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Publié le 31 Mars 2019

Manche : des opposants à l'arasement s'enchaînent au barrage de Vezins
Manche : des opposants à l'arasement s'enchaînent au barrage de Vezins

Yves Samson, Louis Desloges, Louis Gontier, Michel Gérard et Jocelyne Belloir au barrage de Vezins (sud-Manche), samedi 30 mars 2019.

- Nicolas Thomas
Le
Par : Nicolas Thomas

Les opposants à l'arasement des barrages hydroélectriques du sud-Manche ne désarment pas. Deux d'entre eux, dont l'ancien conseil départemental d'Isigny-le-Buat, se sont enchaînés samedi 30 mars 2019 à la grille de la coursive du barrage de Vezins.

Ils n'étaient pas très nombreux à venir soutenir les deux enchaînés samedi 30 mars 2019 au barrage hydroélectrique de Vezins. Parmi la poignée d'opposants, le maire de Poilley, Michel Gérard, et deux adjoints aux maires de Ducey, Yves Samson et Jocelyne Belloir.

Enchaînés jusqu'au 27 mai 2019

"Ils ont coupé la ligne 90 000 volts qui relie le barrage au réseau électrique", s'insurge Louis Gontier. Fervent défenseur des ouvrages de la Sélune, il s'est enchaîné depuis 14 h à la grille d'entrée de la coursive du barrage en compagnie de Louis Desloges, ancien conseiller départemental d'Isigny-le-Buat. "Nous sommes déterminés, on a tout prévu : tente et victuailles." Les deux protestataires ont l'intention de rester sur le site jusqu'au 27 mai 2019, date à laquelle le Conseil d'Etat doit statuer sur le recours des opposants à la destruction des barrages. "Le recours n'est pas suspensif donc nous restons sur le barrage pour empêcher le début des travaux."

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"Une réserve d'eau douce de 20 millions de m3 supprimée"

Les élus présents sont toujours sidérés que l'Etat veuille détruire ces ouvrages. "98,89 % des habitants veulent leur maintien ! Dans le monde, on n'a jamais détruit de barrages qui sont en bon état !" Louis Gontier demande que la cour des comptes se saisisse du dossier. "Combien ça a coûté l'arasement entre le projet de renaturation de la vallée de la Sélune et les différentes études ?"

Les arguments en faveur du maintien des barrages fusent comme des évidences dans la bouche de leurs supporters dont Jean-Louis Varinot, ancien directeur du site dans les années 1970, qui à 90 ans a fait la route de Bretagne pour soutenir l'action. "Il est également inimaginable avec le réchauffement climatique de se priver d'une réserve d'eau douce de 20 millions de m3", souligne Yves Samson. "C'est d'ailleurs la seule et la plus proche réserve qui pourrait réchauffer le réacteur nucléaire de Flamanville en cas de pépin."

Les opposants à l'arasement savent que le Conseil d'Etat est l'ultime recours pour sauver les ouvrages. Chez eux, la pression monte. "On est gentil, mais on est poussé à devenir con !", lâche Louis Gontier.

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Mars 2019

OUI, la VERCHMACH, en 1944, voulait détruire le barrage de Vezins. Voici la preuve par Ouest-France. La résistance a eu raison de ce complot nazifiant.

En 2019, nos dirigeants, peu précautionneux pour le passé, auront-ils le courage de jouer les "transformistes" si peu éclairés, comme le fait une bombe en touchant son objectif..?????

Allons, messieurs, à défaut de pudeur, ayez un peu de conscience pour ceux qui se sont battus avant vous. Mais eux, ils obtinrent un recours non quantifiable, la sérénité dans l'éternité.

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Mars 2019

Les questions d'inondations de la Sélune sont trompeuses: quand l’État propriétaire du barrage décide de le supprimer, chacun attend bien entendu qu'il supporte les conséquences négatives de sa décision. Facile à dire mais comment être plus précis quand la "renaturation" obligerait de se référer à un état de nature qui a disparu il y a un siècle?
La comparaison entre les volumes qu'impliquerait une "crue centennale" et les 20 millions de mètre-cube du grand lac conduit vite à la conclusion que l'existence des barrages ne changerait sans doute pas grand chose aux inondations que provoquerait un événement de ce calibre. Et depuis 25 ans on a fait répéter cela aux ministres , souvent hélas en leur faisant "par simplification" dire uniquement "pas d'impact sur le risque d'inondation"! C'est bien entendu radicalement faux pour les "petites crues" qui se produisaient tous les deux ou cinq ans: la même réflexion sur les volumes le montre à l'évidence. Bien entendu aussi la performance d'un ouvrage de ce type pour la prévention des inondations dépend de la manière dont l'exploitant pilote les vannes et équipements : ici comme ailleurs, il y a eu des échecs dont personne ne se vante trop mais pour l'essentiel l'aval a été protégé des inondations classiques au XIXème siècle.
Que l’État doit-il faire s'il confirme son intention de supprimer ces barrages?
La raison voudrait qu'il réalise lui-même ou au moins finance les travaux nécessaires pour renforcer la résistance des habitations, commerces, exploitations,... entre la Roche qui Boit et l'estuaire : l'ordre de grandeur du budget total de l'opération (plus de 60 M€) ne serait sans doute pas bouleversé mais cela peut prendre deux ans. Surtout, cela impose de reconnaître immédiatement que le dossier "inondations fréquentes" n'a pas été bien étudié, aveu qui représente un coût politique indéniable. Mais, à l'inverse, continuer à répéter que la suppression ne changerait rien au risque d'inondation à l'aval pourrait très bien conduire à des tensions graves si une crue comparable à celle de janvier 2018 devait se produire dans les deux ans qui viennent : ceux dont les conditions de vie seraient affectées ou ceux dont les biens perdraient leur valeur ne manqueraient pas d'exprimer leur mécontentement. Le coût économique pour l’État de la première hypothèse serait remplacé par un coût (forcément plus important) pour les inondés (et leurs assureurs ??). Le coût politique serait pour sa part sans doute différé mais très alourdi si la réaction est forte.
Bref, le choix va être difficile mais il est urgent.

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Mars 2019

Grâce aux habitants, le moulin de Velaux fournira à nouveau de l'électricité

Construit il y a 500 ans et transformé en centrale il y a près de soixante ans, le moulin ne marchait plus depuis un moment. Alors, les habitants ont réagi.

Parce qu’ils voulaient une électricité verte produite localement, près de deux cents habitants d’une commune du sud de la France ont uni leurs efforts pour remettre en service leur mini centrale hydraulique. Et ça a marché ! Gros plan sur une mobilisation exemplaire et réussie !

Source : Provence Énergie Citoyenne

L’information est relayée par 20 minutes. À Velaux (Pays d’Aix), 150 foyers vont de nouveau être connectés au moulin de la commune et, ainsi, disposer d’une énergie propre, renouvelable et locale. Mais pour en arriver là, il a d’abord fallu jouer collectif, et s’organiser…

Le moulin de Velaux, construit il y a 500 ans et reconverti en centrale électrique en 1962, était hors-service depuis sept ans. Enercoop, fournisseur d’électricité renouvelable, découvre alors le site et s’associe à des habitants autour d’un projet citoyen pour le remettre en marche.

200 habitants sont désormais actionnaires de Provence Énergie Citoyenne, en charge de l’exploitation du moulin. Jérôme Lelong, d’Enercoop, cité par 20 Minutes :

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« En quelques jours, nous avons récolté 140 000 euros qui sont venus compléter les financements publics. Comme quoi ce n’est pas si compliqué de mobiliser de l’épargne citoyenne locale (…) « L’enjeu était que les gens s’impliquent, après ils le font pour des raisons différentes. Pour que ça marche, il faut des rendez-vous réguliers, organiser le travail, et que chacun puisse trouver quelque chose à faire, à la hauteur du temps qu’il a. »

Et apparemment, ce projet, qui crée du lien et de la solidarité entre les habitants, fait déjà naître de nouvelles ambitions aux alentours : un autre projet hydraulique serait d’ores et déjà envisagé.

Comme quoi, la force du collectif, il n’y a que ça de vrai.

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Mars 2019

 

Morgan Boëdec / MCM Presse pour Localtis
Captages d'eau prioritaires : pour l’UFC-Que Choisir, le pilotage des plans d'action est à confier aux communes 

Environnement

En l’absence d’évaluation, douze ans après le lancement de mesures déployées sur les captages prioritaires dits Grenelle, l’UFC-Que Choisir a réalisé et publié le 28 mars son propre bilan portant sur une centaine de captages répartis dans une vingtaine de départements. Son bilan démontre que la prévention y est efficace, sous certaines conditions. Elle préconise l'extension de ces mesures et un pilotage des plans d’action par les communes desservies par les captages.

Pour élaborer son bilan sur les captages d'eau potable dits Grenelle, publié ce 28 mars, l'UFC-Que Choisir a pris pour échantillon d'étude 102 captages répartis dans 27 départements et qui alimentent en eau des villes de plus de 100.000 habitants (Rennes, Rouen, Douai-Lens), des plus petites (Bourg-en-Bresse, Bourges, Niort, Poitiers, Valence, Vitré) et des villages. Les enquêteurs ont été formés aux enjeux de gestion de l’eau et travaillé à partir d’un questionnaire recensant et qualifiant les mesures de protection de ces captages prioritaires. "Le Grenelle de l’environnement avait redonné un souffle en décidant de concentrer les efforts sur un nombre resserré - un millier en 2013 - de captages prioritaires particulièrement touchés par les pollutions diffuses. Douze ans après, aucun bilan officiel n'en a été dressé et l’opacité règne sur leur mise en oeuvre. Pour mesurer l’impact de ces mesures sur la baisse des pollutions en nitrates ou en pesticides, nous avons pris les devants et réalisé ce bilan grâce à notre réseau d’associations locales", explique l'UFC-Que Choisir. L'association a dû faire face à  "un manque évident de transparence" : 20% des structures  chargées du suivi des mesures de protection (syndicats de l'eau, services départementaux, mairies, chambres d’agriculture, agences de l’eau) ne lui ont pas répondu. 

Intérêt des captages Grenelle : une baisse significative des pollutions 

Sur les 81 captages pour lesquels des réponses ont été rapportées, des mesures précises existent et "les évolutions observées sont favorables puisqu’on observe sur près des deux tiers des captages une baisse des pollutions pour au moins un des deux critères, nitrates ou pesticides". Dans une petite dizaine de captages en revanche, des hausses des niveaux de pollutions sont constatées. De réels plans d’actions n'y ont pas toujours été lancés. "C’est pour les nitrates que les évolutions constatées sont les plus favorables, avec des baisses observées dans près d’un cas sur trois. Des programmes d’action efficaces ont été mis en place, par exemple celui de la commune de Champdôtre en Côte-d’Or : les niveaux de pollution y ont été divisés par deux, mettant les eaux brutes en conformité avec la norme de potabilité. Autre captage vertueux cité, celui desservant la commune de Saint-Maurice-de-Rotherens (Savoie) qui a fait baisser les teneurs en nitrates de 35 mg/l à 2,6 mg/l, "soit une quasi disparition de ces pollutions".

Le pilotage par les communes desservies, facteur clé de réussite

L'association a par ailleurs cherché à déterminer ce qui forge la réussite de certains plans d'action et des mesures qu'ils contiennent. L'un des facteurs clés est le pilotage par les communes desservies par ces captages, plutôt que par les administrations locales ou les structures agricoles : "Quand les communes pilotent elles-mêmes ces plans d’action, les résultats sont globalement meilleurs. On peut supposer qu'elles sont d’autant plus incitées à obtenir une réduction des pollutions qu’elles subissent, puisque leur action permet de réduire non seulement le coût de traitement de l’eau, mais aussi l’impact sanitaire potentiel de ces pollutions sur leurs administrés. A l’inverse, des résultats moins bons sont observés pour les plans d’action pilotés par les chambres d’agriculture". Autre constat, des  baisses de pollutions en nitrates "trois fois plus importantes" lorsque les plans d’action Grenelle intègrent des mesures d’application obligatoires, et non strictement volontaires. 

Et dans les 35.000 autres ?

Reste que ces captages prioritaires concernés par la politique de prévention ne représentent que moins de 3% des 35.000 captages français, "le cas général reste celui des sources sans protection particulière contre les pollutions agricoles". L’UFC-Que Choisir rappelle qu'en cas de dépassement des valeurs autorisées pour l’eau potable, l’exploitant est contraint de prendre des mesures palliatives dont le coût est alors payé par les consommateurs. L'association y voit une façon "d'externaliser les coûts de dépollution" et estime que "cette politique de l’eau prive les agriculteurs d’une incitation majeure à amender leurs pratiques et constitue une négation flagrante du principe pollueur-payeur, puisqu’elle consiste à faire payer par les consommateurs l’essentiel du traitement des pollutions agricoles". Sur la base des résultats encourageants de son enquête sur les captages prioritaires, elle demande que ces mesures de protection contre les pollutions diffuses soient étendues à l’ensemble des captages du pays. Pointant le faible développement de l’agriculture biologique et des surfaces boisées dans ces périmètres de protection des captages, l'association réclame aussi du concret dans ce domaine et souhaite q'un bilan national de la protection des captages soit régulièrement publié.

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Mars 2019

Captages d'eau potable : l'UFC-Que Choisir appelle à renforcer la protection

L'UFC-Que Choisir a identifié les leviers et les obstacles à la protection des captages d'eau potable avec une enquête menée sur 102 sites prioritaires. L'association demande notamment un renforcement réglementaire des mesures des plans d'action.

"Les différentes lois sur l'eau permettent, en théorie, une protection des captages d'eau, a indiqué Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir à l'occasion d'une conférence de presse. Sur le terrain, cette protection n'est que virtuelle".

Sur les 33.200 captages d'eau recensés en France, 7.200 ne seraient pas protégés et doivent encore faire l'objet d'une procédure d'instauration d'un périmètre de protection, selon le gouvernement. Au cours des 20 dernières années, la dégradation de la qualité des eaux a, en effet, conduit à la fermeture ou au remplacement de plus de 7.500 points de captage.

Alors que la seconde partie des Assises de l'eau s'est ouverte en novembre dernier, l'UFC-Que Choisir regrette qu'un bilan national récent sur les mesures de protection des captages n'ait été engagé. Elle a alors décidé de conduire sa propre analyse en s'appuyant sur son réseau d'associations locales. Ses membres se sont rapprochés des structures en charge de la protection des captages. Au départ, l'échantillon prévu était de 102 sites prioritaires en France métropolitaine. Ils ont obtenu une réponse que pour 81 captages. Dans ce panel, seuls 76 disposaient de mesures précises de pollution permettant un suivi.

"Le bilan est nuancé, au cas par cas, mais globalement positif :  notre échantillon montre que les mesures de protection mises en place sont efficaces", pointe Alain Bazot.

L'association montre que près de deux tiers des captages disposant d'un plan d'action ont pu bénéficier d'une baisse de la pollution pour au moins un des deux critères : les nitrates ou les pesticides. Pour un quart, la pollution a été stabilisée et pour un peu plus d'un septième, elle a augmenté. D'une façon globale, l'association a constaté que l'amélioration était plus marquée pour les nitrates. Elle s'est attachée à identifier les points forts et les faiblesses dans les plans d'action engagés.

Six facteurs de réussite de la protection des captages

"Lorsque ce sont les communes qui pilotent la protection, c'est là que nous avons le niveau de baisse de pollution le plus marquant, constate Olivier Andrault chargé de mission agriculture et alimentaire pour l'association de consommateurs UFC-Que choisir.

Autres leviers : la mise en œuvre de mesures d'application obligatoire et la fixation d'objectifs ambitieux de réduction des pollutions dans les eaux. "Pour certains captages, les acteurs visent juste en dessous des normes. D'autres vont plus loin et se donnent une marge de sécurité pour éviter de dépasser les valeurs réglementaires, par exemple lors des précipitations abondantes", indique Olivier Andrault. L'association souligne également l'effet bénéfique d'un suivi régulier, au minimum de deux analyses par an.

"La communication des niveaux de pollution peut avoir un effet incitatif auprès des agriculteurs", considère Olivier Andrault. Enfin, l'association met en avant des mesures adaptées selon le contexte. Par exemple pour les nitrates, le maintien ou le développement des haies, des prairies et des couverts végétaux sur les sols afin de limiter l'entrainement des pollutions par le ruissellement. L'ajustement précis des doses des engrais à épandre aux caractéristiques du sol limite le dépassement des seuils. "Certains acteurs prennent des références locales ou même nationales plutôt que de définir des maxima corrélés avec la nature du sol", précise Olivier Andrault.

Un faible recours aux surfaces boisées et à l'agriculture biologique

Parmi les insuffisances pointées par l'association dans les plans de protection des captages, on trouve un faible recours aux surfaces boisées et au développement de l'agriculture biologique sur ces zones. Seulement deux plans d'action prévoient du reboisement. "Sur les 10 captages comportant des surfaces en agriculture biologique, elles ne représentent en moyenne que 2 % de la surface des zones de protection des captages", regrette également l'UFC-Que Choisir.

Elle déplore également que le levier des baux environnementaux soit utilisé que dans deux plans d'action de son échantillon. "Les collectivités peuvent acheter des parcelles et imposer un mode de production moins polluant", détaille Olivier Andrault.

Dans le cadre des Assises de l'eau, l'UFC-Que Choisir portera un renforcement réglementaire des mesures de protection. Le préfet peut choisir de rendre les mesures, qui concernent les pratiques agricoles, obligatoires dans un délai de trois ans suivant la publication du plan d'action. Mais cette possibilité reste peu utilisée. "Il y a une carence dans l'intervention de l'Etat, le pouvoir de substitution ne doit pas rester lettre morte", estime Alain Bazot. Elle souhaite également que les collectivités pilotent les plans d'action. Autre souhait : que soit appliqué le principe du pollueur payeur. L'UFC-Que Choisir appelle également à utiliser les leviers du développement des surfaces boisées et de l'agriculture biologique.

Une simplification des procédures

Pour l'instant, le gouvernement s'attache davantage à simplifier la procédure d'établissement et de révision des périmètres de protection des captages d'eau potable que renforcer ses dispositions. Une disposition du projet de loi santé prévoit de limiter les périmètres de la protection immédiate aux captages dont le débit est inférieur à 100 m3 par jour. Pour les autres, les périmètres de protection rapprochée et de protection éloignée seraient maintenus uniquement si l'eau est polluée. Ces simplifications inquiètent certaines collectivités.

"Je ne vois aucune raison pour que le volume d'eau prélevé chaque jour détermine le niveau de protection nécessaire" réagit Guillaume Chiche, député LREM de la 1ère circonscription des Deux-Sèvres. "Pourquoi introduirions-nous un différentiel en fonction des territoires, que ce soit dans les zones rurales ou urbaines, ou en fonction du volume d'eau prélevé quotidiennement ? Les risques d'accidents ou d'écoulements sont les mêmes ; l'exposition potentielle à un risque de pollution reste donc la même. Tous nos concitoyens ont droit à des mesures de prévention identiques".

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Mars 2019

SI DEMAIN PLUS DE BARRAGE!
Les doux rêveurs vont prendre en mains l'avenir des 240 hectares de friches qu'aura laissé les lacs de la Sélune après leur disparition.
Que vont-ils bien pouvoir faire?
Introduire des ours ou des loups ne semble difficile mais en attendent l’hypothétique remontée des saumons il faut bien falloir occupé la scène médiatique,il y avoir de nombreux scientifiques qui vont faire des mesures, des comptages des analyses et de beaux graphiques en couleur et puis, progressivement les sangliers vont prendre possession de l’espace broussailleux laissé par la disparition des lacs pour le plus grand plaisir des chasseurs et la désolation des cultivateurs, et puis, et puis pourquoi pas introduire des castors, des rats de toutes sorte, et peut-être la loutre..., vaste chantier !

En 1938 on offrait une prime de 25 francs pour qui capturé une loutre ! maintenant on les réintroduits dans les rivières de France! ainsi va le "progrès".

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Publié le 28 Mars 2019

LES NOUVELLES DE L'ÉCO par Arjuna Andrade

DU LUNDI AU JEUDI DE 14H51 À 14H59

Réécouter Les barrages français cèdent face aux intérêts privés

3 MIN

Les barrages français cèdent face aux intérêts privés

26/03/2019

PODCAST

  EXPORTER 

Le gouvernement a annoncé sa volonté de privatiser 150 barrages hydroélectriques en France, en dépit de leur caractère hautement stratégique. Il répond ainsi à la volonté de la Commission qui s'était juré de faire chuter ce monopole d’État contraire au dogme de la concurrence libre et non faussée.

..• Crédits : AFP

Vous avez aimé les Aéroports de Paris, les autoroutes et Engie, vous allez adorer ce nouvel épisode de la grande série de privatisations, pour le moins étonnantes, menée par le gouvernement français. Cette annonce fait suite à près de dix ans de pression de la part de la Commission européenne pour démanteler la gestion publique de l’énergie hydro-électrique.

Il faut dire que Bruxelles enrage contre la position ultra-dominante d’EDF qui, en sa qualité d’acteur public de l’énergie, détient et gère 85% du parc hydraulique français, soit près de 2300 barrages en France. Des années que la Commission aimerait voir tomber ce monopole d’État aux allures insupportables de vestige socio-marxiste en plein cœur de l’Europe de marché. 

Puisqu’il était impossible d’exiger la privatisation des centrales nucléaires, relevant des activités d’importances vitales de la nation, la Commission s’est donc reportée sur la deuxième source française de production d’énergie, à savoir les barrages.

Or, justement, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer ce projet de privatisation, arguant du caractère également stratégique des barrages hydrauliques. Il faut dire que le réseau hydroélectrique français, en parallèle du réseau nucléaire, a été construit au lendemain de la guerre pour bâtir l’indépendance énergétique de la France et reste, aujourd’hui encore, un élément fondamental dans l’équilibre du mix français. 

Ainsi, cette énergie est la seule à être véritablement propre et renouvelable. Elle est aussi mobilisable à tout instant pour s’adapter aux évolutions de la consommation d’énergie. Ainsi, rien de plus simple pour réguler la production d’électricité que d’ouvrir ou de fermer les vannes d’un barrage. Se défaire de leur gestion serait donc renoncer à cette capacité de lissage de la production électrique en cas de pic ou de pénurie. 

On peut ainsi se demander ce que feraient des acteurs privés s’ils venaient à détenir et à contrôler de telles infrastructures. D’autant que l’électricité produite par les centrales hydroélectriques est aujourd’hui la moins chère de France : 20 à 30 €/MWh contre 35 à 46 pour le nucléaire. Or, comme le relève le média en ligne Le vent se lève, « un opérateur privé pourrait facilement maintenir les vannes du barrage fermées et attendre qu’un pic de consommation fasse frôler la pénurie d’électricité pour faire monter les prix. Sur le plan juridique, rien ne les en empêcherait ».  

Pour se donner une idée du type de chantage financier que peuvent exercer des acteurs privés dans de telles conditions, il suffit de se rappeler l’épisode qui avait opposé General Electric à EDF il y a quelques années. Après  avoir racheté Alstom énergie en 2016, l’entreprise américaine avait organisé une grève de maintenance pour obtenir d’EDF des conditions de gestion plus avantageuses. Après une centaine d’incidents, la direction d’EDF avait fini céder et donner gain de cause aux Américains. 

On ose à peine imaginer le pouvoir que donnerait le contrôle de ces infrastructures, quand on sait que les barrages hydrauliques servent aussi de réserve d’eau pour refroidir les centrales nucléaires...

Au-delà de ces aspects économiques et stratégiques, les barrages remplissent également un certain nombre de fonctions utiles pour la société. Ils servent ainsi de base de loisirs, comme sur le lac de Serre-Ponçon, de réserve d'eau potable pour les villes ou de retenue d’eau pour l’agriculture. On peut néanmoins se demander si un opérateur privé serait aussi enclin à libérer de l’eau gratuitement pour satisfaire aux besoins de la communauté sans contrepartie.

Que Bruxelles pousse à la privatisation du secteur hydro-électrique n’est guère étonnant : elle est dans son rôle d’aiguillon des politiques néolibérales et de héraut des vertus de la concurrence, prétendument libre et non faussée. 

Ce qui pose plutôt question, c’est l’empressement du gouvernement à satisfaire à cette exigence de Bruxelles. Incompréhensible a priori tant elle semble aller contre l’intérêt général… A moins qu’il ne s’agisse d’un énième cadeau sans contrepartie de la communauté aux intérêts privés

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Mars 2019

27 mars 19

QUI DIVAGUE ...

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Dans les PRES de la SELUNE ???

Voilà un excellent texte de GOSCINY qui s'adapte à merveille à nos problémes des barrages sur la Sélune. Nous aimerions que nos dirigeants, de quelque niveau qu'il soit, cessent de jouer les Messieurs SAIT-TOUT. En effet, à défaut de savoir réellement, ils provoquent des séismes involontaires mais dommageables pour le VIVRE ENSEMBLE. 

Dans cette affaire, par exemple, le représentant du Ministre de RUGY, polytechnicien et ingénieur des mines, que nous avions rencontré le 14 janvier 2019, n'a rien eu d'autre explication "technique" à nous opposer que son expression (qui restera dans les annales de la vallée) "Vezins...15 ans que ça dure....ça suffit". Pour une controverse technique, elle est de taille.En fait, la seule explication qui vaille, pour ces gens-là, "taisez-vous, la décision est prise". Il ne nous l'a pas dit ainsi, certes, mais le résultat est bien celui-là. L'on nous dit (au petit peuple) que l'on va nous écouter mais cette écoute est différencièe et échelonnée en fonction de ce que vous représentez. Quand le Général de GAULLE est arrivé au pouvoir en 1958, personne ne pouvait imaginer que 60 ans plus tard on en serait là. 

Quoi dire sur la révolte des "gilets jaunes" que je n'ai pas comprise au début, mais que je me dois d'interpréter désormais différemment, tant l'écoute par nos dirigeants est dérisoire. Quoi dire sur le réel pouvoir des élus locaux, sinon rien, ou alors via ceux qui comme le Maire d'Isigny le Buat, pensent qu'il est préférable de tendre la main pour une manne financière qui ne viendra jamais. Quoi dire de nos organes techniques d'Etat qui se cachent derrière leurs petits poteaux de clôtures sans réflexion profonde et en oubliant volontairement la voix du petit peuple de plus en plus marginalisé. Quand il était Ministre, Nicolas HULOT avait présenté un autre abord sur la société du futur. Il disait, en substance, que les citoyens devaient se parler et l'Etat devait être au centre de ce dispositif, notamment à propos des projets d'aménagements dans les territoires. Bingo, il avait vu juste et 7 mois après son départ, tout est à refaire et les belles paroles des uns et des autres ne suffiront plus. 

Monsieur le Préfet use de ses pouvoirs subliminaux pour "organiser" la destruction programmée d'édifices qui ont leur utilité pour longtemps. Peu importe si des inondations se font jour, quelques morts de plus ou de moins, ce n'est pas le problème. Nous l'avons vu récemment dans les inondations du sud de la France (11 - 34 - 30) mais surtout, en février 2010, en Charentes et Vendée, la fameuse tempête Xynthia qui fit plusieurs dizaines de morts et que notre Etat (le même) a dû acheter 70 maisons individuelles pour les détruire ensuite. Il faut ajouter que cette affaire n'est pas seulement climatique, mais qu'il s'agit à la base de malversations de la part de décideurs locaux (condamnés à de la prison) et que l'Etat aurait dû interdire. Moi-même, dix ans plus tôt, sur ce site, j'y étais passé pour promener mon chien et j'avais constaté que ces grands espaces ne pourraient jamais être urbanisés. Plus tard donc, la chasse à l'urbanisme a eu raison de la raison...! 

Cela s'est passé en aval des barrages. Compte tenu de la mise en régularité du cours de la Sélune, l'on a construit un peu partout en aval. Maisons individuelles, entreprises (Chereau, Fromagerie....) et aussi l'Abbaye de MONTMOREL (XII° et XVII° siècles) classée MH en 1980 et 2007. A partir du moment où l'on refuse obstinément de reconnaitre que les barrages jouent un rôle de régulateur de crues, les catastrophes sont devant nous. C'est bien là le réel problème qui nous est posé, à nous citoyens français...Comment réduire les effets d'incompétence caractérisée?  Comment abandonner les névroses de Mr SAIT TOUT...?

 

Xynthia-inondation-Aytre

Maisons inondées lors de la tempête XYNTHIA (2010). 

>> Le futur des quartiers de DUCEY et de POILLEY. 

 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

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Publié le 28 Mars 2019

Louis Gontier, communique;

Vu l’indifférence totale vis-à-vis des CONSEQUENCES MAJEURES engendrées par ce BOULVERSEMENT je crois volontiers que l’origine du mal viendrait plutôt de ce qui est écrit ci-dessous.

Ce qui voudrait dire que les puissants manipulateurs de l’ombre lobbyistes auraient d’abord échafaudé la macabre destinée des Barrages de France, (dont les nôtres pour exemple d’avant-première). Ceci en commençant par recenser tous les personnages aux postes névralgiques, comme Politiques, Hauts Responsables, Hauts fonctionnaires et chefs de fil, en situation dominante et influente dans la suite des opérations à mener.

Autrement dit, des Lobbies ayant commencé par mettre les moyens en direction des décideurs et les convertir à adhérer à leur objectif (voire agir pour éliminer les gênants aussitôt remplacés par des sympathisants)

C’est ainsi que nous avons pu constater les changements d’idées, d’avis et de positions, de façon déconcertante et inattendue.

Peut-être pire dans la poursuite de la stratégie à surement été aussi, de faire en sorte que tous ces leaders agissent parfois en faisant semblant de défendre la cause à nos coté, mais insidieusement, dans le seul but de nous faire perdre notre temps avec de fausses piste vouées à l’échec, mais ne gênant en rien le rouleau compresseur des commanditaire totalement indifférents à notre devenir et celui de nos enfants

Bonne journée et bonne réflexion

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Commentaires
  • Jean Pierre Hamon La colère est souvent inspirée du désespoir et de l’incompréhension
    Le supportable de l’incompréhension est dépassé. Des explications sur ces incohérences quotidiennes, doivent être exigées.
    Quelques lignes en complément :

    Quand on veut vous arracher quelque chose qui vous convient, qui vous rend heureux, qui vous sécurise et que vous aimez….

    Quand vous êtes « Amis Du Barrage », co-propriétaire du lieu et que ce sont « les ennemis du Barrage » qui s’en sont emparés et vous tiennent à distance, derrière les grilles, comme de vulgaires étrangers….

    Quand vous vous êtes fait déposséder de vos droits légaux à être entendus…

    Quand tout ce que vous ne souhaitez pas, vous est imposé avec un autoritarisme violant (comparable à l’arrogance d’un jeune loup en recherche de promotion ?) et que vous savez le montage du dossier, truffé d’irrégularités….

    Quand vous avez passé déjà 10 ans à vous inquiéter, vous battre pour défendre de façon tout à fait honnête, naturelle et légitime, ce que vous croyiez inattaquable…

    Quand on vous a dit que le but de la vidange était de contrôler la solidité du Barrage pour décider de son avenir et qu’en lieu et place d’avoir la réponse officielle de ce contrôle ainsi que la date de remise en eau, nous avons découvert un appel d’offre lancé en prévision de la destruction du Barrage, au printemps 2019….

    Six bonnes raisons pour se souvenir d’une phrase venue de nos aïeux qui résume parfaitement les effets dévastateurs obtenus dans de nombreux domaines, grâce à des comportements irresponsables de nos dirigeants :

    « D’un bon cheval, vous êtes capable d’en faire une carne »

    C’est ce qui est en train de se passer et qui pourrait rendre méchantes des personnes jusque-là restées dignes, paisibles (un peu trop) citoyennes et respectueuses !!!
    Nous sommes en face d’abus de pouvoir et de positions dominantes caractérisés.
    Si des débordements de certains devaient se produire, je demande à ce que la responsabilité de tous ceux qui ont provoqué ces désordres (y compris de santé), soit engagée !!!!

    Si des débordements ont lieu :
    À qui la faute ?
    Qui doit être désigné responsable ?
    Les executants ?
    Ceux qui les ont bien poussés à la faute à cause du désespoir provoqués par l’incompréhension et la brutalité de leur dictat ?

    Louis GONTIER

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Rédigé par jojo

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