Publié le 31 Juillet 2019

Environnement. Le sud-Manche flirte avec la sécheresse
Le sud-Manche flirte avec la sécheresse

La Braize à Marcey-les-Grèves mercredi 24 juillet 2019.

- Nicolas Thomas
Le

Les deux principales ressources en eau de Granville et Avranches sont au plus bas. Et les projections émises par la Dreal de Normandie (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) pour la fin août 2019 ne sont pas optimistes.

Le département de la Manche est toujours au niveau 1 pour la restriction de l'eau. C'est le pallier le plus bas, celui de la vigilance où les particuliers et les professionnels sont incités à faire des économies d'eau. Le début d'été 2019 est particulièrement chaud avec des pointes, le 23 juillet 2019, au plus fort de la canicule, de plus de 38°C dans le...

 

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Publié le 30 Juillet 2019

Députés et sénateurs engagent la France à développer la petite hydro-électricité
 
Malgré l'opposition du gouvernement, le sénat et l'assemblée nationale ont appelé la politique énergétique et climatique de la France à "encourager la production d’énergie hydraulique, notamment la petite hydroélectricité". Ce choix des élus est une avancée pour la transition bas carbone, avec des dizaines de milliers de sites déjà en place qui sont susceptibles d'être relancés, pourvu qu'ils rencontrent désormais le soutien et non le frein de l'administration en charge de l'eau. Le parlement acte par ce texte les avis exprimés par la commission nationale du débat public lors de la discussion de la programmation énergétique avec les citoyens en 2018, la décision récente de 2019 du conseil d'Etat soulignant que la petite hydro-électricité est d'intérêt général aussi bien les directives de l'Union européenne appelant à développer cette hydro-électricité, y compris des puissances modestes en autoconsommation. Ce choix peut être lu comme un désaveu manifeste (venant après plusieurs autres) de l'idéologie de la destruction des ouvrages hydrauliques au nom de la continuité en long, alors que de nombreuses solutions permettent de faire circuler des poissons migrateurs sans altérer le patrimoine hydraulique français. La politique de l'eau ne peut plus se permettre d'opposer stérilement l'énergie, la biodiversité, la patrimoine, mais doit les concilier.  
 

La "petite loi" énergie et climat avait pour but de traduire dans le droit la programmation pluri-annuelle de l'énergie de la France, et ses objectifs visant à la neutralité carbone en 2050. Le respect des accords de Paris demande une baisse des émissions carbone de la France dès 2020, cela de manière soutenue et continue pendant 30 ans. Toutes les ressources en énergie du territoire vont devoir être mobilisées pour relever collectivement ce défi.

Dans l'ultime session d'examen et discussion par la commission mixte paritaire de l'assemblée nationale et du sénat, dont les travaux se sont achevés la semaine dernière, un texte de consensus a été adopté par les deux chambres.

Au terme de ce texte, l'article L 100-4 du code de l’énergie sera modifié de la sorte :
"Pour répondre à l’urgence écologique et climatique, la politique nationale a pour objectifs (...) 4° D’encourager la production d’énergie hydraulique, notamment la petite hydroélectricité".

La loi sera définitivement votée à la rentrée de septembre, en conformité obligatoire au texte venant d'être adopté en commission mixte paritaire.

C'est un progrès important, puisque l'ensemble des arrêtés de programmations politico-administratives relatives à l'eau et à l'énergie (SDAGE, SAGE, SRADDET, PCET, etc..) devra désormais prendre en compte cette orientation.

Nous remercions vivement les nombreux parlementaires qui ont réclamé et soutenu cette évolution. Nous déplorons que François de Rugy (devant l'Assemblée nationale) et Emmanuelle Wargon (devant le Sénat) aient pris des positions négatives sur cette nécessité de soutenir l'énergie hydraulique, et en particulier la petite hydro-électricité. Il est dommage que le pouvoir exécutif, à nouveau mal conseillé par sa haute administration de l'eau, persiste dans des schémas qui ne sont plus pertinents face à l'évolution des enjeux écologiques et énergétiques.

Ce choix de soutenir l'hydro-électricité est un choix de bon sens :
  • il existe 25 000 sites que l'on peut relancer en France
  • l'hydraulique a le meilleur bilan carbone quand elle se produit à partir de sites déjà en place (avec un minimum de génie civil), 
  • la relance des sites existants (chaussées de moulins et forges, petits barrages, digues, écluses...) ne crée pas de nouveaux impacts sur la rivière, sa morphologie, ses habitats en place, 
  • l'énergie hydraulique jouit d'une bonne insertion paysagère et d'un soutien social, en particulier dans les communes rurales où les moulins sont nombreux.
Le vote de la commission mixte paritaire est un désaveu supplémentaire de l'idéologie de la destruction des ouvrages hydrauliques, qui se trouve régulièrement contestée, amendée ou contredite par les parlementaires depuis 5 ans, et cela de manière transpartisane à chaque fois. C'est également un désaveu des arbitrages défavorables de l'administration lors des relances de moulins, forges ou autres sites anciens, qui ont été condamnés par le conseil d'Etat en 2019 dans l'arrêt moulin du Boeuf, mais qui sont aussi condamnés à terme par la directive européenne sur l'énergie de décembre 2018, appelant tous les Etats-membres à accélérer et simplifier l'hydro-électricité, y compris en autoconsommation (donc en petites puissances).

Notre pays ne veut pas voir disparaître ses ouvrages hydrauliques, mais les ré-engager dans une trajectoire énergétique et écologique : ce message doit être entendu.

La prime actuelle à la destruction des ouvrages hydrauliques susceptibles de produire de l'énergie est désormais anachronique : la direction de l'eau et de la biodiversité au ministère de l'écologie, les services instructeurs de l'Etat, les agences de l'eau, les syndicats et parcs en charge de la GEMAPI ont vocation à intégrer rapidement cette approche et à cesser d'accorder des avantages ou des priorités à des solutions visant à démolir les chaussées et barrages. Cette orientation conflictuelle était non seulement contraire au déploiement rapide de la production bas-carbone sur toutes les rivières françaises, mais elle était aussi contestée pour ses nombreux impacts négatifs sur le patrimoine, le paysage, l'agrément, la disponibilité de l'eau, la régulation des crues et étiages, la préservation des milieux aquatiques et humides installés autour des sites anciens.

Les associations et syndicats devront s'assurer après l'adoption définitive de la loi à la rentrée que ces nouvelle directions énergétiques nationales sont suivies d'effet dans la politique de l'eau, en signalant à leurs préfets comme à leurs parlementaires les éventuels freins à la relance de la petite hydro-électricité.

Illustration : le moulin de Lugy, Hauts-de-France, DR

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Publié le 29 Juillet 2019

Sur la Sélune, les longs débats sur la biodiversité et l’hydroélectricité ont conduit depuis 15 ans à faire perdre de vue trois autres enjeux: la réserve d’eau douce, le soutien d’étiage, la prévention des crues . Il est urgent revenir sur les causes d’un « oubli » qui entraine des risques évidents dès maintenant , crises en cas de sécheresse ou d’inondations.

La démolition du barrage de Vezins est largement engagée alors même que ni son propriétaire ni une aucune autorité ni les juridictions n’ont encore répondu à la question : comment sera compensée l’augmentation des risques de sécheresse ou de crue ?

Comment expliquer cette situation ? Comment la corriger au plus vite ?

L’Etat cumule ici tous les rôles, propriétaire de l’ouvrage, autorité de gestion des risques majeurs, autorité en charge des polices de l’eau et de la pêche, rédacteur des décrets qui classent telle masse d’eau ou tel segment de rivière, …. Cette concentration des responsabilités sur les épaules de l’Etat est-elle une source de rationalité des décisions ? Pour ceux qui subiront les pertes de valeur et pertes d’exploitation , est-ce une garantie d’une indemnisation par l’Etat ? Le cumul n’est-il pas tout au contraire une des causes de l’oubli des risques ?

1) On répète que les investissements de Vezins ont été motivés et financés par l’hydroélectricité et non par l’objectif de réguler le fleuve. Certes , mais depuis un siècle on a largement perdu de vue la situation « naturelle » antérieure, en particulier les inondations qui marquaient la basse vallée tous les 2 ou 5 ans jusque 1920.

2) On assigne aujourd’hui des obligations claires au maître d’ouvrage (qu’il soit une entreprise , un organisme public ou privé, une collectivité,…) qui prépare un projet un peu important : d’une part présenter une étude robuste des impacts sur l’environnement et d’autre part expliciter les actions qu’il envisage pour les éviter, les réduire ou les compenser (démarche ERC). Ici, ce qui devrait incomber au maître d’ouvrage est quasi systématiquement remplacé par une réponse d’autorité : ainsi, pour le risque d’inondation, on focalise sur les servitudes relevant du PPRI, ce qui conduit forcément à se concentrer sur la « crue centennale », en laissant sans vraie réponse les questions des « petites crues ».

3) Les questions de régulation du fleuve, crues ou étiage , relevaient jusqu’à présent d’une consigne au concessionnaire qu’on pourrait appeler « transparence » : en cas de crue ou de sécheresse, le débit sortant est calé sur le débit entrant. Ceci masque complètement l’importance des actions prévisionnelles les jours précédents… et conforte un « discours » affirmant « la suppression de Vezins sera sans impact sur les risques ». Les études effectuées (de 2002 à 2014) ont été par euphémisme qualifiées en mars 2015 de «peu convaincantes » mais poussaient assez fortement à continuer à privilégier les débats sur la protection de la biodiversité et la mise en valeur de l’énergie hydraulique.

4) La faible importance accordée aux dimensions réserve d’eau/ sécheresse/ crues conduit directement à accorder peu de place aux démarches « réduire » et « compenser ». Pourtant, beaucoup d’actions devront être menées dans la basse vallée pour compenser la suppression de Vezins: modifier les constructions existantes et notamment leurs installations électriques, agir sur les rez de chaussée dans l’ensemble de la zone qui va redevenir inondable, reconfigurer les fonctions de la Roche qui Boit (soutien d’étiage, tourisme, …), recréer un ou des lacs à l’amont du barrage actuel de Vezins,… Bien entendu, reconnaître la possibilité et la nécessité de telles actions conduit immédiatement à affirmer qu’elles devront être incluses dans le budget et le planning du projet du maître de l’ouvrage de la suppression . A aucun moment les ministres n’ont donné l’impression qu’ils pensaient raisonnable de faire des économies sur ces points ni d’en faire supporter les coûts aux habitants ou aux collectivités.

X

La canicule actuelle comme les pluies du printemps 2018 montrent clairement l’urgence de corriger « l’oubli » des trois dimensions réserve/étiages/crues. A court terme, une réponse pourrait être apportée par les juridictions de Caen ou de Nantes mais il serait aussi possible que l’Etat « maître d’ouvrage » prenne l’initiative de réévaluer la situation.

L’image contient peut-être : plante, plein air et nature
 
 

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Publié le 28 Juillet 2019

Manche : l'ensablement lent mais inexorable de la Sélune inquiète
Manche : l'ensablement lent mais inexorable de la Sélune inquiète

De son jardin, Gérard Gautier est aux premières loges pour mesurer les variations du cours de la Sélune et la formation de bancs de tangue.

- Jean-Christophe Legrand
Le

A Pontaubault (Manche), pour Gérard Gautier, le retour des prélèvements de tangue est une piste à envisager.

Depuis de nombreuses années, en haut du Piquenot où il habite, à Pontaubault (Manche), Gérard Gautier observe le lit de la Sélune qui fait un large méandre de Flagé à la Maraicherie avant d'aller se jeter dans la baie au-delà de la Roche Torin. De mois en mois, et surtout depuis les travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel, il constate l'ensablement lent mais inexorable de la Sélune.

Le vague de mascaret vient buter sur le banc de sable

Au niveau d'Argenne, le lit du fleuve est peu à peu envahi par un banc de sable et de tangue qui occupe toute sa partie centrale. En période de grande marée, la vague du mascaret vient buter dessus et les kayakistes qui aimaient chevaucher la vague y restent plantés. Plus loin entre les deux ponts de Pontaubault, l'ensablement est très visible sur la rive droite. Des trois arches du pont du chemin de fer, seule l'arche centrale sert au franchissement des eaux. Quant au pont de pierre, sur ses 11 arches, six sont complètement ensablées et les deux riveraines du fleuve continuent à se combler préludant à une réduction du lit à trois arches qui semble inéluctable.

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Des prélèvements de tangue ?

Quelle solution préconiser pour un retour au libre parcours des eaux de la Sélune ? Les prélèvements de tangue (qui servait d'engrais aux agriculteurs pendant des centaines d'années), qui ont été progressivement abandonnés, seraient peut-être une des solutions à envisager pour redonner son caractère maritime au fleuve en aval de Pontaubault. C'est une des pistes qui, selon Gérard Gautier, mériterait d'être examinée avec attention.

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Publié le 26 Juillet 2019

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable 

        

Paris le 22 juillet  2019 14h00  
Canicule. Les huit mille éoliennes françaises ne fournissent quasiment plus d'électricité

Le 22 juillet  à 14h, alors que  la barre des 34°C a été localement dépassée sur une  partie sud du pays, les  éoliennes destinées à produire de l’électricité au réseau n’ont fourni que 607 MW soit 1% du total . (*)

Ces  chiffres montrent l’inutilité  de ces  machines pharaoniques  et l’erreur de vouloir poursuivre leur implantation alors qu’elles  sont incapables de produire  de l'électricité lorsque les consommateurs en ont besoin.

La production intermittente des éoliennes dépend uniquement du bon vouloir du vent et non pas de leur gigantisme ou de leur nombre. Elles ne peuvent faire face ni aux vagues de froid, ni aux vagues de chaleur, c’est-à-dire au moment critique ou l’électricité d’un pays devient vitale.   Un blackout  est  considéré comme une catastrophe potentielle nationale  mettant en danger la sécurité des citoyens.

L’obstination de François De Rugy  ex ministre de l’environnement qui a accéléré le programme d'implantation d'éoliennes, en supprimant toutes les lois qui protégeaient les citoyens, était  suspecte. Il privilégiait  ainsi   des intérêts privés de promoteurs par rapport à l’intérêt général.

La Fédération Environnement Durable demande à Mme Elisabeth Borne qui lui succède et   dont les compétences sont reconnues, d'en tirer  les conséquences et  d'arrêter le programme  éolien qui met en danger  la France.

 

Contact presse

Jean-Louis Butré       
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08          


(*) Production d'électricité par filière
https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

22 juillet 2019 14 h
RTE Eco2mix 
Total production 57818 MW


 

_________________________________________________________________

Jean-Louis Butré
Président

Fédération Environnement Durable

http://environnementdurable.net

contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

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Publié le 25 Juillet 2019

Barrage de Vezins : les défenseurs de l’ouvrage toujours actifs

Alors que le barrage de Vezins est en cours de disparition, les défenseurs s'activent toujours pour faire connaître leurs arguments contre cette démolition.

Michel Gérard avec les journalistes de la chaîne internationale Al Jazeera, le jeudi 18 juillet.
Michel Gérard avec les journalistes de la chaîne internationale Al Jazeera, le jeudi 18 juillet. (photo : mairie de Poilley)

Susciter l’intérêt des médias nationaux voire internationaux pour le barrage de Vezins en cours de démolition : c’est ce qu’espèrent les défenseurs du barrage.

C’est chose faite avec la venue d’une équipe de télévision Al Jazeera, jeudi 18 juillet, accueillie par Michel Gérard, maire de Poilley et défavorable à la disparition du barrage.

 
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La chaîne qatarienne émet dans le monde entier en diverses langues et touche des millions de téléspectateurs.

Lire aussi : Arasement des barrages du Sud-Manche. Les trois recours des Amis du barrage en passe d’être rejetés

« Afin de connaître les raisons de l’opposition, elle a souhaité me rencontrer », précise Michel Gérard, qui a rappelé les arguments des défenseurs des ouvrages de Vezins et de la Roche qui Boit :

 
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« Suppression d’une réserve de 20 millions de m3 d’eau douce dans un contexte climatique dégradé […] et privation de la production d’une énergie électrique verte et renouvelable, en totale contradiction avec les objectifs définis par le gouvernement français et par la nouvelle présidente de la commission européenne ».

L’élu a également mis en avant les « incertitudes sur le risque inondation, conséquence de la suppression des barrages traitée avec légèreté ».

 
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L’élu note que « ce même jour, le département de la Manche a été placé en état de vigilance sécheresse, soulignant que le débit de la Sélune a prématurément baissé ».

« Inquiet pour l’avenir »

Autre défenseur du barrage qui s’exprime alors que l’ouvrage est en cours de démolition : Jean-Louis Varinot.

À 90 ans, cet « ancien cadre d’EDF et homme de terrain connaissant parfaitement le comportement de la Sélune », se dit « inquiet pour l’avenir des jeunes ».

Lire aussi : Barrage de Vezins : la disparition du paysage programmée

« Avec le bassin-versant actuel, les crues présentes avant la construction des barrages sur la Sélune auraient eu pour les populations des conséquences d’autant plus catastrophiques du fait d’un débit beaucoup plus important », estime-t-il.

« Dès l’origine les cahiers des charges ont intégré l’impératif de la protection des personnes et des biens, avec le soutien d’étiage en période de sécheresse et le pilotage des niveaux pour éviter les inondations », indique également Jean-Louis Varinot qui demande au ministère de l’environnement d’écouter élus, commerçants et associations locales.

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Publié le 23 Juillet 2019

Canicule et sécheresse : la France en surchauffe

Environnement

Développement économique

Europe et international

France

La canicule qui a commencé ce 22 juillet sur la France, la deuxième en moins d'un mois, sera courte mais particulièrement intense. Le gouvernement a réitéré ses conseils de prévention alors que la chaleur devrait atteindre un niveau historique ce jeudi dans le pays déjà frappé par une sécheresse exceptionnelle. 73 départements sont actuellement concernés par des restrictions d'eau. Le monde agricole, particulièrement touché, va bénéficier d'aides d'urgence : avance supplémentaire d'un milliard d'euros sur les aides de la PAC à la mi-octobre, autorisation de faucher les terres en jachère dans 9 départements de plus.

Une nouvelle fois, la canicule s'abat sur l'hexagone. Après celle de la fin juin, exceptionnelle par sa précocité et son intensité, une vague de chaleur a commencé à frapper ce 22 juillet une grande moitié sud du pays (à l'exception de la côte méditerranéenne) ainsi que le Centre, jusqu'à l'Ile-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté. 59 départements ont déjà été placés en vigilance orange par Météo France.

Pic attendu jeudi

La canicule, qui va s'étendre vers le Nord, doit atteindre un nouveau pic jeudi. Le rafraîchissement est attendu pour vendredi. "On a une canicule brève, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, parce que plus c'est long plus les organismes se fatiguent et plus ça devient pénible notamment pour les plus vulnérables", a commenté ce lundi le prévisionniste de Météo-France François Jobard. Mais elle est "remarquablement intense", et "jeudi sera potentiellement une journée historiquement chaude", avec une moyenne sur l'ensemble du pays qui devrait être proche des records d'août 2003, a-t-il indiqué à l'AFP.
Cette même journée de jeudi, de nombreux records absolus locaux devraient également être battus, notamment à Paris où Météo-France attend désormais une température de 41 voire 42°C. Depuis le début des mesures en 1873, la capitale n'a dépassé la barre des 40°C qu'une seule fois : le 28 juillet 1947, avec 40,4°C. Malgré cette chaleur exceptionnelle de jeudi où le thermomètre pourrait atteindre 43°C localement en Ile-de-France ou dans certaines régions du Centre, le mercure ne s'approchera pas du record absolu français établi lors de la précédente canicule, avec 46°C à Vérargues dans l'Hérault le 28 juin.

Plan canicule niveau 3 à Paris

Les grandes villes se préparent à affronter ce nouvel épisode caniculaire. Paris, qui sera particulièrement touchée par la nouvelle vague de canicule, a activé son plan canicule niveau 3 (sur 4)- "salles rafraîchies" dans les équipements publics, fontaines temporaires et brumisateurs, ouverture nocturne de parcs et jardins, a annoncé lundi la mairie. A Nantes, cinq parcs seront ouverts jusqu'à 22h et la consommation d'eau réduite de 40% par jour en économisant sur l'arrosage des parcs et jardins et le nettoyage des rues. A l'autre bout de la France, deux parcs seront ouverts jusqu'à minuit à Nancy.
Côté gouvernemental, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a demandé la diffusion "dès lundi matin sur les antennes télévisuelles et radiophoniques des spots rappelant les conseils de prévention", selon un communiqué diffusé dimanche. La plateforme d'information "Canicule info service", accessible au 0800 06 66 66 (numéro vert), reprend également du service. La Direction générale de la Santé a appelé l'ensemble des acteurs – pouvoirs publics, collectivités, associations, à relayer les conseils des autorités sanitaires, en particulier auprès des personnes les plus fragiles (nourrissons, enfants, personnes âgées, handicapées ou fragiles isolées…). Ces dernières, notamment, sont incitées à s'inscrire sur la liste mise à leur disposition dans chaque mairie pour revoir le soutien de bénévoles.

Circulation différenciée dans les agglomérations parisienne et lyonnaise

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a pour sa part appelé ce lundi l'ensemble des opérateurs de transport "à la plus grande vigilance et à la mobilisation, en lien avec les collectivités locales qui sont autorités organisatrices des transports". La SNCF a activé son plan "fortes chaleurs" qui prévoit notamment une "surveillance renforcée" des "matériels et infrastructures". Idem à la RATP. La Cellule ministérielle de veille opérationnelle et d'alerte (CMVOA) du ministère de la Transition écologique assurera un suivi de tous les éventuels incidents dans les réseaux de transport "afin de s'assurer de leur gestion dans les meilleurs délais", a prévenu le ministère.
Avec la chaleur se pose aussi la question de la pollution à l'ozone. En Ile-de-France, la circulation différenciée sera mise en place dès ce mardi dans l'agglomération parisienne, a annoncé lundi la Préfecture de police de Paris. "Seuls les véhicules munis d'une vignette Crit'Air de classe 0, 1 et 2 seront autorisés à circuler" de 05h30 à minuit à l'intérieur d'un périmètre délimité par l'A86, soit Paris et la petite couronne. La ministre de la Transition écologique a demandé que des mesures de circulation différenciée soient aussi mises en œuvre "systématiquement et sans délai" "dans l'ensemble des grandes agglomérations françaises confrontées au risque de pollution, en lien avec les élus locaux concernés".
La circulation différenciée sera mise en place dès mardi matin à Lyon, Caluire-et-Cuire et Villeurbanne, a déjà annoncé lundi la préfecture du Rhône.  Seuls seront autorisés à circuler à partir de 05H00 sur ces trois communes les véhicules affichant un certificat qualité de l'air (vignette Crit'Air) de classe "zéro émission moteur", 1, 2, ou 3, a précisé la préfecture.    Un abaissement temporaire de la vitesse de 20 km/h est également instauré sur tous les axes routiers du département où la vitesse limite autorisée est normalement supérieure ou égale à 90 km/h. Les axes dont la vitesse est limitée à 80 km/h sont quant à eux limités à 70 km/h. Quant au réseau de transports en commun TCL, il propose à nouveau son offre Tick'Air, qui permet de voyager en illimité pour trois euros par jour.

Restrictions d'eau dans 73 départements

La canicule revient alors que la sécheresse ne cesse de s'étendre sur le territoire. Une dizaine de départements étaient déjà soumis ce printemps à des restrictions d'usage de l'eau pour cause de déficits pluviométriques (lire notre article). Ils sont maintenant 73 à faire l'objet d'arrêtés préfectoraux. Certains sont en niveau d'alerte - réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50% ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine, mesures d'interdiction de manœuvre de vanne, d'activité nautique, interdiction à certaines heures d'arroser les jardins, espaces verts, golfs, de laver sa voiture, ... -, d'autres en alerte renforcée - réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50% (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine), limitation plus forte des prélèvements pour l'arrosage des jardins, espaces verts, golfs, lavage des voitures, ..., jusqu'à l'interdiction de certains prélèvements. Une douzaine de départements sont soumis à des mesures de crise pour tout ou partie de leur territoire - arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles. Seuls les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité). La totalité du territoire de la Creuse a été placée "en crise" depuis le 10 juillet. La majeure partie de celui de l'Indre-et-Loire et de la Vendée l'est aussi.
Pour faire face au manque d'eau qui touche durement le monde agricole, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a annoncé, lundi 22 juillet, un "plan de mobilisation générale", lors d'un déplacement dans le Loir-et-Cher. Il s'agit notamment de faire passer de 24 à 33 le nombre de départements dans lesquels les éleveurs vont pouvoir faucher les terres en jachère alors que la sécheresse empêche les bêtes de paître et qu'elles utilisent déjà les fourrages d'hiver. Neuf départements (Cantal, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Loiret, Loir-et-Cher, Haute-Savoie, Jura, Nièvre et Haut-Rhin) s'ajoutent ainsi à la liste des 24 déjà concernés depuis le 1er juillet par cette mesure. Le ministre compte également demander à l'Union européenne une avance d'un milliard d'euros sur les aides de la Politique agricole commune (PAC) pour que, dès la mi-octobre, les éleveurs puissent se fournir en fourrages. Dans l'émission Les 4 vérités, sur France 2, le ministre a appelé à la "solidarité" entre les départements, en lien avec les chambres d'agriculture, afin d'éviter toute spéculation. Enfin, le ministre a annoncé qu'il prendrait un arrêté pour que, dès mardi, les transports d'animaux soient interdits entre 13h et 18h dans les départements classés en vigilance orange.

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 23 Juillet 2019

Dans la Manche, la vigilance sécheresse est activée
Dans la Manche, la vigilance sécheresse est activée

Les cours d'eau de la Manche ont actuellement un débit bas et inquiétant, ce qui a décidé la préfecture à placer le département en vigilance sécheresse.

-
Le
Par : Baptiste Allaire

La préfecture de la Manche a annoncé ce jeudi 18 juillet 2019 que la vigilance sécheresse était activée dans le département.

La Manche a rejoint la longue liste des départements français en vigilance sécheresse. Malgré un mois de juin 2019 avec de nombreuses précipitations (90 millimètres d'eau à Cerisy-la-Salle contre 70 en moyenne selon Météo-France), le département est touché par la sécheresse.

Un hiver sec

En cause : la faible pluviométrie de l'hiver 2018-2019. La recharge des ressources en eau a été amputée de l'ordre de 20 à 30 % selon les secteurs, et les pluies du mois de juin 2019 n'ont pas suffi à rétablir l'équilibre.

Le niveau des nappes souterraines est donc relativement bas, notamment dans le nord-ouest de la Manche. Le débit de certaines cours d'eau (la Divette, la Vire, la Sélune) a prématurément baissé.

Appel à la prudence pour les citoyens

La vigilance sécheresse déclenchée par le préfet va permettre le renforcement de la gestion concertée et de la surveillance des ressources en eau. La préfecture appelle la population à utiliser l'eau de manière "raisonnée et économe", mais rassure : l'approvisionnement en eau potable n'est pas remis en cause.

 

 

 
 

Réactions
Peter
18 juillet 2019 , 14:17
Et pendant ce temps on supprime des réserves d’eau...
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Aurélien MONTECOT
18 juillet 2019 , 14:17
je connais une grande réserve d’eau douce dans le sud manche mais on préfère la supprimer on marche sur la tête
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Le fou du roi
18 juillet 2019 , 17:12
En même temps on continue à faire des cultures et des élevages très gourmands en eau. Il va falloir à un moment se poser les bonnes questions et prendre les décisions nécessaires même si on sait qu'elles seront très difficiles.
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Jimmy
18 juillet 2019 , 18:28
Une vigilance qui relève de l'infantilisation désormais habituelle des citoyens ! Des choix (l'arasement des barrages) qui relèvent quant à eux de l'absurdité écologique elle aussi désormais coutumière !
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Alain GOSSELIN
18 juillet 2019 , 21:28
Les Préfets devraient être remisés dans les placards de la République. Ils seraient payés, mais au moins ils seraient neutralisés. Et dire que ce triste personnage fout en l'air une réserve d'eau suffisante pour le sud manche, et nous annonce des restrictions. Triste Sire
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Michelle ROGER
18 juillet 2019 , 21:37
Eh oui !!!
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vincent50180
19 juillet 2019 , 09:16
Il n'y a pas de sécheresse sur la connerie en tout cas... Où sont nos barrages du sud Manche???
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Jocelyne
19 juillet 2019 , 12:49
Il serait surtout temps comme dans certains pays de penser à désaler l'eau de mer. De toute façon comme la mer monte cela ne sera pas un problème pour en trouver !

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Rédigé par jojo

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Publié le 23 Juillet 2019

La colère, l’ironie, l’argumentation…ou tout simplement le bon sens ; rien n’aura comblé l’abîme séparant la verticalité du pouvoir de la transversalité des activités. Certains y verront un recul des décideurs apparaissant comme de véritables tyrans méprisant la beauté irremplaçable d’un site et surtout l’aspiration d’une majorité de citoyens, directement concernée, heureux jusqu’à présent de joindre l’utile à l’agréable.

Mais que restera-t-il de cet affrontement ? Un album souvenir !

Pourtant la grande communauté de communes du sud Manche remplit les conditions prévues par la loi pour permettre la participation des habitants à la vie locale.

Dans la foulée, quelle place Le PETR Sud-Manche-Baie du Mont-Saint-Michel a-t-il accordée aux barrages sur la Sélune dans ses projets de territoire ?

Malheureusement, force est de constater que dans le système, la justesse et l’avis d’une large majorité de la population ne suffisent plus. Alors, il faut se rendre à l’évidence puisque la raison du plus fort est toujours la meilleure, unissons nos collectifs pour prendre du poids et ne plus apparaître comme des demandeurs isolés aux revendications spécifiques.

L’utilisation d’Internet permet de réaliser des réseaux, mais ne peut remplacer l’interaction sociale qui voit le jour au cours de réunions représentatives et suivies d’une agora citoyenne.

La victimisation n’évacue pas la responsabilité.

 
 
 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 21 Juillet 2019

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

15/07/2019

Enquête sur les assecs induits par les destructions d'ouvrages (moulins, étangs, canaux): nous avons besoin de votre participation!
 
Alors que le gouvernement vient de demander un inventaire des zones humides de France et de faire du maintien de la ressource en eau une priorité nationale, les chantiers de destruction de moulins, étangs, canaux conduisent à des pertes de milieux aquatiques et humides ains qu'à des régressions du vivant. Mais cette réalité, physiquement évidente vu l'effet d'une destruction, est niée par les gestionnaires ayant conduit ces chantiers et par certains experts administratifs ayant prétendu à leur nécessité comme à leurs bénéfices. A l'occasion de l'étiage, nous demandons à nos lecteurs et aux associations correspondantes d'aller documenter sur leur région ces assecs induits par des choix de continuité en long, afin de nourrir un dossier qui sera transmis d'ici la fin de l'année aux élus et décideurs. Aucun chantier de continuité induisant des pertes de surface en eau et des pertes de milieux aquatiques ou humides ne doit plus être engagé en France tant que ce sujet n'est pas étudié sérieusement et contrôlé par les autorités (défaillantes) en charge de l'eau et de la biodiversité.
 


La destruction des digues d'étangs et des seuils de moulin a de nombreux effets secondaires sur l'eau et sur les milieux annexes des ouvrages : disparition des retenues, abaissement local de la nappe, assec estival ou permanent des biefs et des milieux humides attenant à ces biefs.

Ce schéma en expose le principe :
 
 
(cliquer pour agrandir ; vous pouvez télécharger et utiliser l'image librement pour votre communication locale)
 
Effacer des ouvrages revient à supprimer des milieux aquatiques et humides, alors même qu'en situation de changement climatique, la capacité à retenir l'eau partout sur les bassins versants est définie comme stratégique pour chaque territoire. Au demeurant, la plupart des arrêtés sécheresse des préfets demandent de maintenir fermées les vannes des moulins, étangs, usines, afin de préserver localement la lame d'eau.

Car la suite risque d'être difficile sur certains territoires :
 


Parce qu'une vision dogmatique refuse encore de reconnaître l'existence et la valeur de certains écosystèmes d'origine anthropique (moulins, étangs), ces réalités sont aujourd'hui niées, euphémisées ou mises de côté par l'Office français de la biodiversité (ex AFB, ex Onema), par les services techniques des agences de l'eau et par les gestionnaires publics (syndicats, EPCI-EPTB). Nous devons donc documenter nous-mêmes ces faits, afin de donner l'alerte et de demander aux décideurs l'arrêt d'une politique coûteuse et aberrante de destruction des milieux aquatiques anthropisés.

Nous demandons en conséquence à tous les volontaires de :
 
  • repérer dans votre secteur des chantiers de continuité ayant conduit à des destructions;
  • aller sur site en fin d'étiage (août-octobre) pour faire des vidéos et photos de l'état des milieux ayant perdu de l'eau (les retenues, les marges et queues d'étang, les biefs et déversoirs de moulins, les zones humides annexes qui étaient alimentées par des ouvrages, les prairies et ripisylves qui étaient nourries par nappe affleurante, etc.);
  • nous faire parvenir les documents avec indication rivière, lieu;
  • si possible, estimer la surface en eau qui a été perdue du fait du chantier;
  • si possible, joindre des photos ou vidéos des mêmes milieux en eau, pour comparaison.
 

Ce travail est d'autant plus nécessaire qu'à la clôture des assises de l'eau, le gouvernement vient de demander à l'OFB de procéder à un inventaire des zones humides en vue de programmer la protection de la ressource en eau en France. Ce travail n'aura aucune valeur scientifique et technique si l'OFB persiste à ignorer l'existence de centaines de milliers de retenues, canaux, zones humides latérales qui proviennent des écosystèmes d'origine humaine. Nous avons donc besoin de réaliser rapidement un dossier complet d'information afin de prévenir ce déni.

La recherche scientifique internationale en écologie reconnait aujourd'hui l'intérêt des milieux aquatiques anthropisés (Chester et Robson 2013, Beatty et al 2017Clifford et Hefferman 2018, Hill et al 2018, Tonkin et al 2019),  et cette recherche insiste sur le fait qu'il n'y a pas de milieu "négligeable" quand on s'attache à maintenir la biodiversité locale (bêta et gamma notamment).

Nous ne pouvons donc pas continuer en France avec une expertise administrative qui est restée sur des concepts et des priorités datant des années 1980. En tant que citoyens et associations, nous ne pouvons pas non plus accepter la disparition de l'eau et de la vie dans ces milieux au nom des approches destructrices de la continuité écologique, alors que des solutions "douces" de continuité en long sont disponibles et évitent les conséquences négatives.

Nous vous demandons de participer à votre niveau à cette enquête et de nous faire parvenir votre documentation. Merci d'avance de votre mobilisation pour l'avenir de l'eau, du vivant et des ouvrages!

Illustrations : en haut, bief de l'Ource à sec ; en bas, sur l'Ource, réponse de la nappe et végétation de prairie aux vannages (photos et commentaires P. Potherat, droits réservés).

A lire en complément 
Identifier, protéger et gérer les habitats aquatiques et humides du moulin
Eau, climat, vivant, paysage: s'engager pour les biens communs
 
2 commentaires:
  1. Bonjour,

    quelques inventaires naturalistes seraient le bienvenus, sinon je ne vois pas bien quelles conclusions pourront être tirées de vos informations, mise à part l'évidence que les milieux se transforment.
     

    Répondre
    Réponses
    • Bonjour

      La principale information de cette enquête est déjà d'observer les zones mises à sec, d'en donner des exemples et d'estimer leur superficie. Les politiques ont été trompés par un certain nombre de manipulateurs leur cachant le fait que certains choix de destruction font disparaître de la superficie en eau toute l'année, cela sans aucune estimation de la perte surfacique et biologique. De telles manipulations doivent cesser : les parlementaires à qui nous avons montré des exemples concrets le comprennent tout de suite et en sont convaincus, donc il faut généraliser cette information (et demander des comptes à ceux qui la cachaient, la cachent encore).

      Sur le fait que les canaux et étangs hébergent du vivant, il y a déjà de la littérature scientifique (surtout les étangs et plans d'eau), un peu de terrain (cf onglet "science" et "biodiversité" de ce site). La question n'est pas de savoir s'il y a du vivant (nous savons que c'est le cas), mais à quoi il ressemble selon les typologies de site et de gestion.

      Des inventaires par experts sont donc les bienvenus: nous les demandons justement à l'OFB, au MNHN et aux sociétés savantes, car il nous paraît effarant de donner des conseils aux décideurs publics sans étudier des milieux impactés par ses conseils (en l'occurrence, les milieux anthropisés, comme la plupart le sont dans le cas aquatique).

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Rédigé par jojo

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