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Publié le 31 Mai 2019

 
Scoop mondial : un moulin Français pourrait produire de l’électricité.
L’EPTB de la Vienne va manger son chapeau en découvrant dans un article de sa Nouvelle République locale qu’un barrage en cours d’eau pourrait produire de l’électricité. Un truisme depuis le 19ème siècle !

Or cet établissement public milite et finance, avec l’argent public de l’Agence de l’eau à hauteur de 100% leurs destructions et s’en félicite, sous couvert de l’amélioration de la qualité des masses d’eau…qui ne cessent de se dégrader.  

Qui serait en mesure, en France, de définir l’intérêt général ?  Une foi "bon" une foi "mauvais"  au doigt mouillé ?

Savoir si ces élus locaux qui pavoisent dans la presse ont tort ou raison ?
Clairvoyants au titre de la transition énergétique ou probables délinquants vis-à-vis du code de l’environnement ?

Qui pourrait clarifier les objectifs de la politique de l’eau : gestion quantitative de l’eau et contribution à la transition énergétique ; des effets d’annonces ou des enjeux ? et pour quand ? 

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Publié le 30 Mai 2019

 
28/05/2019 05:03 | Poitiers | MARNAY | Imprimer |
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Un moulin produit son électricité décarbonnée
 
Les propriétaires du moulin en compagnie des élus.
Les propriétaires du moulin en compagnie des élus.
RIVAULT JEAN PIERRE

Le moulin de Trancart à Marnay a inauguré sa roue productrice d'hydroélectricité décarbonnée et son gîte de groupe, en présence de très nombreux invités . Le moulin, acquis par Christiane et Joël Faucher en 1978, constitue un chantier permanent afin de le maintenir en bon état et de respecter les différentes normes en vigueur comme le soulignait Sandrine Faucher en retraçant l'aventure de ce bien familial où elle a appris à marcher et qu'elle gère maintenant accompagnée de Stéphane son frère et de ses parents. Ensuite, chaque représentant s'est exprimé sur la volonté affichée de la famille Faucher d'entreprendre en zone rurale et s'est réjoui de la qualité des prestations offertes et des efforts faits sur l'accessibilité. L'hébergement d'une capacité de 30 couchages a obtenu trois épis Gîtes de France et le label Tourisme et handicap pour les déficients moteurs et auditifs. Puis Joël Faucher énumérait le millefeuille administratif nécessaire au réarmement d'un moulin, à savoir le droit fondé en titre avec sa consistance légale, le règlement d'eau, le CODOA, le contrat de rachat, le contrat de raccordement...

3 m de large, 4,20 m
de diamètre, 8,5 tonnes

Joël Faucher donnait également quelques chiffres sur le moulin dont la roue et les vannages entièrement métalliques galvanisés à chaud ont été fabriqués par l'entreprise Rousseau de Brûlon (72) et Novea Technologie de Beaucouze (49) pour la partie automatismes et électrique. Il faut savoir que la roue composée de 40 aubes mesure 3 m de large, 4,20 m de diamètre, pèse 8,5 t et qu'elle tourne à 4,8 tours/mn. L'ensemble de l'installation a été réalisé à l'identique avec l'aide du règlement d'eau et validée par les services de la police de l'eau. Les propriétaires ont été particulièrement sensibles à la présence du petit-fils du dernier meunier M. Desouches.

(*) Christian Chaplain maire de Marnay, des élus du département, dont la représentante de la créativité et l'attractivité du Poitou, de la communauté de communes, du président du syndicat des Vallées du Clain Sud, ainsi que les maires ou adjoints des communes limitrophes.

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Mai 2019

Puy-de-Dôme : un projet de microcentrale inquiète les pêcheurs de la Sioule
Sur ce tronçon de la Sioule devrait bientôt apparaître une micro-centrale hydroélectrique. Un projet qui inquiète les pêcheurs depuis 10 ans. / © Yann Fournier-Passard
Sur ce tronçon de la Sioule devrait bientôt apparaître une micro-centrale hydroélectrique. Un projet qui inquiète les pêcheurs depuis 10 ans. / © Yann Fournier-Passard

Depuis une dizaine d'années, la Fédération Départementale de Pêche du Puy-de-Dôme s'oppose à un projet de microcentrale à Châteauneuf-les-Bains car elle estime qu'il va nuire aux poissons. Le dossier polémique est remonté jusqu'au Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française.

Par R.B avec Yann Fournier-Passard

Emmanuel Estival connaît les moindres recoins de la Sioule. Ce guide de pêche s'inquiète de la microcentrale hydroélectrique qui pourrait voir le jour sur un ancien moulin. Il nous explique: « A cet endroit, ce sont des seuils (courte section du cours d’eau dont le fond du lit est fixé à la suite de constructions humaines, ndlr) très anciens qui sont faits avec la vieille pierre et, une fois que le seuil sera bétonné, on sait pertinemment qu’il y aura un réchauffement de l’eau. Il n’y aura plus de zones de frayère (lieu où les poissons déposent leurs œufs, ndlr) Là, ce sera un tronçon pour faire de l’argent, ni plus, ni  moins. »

Dans cette zone de frayère, le niveau de l’eau est déjà 4 fois plus bas que la normale et pour alimenter la future turbine, une partie de l'eau serait déviée vers un bief un peu plus loin. « On ne peut pas faire de l’énergie verte à n’importe quel prix et n’importe comment, c’est juste une personne qui va profiter au détriment d’un territoire entier, c’est ça le vrai problème » s’agace le pêcheur

Le propriétaire du moulin se dit lui aussi un amoureux de la nature

De son côté pourtant, François Huguet, le propriétaire du moulin présente son projet comme écologique, destiné à fournir de l'énergie pour 600 personnes selon lui. La centrale ne capterait qu'un quart du débit sur le tronçon en question. « Je comprends l’inquiétude mais selon moi elle est basée sur une méconnaissance du sujet côté énergie et côté technique. En aucune manière, le moulin du coin ne peut mettre en péril quoi que ce soit puisque il a une toute petite puissance. » commente François Huguet.

Par arrêté du 28 janvier dernier, la préfecture du Puy-de-Dôme a d’ores et déjà autorisé l’exploitation de ce moulin. Le conseil d’Etat devrait trancher dans les prochaines semaines.

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Mai 2019

Sud-Manche. L’Agglo dit non à la compétence « eau pluviale »
...
photo peggy cochat et vincent bichon, élus de la communauté d’agglomération mont-saint-michel – normandie. © ouest-france

Peggy Cochat et Vincent Bichon, élus de la communauté d’Agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie.© Ouest-France

Jeudi 23 mai 2019, lors du conseil de la communauté d’Agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie, des élus ont exprimé leur inquiétude quant à la prise en charge prochaine et obligatoire de la compétence « eau pluviale ».

Une échéance prochaine inquiète une majorité des membres du conseil d’agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie, réunis jeudi 23 mai 2019. L’objet : l’obligation pour toutes les communautés d’agglomération françaises, selon une loi du 3 août 2018, de prendre en charge, au 1...

 
 

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Narjisse EL GOURARI.   Ouest-France

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Rédigé par jojo

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Publié le 27 Mai 2019

Philippe Vesseron a partagé un lien.

La volonté de l’Etat d’accélérer les démolitions sur le barrage de Vezins (Manche) a été fortement illustrée par la destruction complète et rapide de la « maison des directeurs » puis par la perforation de la base de la structure de l’ouvrage. Tout ceci est bien entendu immédiatement photographié et fait l’objet de commentaires mis en ligne quasiment en temps réel. Beaucoup expriment leur tristesse du paysage laissé par la disparition actuelle du grand lac, protestent contre le gâchis de la destruction d’un patrimoine ou, à l’inverse, qualifient de simples passéistes ceux qui dénoncent la suppression du barrage.
Je reste extrêmement inquiet du silence maintenu sur le rôle de régulation des débits (crues et soutien d’étiage) rempli depuis un siècle par ce barrage : par quoi l’Etat propriétaire du site remplacera-t-il cette double fonction ? Un retour au régime de petites crues et d’inondations tous les deux ou cinq ans comme au XIXème siècle aurait vite des conséquences rudes pour l’emploi puisque c’est surtout dans la basse vallée que se sont développées ou installées les activités. L’augmentation de ce risque du fait de la suppression de l’ouvrage devrait motiver la réalisation de modifications des habitations, commerces , équipements,… pour en améliorer la résilience, ce qui n’est pas gratuit et peut prendre quelques semestres. Ne pas engager rapidement de telles actions pourrait entraîner des coûts redoutables si au printemps 2020 ou 2021 une « crue biennale » entraînait dans la basse vallée des inondations avec des conséquences économiques et sociales forcément peu acceptables.
Ce silence a certainement plusieurs causes :
- Pour ceux qui militent pour le maintien du barrage et du lac, chercher des réponses alternatives pour les crues serait perçu comme une acceptation du scénario de suppression
- On a fait dire par plusieurs ministres que la suppression du barrage serait sans impact sur le risque de crue, ce qui est sans doute vrai pour les crues centennales mais manifestement faux pour les petites crues : difficile de changer de discours même si cet aspect du dossier a été qualifié d’un lapidaire « peu convaincant » par les Inspections Générales en 2015
- La régulation des crues et des étiages depuis un siècle repose sur des règles de gestion, des moyens de prévision et des décisions arbitrant entre des objectifs contradictoires : il y a eu des cas d’échec mais personne ne souhaite trop les commenter
- S’il n’y a pas de risque d’inondation biennale ou quinquennale, on se bornera à faire un PPRI (servitude correspondant à la crue centennale) et à l’exercice « normal » de la compétence GEMAPI – à l’inverse, s’il y a retour du risque, il faut des financements pour engager les travaux « alternatifs » de renforcement ou relocalisation de ce qui a été implanté dans les zones qui redeviendront inondables : il serait forcément peu acceptable pour les différentes parties prenantes que l’Etat s’exonère du financement de cette dimension qui doit faire partie intégrante de son projet.
Ces 4 raisons me paraissent constituer l’essentiel de l’explication du « silence sur le risque des petites crues » : le fait que les élections européennes soient derrière nous devrait permettre de corriger le discours erroné affirmant que la suppression en cours n’aurait pas d’impact sur le risque d’inondation et d’en assumer les conséquences. Mais cette correction est urgente, une crue biennale pouvant maintenant avoir des retombées rudes à tous points de vue.

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Rédigé par jojo

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Publié le 27 Mai 2019

 
CNE: Continuité écologique apaisée? Analyse

Après 10 ans de vives controverses dans toute la France tant de la part des propriétaires d’étangs et de moulins que des dizaines d’associations de riverains, d’une demande de moratoire signée par des milliers d’élus, la DEB (Direction de l’eau et de la biodiversité) a estimé nécessaire de lancer l’idée d’une "politique apaisée". Le CNE s’est chargé de ce dossier simple, rendu très compliqué, qui a engendré plus de préjudices humains (décès, AVC, divorces, stress…) et financiers que d’impacts piscicoles.

 

Qu’est-ce que sous-entendait une "continuité apaisée"selon l’administration ?

Les usagers de l’eau ont accueilli cette annonce de manière très favorable. Harcelés depuis 10 ans, ils ont immédiatement traduit : "l’administration va enfin respecter la loi, former ses agents selon la préconisation du PARCE, cesser la désinformation sur ce que n’exige ni Bruxelles ni la loi, cesser de prioriser la destruction d’ouvrages non exigée par la loi, considérer leurs multifonctionnalités (richesses environnementales, intérêt patrimonial, valorisation énergétique) etc…"

L’administration attendait, par son simple effet d’annonce, un apaisement de tous usagers et des riverains. C’est-à-dire, toutes les troupes au garde à vous sans broncher.

 

Des espoirs diamétralement opposés qui ne semblent pas avoir été clarifiés en 2017 ? On le constate depuis janvier 2019.

 

LEMA 2006 : situation simple, rendue compliqué par le choix des modalités d’application par la DEB et les Agences de l’eau

Côté propriétaires/gestionnaires, insistons encore sur les éléments fondamentaux suivants :

1)    nous n’avons observé (sauf exceptions dont nous n’avons pas eu écho ?) aucun acteur s’opposer à la loi : ni oralement, encore moins par écrit,

2)    ils déplorent tous une qualité de l’eau qui se dégrade et une quantité en nette diminution.

Les conditions étaient donc requises pour que la LEMA2006 et les articles de loi subséquents du code de l’environnement soient appliqués.

 

Dès lors, d’où viennent les complications qui ont engendré les contestations et contentieux ? Les griefs sont-ils épidermiques ou sérieux et légitimes ?

 

Origines des controverses et contentieux judiciaires

1)    L’administration a privilégié une mise en œuvre "en force" de principes non exigés par la loi (destructions d’ouvrages baptisées pudiquement "effacements").

 

2)    Elle impose depuis 10 ans des "prescriptions complémentaires" sans garantie technique ni de résultat tout en continuant à exposer le besoin qu’acquisition de connaissance. En clair, des travaux très onéreux ont été imposés sans avoir l’assurance formelle ni de leur efficacité ni de leur nécessité et encore moins du retour sur investissement.
On a même vu souvent des exigences de travaux pour des ouvrages artificiels franchissables au simple motif qu’ils étaient artificiels.

 

3)    L’option anti-pédagogique des Agences de l’eau (toujours scellée dans le marbre), d’un financement discrétionnaire faible pour les travaux d’aménagements obligatoires d’intérêt général et une subvention de 60 à 100% pour les destructions.
Ce facteur est d’ailleurs l’arme concomitante du scénario du passage en force : "désinformation sur les obligations légales, menaces, sommations diverses, rapports de manquement administratifs peu robustes, harcèlement pour offrir la perspective d’une carotte alléchante de subvention pouvant récompenser la reddition de l’usager".
L’administration ayant probablement spéculé sur le succès rapide de cette politique, en reproche l’échec aux propriétaires/exploitants/riverains.
Nous l’avons souvent écrit : avec tout l’argent public gaspillé, il y avait probablement l’opportunité de financer la restauration de tous les vannages de France.

L’administration estimant sa stratégie judicieuse (alors qu’elle ne répond pas aux enjeux), les usagers la qualifiant d’inappropriée et de très onéreuse, nous avions les premiers ingrédients de forts blocages.

 

4)    L’absence d’études environnementales ni d’études scientifiques rendent souvent peu crédibles les allégations manichéennes.

 

5)    Régression de 30ans dans les relations entre l’administration et les pétitionnaires.
L’instruction à charge du moindre dossier a lourdement assombri le tableau ; interprétations de la loi, exigences illégales, obstructions pour reconnaître l’existence d’un droit d’eau, palabres infinis concernant la consistance légale du droit d’eau, la lecture du code de l’environnement a subi un choc de complication, allant jusqu’au refus d’instruction obligeant le pétitionnaire à saisir le TA (tribunal administratif).

 

6)    On a observé tous les barrages d’étangs repérés sur la carte IGN alors qu’ils devaient être régularisés depuis le 23 mars 1993. Certes, les propriétaires n’ont pas fait le nécessaire, mais l’administration ne s’est accommodée de cette défaillance pendant 23 ans, sans étudier les éventuels préjudices administratifs et environnementaux. Est-ce cohérent, pour un dossier qui aurait pu être régularisé facilement avant la LEMA2006, de déployer un zèle extrême sur les exigences de pièces diverses à joindre au dossier de régularisation ? Quid de tous ceux antérieurs à 1993 relevant d’un dossier copieux d’autorisation alors que la nomenclature pourrait changer pour les gros projets de destructions ?

 

7)    Cerise sur le gâteau : la grande difficulté à caractériser un cours d’eau et une zone humide.

 

8)    Enfin, l’avis technique du propriétaire est rarement sollicité et encore moins considéré.

 

De la FFAM au CNE à une infox

"Selon une source proche du dossier", la FFAM a participé loyalement et de manière constructive de 2017 jusqu’à la réunion du 31 janvier 2019. Elle a encore transmis une contribution nourrie fin février 2019 dont il n’a pas été tenu compte.

Aucun compte rendu n’a été dressé après chaque réunion.
Après 2 ans d’échanges, imaginant et redoutant qu’elle ne serait pas consultée pour la conclusion, le Président de cette Fédération a réagi vigoureusement en dénonçant une situation qui risquait d’être plus inquiétante pour ses adhérents.

Il n’a donc rien validé et apprend, a posteriori qu’une note technique était signée par la DEB le 30 avril 2019.

Pour punir la FFAM de son outrecuidance réprouvée par les organisateurs… mais appréciée des adhérents, le Président n’a pas été convié à la restitution des travaux le 14 mai 2019, réunion sans enjeu à laquelle il n’y avait plus rien à dire puisque la note était signée depuis 6 semaines.

Une forte suspicion se confirme : notre lecteur nous informe qu’une DDT s’étonnant des propos qu’il tenait, lui a fait remarquer que "les Fédérations de moulins ont validé les échanges du CNE". On se demande qui aurait immédiatement distillé aux services déconcentrés l’infox sur des échanges prétendument "validés" au CNE et que la politique devrait enfin être apaisée ?
Cet épisode de 2 ans était bien un leurre : absence de résultat et déloyal dans la manière dont il va être valorisé à l’insu de certains participants.

 

Conclusion

1)    Si l’avis du Président de la plus importante Fédération de Moulins a heurté une susceptibilité, il n’est pas certain que les discussions auraient duré 2 ans sur un dossier aussi impactant les membres de la FNSEA par exemple… et que l’offensé ose formuler le moindre reproche à la Présidente de ladite FNSEA,

2)    La note technique n’évoque pas l’art L.214-18-1 CE. Cela n’augure rien de bon : une note (hors discussions du CNE alors que le sujet y figurait initialement) est peut-être en cours de rédaction : la DEB relit la loi comme elle a envie qu’elle soit.
Le pire reste à venir sur l’obsessionnelle neutralisation de cet article légal (et des autres) par la DEB.

3)    « On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré » (Albert Einstein). En clair, le plan d’action reste inchangé. Modifier à la marge une note technique ne résoudra pas les problèmes structurels exposés ci-avant.  

4)    Rappelons que les propriétaires d’étangs et de moulins n’initient ni une politique agressive ni apaisée.
C’est l’administration et elle seule qui, en orientant son choix stratégique, peut dégrader ou apaiser une situation.

 

 

La suite… dans le respect de la loi

Cette analyse nous semblait nécessaire.

Tout cela est du passé (très récent, mais passé quand même): nous aspirons à autre chose pour avancer.

Nous observons l’apparition de sujets initialement tabou :

· le développement des énergies renouvelables, en particulier l’hydroélectricité, pour faire face à ce même défi ;
· la conservation/préservation du patrimoine culturel et paysager, son inventaire, l’archéologie ;
· Le développement de la production aquacole en réponse à la demande des consommateurs français.

Sont-ce des intentions qui engagent ceux qui les lisent ? (les dossiers "hydro" et "piscicultures" doivent actuellement chercher un soutien au TA).
Nous écartons cette notion superficielle "d’apaisement" dénuée de sens si les conditions d’apaisement ne sont pas requises.
Ni la balle ni les dérapages ne sont dans notre camp. Au lieu d’un message ou "tout serait apaisé" aux services déconcentrés, sans rien avoir changé, l’apaisement sera acquis avec le retour du bon sens,

Nous sommes plus que jamais partisans d’une analyse multifactorielle des dossiers "étangs et moulins", dans le cadre d’un code de l’environnement non pollué par des interprétations univoques dogmatiques.

note technique du 30.04.2019: 2019-04-30_ DEB politique apaisée note technique

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Rédigé par jojo

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Publié le 26 Mai 2019

22 mai 19

The STUPID MEN in POWER...

MAL 01

 Barrage de MALPASSET - Fréjus (1959)

Un DESASTRE qui s' ANNONCE

Un "stupide" s'inscrit toujours dans un cadre, une idée ou un comportement, mais quand il s'accompagne d'un suprême commandement, le danger est imminent. C'est un peu la notion des lobbies "pro-glyphosate" qui oeuvrent  en permanence à la diffusion de ces mollécules mortifères. 

Aujourd'hui, le cas du barrage de VEZINS et ses toutes dernières évolutions, nous conduit à mettre sur la place publique les effets "pervers" issus de la sphère "économico-politicienne", néfaste à notre tranquilité et à notre vie quotidienne. Ce mercredi 22 mai, sur ordre de feu M. le Préfet, parti en inspection sous d'autres cieux, l'entreprise CHARIER (**) a commencé à percer des trous dans la base du barrage, sans avoir vérifié si juridiquement si rien ne l'en empêche. En effet, cette entreprise, même couverte par un marché poublic, se doit avant tout, de vérifier un certain nombre de critères, ce pour au moins deux raisons majeures :

> Que l'instant choisi (ou ordonné) ne vienne mettre en danger les populations.

> Que les recours de justice soient totalement levés. 

L'entreprise CHARIER ne pouvant se prévaloir d'absence de connaissance du seul fait que nous lui avons aderessé une lettre en date du 16 avril 2019 (reçue le 18/4/19) et que par ailleurs, une Recommandée AR a été adressée à la DDTM le 9 mai 2019 (reçue le 10/5/19). Et que de plus, Eric GOUPIL, Maire d'Isigny le Buat, a reçu le 18/4/19 notre LAR l'informant de nos actions et le mettant en garde sur des poursuites pénales en cas de non respect par lui ès qualité d'OPJ communal. Néanmoins, ce mercredi 22 mai, la ligne rouge ayant été franchie, ECOLOGIE NORMANDE dépose une plainte près le Procureur de la République de Coutances, contre l'entreprise CHARIER, d'une part, et, le maire d'Isigny d'autre part. 

Nous tenons à préciser que par LAR du TA de Caen, reçue le 15 mai 2019, ce dernier nous a fait part de son rejet global (Référé et au fond), mettant hors jeu le principe de précaution que nous invoquions, pourtant inscrit depuis 2005 dans la Constitution. Ce même TA, dans sa lettre, nous informe de la possibilité de recours devant le Conseil d'Etat, sous 15 jours, soit le 30 mai 2019. Il aurait dû être procédé à l'arrêt immédiat de toute dégradation structurante sur le barrage. Ceci s'explique d'autant plus que la Commission de l'UE à Bruxelles nous a admis à la requête pour le non-respect par la France du Traité de Lisbonne, sur les postes environnement et énergies.  

En cette période de campagne électorale pour les EUROPEENNES, il est de notre conviction de signaler aux électeurs du sud Manche et ailleurs, que le principe démocratique de nos dirigeants nuit gravement à l'avenir de tout un territoire. Si la plupart des listes en présence deviennent, avec la stupeur qui convient, des écologistes "bon teint", il est de notre devoir de nous interroger sur l'orientation qui devrait en être faite. Depuis juillet 2017, il nous faut rappeler aux citoyens qu'aucune démarche positive n'a été entreprise ni accompagnée pour le maintien des barrages dans le cadre d'un mix énergétique que chacun s'accorde à préférer, même la majorité nationale actuelle. S'agit-il d'un "laisser-aller", d'un manque de vision territoriale ou d'une absence comptable réelle? C'est pour cela que nous saisissons la Cour Nationale des Comptes et avons informé Bruno LE MAIRE par lettre du 9 mai (reçue le 10/5/19). 

Nous recommandons vivement aux électeurs la plus grande vigilence quant à leurs votes de dimanche prochain. Que les propositions faites sur un papier n'engagent que ceux qui les lisent. Ceci est valable pour toutes les listes qui, en réalité, prônent des stratégies de l'inconscience vis à vis de notre environnement. D'un grand dessein utile, l'Europe va s'éteindre à cause des inconséquents collectifs qui ne sont pas en capacité de réaliser que notre Maison commune brûle déjà. Qui est capable d'éteindre le feu? A poriori, il n'y a que le Président, mais il est déjà resté sourd à nos appels, tout comme le Premier Ministre. La question qui se pose gravement désormais est celle-ci : "pourquoi perdurer cette politique du sourd alors que les rond-points sont encore occupés et que le "grand débat" nous a rendus sceptiques"? Faire un nouvel acte de décentralisation (ou de déconcentration) pourquoi pas, mais alors comment donner la parole aux citoyens dans leurs territoires si ce n'est en mettant en place une réelle démocratie éclairée? 

Pour ma part, dimanche prochain, je ne me déplacerai pas au bureau de vote. Chacun est libre de réagir à sa façon, mais l'urgence me commande de ne pas servir ce qui n'est plus serviable en l'état. L'écologie se conjugue autrement et ce sera notre leçon citoyenne si l'on veut un jour combattre les effets pervers du climat et du VIVRE ENSEMBLE que nous souhaitons tous. 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

 (**) cette entreprise est celle qui réalisera le futur port de Granville, sous conduite du CD de la Manche. 

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Publié le 25 Mai 2019

[PHOTOS] Manche : les ouvriers s'attaquent désormais à la structure du barrage de Vezins
[PHOTOS] Manche : les ouvriers s'attaquent désormais à la structure du barrage de Vezins

Les ouvriers s'affairent au niveau des vannes du barrage de Vezins (sud-Manche), sciant dans les bosses bétonnées de l'ouvrage et perçant de tous petits trous.

- Richard Zampa
Le

Depuis mercredi 22 mai 2019, les ouvriers s'affairent au niveau des vannes du barrage de Vezins (sud-Manche), sciant dans les bosses bétonnées de l'ouvrage et perçant de tous petits trous.  Si la mort du barrage semble désormais actée, l'article 2 de l'arrêté préfectoral d'octobre 2018 a-t-il vraiment été respecté ?

Les ouvriers ont passé la surmultipliée, depuis mardi 22 mai 2019, sur le chantier de démantèlement du barrage de Vezins, l'un des deux ouvrages du sud-Manche. A moins que ce ne soit les défenseurs du barrage qui, au regard de l'avancée des travaux, soient plus "électriques", à partir du moment où la base de l'infrastructure est "attaquée".

Mardi 21 mai 2019, le président des Amis du Barrage avait déjà lancé un appel à la mobilisation au prétexte que "le percement du barrage de Vezins pou(v)ait débuter mardi après-midi". Avec le percement d'un trou de "5 m de large et 4 m de haut", facilitant ainsi l'évacuation de l'eau en cas de forte pluie. Entre cinquante et soixante personnes s'étaient mobilisées sous étroite surveillance des gendarmes. Les ouvriers, eux, n'avaient finalement pas touché au barrage. "L'engin destructeur, installé mardi 21 mai, n'avait pas pu être acheminé sur la plate-forme qui lui était destinée à cause de la montée du niveau de la Sélune", expliquait alors John Kaniowsky.

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La grue est à l'oeuvre sur le devant du barrage cette fois. - Richard Zampa

 

Les ouvriers s'affairent au niveau des vannes

Sauf que depuis mercredi 22 mai 2019, les ouvriers s'affairent au niveau des vannes du barrage, sciant dans les bosses bétonnées de l'ouvrage et perçant de petits trous pour y installer pitons et autres accroches. "On l'a fait constater par huissier", souligne le président de l'association des ADB, présent sur place, entouré d'une poignée de défenseurs de l'ouvrage, eux-mêmes encadrés par la gendarmerie de Saint-Hilaire, avec à leur tête le major Stéphane David et le commandant de la compagnie d'Avranches, Grégory Van Blitz.

 

La gendarmerie restera présente au fil des jours autour du barrage "pour surveiller le chantier sur la longueur", a fait savoir le commandant Van Blitz. - Richard Zampa

 

"On saute une étape du phasage"

Pourtant, comme le rappelle noir sur blanc l'Article 2 de l'arrêté préfectoral "complémentaire" d'octobre 2018, qui "autorise les travaux de destruction du barrage de Vezins, situé sur la rivière Sélune (...), les travaux débuteront par la déconstruction du bâtiment de l'usine avant tous travaux sur le barrage lui-même". Or, à ce jour, les travaux à l'arrière du bâtiment ne sont toujours pas terminés. Ce qui n'a bien sûr pas échappé aux observateurs et autres défenseurs du barrage. "Là, on n'est pas dans le phasage à proprement parler. On saute une étape du phasage. C'est discutable, nous dit-on. Faut voir", déclare John Kaniowsky. D'aucuns sur les réseaux sociaux voit en ce jour "la mise à mort du barrage", déplorant qu'il n'y ait désormais "plus de retour possible", car "ils ont fragilisé le barrage. Quelle honte !"

Quoi qu'il en soit, la gendarmerie restera présente au fil des jours "pour surveiller le chantier sur la longueur", a fait savoir le commandant Van Blitz.

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Rédigé par jojo

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Publié le 25 Mai 2019

Démolition du barrage de Vezins : des opposants tentent de bloquer le chantier

La démolition du barrage de Vezins (Manche) est entrée dans le vif du sujet, en cette fin mai. Après les bâtiments annexes, place à l'ouvrage, devant des opposants remontés.

Une grue a été installée en amont du barrage, mardi 21 mai.
Une grue a été installée en amont du barrage, mardi 21 mai. (©La Gazette de la Manche)

Après avoir attaqué diverses parties annexes aux abords du barrage, le chantier de déconstruction du barrage de Vezins, démarré début avril, s’attaque à l’ouvrage, en cette fin mai.

Mardi 21 mai, en fin d’après-midi, une grue a été installée près du lit de la Sélune, en contrebas du barrage. Objectif : retirer les équipements installés sur la passerelle, 35 mètres plus haut.

 
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Concernant les trous percés dans le barrage, des entailles ont été réalisées mercredi afin de préparer le percement à proprement parler du barrage. Trois trous vont être prochainement réalisés afin de faciliter le passage de l’eau durant le chantier en cas de fort débit. 

Lire aussi : Barrage de Vezins : premiers coups de pioches dans l’ouvrage avant fin mai

 

 
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Les opposants veulent soulever « des irrégularités »
 
 
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Les opposants suivent continuellement le chantier. Une quarantaine d’entre eux se sont mobilisés au pied levé, mardi 21 mai. Ici, lors de la fin du rassemblement. (© Gazette)
 

Une quarantaine de défenseurs du barrage de Vezins ont été mobilisés, mardi après-midi,  afin de montrer « pacifiquement et symboliquement » leur opposition à ce chantier.

Des opposants qui suivent en continu le déroulement des travaux. 

« Nous surveillons, nous sommes vigilants. Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout, y compris à demander la reconstruction du barrage qui va être détruit », indiquait, mardi, John Kaniowski, président des Amis des barrages, évoquant notamment les recours en justice effectués par l’association.

Lire aussi : Tribunal : les Amis du barrage iront devant le Conseil d’Etat pour défendre les barrages du Sud-Manche

Les opposants tentent également de soulever des « irrégularités » dans la tenue du chantier. Didier Marest, qui avait notamment réalisé une vidéo face caméra adressée à Emmanuel Macron, a notamment présenté aux ouvriers un arrêté préfectoral complémentaire indiquant que « les travaux débuteront par la déconstruction de l’usine avant tous travaux sur le barrage lui-même ». 

Un point qu’ils estiment bafoué si bien que le militant a tenté de bloquer le chantier, sans succès, comme il l’explique sur Facebook. 

 
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Rédigé par jojo

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Publié le 24 Mai 2019

Bonjour,

Les évènements survenus ces derniers jours en ont découragé plus d’un.

Même si je peux les comprendre, il faut bien savoir que la bataille est très loin d’être terminée.

La prochaine étape va se courir le mois prochain devant le Tribunal administratif de CAEN qui examinera le dossier sur le fond, pour la première fois. Il s’agira d’une audience collégiale (au moins 3 juges). Les référés n’étant audiencés que par un seul juge.

Tout comme nous, nos avocats n’ont rien perdu de leur combativité : « J’ai le plaisir de vous communiquer copie du mémoire en réplique que je demande à Me CAVELIER de déposer au plus vite devant le tribunal administratif. Vous constaterez que je ne manque pas d'insister, dans mes observations liminaires, sur le comportement inadmissible de l'État qui met autant de temps à produire un copier-coller de son mémoire en référé tandis que je demande au Tribunal d'ordonner, le moment venu et s'il nous donne gain de cause, la reconstruction des parties de barrage déjà détruites sous astreintes financières. » 

Nous ne pouvons donc que souhaiter que le Tribunal soit attentif aux moyens que nous développons pour faire annuler l’arrêté préfectoral du 29 Octobre 2018.

Nous pourrons interjeter appel de cette décision si elle ne nous convient pas, et nous pourrons former un pourvoi devant le Conseil d’État si l’arrêté de la Cour d’appel de NANTES ne nous satisfait pas.

Je vous rappelle que nous avons déjà formé un pourvoi devant le Conseil d’État visant à faire casser l’ordonnance du juge du référé rejetant notre demande, pourtant bien fondée, de suspension des travaux de démolition. Examen à venir.

Par ailleurs, Maître Laurent, Huissier de Justice à AVRANCHES, m’a rejoint hier matin sur le site du barrage de Vezins pour réunir tous les éléments qui vont lui permettre de dresser son constat qu’il nous fera parvenir la semaine prochaine.

Il m’a paru important d’insister sur le fait que les ouvriers aient attaqué la structure du barrage alors que l’arrêté préfectoral (article 2, phasage des travaux) prévoit de détruire les bâtiments situés à l’arrière, et notamment l’usine, avant de procéder à la démolition.

Cette précaution devait permettre le percement d’au moins un trou à la base susceptible de laisser passer le flux d’une crue éventuelle. Si cette crue survenait maintenant, elle entraînerait une remise en charge du barrage sans possibilité d’en maîtriser le niveau. Avec toutes les conséquences que l’on imagine.

Force est de constater que les services de l’État font avancer ce chantier de démolition à marche forcée, au mépris des règles élémentaires de sécurité, quitte à passer outre les dispositions de l’arrêté préfectoral. Le but étant de nous mettre devant le fait accompli. Le malaise apparent des ouvriers en dit long sur l’ambiance qui règne au milieu des gravats et des engins crachant la pollution « écologique ».

Je remercie vivement toutes celles et ceux qui nous adressent des messages de sympathie et de soutien. Ne baissez pas les bras.  Continuez à venir nombreux pour observer et surveiller ce chantier. Sachant que les tentatives de blocage ou de provocation sont stériles, voire dangereuses.

Bien cordialement,

John KANIOWSKY

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Rédigé par jojo

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