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Publié le 23 Janvier 2019

 
Continuité écologique: aurions-nous des œillères ?

Le 16 janvier 2019,  lors d'une réunion destinée à étudier la mise en œuvre d'une politique apaisée de restauration de la continuité écologique, le représentant de FNE (France nature environnement) a interpellé les représentants des moulins hydrauliques : « vous avez des œillères » !  (définition : ne pas voir certaines choses volontairement ou par étroitesse d'esprit. Être borné ).

 

Cette appréciation simpliste appelle plusieurs remarques à l’attention du représentant de FNE :

avant de demander l'application dogmatique de l'article L.214-17 du code de l’environnement tel qu'il est actuellement administrativement mis en œuvre, qu'il relise au préalable l'article L 211-1 du code précité dont l’objet est la « gestion équilibrée et durable de la ressource en eau »,

 

qu'il se demande comment un propriétaire d'ouvrage hydraulique relevant du L.214-17 CE pourrait envisager soit de voir la destruction ou la neutralisation de son ouvrage sur fonds publics, soit d’engager des travaux pour des montants financiers exorbitants, quelquefois plus élevés que la valeur vénale de son moulin,

 

qu'il fournisse les éléments sur lesquels les classements au L.214-17-1-2 CE ont été établis par l'administration ? Elle semble avoir privilégié les postulats à «dire d'expert » à toute approche scientifique et au bon sens.

 

qu'il relise la DCE 2000 et son principe de « bon état des eaux » : un seul paramètre, qu'il soit écologique ou chimique, est déclassant.

 

qu'il consulte les nombreuses publications scientifiques indépendantes, publiées dans des revues à comité de lecture. Elles mettent en doute la pertinence de la politique actuelle de restauration de la continuité écologique.

 

avant de décrédibiliser la production hydroélectrique des moulins, fut-ce pour l'autoconsommation, au motif qu’elle serait négligeable(1), qu’il consulte certaines études sur les énergies éoliennes et solaires dont les besoins en matériaux de toutes natures (béton/sable, acier, aluminium, cuivre, terres rares, etc...) seront, à très court terme, insoutenables(2), alors que les ouvrages hydrauliques existants, le plus souvent issus du passé, sont prêts à être valorisés avec une marge de progrès inexploitée,

 

enfin, si œillères il y a, elles ne sont pas portées par ceux  auxquels il tente de les attribuer. C’est bien au contraire ce qui caractérise FNE.

 

(1)   FNE n’a pas "l’esprit Colibris" qui consiste à "faire sa part".

(2)   The World Bank Groupe, Juin 2017 et « Metals for a low-carbon society », in Nature Geoscience vol 6.

 

illustration: studio de design Panasonic

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Rédigé par jojo

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Publié le 22 Janvier 2019

Pour introduire des recours contre l’arasement des barrages, l’association Les Amis du barrage change de statuts

Les Amis du barrage déposent en ce début de semaine des recours contre l'arasement des barrages du Sud-Manche. L'association va changer ses statuts le 12 février 2019.

Les Amis du barrage vont modifier leurs statuts pour poursuivre "sereinement" leurs recours en justice contre la suppression des deux barrages sur la Sélune.
Les Amis du barrage vont modifier leurs statuts pour poursuivre « sereinement » leurs recours en justice contre la suppression des deux barrages sur la Sélune. (©La Gazette de la Manche)

Dans un communiqué daté du jeudi 5 avril 2018, le Préfet de la Manche, « représentant du gouvernement et agissant en son nom », rappellait « que la décision de renaturer la vallée de la Sélune après arasement des barrages de Vezins et de la Roche qui boit, est définitive et irréversible ».

Ce n’est pas pour autant que l’association de lutte contre cette décision de supprimer les deux barrages sur la Sélune, annoncée en 2009 par Chantal Jouanno, a baissé les bras.

Nos avocats déposeront nos recours ce début de semaine auprès du tribunal administratif de Caen », annonce le président des Amis du barrage, John Kaniowsky.

Deux procédures engagées

Deux procédures vont être engagées, détaille-t-il.

 

  1. Un référé-suspension visant à obtenir la suspension des opérations de démantèlement du barrage de Vezins qui devraient intervenir dès le mois d’avril.
  2. Un recours de plein contentieux à la fois contre l’arrêté « complémentaire » du préfet de la Manche portant sur la démolition du barrage de Vezins et pour celui de la Roche-qui-Boit.

Lire aussi : Les Amis du barrage veulent donner plus d’ampleur à leur mouvement

Poursuivre « sereinement » les actions en justice

Une modification des statuts de notre association s’impose pour pouvoir poursuive sereinement nos actions en justice ».

Une assemblée générale extraordinaire est donc prévue le 12 février à 20 h 30 à la salle communale des Biards.

A l’ordre du jour :

  • un point sur le dossier et ses derniers développements,
  • les dernières actions,
  • la modification des statuts

et les questions diverses.

 

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 22 Janvier 2019

 
Nous cherchons le vaccin pour combattre le virus de la désinformation

"l’argent de l’Agence de l’eau va se mériter". Quelle outrecuidance ! L’Agence de l’eau mérite-t-elle l’argent que chaque usager lui verse ? Ses échecs devraient la rappeler à plus de modestie, car le bilan, de ses propres aveux à la presse, n’est pas glorieux. Einstein doutait que la résolution des problèmes puisse venir de ceux qui les avaient engendrés. Si l’agence de l’eau n’est pas à l’origine des pollutions, elle est bien responsable du choix des procédures et actions pour la résorber.

 

De bons vœux récurrents sans effets en 2019

•« réduire les produits phytosanitaires ». Que disent les statistiques de vente de produits phyto en France ? Ne sont-ils pas en augmentation constante ? La France n’est-elle pas championne d’Europe ? Est-ce honnête de prétendre depuis 10 ans "une réduction" s’il y a "augmentation" ?

 

Le « bon état 2015 »
Nous n’avons pas oublié depuis ~2010 les arguments comminatoires pour culpabiliser les propriétaires d’ouvrages : leur absence d’enthousiasme à détruire leurs ouvrages ne permettrait pas l’atteinte du bon état ! Et voilà enfin le volet « pollutions » un peu plus évoqué.

« La lutte contre les pollutions et pour la qualité des eaux va concentrer près d’un milliard d’aides pour moderniser des stations d’assainissement ».

Question : la situation est souvent calamiteuse. Pourquoi n’ont elles pas toutes été traitées en priorité, si ce n’est par un autre choix de priorisation des dépenses ?

 

Infox virale

« L’effacement d’un plan d’eau a permis au ruisseau de retrouver sa continuité écologique ». La belle affaire qu'un ruisseau des Mauges recouvre un fonctionnement "plus naturel". Qui chiffre le gain à l’aune des dépenses ?


• « Dans une entreprise de mécanique de précision l’atelier de traitement de surface a mis en place un système d’évaporation pour traquer les micropolluants. Les effluents sont recyclés ». Parfait !
Question : avec l’argent jeté dans le ruisseau des Mauges, les effluents d’une entreprise supplémentaire ne pouvaient-ils pas être traités ?
Le sujet de fond: la hiérarchisation des axes prioritaires n’est-elle pas à reconsidérer au visa des bilans par rapport aux besoins ?
Pour être clair : l’agence place de façon délusoire au même niveau la prétendue valorisation par la presse d’une destruction d’ouvrage, peut-être favorable aux poissons d’élevage introduits dans les cours d’eau (exemple du barrage à Saint-Junien -87- sur la Glane pour 1,5M€) et le traitement des pollutions.

 

Gestion qualitative et quantitative de l’eau

Le bon état, focalisé sur l’écologie, nécessite une eau en « quantité et qualité suffisantes».

Questions :

• Marteler à tous crins le « mauvais état écologique » (estimé à vue, sans une once de science), n’est-il pas un argument indispensable pour tenter de justifier la destruction des ouvrages ?
• Quels sont les résultats du « bon état chimique » ?

• La destruction des plans d’eau augmente-t-elle ou diminue-t-elle la quantité d’eau disponible ?

• Nous n’avons pas connaissance des prospectives permettant de dériver et retenir l’eau utile, au lieu de laisser 100 milliards de m3 s’écouler vers l’océan…puis déplorer la sécheresse et le changement climatique.

 

Depuis la LEMA 2006, nous observons les mêmes arguments attachés aux mêmes diagnostics, ceux qui n’ont précisément pas permis d’atteindre le « bon état 2015 ». Des dépenses lourdes, sans discerner les bonnes actions et les mauvaises cibles. L’Agence de l’eau garde tout, et avec la même logorrhée, ressert les plats aux nouveaux administrateurs, pour atteindre cette fois l’objectif 2021.
En, 2022, les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’Agence aura 2027 dans le viseur… et ainsi de suite.
Seuls les particuliers ont une obligation de résultat au regard de l’administration, pas les administrations au regard de l’usager-payeur.

 

 

Eau : quand la qualité ne coule pas de source

Édith GESLIN.

Publié le 17/01/2019 

Le 11e programme de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne fixe les enjeux prioritaires pour les six ans qui viennent : reconquête de la qualité, lutte contre la pollution, adaptation au changement climatique. Avec 2,27 milliards d’euros pour accompagner des projets…

Le contexte : une situation très dégradée

Comment concilier économie, agriculture, respect de la biodiversité, qualité de l’eau, solidarité entre les territoires, réchauffement climatique ?… Un casse-tête que le programme 2019-2024 de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne prend à bras-le-corps en concentrant ses efforts sur deux piliers : la reconquête de la qualité de l’eau et la solidarité entre territoires, urbains et ruraux.

L’étau se resserre en Pays de la Loire où la situation est particulièrement dégradée. Entre 9 % et 11 % des cours d’eau, seulement, y sont considérés comme « en bon état écologique  »(1), alors que l’objectif français pour répondre à une recommandation européenne est de 37 % en 2021. En Vendée, seulement 1 % des masses d’eau sont conformes et 2 % en Loire-Atlantique.

La question de la quantité de ressource est posée avec l’augmentation de la population régionale et le besoin généré par l’afflux de touristes. L’évolution du climat fait aussi son œuvre : « Il y a dix ans, un dixième du territoire connaissait un épisode de sécheresse, aujourd’hui un tiers est concerné chaque année », souligne Thierry Burlot, président du comité de bassin. « Il y a urgence à y aller », renchérit Laurent Gérault, président des commissions programme, conseiller régional des Pays de la Loire.

Le nouveau programme : 2,27 milliards

« L’eau va devenir une denrée rare et l’argent de l’Agence de l’eau va se mériter  », insiste son directeur, Martin Guitton. Le 11e programme met sur la table 2,27 milliards. Les investissements seront soutenus à hauteur de 335 millions par an dans l’ensemble du bassin Loire-Bretagne, malgré une baisse annuelle de 60 millions.

La lutte contre les pollutions et pour la qualité des eaux va concentrer près d’un milliard d’aides pour moderniser des stations d’assainissement, améliorer les réseaux, réduire les produits phytosanitaires, mettre en place des technologies propres… Pour la préservation de la biodiversité et la restauration des milieux aquatiques, 300 millions sont prévus. Un peu plus de 150 millions iront au partage de la ressource et à l’adaptation au changement climatique.

L’Agence de l’eau perçoit une redevance de tous les usagers : particuliers, entreprises, agriculteurs, collectivités. Pour les ménages, la fiscalité devrait baisser dans les six ans qui viennent, le taux au mètre cube perdant trois centimes d’euros.

Des projets, une logique de territoire

Bernadette Doret, la directrice de la délégation Maine-Loire-Océan (le territoire régional), le rappelle, « le 10programme a accompagné 1 600 projets ». Des exemples ? L’effacement du plan d’eau du Pinteau à Chaudron-en-Mauges (Maine-et-Loire) a permis au ruisseau du Pinoux de retrouver sa continuité écologique, un fonctionnement plus naturel. Ces travaux vont être finalisés en 2019. Dans l’entreprise de mécanique de précision Halgand, à Saint-Brevin-les-Pins, l’atelier de traitement de surface a mis en place un système d’évaporation pour traquer les micropolluants. Aujourd’hui, tous les effluents sont recyclés.

Alors que la Région Pays de la Loire souhaite prendre la main sur le sujet « eau », Laurent Gérault l’assure : « On est dans une logique de territoire et d’effort partagé avec ceux qui ont une moindre capacité d’investissement. »

Un chiffre : 13

En millions, le nombre d’habitants du bassin Loire-Bretagne qui s’étend des sources de la Loire à son estuaire et jusqu’à la pointe du Finistère. Un bassin qui couvre 28 % du territoire métropolitain, plus de 7 000 communes et 36 départements. Ainsi qu’un littoral de 2 600 km, soit 40 % du littoral métropolitain.

(1)  Une eau en quantité et qualité suffisantes pour les écosystèmes et la vie aquatique.

 

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/eau-quand-la-qualite-ne-coule-pas-de-source-6178805

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Rédigé par jojo

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Publié le 22 Janvier 2019

 
Projet de plan de gestion du saumon atlantique 2019-2024

En mode "consulter pour consulter" et ne rien changer. Est-ce que le saumon, en voie d’extinction, ferait la différence entre sa mort due à la pêche industrielle, ou au défaut de ressources alimentaires halieutiques ? Et quand le rescapé rejoint l’eau douce, distingue–t-il sa mort due à la pêche de loisir, au braconnage ou à la prédation du silure ?

La doctrine française de la protection des espèces amphihalines (du saumon en particulier) nous apparaît depuis des années assez cocasse : elle se focalise et se résume uniquement à leur vie en eau douce.
Comme si ce paramètre, et lui seul, était capable de restaurer les stocks mondiaux ?
Cette politique a choisi de cibler plus précisément les ouvrages hydrauliques en travers des cours d’eau et ignore les autres facteurs impactant.

On peut suggérer que depuis des décennies, le volet hydromorphologie du cours d’eau aurait plutôt été amélioré par la destruction d’obstacles réputés infranchissables ? Or, c’est petite lorgnette est peu crédible. Après 20 ans de  "POMI" de tous ordres, les stocks continuent de s’effondrer : les peuplements diminuent inexorablement.

L'appréciation franco-française, cloisonnée, ignore que le saumon passe la majeure partie de sa vie dans l’océan, et cela semble curieusement échapper à l’administration.

 

La vie du saumon en mer 

Ø  Quels sont les impacts de l’aquaculture industrielle sur la génétique des peuplements naturels ? Sur les pathologies ?

Ø  Quel est l’impact du réchauffement climatique sur l’effondrement de 80% des stocks de krill constituant l’alimentation de base du saumon?

Ø  Quels sont les préjudices des choix de financements de la surpêche par l’UE ? Qui gagne et qui perd ?

Ø  Peut-on continuer à qualifier de « captures accidentelles » les extractions de la pêche industrielle subventionnée ?

Ø  Cette ponction, sans regard scientifique, est-elle tolérée à la seule légitimité qu’elle est subventionnée ? Qu’une croissance durable à deux chiffres doive être garantie aux actionnaires tant qu’il restera un dernier saumon à pêcher ?

Ø  Cette récolte aveugle, outrancière, est-elle pérenne ?

 

En eau douce : le parcours du combattant pour les rares rescapés.

Le milieu dulçaquicole relève du champ d’application du code de l’environnement.

Ø  Le saumon, arrivant en eau douce, apprécie-t-il la qualité chimique de l’eau qui lui est infligée?

Ø  Les pêcheurs, "protecteurs du milieu naturel", ont introduit le silure pour satisfaire leur plaisir personnel faisant fi de toute étude scientifique. Un silure distingue–t-il une proie protégée en voie d’extinction d’une autre ?

Ø  Quel est l’impact de la pêche professionnelle ?

Ø  Les "quotas de capture" ne favorisent-ils pas un  braconnage légal ?

Ø  Les retombées économiques induites par la pêche de loisir primant les considérations patrimoniales, sont-elles légitimes pour déplorer la protection d’une espèce en la détruisant par un acte égoïste destructeur volontaire ?

 

Les questions/réponses fondamentales.

1)    Avec de tels aléas pour le saumon, tous cumulatifs (l’anguille est dans la même situation), quelles espèces sauvages ne seraient-elles pas menacées d’extinction totale ?

2)    Qui ignore cet état de la situation ?

 

Discussion

• Au plan écologique, quelle mort artificielle d’un saumon avant qu’il ne rejoigne une frayère, serait-elle plus "acceptable" qu’une autre ?  Strictement aucune, évidemment !

• Si la volonté de protéger l’espèce existait vraiment, tous ces facteurs connus, identifiés et passés sous silence pour ne déplaire ni à Pierre ni à Paul depuis des années, seraient considérés et traités.

 

Conclusion

Cette consultation publique revêt vraiment un caractère infâmant. Elle tente d’inverser la charge de la preuve : faire croire que la démocratie participative apporterait des bribes de réponses à des problématiques connues, certaines encouragées, d’autres subventionnées par une politique que l’administration feindrait de découvrir… alors qu’elle dispose de toutes les données pour agir. Et que sans cette contribution de la France périphérique, les prospectives seraient au point zéro de la protection de l'espèce.

 

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-plan-de-gestion-du-saumon-atlantique-a1914.html?fbclid=IwAR1h6JZI5eLIFew_gGDCVidnL2GoBLh4s1c9ItP2wenvoaL4TABvVAa83_c

illustration Thalassa: cette belle prise de 1,15m ne rejoindra pas sa frayère, barrage(s)  ou pas!

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Rédigé par jojo

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Publié le 21 Janvier 2019

Bonjour à tous,

Nos avocats déposeront nos recours ce début de semaine auprès du Tribunal administratif de Caen.

-       Un référé-suspension visant à obtenir la suspension des opérations de démantèlement du barrage de Vezins qui devraient intervenir dès le mois d’Avril.

-       Un recours de plein contentieux contre l’arrêté « complémentaire » du préfet de la Manche portant sur la démolition du barrage de Vezins.

-       Un autre recours de plein contentieux contre l’arrêté « complémentaire » du préfet de la Manche portant sur la démolition du barrage de la Roche-qui-Boit.

 

Une modification des statuts de notre association s’impose pour pouvoir poursuive sereinement nos actions en justice.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de convoquer une

Assemblée Générale extraordinaire le 12 FEVRIER PROCHAIN 20H30 à la salle communale des BIARDS

ORDRE DU JOUR :

-       Un point sur le dossier et ses derniers développements

-       Nos dernières actions

-       Modification des statuts

-       Questions diverses.

 

Je vous espère nombreux et déterminés.

Bien à vous,

John KANIOWSKY

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Rédigé par jojo

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Publié le 18 Janvier 2019

Traitement de l'eau : le groupe Sources vise à se diversifier

Le groupe Sources, spécialiste de la conception et construction d'usines de traitement de l'eau a opté pour une opération de LBO primaire pour permettre son développement. Celle-ci est une opération d'acquisition financée par un recours à l'endettement.

"Je suis ravi de cette opération. Elle permet au groupe Sources de sécuriser et d'accélérer son développement, a indiqué Patrick Billette, président de Sources. Les 10 managers clés de la société sont maintenant pleinement associés au capital aux côtés de Turenne Capital, notre investisseur leader, Isatis Capital, investisseur historique, et Bpifrance, nouvel investisseur bien identifié par nos donneurs d'ordre publics".

Grâce à cette opération, le groupe ambitionne de poursuivre sa croissance par l'intensification du maillage territorial, le renforcement des pôles régionaux existants et la diversification de l'activité en France et à l'étranger. Il souhaite également entendre son activité au traitement des eaux industrielles ou encore la co-méthanisation des boues et des déchets, et la mise en œuvre d'une offre d'exploitation des stations de traitement des eaux.

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Rédigé par jojo

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Publié le 18 Janvier 2019

 
Nous cherchons le vaccin pour combattre le virus de la désinformation

"l’argent de l’Agence de l’eau va se mériter". Quelle outrecuidance ! L’Agence de l’eau mérite-t-elle l’argent que chaque usager lui verse ? Ses échecs devraient la rappeler à plus de modestie, car le bilan, de ses propres aveux à la presse, n’est pas glorieux. Einstein doutait que la résolution des problèmes puisse venir de ceux qui les avaient engendrés. Si l’agence de l’eau n’est pas à l’origine des pollutions, elle est bien responsable du choix des procédures et actions pour la résorber.

 

De bons vœux récurrents sans effets en 2019

•« réduire les produits phytosanitaires ». Que disent les statistiques de vente de produits phyto en France ? Ne sont-ils pas en augmentation constante ? La France n’est-elle pas championne d’Europe ? Est-ce honnête de prétendre depuis 10 ans "une réduction" s’il y a "augmentation" ?

 

Le « bon état 2015 »
Nous n’avons pas oublié depuis ~2010 les arguments comminatoires pour culpabiliser les propriétaires d’ouvrages : leur absence d’enthousiasme à détruire leurs ouvrages ne permettrait pas l’atteinte du bon état ! Et voilà enfin le volet « pollutions » un peu plus évoqué.

« La lutte contre les pollutions et pour la qualité des eaux va concentrer près d’un milliard d’aides pour moderniser des stations d’assainissement ».

Question : la situation est souvent calamiteuse. Pourquoi n’ont elles pas toutes été traitées en priorité, si ce n’est par un autre choix de priorisation des dépenses ?

 

Infox virale

« L’effacement d’un plan d’eau a permis au ruisseau de retrouver sa continuité écologique ». La belle affaire qu'un ruisseau des Mauges recouvre un fonctionnement "plus naturel". Qui chiffre le gain à l’aune des dépenses ?


• « Dans une entreprise de mécanique de précision l’atelier de traitement de surface a mis en place un système d’évaporation pour traquer les micropolluants. Les effluents sont recyclés ». Parfait !
Question : avec l’argent jeté dans le ruisseau des Mauges, les effluents d’une entreprise supplémentaire ne pouvaient-ils pas être traités ?
Le sujet de fond: la hiérarchisation des axes prioritaires n’est-elle pas à reconsidérer au visa des bilans par rapport aux besoins ?
Pour être clair : l’agence place de façon délusoire au même niveau la prétendue valorisation par la presse d’une destruction d’ouvrage, peut-être favorable aux poissons d’élevage introduits dans les cours d’eau (exemple du barrage à Saint-Junien -87- sur la Glane pour 1,5M€) et le traitement des pollutions.

 

Gestion qualitative et quantitative de l’eau

Le bon état, focalisé sur l’écologie, nécessite une eau en « quantité et qualité suffisantes».

Questions :

• Marteler à tous crins le « mauvais état écologique » (estimé à vue, sans une once de science), n’est-il pas un argument indispensable pour tenter de justifier la destruction des ouvrages ?
• Quels sont les résultats du « bon état chimique » ?

• La destruction des plans d’eau augmente-t-elle ou diminue-t-elle la quantité d’eau disponible ?

• Nous n’avons pas connaissance des prospectives permettant de dériver et retenir l’eau utile, au lieu de laisser 100 milliards de m3 s’écouler vers l’océan…puis déplorer la sécheresse et le changement climatique.

 

Depuis la LEMA 2006, nous observons les mêmes arguments attachés aux mêmes diagnostics, ceux qui n’ont précisément pas permis d’atteindre le « bon état 2015 ». Des dépenses lourdes, sans discerner les bonnes actions et les mauvaises cibles. L’Agence de l’eau garde tout, et avec la même logorrhée, ressert les plats aux nouveaux administrateurs, pour atteindre cette fois l’objectif 2021.
En, 2022, les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’Agence aura 2027 dans le viseur… et ainsi de suite.
Seuls les particuliers ont une obligation de résultat au regard de l’administration, pas les administrations au regard de l’usager-payeur.

 

 

Eau : quand la qualité ne coule pas de source

Édith GESLIN.

Publié le 17/01/2019 

Le 11e programme de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne fixe les enjeux prioritaires pour les six ans qui viennent : reconquête de la qualité, lutte contre la pollution, adaptation au changement climatique. Avec 2,27 milliards d’euros pour accompagner des projets…

Le contexte : une situation très dégradée

Comment concilier économie, agriculture, respect de la biodiversité, qualité de l’eau, solidarité entre les territoires, réchauffement climatique ?… Un casse-tête que le programme 2019-2024 de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne prend à bras-le-corps en concentrant ses efforts sur deux piliers : la reconquête de la qualité de l’eau et la solidarité entre territoires, urbains et ruraux.

L’étau se resserre en Pays de la Loire où la situation est particulièrement dégradée. Entre 9 % et 11 % des cours d’eau, seulement, y sont considérés comme « en bon état écologique  »(1), alors que l’objectif français pour répondre à une recommandation européenne est de 37 % en 2021. En Vendée, seulement 1 % des masses d’eau sont conformes et 2 % en Loire-Atlantique.

La question de la quantité de ressource est posée avec l’augmentation de la population régionale et le besoin généré par l’afflux de touristes. L’évolution du climat fait aussi son œuvre : « Il y a dix ans, un dixième du territoire connaissait un épisode de sécheresse, aujourd’hui un tiers est concerné chaque année », souligne Thierry Burlot, président du comité de bassin. « Il y a urgence à y aller », renchérit Laurent Gérault, président des commissions programme, conseiller régional des Pays de la Loire.

Le nouveau programme : 2,27 milliards

« L’eau va devenir une denrée rare et l’argent de l’Agence de l’eau va se mériter  », insiste son directeur, Martin Guitton. Le 11e programme met sur la table 2,27 milliards. Les investissements seront soutenus à hauteur de 335 millions par an dans l’ensemble du bassin Loire-Bretagne, malgré une baisse annuelle de 60 millions.

La lutte contre les pollutions et pour la qualité des eaux va concentrer près d’un milliard d’aides pour moderniser des stations d’assainissement, améliorer les réseaux, réduire les produits phytosanitaires, mettre en place des technologies propres… Pour la préservation de la biodiversité et la restauration des milieux aquatiques, 300 millions sont prévus. Un peu plus de 150 millions iront au partage de la ressource et à l’adaptation au changement climatique.

L’Agence de l’eau perçoit une redevance de tous les usagers : particuliers, entreprises, agriculteurs, collectivités. Pour les ménages, la fiscalité devrait baisser dans les six ans qui viennent, le taux au mètre cube perdant trois centimes d’euros.

Des projets, une logique de territoire

Bernadette Doret, la directrice de la délégation Maine-Loire-Océan (le territoire régional), le rappelle, « le 10programme a accompagné 1 600 projets ». Des exemples ? L’effacement du plan d’eau du Pinteau à Chaudron-en-Mauges (Maine-et-Loire) a permis au ruisseau du Pinoux de retrouver sa continuité écologique, un fonctionnement plus naturel. Ces travaux vont être finalisés en 2019. Dans l’entreprise de mécanique de précision Halgand, à Saint-Brevin-les-Pins, l’atelier de traitement de surface a mis en place un système d’évaporation pour traquer les micropolluants. Aujourd’hui, tous les effluents sont recyclés.

Alors que la Région Pays de la Loire souhaite prendre la main sur le sujet « eau », Laurent Gérault l’assure : « On est dans une logique de territoire et d’effort partagé avec ceux qui ont une moindre capacité d’investissement. »

Un chiffre : 13

En millions, le nombre d’habitants du bassin Loire-Bretagne qui s’étend des sources de la Loire à son estuaire et jusqu’à la pointe du Finistère. Un bassin qui couvre 28 % du territoire métropolitain, plus de 7 000 communes et 36 départements. Ainsi qu’un littoral de 2 600 km, soit 40 % du littoral métropolitain.

(1)  Une eau en quantité et qualité suffisantes pour les écosystèmes et la vie aquatique.

 

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/eau-quand-la-qualite-ne-coule-pas-de-source-6178805

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Publié le 17 Janvier 2019

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Publié le 16 Janvier 2019

Grand débat national. Sud-Manche : Les Amis du barrage se manifestent
Le président des Amis du barrage est bien décidé à se faire entendre du président de la République.
Le président des Amis du barrage est bien décidé à se faire entendre du président de la République. | OUEST-FRANCE
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Le Grand débat national s’ouvre ce mardi 15 janvier 2019 dans l’Eure. Les Amis du barrage entendent bien profiter de l’occasion.

John Kaniowsky, président des Amis du barrage, cette association qui se bat pour conserver en l’état et en état de marche les deux barrages hydroélectriques du Sud-Manche, Vezins et la Roche-qui-Boit, a profité du lancement, mardi 15 janvier 2019, du Grand débat national à Grand-Bourgtheroulde (Eure), pour se rappeler au bon souvenir du président de la République. En lui remettant un courrier pour rappeler «  la correspondance du 20 septembre que nous avons reçue du chef de cabinet de la présidence de la République, faisant suite à l’envoi de plusieurs courriers destinés à vous-même, au Premier ministre et à M. de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire ».

« Aucun effet concret »

Ce courrier, rappelle le président des Amis du barrage, «  nous assure que le chef de l’État est à l’écoute de nos inquiétudes concernant la destruction des barrages de la Sélune et qu’il a informé M. de Rugy de nos préoccupations pour qu’il procède à un examen diligent de notre intervention ».

Or, à ce jour, « ces échanges épistolaires n’ont été suivis d’aucun effet concret, mis à part la parution de deux arrêtés préfectoraux ordonnant la « déconstruction » des deux ouvrages, confirmant ainsi une décision inepte prise sans aucune concertation ».

Le président des Amis du barrage demande à Emmanuel Macron de «  bien vouloir faire en sorte qu’un dialogue franc soit enfin établi avec les citoyens et que nous soyons reçus par M. de Rugy ou un de ses proches collaborateurs ».

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Rédigé par jojo

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Publié le 16 Janvier 2019

Manche : les doléances des Amis du Barrage transmises à Emmanuel Macron
Manche : les doléances des Amis du Barrage transmises à Emmanuel Macron

Le démantèlement du barrage de Vezins - 278 mètres de long et 36 mètres de haut - est prévu à partir du printemps 2019.

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L'association Les Amis du Barrage réclame désormais "un dialogue franc avec les citoyens" du sud-Manche et être reçue par le ministre de l'Ecologie.

A l'occasion de l'ouverture du grand débat national à Grand-Bourgtheroulde (Eure), lors du lancement de la tournée d'Emmanuel Macron, mardi 15 janvier 2019, les Amis du Barrage (ADB) lèvent le voile sur leurs doléance transmises au chef de l'Etat. John Kaniowsky, président de ladite association, rappelle les correspondances entre le chef de cabinet de la présidence de la République, les différents ministères, l'Elysée et les ADB.

"Aucun effet concret"

Sauf qu'à ce jour, et malgré "l'écoute de nos inquiétudes concernant la destruction des barrages de la Sélune", ces échanges "épistolaires n'ont été suivis d'aucun effet concret, mis à part la parution de deux arrêtés préfectoraux ordonnant la déconstruction des deux ouvrages, confirmant ainsi une décision inepte prise sans aucune concertation". Le président des ADB invite donc en cette période de grande réflexion et de débats de "bien vouloir faire en sorte qu'un dialogue franc soit enfin établi avec les citoyens et que nous soyons reçus par Monsieur de Rugy - ministre de la Transition écologique et solidaire - ou un de ses proches collaborateurs".

 

 

 

 
 

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