de la moitié des communes y sont exposées à des risques météo-sensibles (inondations, coulées de boue, sécheresse)". Il a fallu aussi relever le défi de vulgariser et donner à comprendre l'adaptation, en sensibilisant notamment les élus, en l'incarnant localement et en la rattachant à des mesures concrètes. Et martelé chiffres à l'appui que l'adaptation reste le parent pauvre dans l'ensemble des actions mises en œuvre par les plans climat des collectivités (42 actions sur les 825 recensées à l'été 2018). C'est en s'appuyant sur des acteurs-clés et en impliquant plusieurs échelles de gouvernance que des stratégies d’adaptation commencent à émerger. Le CERDD anime ainsi depuis quatre ans un groupe de travail "multi-acteurs, décloisonné et fort de 36 structures publiques" qui diffuse sur son site des expériences, multiplie les formations et muscle la prise en compte de l'adaptation dans les politiques opérationnelles avec l'appui de l'Ademe. 

Renforcer le volet adaptation des plans climat reste un enjeu dans l'air du temps. L'exemple du Grand Douaisis a été mis en avant le 23 janvier. L'élaboration de son PCAET a été confiée au syndicat mixte réunissant deux intercos et chargé de réviser son ScoT en faisant le lien entre l'aménagement du territoire et les enjeux liés à l’énergie-climat. Actions sur les eaux pluviales et la végétalisation dans ce territoire exposé au risque inondation, cultures adaptées à la hausse des températures , renforcement des logiques d’économie circulaire : la dynamique de l’adaptation infuse dans l'ensemble des travaux et prend pied dans les pistes d’actions. Des fondements robustes pour une vraie stratégie de planification territoriale de l'adaptation au changement climatique. 

Accompagnement méthodologique développement durable

Intégrer les nouvelles compétences et construire un projet de développement durable global de votre territoire

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Publié le 30 Janvier 2019

 
Les programmes ambitieux d’ambitions personnelles : résultat sur le Thouet

Deux Sèvres Nature Environnement (DSNE) sait –par définition- ce dont la nature a besoin : de programmes ambitieux ! Le Thouet illustre tous les non-sens des diagnostics bureaucratiques prédéfinis contre lesquels riverains et pêcheurs s’insurgent. Les résultats sont spectaculaires. Depuis la baisse du niveau de l’eau, le lit mineur du Thouet aval est envahi par la jussie. D’un côté, les écologistes stigmatisent les plantes invasives et de l’autre, militent pour la destruction d’ouvrages en offrant les 2/3 du lit à la jussie... qui n’attendait pas pareille aubaine.

 


Y aurait-il des impacts?
• sur l’oxygène dissous et sur les stocks piscicoles (peut-on maintenir la même densité dans 1m3 ou dans 4m3 d’eau) ?
• sur l’acte de pêche: se trouve-t-il favorisé ou contrarié ?
• quelles sont les perturbations pour les riverains,
• sur la végétation rivulaire ? Les vieux arbres pourraient crever et cette mortalité alimentera les embâcles,
• sur l’activité d’élevage ? La photo de bovins dans le Thouet est cocasse, mais elle ne doit guère amuser l’éleveur qui devra refaire toutes les clôtures de ses pâtures.
L’accès aux propriétés privées est facilité : il suffit de marcher sur les berges asséchées pour se retrouver en face des pelouses et cours privées ; si le portail d’accès "par le haut" est clos, il suffit de s’inviter "par le bas" en marchant dans le Thouet.
Quand les limites sont déplacées, il n’y a plus de bornes, n’est-ce pas ?
• l’argent public n’ayant pas de prix, nonobstant les dépenses considérables déjà englouties, la Collectivité en sera pour ses frais avec un entretien indispensable : la végétation ligneuse va coloniser le lit mineur. Le saule, essence pionnière, va s’installer, suivi par l’aulne et du frêne.
Vous pensiez ripisylve ? En voilà une gratuite à l’installation …très onéreuse en perspectives d’entretien.

 

Cet inventaire est loin d’être exhaustif.

Un premier bilan sera fait, n’en doutons pas, lors du « bon état 2021 » (sinon lors du « bon état 2027 » ?). S’il s’agit du même échec que le « bon état 2015 », DSNE sera-t-elle mise en demeure par l’association de riverains de rembourser les frais inutiles engagés sous ses investigations?
A défaut d’analyses multicritères préalables, voilà une étude juridique à mener.

 

Vous pouvez lire ce bon article de la Nouvelle République ; si personne n’a tenu la plume du journaliste, pour une fois, son exposé est fidèle aux faits.
L’idéologie partie de Saumur il y a quelques années contamine les Deux-Sèvres.

Illustration : photo Nouvelle République ; 

 

https://www.lanouvellerepublique.fr/thouars/thouet-l-association-des-riverains-defend-les-barrages

lire aussi : https://www.lanouvellerepublique.fr/thouars/daniel-vion-l-homme-qui-veut-sauver-les-barrages

 

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Publié le 30 Janvier 2019

 

 

Daniel Vion, l’homme qui veut sauver les barrages

Publié le | Mis à jour le

Ces vaches qui broutent de l’herbe au milieu de la rivière, dans le Maine-et-Loire, démontrent l’intérêt de conserver les ouvrages sur le Thouet, selon Daniel Vion.

Ces vaches qui broutent de l’herbe au milieu de la rivière, dans le Maine-et-Loire, démontrent l’intérêt de conserver les ouvrages sur le Thouet, selon Daniel Vion.
© (Photo archives NR)

Deux-Sèvres Nature Environnement a récemment sous-entendu que les barrages sur le Thouet posaient problème. Des propos qui ne font pas l’unanimité.

A défaut d’un important débit d’eau, le Thouet génère un sacré débit d’encre. Après la parution du communiqué de l’association Deux-Sèvres Nature Environnement (DSNE) dans nos colonnes qui se positionnait sans le dire directement contre le maintien des barrages sur la rivière thouarsaise (lire la NR du 23 octobre), Daniel Vion, historique président du Nénuphar thouarsais de 1996 à 2018, a tenu à réagir.
« Le texte arrive à dire que le Thouet ressemble plus à un étang qu’à une rivière. Mais un étang de 140 km de long et de 40 m de large au maximum, je n’en connais pas beaucoup », s’amuse-t-il. Pour lui, le faible taux d’étagement s’explique surtout par le relief des lieux. « De Saint-Généroux à Saumur, la pente moyenne est de 0,06 % », avance-t-il. Traduction : le paysage est extrêmement plat naturellement.
La peur du déséquilibre Il l’est tellement que, selon Daniel Vion, sans les ouvrages le niveau du Thouet serait si bas en période d’étiage que la rivière pourrait être traversée au sec par endroits. « Une expérimentation a été réalisée en 2012 dans le Maine-et-Loire. Quand les barrages étaient supprimés, il n’y avait plus de continuité hydraulique. Les poissons mouraient alors par manque d’oxygène », se souvient-il. Et les vaches venaient brouter dans le lit de la rivière.
Et pour lui, les animaux à écailles ne constitueraient pas les seules victimes de ce changement. « Si on joue sur un seul facteur de l’écosystème, on entraîne un déséquilibre », clame celui qui rappelle au passage que ces barrages sont plus que séculaires et que la vie s’y est adaptée depuis longtemps.
Néanmoins, Daniel Vion rejoint l’association DSNE sur un point : celui de la pollution. « Nous sommes très loin des objectifs fixés par l’Union européenne. Au lieu d’essayer de dépolluer, nous ferions mieux de réduire notre consommation de tout un tas de produits, qu’ils soient issus de l’industrie, de l’agriculture, ou des particuliers. » Car en tant que vieux pêcheur, il mesure les dégâts. « Nous trouvons beaucoup moins de poissons qu’avant. » Et ça aussi, ça affecte tout l’écosystème.

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Janvier 2019

🌧⛵️ ARTICLE LA MANCHE LIBRE ⚓️ 🌧:https://www.lamanchelibre.fr/actualite-654205-manche-les-ba… Les barrages du sud-Manche - La Roche qui Boit et Vezins - font-ils office de protection contre les petites crues ?C'est ce qu'affirme l'association "Entre Lac et Mer" qui a retrouvé plusieurs articles de journaux sur les inondations de la basse vallée de la Sélune avant la construction des barrages."Bernard Pinel, ancien élu du territoire, a accepté de proposer au sénateur Philippe Bas que nous l'accompagnions pour présenter les résultats déjà acquis qui confirment que depuis un siècle ces deux ouvrages d'art jouent bien le rôle de protection contre les inondations associées aux "petites crues", explique Willy Fauchon, président de l'association "Entre lac et mer". L'association a mis la main sur deux articles que "l'Avranchin" avait publiés en 1847 et 1861. Ils rapportent de nombreux cas d'inondations, parfois tous les ans.
📜Année 21/02/1847
Un événement qui rappelle les malheurs de la Loire est arrivé à Ducey
Dans la nuit du 15 au 16 de ce mois, le nommé PIGEON Guillaume, meunier au village de La Roche, se tenait avec sa femme dans la partie de son moulin lui servant de cuisine et de chambre à coucher, quand vers huit heures du soir, la femme PIGEON, effrayée des craquements qui se font entendre par intervalles, fait part à son mari de ses craintes ; ce dernier fait bon feu et, à l'aide d'une chandelle il s'aperçoit que les soliveaux quittent les murs, et que le pignon a perdu son aplomb « Sauvons-nous s'écrie-t-il, nous sommes perdus. » Mais où fuir ? La Sélune formant un véritable lac qu'il fallait traverser dans une étendue de 75 mètres pour arriver à la terre ferme, et s'était creusé, au devant du Moulin, un nouveau lit où roulait un torrent de 10 mètres de largeur. Le danger est imminent, dans cette extrémité, ils courent se blottir dans la trémée. Vingt secondes après, un bruit semblable au tonnerre leur annonce que leur mobilier est détruit, broyé sous les murs et la charpente.
Quelle affreuse situation ! Quelles sinistres pensées ! Trois morts à redouter ! Il revient à l'esprit de ces malheureux que la paille qu'ils avaient dans les greniers et celle de la couverture vont s'enflammer au feu qu'ils ont fait quelques instants avant. Vont-ils être écrasés par la poutre qui reste suspendue sur leur tête ? Pour échapper à ces deux genres de mort, vont-ils fuir ? Mais par où, et comment ? Toute issue est fermée ; un amas de décombres remplace les portes brisées, et quand même un lac … un torrent … une nuit.....nuit affreuse... et avec le jour, l'espérance luira-t-elle pour ces deux infortunés ? Les habitations les plus rapprochées sont distantes de 250 mètres et leurs habitants ne sont appelés vers eux par aucun besoin. A défaut et besoin la curiosité inquiète, passant par là, apprend leur position et la fait connaître. Aussitôt des secours s'organisent, et sont dirigés en toute hâte sur le lieu du sinistre. Le bateau qui doit servir au sauvetage est à peine déchargé de la voiture que M. François CHAMPION le monte en compagnie d' Henri PHILLIPEAUX. Après avoir lutté contre un courant rapide, dans un trajet de plus de 100 mètres, ils arrivent enfin en face des restes du Moulin. Mais un torrent est là.... reculer ? L'irrésolution même est étrangère à M. CHAMPION et son compagnon l'a compris ; encore un effort... et peut-être.... une seconde après, la frêle embarcation sombre ; les hommes disparaissent et roulent dans le précipice, et sont lancés par le torrent dans la prairie voisine, après avoir franchi une haie de plantards d'un mètre, nouvellement taillés à une hauteur de 50 centimètres.
Quelle anxiété pour les spectateurs ! Quelles angoisses pour l'amitié !
Enfin ils reparaissent, PHILLIPEAUX resaisit les cordages du bateau, revient à la nage sur la haie qu'il vient de franchir si violemment et là il s'accroche à un petit arbre, tandis que
M. CHAMPION résiste au courant dans la même position ; rien ne les décourage. Ils s'excitent et après avoir amarré leur bateau ils le vident avec une main, tandis qu'ils se tiennent avec l'autre. ( Ils avaient perdu pelles et avirons)
Ils parviennent à lancer une corde que PIGEON saisit et qui se son réduit, attire le bateau, alors monté par PHILIPPEAUX.
Bientôt on voit paraître, par une ouverture de 50 centimètres à peine, la femme PIGEON, elle glisse suspendue le long du mur et retenue par son mari, qui, un instant après, arrive près d'elle dans le bateau.
L'amarre est rompue, le batelet est parti Grand Dieu ! Vont-ils être entrainés par le courant dans la Sélune ? Alors plus d'espoir ! Vont-ils chavirer sur les plantards où le flot semble les pousser ? Quelle affreuse alternative ?
Par un mouvement de rotation que PHILIPPEAUX fait exécuter à temps au bateau, le passage est franchi.
Ils sont sauvés ! Tout le monde respire.
Ducey le 19 Février 1847

📜02/05/47
Par arrêté du 24 Avril 1847, M. le Préfet de la Manche a, sur la proposition de M. le Sous-Préfet d'Avranches, accordé une gratification de 100 francs à titre de récompense, au Sieur PHILIPPEAUX de Ducey, pour la belle conduite et le généreux dévouement qu'il a montrés dans la nuit du 15 au 16 Février, en opérant le sauvetage des époux PIGEON, dont l'habitation avait été détruite par les inondations de la Sélune.
M. le Préfet, en annonçant cette récompense, exprime le regret que la situation des fonds remis à sa disposition pour belles actions ne lui ait pas permis de la porter à un chiffre plus élevé, et fait connaître en même temps qu'il a demandé une médaille d'honneur en argent pour le Sieur CHAMPION, qui a partagé avec le Sieur PHILIPPEAUX tous les dangers de ce périlleux sauvetage et qui a déjà accompli plusieurs actes de courage.
📜21/11/47
M. CHAMPION François, Officier des Sapeurs-Pompiers à Ducey s'est vu remettre une médaille en argent de 2ème classe, pour avoir dans la nuit du 15 au 16 Février 1847, sauver deux personnesqui auraient péri sous les débris de leur maison, emportée par le débordement de la Sélune.

📜14/07/1861
Toute la plaine formant le bassin de la Sélune, entre Saint-Hilaire et Ducey, est submergée. Le eaux tombées, particulièrement lundi dernier, en très grande abondance ont fait déborder cette rivière, qui, en temps ordinaire, coule à pleins bords et qui dans cette circonstance, augmentée encore d'un volume d'eau considérable, a bientôt submergé les prairies voisines et transformé la plaine en un immense lac.
La violence du courant était telle, à un moment qu'un petit pont en bois, construit sur la Sélune, entre Vezins et Saint-Laurent-de-Terregatte, a été brusquement emporté, que le Vieux Pont de Ducey lui-même encore très solide, battu par des flots furieux, menaça aussi d'être démoli. Cependant, la pluie cessant, le courant s'apaisa, et l'eau trouvant à s'étendre perdit de sa puissance. Aujourd'hui le niveau des eaux s'est abaissé. De place en place on aperçoit quelques monticules de verdure surnageant comme des îlots et dans d'autres endroits on voit flotter la crête des herbes qui se découvrent. Le dommage causé par cette inondation est malheureusement trop appréciable. Plusieurs cultivateurs éprouveront un préjudice relativement considérable. Une grande quantité de foin étaient coupés et réunis en meules, d'autres étaient déjà bottelés, quand le torrent a tout envahi, et ils ont été bientôt emportés par le courant. Il s'en est arrêté au barrage du Moulin de Saint-Laurent-de-Terregatte une assez grande quantité qui a pu être recueillie. N'empêche que la perte sera toujours trop grande, les foins qui ne sont pas encore coupés, s'ils ne sont pas totalement perdus souffriront au moins considérablement su séjour prolongé des eaux.
Il n'est pas de remède possible à ce malheur, il faut se résigner. Seulement il serait désirable que le Gouvernement de l'Empepeur, qui veille avec sollicitude à la sauvegarde de tous les intérêts généraux, fit quelque chose pour prévenir le retour possible de pareils désastres. Quelques travaux pour creuser le lit de la Sélune qui dans une partie de son cours n'est pas suffisamment profond, paraitraient indispensables.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-654205-manche-les-ba…

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Publié le 29 Janvier 2019

CF Objectivites a partagé un lien dans le groupe Hydrauxois.
 

Carcassonne : bientôt une micro-centrale hydroélectrique, pour une énergie verte en circuit court. Quand on veut, on peut. Les élus locaux, les syndicats de rivière et les syndicats d'énergie doivent maintenant se dédier à leurs territoires et à la transition écologique, pas à la légende de la "renaturation" ni au mythe des "rivières sauvages". Une première mesure à encourager: que les conseils municipaux de villages dotés de moulins votent une motion de principe pour les équiper, cela prendra date, cela engagera les citoyens et les administrations. A nous de prendre en main notre destin, par la base, sans attendre la dernière idée bizarre en date des hauts fonctionnaires.

 
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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Janvier 2019

Bonjour à tous,

 

Je vous rappelle que nous organisons une

 

Assemblée Générale extraordinaire le 12 FEVRIER PROCHAIN 20H30 à la salle communale des BIARDS (50540)

ORDRE DU JOUR :

-       Un point sur le dossier et ses derniers développements

-       Nos dernières actions

-       Modification des statuts

-       Questions diverses.

 

Je vous espère nombreux et déterminés.

Bien à vous,

John KANIOWSKY

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Janvier 2019

Invitation à la réflexion de chacun, élus et hauts fonctionnaires compris,  sur L’ACCEPTABILITE  de  l’enquête d’utilité publique, dont l’issue concluait à une majorité de 53% de gens (dont certains très lointains), POUR l’arasement des Barrages, souvent inconnus d’eux-mêmes.

 

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En préambule :

 

Vue par les citoyens que nous sommes, une « enquête d’utilité publique » c’est quoi ? C’est fait pour remplir quel rôle ?

 

Une enquête d’utilité publique, vue par la population, est l’une des pièces maîtresses d’un dossier traitant de(s) projet(s) important(s), qui la concerne.

 

C’est une procédure faite pour permettre au citoyen de peser, en corrigeant, en amendant ou même en annulant un projet qui impacte sa vie, son cadre de vie, son propre avenir, celui de sa famille et de ses descendants.

 

Il va de soi que la consultation par vote, doit-être proposée au début du (ou des) projet(s) qui, faute d’approbation, n’a (ont) pas lieu d’être poursuivi(s).

 

Elle doit se dérouler dans un rayon d’action raisonnablement délimité, afin d’en garantir impartialité et justes appréciations. Les participants sont invités à décider de ce qu’il adviendra du projet proposé, faire des choix entre le meilleur, le moins bon ou le retrait, au regard de l’intérêt général.

 

Au terme du vote et de son dépouillement, toutes illégalités étant écartées, la majorité dégagée s’impose démocratiquement à tous.

 

NB : Les minoritaires (ou perdants), accepteront d’autant mieux le résultat, que l’organisation et le déroulement du scrutin n’aura comporté aucune ambiguïté.

 

La loi contient deux aspects essentiels :

 

    • L’esprit de la loi : Il est souvent contenu dans l’objectif qui motive la proposition de loi. Quand il s’agit d’une enquête d’utilité publique, son but est de LEGUER à la population, LE POUVOIR de DECIDER  des suites à donner au(x) projet(s) présenté(s), QUI LA CONCERNE.

 

Les règles d’application de la loi : Une fois adoptée et promulguée, c’est respecter le texte de la loi, respecter son cadre de mise en application et une fois le résultat démocratiquement obtenu, faire respecter par tous, sa mise en pratique.

 

 

Notre adaptation législative, est-elle en adéquation avec l’évolution des mentalités, capable de répondre aux problématiques actuelles ?

 

Nos hauts fonctionnaires et élus des époques politiquement stables, ont réussis à « auréoler » leurs fonctions, avec et grâce à la rigueur des mentalités encore dominantes, telles que : le code de l’honneur, le courage, les notions de bonne ou mauvaise conscience, le sens du devoir, l’existence des scrupules, etc…

 

C’est ainsi, qu’en retour ils ont obtenu et fait durer, le respect, la confiance, la reconnaissance de leurs actions, l’importance de leurs rôles. Conditions nécessaires à l’adhésion générale et plus particulièrement à celle des jeunes, en besoin d’exemplarités éducatives.

NB : Un retour à ces principes réactiverait sans aucun doutes les vocations en baisse, pour remplir les fonctions de Maires de communes ?

 

Aujourd’hui, les règles sont restées les mêmes alors que les indispensables garanties issues des mentalités démocratiques, déjà citées plus avant, ont majoritairement disparus. Elles ont été remplacées par l’égoïsme, l’égocentrisme, le chacun pour soi, beaucoup plus récompensés par, la Gloire, la Puissance, la Réussite fulgurante etc… Des déviances qui, à l’exemple d’un monde dit, moderne et débridé, sont devenues avec l’argent, « les moteurs » principaux.

 

C’est ainsi, que les hommes politiques et hauts fonctionnaires d’aujourd’hui, s’affranchissent volontiers des règles. Fréquents, sont devenus les « arrangements » astucieusement adaptés au « faire semblant » du respect de la loi, tout en contournant volontairement, l’esprit de la loi.

 

S’agissant de notre enquête d’utilité publique sur laquelle s’appuie la justification d’arasement des Barrages. Lesquels, parmi les hauts fonctionnaires et les élus impliqués dans ce sombre dossier, oseront prétendre qu’ils ne connaissent pas ce cheminement tortueux, précisément à propos de cette enquête d’utilité publique. Enquête qui plus est, fut tardive (sept et oct 2014).

Ces gens  peuvent-il affirmer en toute conscience, que cette enquête fut exécutée sans arrières pensées, en toute loyauté et dans le respect de l’esprit démocratique, voulu à l’origine ? 

 

Les questions résumées ci-après et la consultation des 2 pièces jointes, sorties des comptes-rendus d’enquête, permettent d’en douter !

 

Les principaux sujets qui suscitent toujours questionnements :

 

  • La validité du vote par mail ?
  • Le contrôle de la validité de ces 2386 emails parvenus à Isigny ?
  • Les doublons possibles ?
  • Les votes provenant d’un même ordinateur (qui a contrôlé ces mails et avec quels moyens pour savoir si ceux-ci ne sont pas sortis d’un même ordinateur pour 10, 20, 50, 100 votants regroupés, alors qu’ 1 seul votant aurait pu envoyer ces 10, 20 50, ou 100 mails ?
  • La légalité des votants hors territorialité concernée ?
  • Comment les gens de ces territoires étrangers (ne sachant rien de Vezins ni du reste), ont été informés des enjeux de ce scrutin ? Pas par le Ouest-France, la Manche Libre ou la Gazette !

 

Louis Gontier

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Rédigé par jojo

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