Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié le 29 Avril 2019

Sécheresse : des restrictions d'usage de l'eau dans une dizaine de départements

Environnement

Des mesures de restriction de l'usage de l'eau ont été prises dans une dizaine de départements en cette fin avril, en raison d'une faible pluviométrie et de risques de sécheresse.

En raison de la faible pluviométrie et des risques de sécheresse qui en découlent, les préfets d'une dizaine de départements ont déjà instauré des mesures de restriction des usages de l'eau en cette fin avril. Dans l'Indre, un arrêté qui entre en vigueur ce 27 avril limite l'usage de l'eau dans une dizaine de communes correspondant à une "situation de crise" sur le bassin versant de deux affluents de l'Indre. Dans ce département, sont notamment interdits l'arrosage des terrains de sport, pelouses, espaces verts, massifs floraux, golfs, ainsi que le remplissage des piscines privées ou le lavage des véhicules, sauf dans les stations équipées d'un récupérateur d'eau. L'arrosage des jardins potagers familiaux est également interdit de 8h00 à 20h00. Concernant l'irrigation, le prélèvement des eaux superficielles est interdit, et l'irrigation agricole par forage est limitée à certaines heures. "Depuis juin 2018, l'Indre connaît un épisode de sécheresse qui perdure. Ainsi depuis un an, il est constaté un déficit de plus de 35 % de la pluviométrie dans notre département", indique la préfecture dans un communiqué. "Ce constat, qui intervient dans le cadre d'une évolution plus globale du climat qui tend vers une augmentation moyenne des températures, se traduit actuellement par un niveau très bas des cours d'eau et des nappes phréatiques pour la saison", ajoute-t-elle, précisant que "les premiers seuils de crise sont d'ores et déjà atteints, ce qui est très préoccupant si tôt en amont de la période estivale".

Déficits pluviométriques depuis 2017 dans le Nord

Le département du Nord a lui aussi été  placé le 9 avril en "alerte sécheresse", avec des mesures de restriction de l'utilisation de l'eau pour les particuliers, professionnels et collectivités, valables jusqu'au 30 juin. Seule une petite partie du territoire, autour du delta de l’Aa, n'est pas concernée et seulement placée en "vigilance". L'arrêté de la préfecture du Nord interdit notamment l'arrosage des pelouses et des jardins de 9h à 19h, le remplissage des étangs ou piscines privées ou le lavage des voitures en dehors des centres spécialisés qui recyclent l’eau. "Pour les industriels, l’objectif est de tendre vers une réduction de consommation d’eau de l’ordre de 10 %" et, "pour les agriculteurs, l’arrêté vise des économies d’eau en interdisant l’irrigation entre 11h et 17h", a précisé la préfecture dans un communiqué. "Le Nord connaît depuis 2017 des déficits pluviométriques importants" et, alors que l'hiver permet normalement la "recharge des nappes phréatiques", il a présenté cette année "un déficit pluviométrique de 20% par rapport à la normale", explique ce communiqué.
Le Puy-de-Dôme est également depuis le 12 avril en situation de vigilance sécheresse, le niveau des nappes étant "relativement bas en raison d'un faible taux de recharge à l'automne" et les débits des principaux cours d'eau ayant été inférieurs à la moyenne mensuelle en mars. "Certaines communes du département connaissent dès à présent des difficultés d'alimentation en eau potable, notamment celles alimentées par des sources", selon la préfecture.
La Creuse a, elle, été placée en "zone d'alerte" le 19 avril, invoquant "une sécheresse exceptionnelle et inédite à cette période de l'année", avec "des débits des cours d'eau qui atteignent des niveaux comparables à ceux habituellement rencontrés en juillet et août". En Charente-Maritime, deux bassins ont également été placés en "alerte de printemps".
Le département du Rhône et la métropole de Lyon ont aussi été placés en situation de vigilance ou d'alerte sécheresse, de même que l'Isère.

Baisse ininterrompue de la nappe phréatique depuis 2015 dans la Dombes 

Dans l'Ain, déjà en vigilance sécheresse depuis le 15 mars, la préfecture a annoncé ce 26 avril que la Dombes, pays agricole aux multiples étangs, avait été placée en alerte, en raison de la baisse ininterrompue du niveau de la nappe phréatique constatée depuis 2015. Faute de pluies suffisantes, "de nombreux cours d'eau enregistrent des débits historiquement bas pour cette période de l'année et la tendance baissière des niveaux des nappes d'eau souterraines n'a pu s'inverser", expliquent les services de l'Etat dans un communiqué. Le lavage des voitures et le remplissage des piscines est donc interdit dans la Dombes jusqu'à nouvel ordre. L'arrosage des potagers et des espaces verts n'est pour sa part permis que pendant la nuit. Des restrictions sont aussi apportées au prélèvement d'eaux souterraines à usage agricole. Cette sécheresse risque de poser de gros problèmes aux nombreuses piscicultures qui élèvent des poissons d'eau douce - des carpes notamment - dans les étangs peu profonds de la région. La préfecture précise toutefois que les pisciculteurs professionnels peuvent bénéficier de dérogations pour réalimenter en eau leurs bassins.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 27 Avril 2019

 JE SUIS PLUS VIEUX QUE LE BARRAGE, LE REFUGE DES AMPHIBIENS ET CHAUVES-SOURIS

 

Je suis entré à Vezins,  aux Forces Motrices de la Sélune le 14 08 1944, une semaine après notre libération.

 On m’attendait, on avait même mis un porte manteau supplémentaire dans le hall  de la salle des machines, le sanitaire était  on ne peu plus simplifié, le luxe était que nous avions de l’eau à gogo.
A la nationalisation ,avec la Médecine du Travail , ces choses se sont améliorées. Un vestiaire a était installé accolé à l’extérieure de la salle des machines, la ou je crois il se trouve encore aujourd’hui .Un local douche devenait obligatoire, pour rester dans la logique, la direction souhaitait qu’il soit prés du vestiaire. L’endroit qui avait été retenu se trouvait entre les deux contreforts ou sont logées ,a une certaine hauteur, les deux conduites qui devaient alimenter le groupe 4.Le syndicat avait énergiquement protesté contre cette idée pour une raison de salubrité, cet endroit était envahi de chauves- souris .En fin de compte, le local douche a été aménagé sous le bâtiment annexe, là ou passait, détournée, la rivière durant la construction du barrage, dans cet endroit très spacieux les chauves- souris y étaient aussi présentes, mais plus diluées. 

 

 Au bout de la salle des machine coté St Laurent il y a une résurgence d’eau ,une sorte de grosse source, que nous avions baptisée « eau potable »  et servait à alimenter, en eau potable, la cité ouvrière  . L’excédent de cette eau avait été détourné vers une sorte de petite douve parallèle au canal de fuite et là avait été aménagée une cressonnière, c’était aussi un refuge pour les Têtards .A noter qu’avec la retenue vide la résurgence est tarie.  

 

Pendant de nombreuses années, mensuellement, je mesurais les débits de fuite du barrage et contrôlais le libre écoulement des eaux résurgentes des fondations du barrage, à cette occasion, j’ai pu constater la présence de nombreuses Grenouilles et Salamandres  

 

J-L VARINOT  

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 26 Avril 2019

La sécheresse menace dans une partie de l'Europe
La sécheresse menace dans une partie de l'Europe
Un feu de forêt le 24 avril 2019 dans le sud de la Suède © TT NEWS AGENCY/AFP/Johan NILSSON
Berlin (AFP)

Feux de forêt, puits à secs et cultures menacées: avant même l'été la sécheresse menace une partie del'Europe, à l'Est et au Nord, après une année 2018 où la pluie s'était déjà faite rare.

"Si le temps sec se poursuit au cours des prochains mois, nous pourrions avoir la même sécheresse qu'en 2018, voire même pire", a mis en garde l'Office météorologique de l'Allemagne (DWD), où la situation est particulièrement préoccupante dans la partie orientale du pays, près des frontières polonaise et tchèque.

Les pompiers combattent plusieurs feux de forêt, d'ampleur certes encore limitée mais plutôt inhabituels à pareille latitude en cette saison. Le président de leur fédération nationale, Hartmut Ziebs, a demandé aux autorités de pouvoir disposer de davantage d'hélicoptères lanceurs ou porteurs d'eau, notamment de l'armée, afin de pouvoir "réagir de manière adéquate aux feux de végétation".

 

- "Savane" -

Certains champs de la région du Brandebourg, autour de Berlin, ont des allures de savane, tant les précipitations ont été faibles depuis le début de l'année. Quelques averses limitées sont bien annoncées pour les prochains jour en Allemagne et en Europe centrale, mais elles ne seront pas suffisantes pour combler le déficit.

"Les conditions de croissance de la végétation en 2019 dans de nombreux territoires allemands sont nettement plus mauvaises que l'année précédente", a indiqué le responsable de l'Office météorologique national, Udo Bush, compte tenu de la sécheresse qui a déjà affecté le pays en 2018 et réduit le niveau des nappes phréatiques.

Le gouvernement avait déjà dû débloquer à l'époque des aides pour les agricultures lésées par la perte de récoltes.

 

Dans l'Autriche voisine, de premiers signes de sécheresse sont apparus dans l'est et dans le nord du pays, faisant craindre là aussi des dégâts supérieurs à ceux observés l'an dernier.

Les producteurs de pommes de terre exigent un assouplissement de la réglementation sur les pesticides pour pouvoir mieux combattre le taupin, un nuisible qui selon eux prolifère à cause de la sécheresse.

"Les signaux actuels font redouter de nouveaux dégâts pour l'agriculture", a indiqué une compagnie d'assurance spécialisée dans le secteur, Hagelversicherung.

Dans certaines régions, les précipitations des dernières semaines n'ont atteint qu'entre un quart et la moitié du niveau moyen des dix dernières années.

La République tchèque est également au régime sec: 99% du territoire sont considérés comme déjà affectés par la sécheresse. La région au nord-ouest de la capitale Prague est la plus touchée. Les cultures ont cessé de croître depuis plusieurs semaines et les agriculteurs s'inquiètent de la prolifération de coléoptères.

 

Dans plusieurs villages, les puits sont à sec, obligeant la population à trouver d'autres moyens pour s'approvisionner en eau.

- Incendies en Scandinavie -

La Scandinavie est elle aussi, malgré ses latitudes septentrionales, affectée par des feux de forêt ou de végétation.

Les pompiers locaux ont dû faire face à environ 10 à 15 incendies de forêt chaque jour au cours de la semaine écoulée, particulièrement au sud du pays, après un mois d'avril où pratiquement pas une goutte de pluie n'est tombée.

L'incendie le plus sérieux, sur une surface de 300 hectares, a obligé à l'évacuation d'une cinquantaine de personnes dans le sud du pays.

Les feux de forêt et de prés avaient déjà ravagé l'an dernier en Suède près de 25.000 hectares, après un printemps exceptionnellement sec et le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi.

 

En Norvège, l'incendie le plus menaçant, dans la commune de Sokndal (sud-ouest), a été circonscrit mais quelque 70 pompiers assistés d'un hélicoptère s'activaient encore jeudi pour éteindre les foyers persistant dans une zone de 750 hectares ravagée cette semaine par les flammes.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 26 Avril 2019

Bonsoir

Pour votre info, la délibération, contre l'arasement des barrages, proposée par Maître Thouroude a été acceptée à l'unanimité.

Demain, vendredi, le recours gracieux sera adressé au préfet de la Manche.

Bonne nuit

Cordialement

Michel GÉRARD, Maire de POILLEY 50
3 rue Hilaire Tabourel 50220 POILLEY

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 26 Avril 2019

Sud-Manche. Les Amis du barrage devant le tribunal
La réponse du Tribunal de Caen concernant le recours en référé-suspension contre le permis de démolir le barrage de Vezins sera connue vendredi 26 avril 2019.
La réponse du Tribunal de Caen concernant le recours en référé-suspension contre le permis de démolir le barrage de Vezins sera connue vendredi 26 avril 2019. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Des membres de l’association des Amis du barrage étaient au Tribunal administratif de Caen, mardi 23 avril 2019 dans le cadre d’un recours contre le permis de démolir le barrage de Vezins. Réponse vendredi 26 avril.

« Notre recours en référé-suspension contre le permis de démolir le barrage de Vezins a été examiné mardi 23 avril 2019 par le juge des référés du Tribunal administratif de Caen. Il rendra sa décision vendredi 26 avril au plus tard », écrit John Kaniowsky, président de l’association des Amis du barrage.

Cette démarche fait suite à un premier recours devant le même tribunal demandant la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 octobre 2018 et qui a fait l’objet d’une ordonnance de rejet le 4 mars suivant.

« Les deux représentants du préfet de la Manche se sont succédé à la barre pour rassurer les requérants que nous sommes et dire que les travaux de démolition n’ont pas encore été lancés. Donc pas d’urgence selon eux à suspendre les opérations. Pourtant, Monsieur Berree (Chef de la mission barrages à la Direction départementale des territoires et de la mer) a bien été contraint d’admettre que l’entreprise chargée de démolir était déjà en place », raconte le président de l’association.

Lire également : Barrages de la Sélune : zoom pour mieux comprendre le « feuilleton »

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

Hydroélectricité: des verts aux vertus variables.

L’appréciation de l’écologie fluctue selon les pays et les nécessités. C’est ce qui rend en France les croyances sur l’eau peu crédibles, alors que les sujets vitaux font consensus : usage du charbon, produits pétroliers et chimiques, sécurité alimentaire, océans… Les écologistes français ont loupé leur transition et l’occasion de porter le drapeau de tous les environnementalistes.
Ils n’échapperont pas à un brainstorming car leurs postures s’opposent clairement à l’intérêt général quand il s’agit de transition énergétique (ils sont farouchement opposés à l’hydroélectricité) et de gestion quantitative de l’eau (ils sont très hostiles aux plans d’eau). Comment être crédibles en prônant une réduction de la consommation alors que les besoins augmentent et que 100 milliards de m3 retournent, perdus, à la mer?
Ces divergences politiciennes fondamentales ne sont pas durables.

 

L’hydroélectricité, fierté des verts ?

Le Journal de Montréal.  Mario Dumont le 24 avril 2019

Quelle opportunité et quelle fierté ! Le maire de New York profite du Jour de la Terre pour présenter ses visées ambitieuses en matière environnementale, et il cite notre hydroélectricité comme source privilégiée. Il souhaite signer à court terme un accord d’approvisionnement pour alimenter toutes les installations de cette ville géante.

Les exportations d’électricité constituent une opportunité fabuleuse pour le Québec. Nous réalisons un fabuleux doublé. En exportant de l’électricité propre qui remplace des génératrices au charbon ou aux hydrocarbures, nous rentrons de l’argent chez nous et nous sortons de la pollution du continent.

Et lorsqu’on dit faire rentrer de l’argent, c’est du sérieux. On négocie des contrats à long terme à coup de milliards de dollars, de quoi aider à financer nos services publics. Il s’agit de véritable argent neuf. Quand Hydro-Québec hausse ses profits par une augmentation des tarifs ou grâce à un hiver très froid, c’est simplement l’argent des Québécois qui tourne en rond chez nous.

La Baie James

Voilà qui nous ramène à ce qui apparaît aujourd’hui comme l’un des meilleurs choix stratégiques de l’histoire du Québec : la construction de grands barrages pour produire de l’électricité dans le Nord. Grâce à cette décision, nous avons un approvisionnement énergétique fiable et payons les plus bas tarifs en Amérique du Nord (on l’oublie parfois).

Grâce à cette décision, nous avons aussi un bilan d’émission de CO² très avantageux par rapport à tous nos voisins. Plus fort encore, nous sommes en mesure d’exporter pour aller améliorer le bilan écologique des juridictions voisines.

Les écologistes reconnaissent généralement les vertus de l’hydroélectricité dans le contexte de la lutte aux changements climatiques. Or, je me permettrai un brin de mise en contexte historique. Lorsque Robert Bourassa faisait la promotion des grands projets de barrage, les écologistes de l’époque se plaçaient surtout du côté des opposants.

À l’exception de quelques visionnaires comme Pierre Dansereau, cette idée de harnacher des rivières et d’inonder de grandes superficies recevait un accueil glacial dans les milieux dits de gauche.

Opposants

Personnellement, j’ai un souvenir précis de l’époque où le projet Grande-Baleine était dans l’air. Sur quoi portaient alors les manifestations d’écologistes du dimanche après-midi ? On s’opposait au développement hydro-électrique. Tous les arguments convergeaient pour dire que les grands barrages constituaient un désastre pour la planète.

Si le Québec se retrouve aujourd’hui dans une position exceptionnelle de leadership, c’est parce que des gens comme Robert Bourassa n’ont pas écouté les écologistes ni cédé à leurs pressions. L’énergie propre et renouvelable issue du Nord québécois n’est pas une réalisation des militants environnementalistes. Elle s’est faite à leur corps défendant.

Encore récemment, lors de la préparation du projet La Romaine, la Fondation Rivière et la Société pour vaincre la pollution se plaçaient du côté des opposants.

Si nous signons ce contrat avec New York et livrons ce qui est signé avec le Massachusetts, il faudra construire un autre grand projet.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

 
 
L’image contient peut-être : arbre, ciel, plein air et nature
Philippe Vesseron

Le rapport de l’enquête publique sur le projet de PPRI de la Sélune vient d’être publié et je souhaite exprimer immédiatement les premières réflexions personnelles qu’il appelle de ma part.
Le rapport n’échappe pas à une contradiction dont j’ai dit les dangers à plusieurs reprises: parle-t-on responsabilités de l’Etat pour définir des servitudes d’urbanisme adaptées aux conséquences d’une crue centennale ou parle-t-on des responsabilités de l’Etat propriétaire d’une infrastructure qui assure « accessoirement » depuis un siècle la fonction d’ouvrage de protection contre les crues biennales et quinquennales ? Dans le premier cas, l’Etat va imposer des servitudes « non indemnisées » alors que dans le second personne n’imagine qu’il se dispense de prévenir ou compenser les conséquences qu’aura une destruction du barrage pour les habitants, commerces, activités, …, implantés dans la basse vallée avant ou après 1920.
On réaffirme à plusieurs reprises que l’objet du PPRI porte uniquement comme il est classique sur la « crue centennale » et que la décision de suppression du barrage n’a pas à être discutée à cette occasion – et en même temps on écrit « Le PPRI établit une stratégie d’urbanisme de prévention des inondations basée sur l’aléa centennal, qui est donc inclusive des petites crues (sic !) » Pourtant, chacun sait que des inondations de quelques décimètres ont des conséquences bien plus graves (sur la vie des habitants, la valeur des immeubles , le maintien des emplois ou le tarif des assurances) si elles se produisent tous les deux ans et non pas tous les siècles.
Bref, le PPRI risque bien de servir d’alibi pour ne pas répondre aux questions posées par les « petites crues » que la suppression du barrage ferait revenir à peu près comme elles étaient avant 1920. Les risques dans la basse vallée associés à ces petites crues appelleraient des actions de modification des constructions et équipements, des relocalisations, des mesures sociales, ... dont le financement serait à inclure d’urgence dans le budget de l’opération !
Cette conséquence n’a pas été exposée aux ministres successifs qui sont intervenus dans cette affaire, l’accent ayant systématiquement été mis sur les inondations provoquées à différentes reprises par des fautes de gestion (par exemple en 2000 à l’amont du lac) mais aussi sur de mauvais arguments comme le fait que la motivation de la création de ces barrages était l’hydroélectricité et non la régulation des crues ou comme l’absence de démonstration des conséquences à anticiper en termes d’inondation à l’aval. Ces « mauvais arguments » sont directement contredits par les images anciennes et coupures de presse réunies et partagées par des ONG (Voir aussi Ronan Leclair in https://selune.hypotheses.org/741 ) . Tout ceci est d’autant plus choquant que ce qui est à nouveau mis en avant en 2019 est le jeu d’études de 2012 /2013 que les inspections générales (CGEDD et CGE) qualifiaient en mars 2015 de « peu convaincantes » :
""Bien qu'il soit probable que l'effet des retenues telles que gérées actuellement soit très limité pour les crues décennales et centennales, l'étude produite apparaît peu convaincante. L'identification des zones de débordement selon différentes hypothèses n'a été réalisée que pour l'aléa centennal, et il n'est pas étonnant que la population et les élus attribuent aux barrages un rôle de protection sans doute excessif. Il est tout aussi plausible que les barrages puissent jouer un rôle positif pour les « petites crues », qui ne présentent pas d'enjeu fort en termes de sécurité, mais qui représentent un vécu plus immédiat. La question de savoir quelle est l'occupation des zones de débordement, habitations, voiries, terres agricoles, etc, est également importante.
La mission recommande aux autorités compétentes de préciser les points qui ont trait aux inondations quelle que soit la décision prise in fine concernant le démantèlement des ouvrages, et que les populations soient clairement informées.""
L’oubli de ces recommandations sera difficile à expliquer ! En tout cas, ne pas mettre en œuvre immédiatement les possibilités de renforcement de la résistance aux petites crues conduirait forcément à des difficultés graves pour l’ensemble des décideurs si des inondations « biennales » devaient se produire dans les 2 ans suivant le démontage des équipements électriques et mécaniques de Vezins, s’il est confirmé par l’Etat et les juridictions.
http://www.manche.gouv.fr/…/PPRI%20S%C3%A9lune%20RAPPORT-1.…

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

Barrages du sud-Manche : leurs défenseurs dans l'attente d'une suspension des travaux d'arasement
Barrages du sud-Manche : leurs défenseurs dans l'attente d'une suspension des travaux d'arasement

Les ouvriers préparent le chantier en vue de l'arasement du barrage de Vezins et de la déconstruction d'un des bâtiments à l'arrière du barrage. Les pylônes électriques ont, quant à eux, été transportés par hélicoptère jeudi 17 avril 2019.

- RZ
Le

Sans grande conviction, les Amis du Barrage espèrent obtenir du juge des référés du tribunal administratif de Caen (Calvados) la suspension des travaux du barrage du sud-Manche promis à l'arasement. Pourtant la préparation du chantier a débuté le lundi 1er avril 2019. Délibéré attendu vendredi 26 avril 2019.

Alors que les travaux de préparation au démantèlement du barrage de Vezins (sud-Manche) ont débuté le lundi 1er avril 2019, les Amis du Barrage avaient déposé un nouveau recours en référé-suspension contre le permis de démolir les barrages du sud-Manche, mercredi 3 avril 2019, devant le tribunal administratif de Caen (Calvados). L'audience a eu lieu le mardi 23 avril 2019 et le juge des référés du Tribunal administratif de Caen devrait "rendre sa décision ce vendredi 26 au plus tard", selon John Kaniowsky, président de l'association.

Urgence... ou pas ?

"Le juge n'ayant pas retenu le caractère d'urgence requis pour obtenir une suspension en référé, il avait donc, par son rejet, implicitement mais sciemment autorisé le début des travaux de démolition des structures de Vezins", explique-t-il. La justice s'est déjà prononcée à trois reprises depuis le début de l'année sur le dossier et notamment sur "l'urgence" de la suspension des travaux comme l'a toujours avancé Maître Cavalier, avocat des ADB. Jeudi 17 avril 2019, un hélicoptère de Réseau de transports d'électricité (RTE) a toutefois procédé à l'extraction des pylônes de cette ligne de 90 000 volts reliant la centrale de Vezins au poste électrique de Launay proche de Saint-Laurent-de-Terregatte. Rappelons que le tribunal administratif ne se prononcera "sur le fond" qu'en juin 2019, lors "d'une audience collégiale".

AdChoices
PUBLICITÉ

Parmi les personnes présentes à l'audience mardi 23 avril 2019, les représentants du Préfet de la Manche se sont succédé à la barre "pour dire que les travaux de démolition n'ont pas encore été lancés. Donc pas d'urgence selon eux à suspendre les opérations", précise le président de l'association. Là encore, Gilles Berrée, chef de la Mission Barrages de la Sélune, a détaillé le calendrier des travaux d'arasement qui devront être terminés dans le courant de l'automne 2019.

"Pas trop de souci à se faire"

Pour les représentants de l'Etat, l'impact des barrages est, disent-ils, "transparent" en matière de risque d'inondation. De même, les conséquences liées à la production et à la consommation d'eau potable ont, dit-on, été "anticipées" depuis 2012. "Pourtant, on a toujours pas de réponse du président du SDeau à notre courrier du 4 avril 2019, déplore le président des ADB. Une non-réponse qui pose questions et inquiétudes. Mais une réponse poserait sans doute aussi des questions tout en générant des doutes quant à l'exactitude des renseignements fournis."

Pour les membres des Amis du Barrage, "(...) nos opposants ne devraient pas avoir trop de souci à se faire quant à la nature de la décision à intervenir vendredi prochain. Nous avions affaire au même juge, et c'est un juge unique. Il serait surprenant de le voir changer d'avis sur un dossier pour lequel il a dû subir beaucoup de pressions et sur lequel il s'est forgé une opinion conforme à la volonté de l'État, estime et soupçonne John Kaniowsky. Mais sait-on jamais ? (...) Le Conseil d'État statuera, quant à lui, sur notre pourvoi contre l'ordonnance de rejet de notre premier référé-suspension." 

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

Un nouveau guide pour prendre en compte le risque d'inondation dans les plans locaux d'urbanisme

Environnement

Aménagement et foncier

Le Centre européen de prévention du risque d'inondation (Cepri) vient d'éditer un nouveau guide à destination des élus pour les aider à mieux prendre en compte ce risque dans les plans locaux d'urbanisme, communaux ou intercommunaux.

Premier risque naturel majeur sur le territoire, le risque d'inondation doit être intégré dès le début de la réflexion stratégique qui préside à l'élaboration des plans locaux d'urbanisme (PLU) communaux ou intercommunaux, estime le Centre européen de prévention du risque d'inondation (Cepri) qui vient d'éditer un guide à ce sujet destiné aux élus locaux. Dans une précédente publication, il les avait déjà invités à prendre en compte ce risque dans les schémas de cohérence territoriale (Scot).

Exemples de pratiques en cours

Structuré en deux grandes parties, ce nouveau document décrit d'abord les différentes étapes d'élaboration des PLU(i) au cours desquelles le risque d'inondation peut être intégré et les responsabilités associées. Il développe ensuite concrètement les principes de prise en compte de ce risque :  planifier la répartition des constructions et activités en fonction de leur vulnérabilité ; tenir compte de la place de l’eau ; adapter les constructions actuelles et futures ; intégrer la question des multiples réseaux (électricité, eau potable, gaz, chauffage urbain, télécommunications, transports publics, voiries, assainissement, etc.) ; envisager des bâtiments, infrastructures, aménagements à usages multiples ; inclure les ouvrages de protection dans la réflexion. Chaque partie du guide comporte des exemples de PLU(i) permettant d'illustrer les pratiques en cours sur tout le territoire.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 25 Avril 2019

 
13 h

John Kaniowsky, président de l'association des Amis Du Barrage communique;
#lesamisdubarrage

Bonjour,

Notre recours en référé-suspension contre le permis de démolir le barrage de Vezins a été examiné hier 23 Avril par le juge des référés du Tribunal administratif de Caen. Il rendra sa décision ce vendredi 26 courant au plus tard.

Notre premier recours devant ce même Tribunal demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 Octobre 2018. Il a fait l’objet d’une ordonnance de rejet le 4 Mars dernier.

Le juge n’ayant pas retenu le caractère d’urgence requis pour obtenir une suspension en référé. Il avait donc, par son rejet, implicitement (mais sciemment) autorisé le début des travaux de démolition des structures de Vezins.

Les deux représentants du Préfet de la Manche (au nombre de trois au total) se sont succédés hier à la barre pour rassurer les requérants que nous sommes (et surtout le juge) et dire que les travaux de démolition n’ont pas encore été lancés. Donc pas d’urgence selon eux à suspendre les opérations. Pourtant, Monsieur BERREE (Chef de la mission barrages DDTM) a bien été contraint d’admettre que l’entreprise chargée de démolir était déjà en place, et prête à bondir dès que les préparatifs auront été menés à leur terme. Il a aussi détaillé le calendrier des travaux d’arasement qui doivent absolument être terminés à la fin de cette année au plus tard.

Les arguments de l’État sont toujours les mêmes : les barrages sont « transparents » (Débit sortant toujours égal au débit entrant, ce qui est notoirement faux) et n’ont donc aucun impact sur la gestion des crues.

Aucun souci pour la production d’eau potable. Tout a été anticipé depuis 2012.

Pourtant, toujours pas de réponse du président du SDeau à notre courrier du 4 Avril. (Copie jointe)

Une non-réponse qui pose questions et inquiétudes. Mais une réponse poserait sans doute aussi des questions tout en générant des doutes quant à l’exactitude des renseignements fournis.

Nous étions quatre du Conseil d’administration des ADB hier à l’audience. Tous d’accord pour dire que nos opposants n’étaient pas vraiment à l’aise. Pourtant, et ce n’est que mon point de vue, ils ne devraient pas avoir trop de soucis à se faire quant à la nature de la décision à intervenir vendredi prochain. Nous avions affaire au même juge, et c’est un juge unique. Il serait surprenant de le voir changer d’avis sur un dossier pour lequel il a dû subir beaucoup de pressions et sur lequel il s’est forgé une opinion conforme à la volonté de l’État.

Mais sait-on jamais ?

Le combat est loin d’être terminé.

Courant Juin, l’affaire viendra au fond devant ce même Tribunal administratif de Caen. Nous aurons cette fois une audience collégiale. Donc pas de juge unique.

Entre temps (ou peut-être un peu après), le Conseil d’État statuera sur notre pourvoi contre l’ordonnance de rejet de notre premier référé-suspension.

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

Bien cordialement,

John KANIOWSKY

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0
1 2 3 4 5 6 7 8 > >>