Publié le 31 Octobre 2019

Normandie nature

Du lundi au vendredi à 12H17 et 15h30, le dimanche à 10h

Loutre d'Europe
Loutre d'Europe - Rachel Kuhn
La loutre d'Europe - son havre de paix à Caen et alentours
 
Diffusion du lundi 28 octobre 2019 Durée : 4min

 

C'est l'un des plus discrets et des plus rares mammifères de Normandie : la loutre d'Europe est de retour dans la région depuis une vingtaine d'années. Combien sont-elles aujourd'hui dans le Calvados, l'Orne et la Manche ? A quoi ressemblent-elles ? Comment vivent-elles ? Et leur retour est-il bon signe ? Réponses avec Laëtitia Faine du groupe mammalogique normand et Olivier Hesnard du CPIE des Collines normandes (61). 

Olivier Hesnard et Laïtitia Faine devant la passerelle de l'Orne à Caen - Radio France
Olivier Hesnard et Laïtitia Faine devant la passerelle de l'Orne à Caen © Radio France - Julien Crué
La panneau "havre de paix" installé à Caen le long de l'Orne, près de la prairie - Radio France
La panneau "havre de paix" installé à Caen le long de l'Orne, près de la prairie © Radio France - Julien Crué
 

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Publié le 31 Octobre 2019

La hausse du prix de l'électricité est-elle inéluctable ?

L'année 2018 a été marquée par des hausses consécutives du prix de l'électricité. Les causes sont nombreuses et mêlent politique énergétique, négociations européennes, évolution du marché de l'électricité. Décryptage dans ce nouveau plateau.

Au 1er juin 2019, le prix réglementé de l'électricité a augmenté de 5,9 %, suivi d'une seconde hausse de 1,3 % au 1er août. Ces hausses consécutives ont fait beaucoup parler d'elles. Et une nouvelle hausse, de 4 % cette fois, pourrait s'opérer en janvier 2020. Alors pourquoi un tel renchérissement sachant qu'il concerne l'ensemble des ménages, aussi bien les 25 millions de foyers encore clients de l'énergéticien principal, EDF, que les 8 millions de clients des fournisseurs alternatifs ?

Le contexte social, encore marqué par les manifestations des gilets jaunes, n'est pas propice. En maintenant dans la durée le prix de fourniture à un niveau stable et raisonnable, le tarif réglementé joue un rôle de protection des consommateurs. Et pourtant, le Gouvernement a choisi de valider ces hausses proposées par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) au regard des évolutions des prix de marché européens. Dans cette décision très politique, d'autres critères entrent en jeu : ouverture à la concurrence du marché de l'électricité, réorganisation du groupe EDF, négociations avec la Commission européenne, coût de production du nucléaire… Le grand perdant semble être le consommateur.

Pour décrypter cette situation et les tendances, Florence Roussel a invité François Joubert, fondateur d'Ohm Energie, un fournisseur alternatif, et Vincent Licheron, expert de la défense des consommateurs, ancien porte-parole de la CLCV sur ces questions.

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Publié le 31 Octobre 2019

Bassin Adour-Garonne : 30 millions d'euros en 2020 pour préserver la ressource en eau

Pas moins de 30 millions d'euros de financements publics devraient être débloqués en 2020 pour préserver la ressource en eau sur le bassin Adour-Garonne : les partenaires de l'Entente pour l'eau ont acté le lancement de quatre appels à projets dans cette optique.

Initiée en 2017, cet outil de coordination politique regroupe la préfecture, le comité de bassin Adour-Garonne ainsi que les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.

Le premier appel à projets concernera la préservation des zones humides.
Le deuxième ciblera les économies d'eau pour les industries et les entreprises, les collectivités et les particuliers, avec un objectif de réduction des consommations de 10 % en cinq ans.
Le troisième vise la désimperméabilisation de 300 000 m², notamment dans les lycées, les sites industriels et dans les espaces urbains.
Le dernier appel entend accompagner des projets de réutilisation des eaux usées traitées en complément d'études sur les meilleures techniques disponibles.

Ces appels à projets entrent dans le cadre du 11e programme de l'Agence de l'eau. Sous réserve d'évolution, l'enveloppe pourrait être abondée à hauteur de 25 millions d'euros par l'Agence de l'eau, et 5 millions d'euros par les Régions.

2 réactions à cet article

 

Etonnant : il n'est pas fait mention des créations de réserves pour l'irrigation des cultures intensives" et autres Sivens ou Caussade, financés à plus de 80% sur fonds publics. Il s'agit pourtant du vrai enjeu, la Compagnie des coteaux de Gascogne en étant le promoteur, l'évaluateur, le décideur et le bénéficiaire. Et l'Agence de l'eau, malgré qu'elle en ait, doit se plier. Il est vrai que son Comité de bassin de par sa composition est tout acquis au lobby de l'agrobusiness.
Quant à la très éventuelle réutilisation des eaux usées, ce n'est pas un cadeau, du point de vue des économies, essentiellement parce que les eaux épurées (et non "usées") sont rejetées dans le milieu et font intégralement partie du cycle.

petite bête | Aujourd'hui à 11h04
 
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Rien d'étonnant au contraire, petite bête : les véritables accapareurs de l'eau préfèrent oeuvrer dans la pénombre des cabinets ministériels et préfectoraux, terreau si propice à leur affairisme. La composition des comités de bassin des différentes agences de l'eau témoigne parfaitement de leur prise de contrôle de ces établissements publics.

Pégase | Aujourd'hui à 14h19
 
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Publié le 30 Octobre 2019

 
Etat de l'environnement en France en 2019 : un bilan plus rouge que vert
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par
Anne Lenormand / Localtis
dans

Environnement

France

 

Le dernier rapport sur l'état de l'environnement en France publié tous les quatre ans par le ministère de la Transition écologique révèle quelques améliorations mais surtout une situation alarmante dans de nombreux domaines. Pour la première fois, ce bilan met en avant le concept de "limites planétaires" et montre que le pays les dépasse dans la majorité des cas, et tout particulièrement en matière de changement climatique et d'érosion des espèces.

Comme il le fait tous les quatre ans depuis 1994, le ministère de la Transition écologique a publié ce 24 octobre le rapport sur l'état de l'environnement en France. Si de manière générale, "l'état de l'environnement continue de s'améliorer en France sous l'effet de la réglementation et des initiatives nationales et locales", souligne ce nouveau document, il révèle aussi "un bilan plus contrasté de la situation de l'environnement dans certains domaines". Un doux euphémisme. Car cette édition 2019 intègre aussi le concept des "limites planétaires", neuf variables (changement climatique, érosion de la biodiversité, perturbation du cycle de l'azote et de celui du phosphore, changement d'utilisation des sols, acidification des océans, utilisation mondiale de l'eau, appauvrissement de l'ozone stratosphérique, augmentation des aérosols dans l'atmosphère, entités nouvelles dans la biosphère) qui régulent la stabilité de la planète et qu'il ne faut pas dépasser pour assurer un développement "sûr et juste" pour l'humanité. Appliqué à la France, le constat est sans appel : la majorité des neuf seuils est dans le rouge.

Air extérieur : les dépassements de seuils réglementaires persistent

Les rejets de la plupart des polluants dans l'air extérieur ont certes diminué depuis le début des années 2000, selon le rapport. Les émissions d'oxydes d'azote ont par exemple chuté de 49% sur la période 2000-2017. Mais chaque année plusieurs agglomérations enregistrent des dépassements des seuils réglementaires de protection de la santé humaine ou sont exposées à des épisodes de pollution d'ampleur nationale aux oxydes d'azote, aux particules fines - responsables de 48.000 décès prématurés par an -, ou à l'ozone. En outre, "les événements climatiques extrêmes tels que les fortes chaleurs ou les canicules, aggravent très souvent la situation".  Les polluants de l'air intérieur sont eux accusés d'avoir causé 20.000 décès prématurés en 2014.

Baisse des émissions de gaz à effet de serre : l'objectif cible est encore loin

Les émissions de gaz à effet de serre ont, elles, diminué de 18% entre 1990 et 2017, selon le rapport, mais la France est encore loin de la "cible" d'émissions de 1,6 à 2,8 tonnes par an et par habitant d'ici 2100, nécessaire pour limiter le réchauffement à +2°C. Ainsi, en 2017, le CO2 émis sur le territoire représentait 4,9 t/habitant, et son "empreinte carbone" atteignait même 7,9 t/habitant avec les émissions liées aux importations. Les émissions de gaz à effet de serre des transports et celles du secteur résidentiel/tertiaire peinent à diminuer, "les progrès technologiques concernant les motorisations des véhicules ou l'amélioration des performances énergétiques des bâtiments étant compensés d'une part par la hausse des déplacements (le nombre de kilomètres parcourus par les véhicules routiers a crû de 42% depuis 1990) et d'autre part par l'augmentation de la surface des logements (+49% depuis 1990)", constate le rapport.

Impacts du réchauffement

Les impacts du réchauffement se font déjà sentir. L'année 2018 a été la plus chaude jamais enregistrée et les événements extrêmes se multiplient (canicules, sécheresses, inondations, feux de forêts). Entre 1997 et 2017, en moyenne, 3,6 événements naturels très graves (plus de 10 morts ou plus de 30 millions d'euros de dommages) se sont produits chaque année, contre seulement 1 entre 1950 et 1996, selon le rapport, qui précise que plus de quatre cinquièmes des communes ont été classées en état de catastrophe naturelle au moins une fois entre 1982 et 2015 (principalement pour inondations ou sécheresse).

Eau : du mieux en surface uniquement

Dans le domaine de l'eau, le rapport note une "amélioration" de la qualité des eaux de surface (rivières, plans d'eau), grâce à une réduction des polluants historiques (nitrates et phosphates) liés à l'utilisation des détergents et des engrais. La campagne de modernisation des stations d'épuration engagée dans les années 2000 et l'évolution de certaines pratiques agricoles commencent à porter leurs fruits. Mais cette diminution de polluants anciens s'accompagne de la détection de nouvelles substances comme des résidus médicaments ou des perturbateurs endocriniens. 
Surtout, "aucun progrès significatif" n'est à relever pour la qualité chimique des eaux souterraines. Depuis 2000, environ 2.400 forages destinés à la production d'eau potable (sur 22.000) ont ainsi été abandonnés en raison de pollution aux nitrates ou aux pesticides. Ces substances se dégradant lorsqu'elles ont atteint une nappe, "l'effet positif attendu d'une mesure prise pour préserver la qualité des eaux souterraines est très souvent perceptible de nombreuses années après sa mise en place", relève le rapport. Même si la qualité des eaux de baignade demeure satisfaisante, constate-t-il encore, "le littoral reste confronté régulièrement à des épisodes de marée verte en raison des apports à la mer encore excessifs de nitrates ou de phosphates par les cours d'eau". Point positif toutefois : "la règlementation en vigueur a permis de réduire les rejets de substances polluantes en mer", souligne le document.

Situation des écosystèmes jugée "préoccupante"

Malgré l'extension de nombreux mécanismes de protection des espaces naturels et des espèces, la situation des écosystèmes terrestres, aquatiques et marins français est aussi jugée "préoccupante". Seuls 20% des habitats identifiés par l'UE comme nécessitant une protection sont dans un état de conservation "satisfaisant" sur la période 2013-2018. Et les littoraux sont victimes de leur succès, avec une densité de construction de logements trois fois plus importante que la moyenne nationale.
Sur quelque 10.000 espèces évaluées sur le territoire, particulièrement riche en biodiversité grâce à ses outre-mers, 18% sont éteintes ou menacées d'extinction. Même quand elles ne sont pas en danger, certaines espèces subissent une chute drastique de leur nombre, comme les oiseaux des champs victimes notamment de l'effondrement des populations d'insectes. Quelques espèces s'en tirent mieux grâce à des programmes de conservation, comme le loup et le lynx.
Les causes de ces atteintes à la biodiversité sont multiples. Alors que la qualité des sols s'appauvrit, les écosystèmes sont confrontés à de nombreuses pressions, relève le rapport. Parmi celles-ci,  l'intensification de l'artificialisation des sols (65.800 hectares perdus par an en métropole entre 2006 et 2015), la fragmentation des milieux naturels qui limite la libre circulation des espèces et leur capacité à se reproduire, le changement climatique qui modifie la répartition des espèces, les pollutions chimique et lumineuse qui affectent de nombreuses espèces animales et végétales, et tout  particulièrement les insectes,  des pratiques agricoles incompatibles avec le maintien de certaines espèces (hamster d'Alsace, râle des genêts, etc.) ou l'introduction accidentelle ou involontaire d'espèces invasives – frelon asiatique, par exemple - qui entrent en concurrence avec des espèces endémiques.

Sols pollués et risques technologiques

Pour les sols, la situation est plus difficile à évaluer, mais le ministère répertorie début 2018 6.800 sites et sols "pollués ou potentiellement pollués", principalement par des hydrocarbures. On relève aussi de nouvelles sources de préoccupations, comme les nanomatériaux ou le développement des champs électromagnétiques.
Fin 2018, 18.000 communes étaient exposées à un risque technologique (industries, installations nucléaires, transports de matières dangereuses, sites miniers, barrages...). La moitié de ces communes sont situées dans les départements de l’Isère, du Pas-de-Calais, de la Loire, de l’Aube, du Gard, du Rhône et des Bouches-du Rhône.   Entre 1992 et 2017, près de 40.000 accidents technologiques ont eu lieu, causant morts ou blessés dans 18% des cas, et des conséquences environnementales dans 34% des cas.

Une "empreinte écologique" qui reste forte

Tout comme son "empreinte carbone" dépasse les émissions de CO2 générées sur le seul territoire national, l'"empreinte écologique" de la France dépasse également ses frontières, notamment par l'importation de matières premières agricoles ou forestières encourageant la déforestation à l'étranger. La déforestation importée représentait ainsi 14,8 millions d'hectares en 2016, "soit plus d'un quart de la superficie de la métropole et la moitié de la surface agricole française", selon le rapport. "Bien que l'économie française soit devenue plus efficiente dans l'utilisation des matières premières (elle produit dorénavant davantage de valeur avec la même quantité de ressources), suite notamment à l'amélioration des processus de fabrication, au développement du recyclage des déchets, etc., ses besoins peinent à diminuer", note le document qui estime toutefois qu'avec 12,7 tonnes par habitant, "l'empreinte matières de la France" est en dessous de la moyenne européenne.
Le rapport présente aussi des chiffres sur l'emploi qui restent modestes. Malgré une progression des activités contribuant directement à la protection de l'environnement depuis 2013, elles ne représentent que moins de 2% de l'emploi total en 2016, soit près de 500.000 emplois.  
Tous les éléments du rapport et d'autres données allant du tourisme à la fiscalité environnementale, en passant par la gestion des déchets ou les risques industriels sont regroupés sur un nouveau site internet https://ree.developpement-durable.gouv.fr/
 

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Publié le 30 Octobre 2019

État de l'environnement en France : un nouveau rapport complet et actualisé

Tous les quatre ans, le service des statistiques du ministère de la Transition écologique compile de nombreuses données dans un rapport sur l'état de l'environnement en France. La nouvelle version vient de sortir et fait peau neuve.

Publié tous les quatre ans depuis 1994, le dernier rapport sur l'État de l'environnement en France vient de sortir. Une mine d'informations et de tendances qui, jusqu'à présent, prenait la forme d'un pavé de plusieurs centaines de pages. Cette année, un site Internet (www.ree.developpement-durable.gouv.fr) regroupe les données avec des focus thématiques : l'environnement et santé, les ressources naturelles, les transitions, la biodiversité
L'approche est également à plusieurs échelles : le niveau national, le niveau régional (l'environnement près de chez moi) et le niveau international (comparaison internationale). Nouveauté : l'ensemble des données sera mis à jour de façon continue. Cette nouvelle édition introduit aussi une grille de lecture inédite dans ce type de rapport, celle des « limites planétaires ».

De manière générale, cette nouvelle édition démontre que l'état de l'environnement continue de s'améliorer en France sous l'effet de la réglementation et des initiatives nationales et locales. Il est cependant difficile d'apporter une réponse synthétique pour qualifier l'évolution globale, tant la diversité des problématiques couvertes est large et nécessite un examen différencié. Ce dernier révèle ainsi un bilan plus contrasté de la situation de l'environnement dans certains domaines, comme l'illustre cette infographie.

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Publié le 30 Octobre 2019

Le projet de loi Engagement et proximité supprime le transfert obligatoire de l'eau et de l'assainissement

Dans la version issue du Sénat, le projet de loi Engagement et proximité supprime le transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes. Retour sur les modifications apportées.

Le projet de loi Engagement et proximité supprime le transfert obligatoire de l'eau et de l'assainissement

Nouveau coup de théâtre dans le transfert des compétences eau et assainissement : la version issue du Sénat du projet de loi Engagement et proximité supprime le transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux communautés de communes et d'agglomération.

Contesté, ce transfert a déjà fait l'objet de différents ajustements.

Dans sa version initiale, issue de la loi portant la nouvelle organisation territoriale de la République, cette disposition prévoyait que les communes transfèrent, à titre obligatoire, ces compétences aux communautés de communes et aux communautés d'agglomération à partir du 1er janvier 2020. Une première modification a été introduite dans la loi relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement : elle ouvrait une porte aux communautés de communes pour reporter l'opération au 1er janvier 2026.

Dans la première version du projet de loi Engagement et proximité, cette possibilité avait été étendue : le texte proposait de prolonger le vote pour ce mécanisme de blocage jusqu'au 1er janvier 2020 (exclu ).

Suppression du transfert obligatoire

Lors de la première lecture, les sénateurs ont donc souhaité aller au-delà des assouplissements et supprimer le transfert obligatoire. « Pour avoir sa propre géographie, l'eau implique une gestion qui ne correspond pas du tout aux frontières administratives, a constaté Josiane Costes, sénatrice du Cantal du groupe Rassemblement démocratique et social européen, lors de la séance publique. La suppression du transfert obligatoire de la compétence en matière d'eau et assainissement aux communautés de communes et aux communautés d'agglomération, que notre groupe a soutenue, s'insère dans cette réalité d'une gestion différenciée des territoires qui va, finalement, dans le sens de l'histoire ».

La version proposée par les sénateurs permet également le transfert « à la carte » de compétences facultatives aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, par leurs communes membres. Elle prévoit deux étapes pour cette disposition : tout d'abord, le conseil communautaire définit une liste de compétences susceptibles d'être transférées et chaque conseil municipal peut, après, demander ou non le transfert de tout ou partie de ces compétences. Ce transfert serait ensuite décidé par délibérations concordantes du conseil communautaire et des conseils municipaux.

Les sénateurs ont également introduit dans la loi une procédure pour qu'un EPCI restitue des compétences facultatives à ses communes membres.

Ils ont supprimé dans les communautés de communes et les communautés d'agglomération la catégorie des compétences optionnelles : compétences parmi lesquelles les communes membres d'un EPCI doivent faire un choix, afin de transférer un certain nombre d'entre elles à leur intercommunalité.

« Sécabilité »des compétences déléguées

 

 
Une attention portée sur l'état des réseaux Lorsqu'une commune transfère l'ensemble des compétences relatives à l'eau à un EPCI, elle transmet le schéma de distribution d'eau potable ainsi qu'un état financier de l'exercice de la compétence. Les sénateurs ont introduit une disposition lorsque le niveau de fuite est important : lorsque le taux de perte nécessite un plan d'action (supérieur au niveau fixé par décret) le transfert de compétence s'accompagne du transfert du solde positif du budget annexe du service d'eau.

La convention peut définir une disposition contraire ou un transfert partiel de budget en fonction de l'état du réseau.
 
 

 

Autre assouplissement introduit par les sénateurs : la possibilité pour les collectivités territoriales de déléguer une compétence de manière partielle. « Les compétences des collectivités et des EPCI sont en effet définies de manière large et parfois peu claire, et instaurer de la souplesse dans les délégations de compétences permet d'améliorer l'exercice par le bloc local de ses compétences », ont justifié les rapporteurs Mathieu Darnaud, sénateur Les Républicains de l'Ardèche et Françoise Gatel, sénateur Union Centriste d'Ille-et-Vilaine.

Les sénateurs ont également ouvert la délégation par un EPCI à un département ou à une région.

« Ce projet de loi marque, sinon un coup d'arrêt, en tout cas une pause dans la démarche volontariste mise en œuvre au cours de la dernière décennie, visant à faire grossir de façon autoritaire et parfois même arbitraire les intercommunalités et à imposer le transfert à celles-ci d'un certain nombre de compétences », a souligné, lors des discussions en séance publique, Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire du groupe Communiste.

Des appels du pied au Gouvernement

 

 
Instaurer de la souplesse dans les délégations de compétences permet d'améliorer l'exercice par le bloc local de ses compétences  
Les sénateurs rapporteurs Mathieu Darnaud et Françoise Gatel
 
Les sénateurs semblent vouloir éprouver la volonté d'apaisement affiché par le ministère de la Cohésion des territoires. « Je le dis sans fausse pudeur, à quelques semaines de l'examen, dans cette enceinte, du projet de loi de finances pour 2020 : le sujet financier a été évité sciemment dans ce texte, pointe Loïc Hervé, sénateur Union centriste de la Haute-Savoie. Or vous n'êtes pas sans savoir, monsieur le ministre, que la meilleure des pommades pour guérir les irritants de la loi Notre est de nature sonnante et trébuchante ».

 

Outre les discussions sur le projet de loi Engagement et proximité, des évolutions pourraient également venir de prochains textes.

« Ce projet de loi constitue une étape, a pointé Claude Malhuret, sénateur Les Indépendants de l'Allier. Le Gouvernement nous annonce qu'il sera suivi, l'an prochain, d'un texte portant sur la décentralisation, la déconcentration et la différenciation. Le Sénat, chambre des territoires, l'examinera et l'enrichira avec la même rigueur et le même sérieux que pour le projet de loi relatif à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique. »

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Publié le 29 Octobre 2019

Isigny-le-Buat. Amis du barrage : sauver la Roche-qui-Boit
L’assemblée générale a eu lieu jeudi 24 octobre.
L’assemblée générale a eu lieu jeudi 24 octobre. | OUEST-FRANCE

 

Jeudi 24 octobre, les Amis du barrage ont tenu leur assemblée générale. Ils gardent espoir de sauver le barrage de la Roche-qui-Boit. « Si nous avons perdu une bataille avec la disparition du barrage de Vezins, nous n’avons pas perdu la guerre et nous allons continuer à nous battre pour conserver celui de la Roche-qui-Boit. Nous restons debout, nous ferons tout ce qui possible », affirment ses dirigeants.

Pour Guénhaël Huet « le site de Vezins c’est une tristesse, nous avons un attachement sentimental, c’est une injustice, nous n’avions aucune raison objective de le supprimer. C’est un marchandage cette affaire, même si c’est difficile, il faut continuer le combat ».

Jacques-Henri Dewitte constate qu’en tant que riverain, « depuis la période de pluie, c’est un fleuve de boue qui passe devant chez moi ».

« Les pêcheurs locaux ne consommaient pas, un pêcheur de saumons peut dépenser jusqu’à 1 400 € par jour. » Sylvie Crochet, maire déléguée de Vezins, dans une courte intervention a fait allusion aux Ivoiriens : « Ils sont toujours dans une situation vulnérable, mais une grande solidarité les entoure. »

 

John Kaniowsky annonce : « Cette année, il n’y aura pas d’opération téléthon qui existait depuis 1993. Ces dernières années, elle était animée par les élèves de la maternelle. L’établissement scolaire ne souhaite plus travailler avec une association qui est en conflit avec la municipalité. La journée nettoyage des rives de l’ex lac est également supprimée. »

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Publié le 29 Octobre 2019

Près d'un quart de la population mondiale est proche de la pénurie d'eau
 
 
 
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Près d'un quart de la population mondiale est proche de la pénurie d'eau
 

C'est l'inquiétante alerte lancée par le World Resources Institute : près de 25% du monde est sur le point de manquer d'eau. Voici tout ce que cela implique.

Dans nos pays développés, il est facile de prendre l'eau pour une ressource acquise. On en a à disposition gratuitement et relativement facilement. Mais que ferions-nous si l'eau venait à manquer ? La question se fait de plus en plus pressante chez un quart de la population mondiale, qui est à l'aube d'une grave pénurie d'eau. C'est en tous cas ce qu'affirme le World Resources Institute (WRI), qui lance une alerte inquiétante.

Selon un rapport rendu public ce mardi 6 août, 25% de la population mondiale vivant dans 17 pays est en situation de "stress hydrique très grave" et serait proche du "jour zéro". Ce terme désigne l'instant à partir duquel plus aucune eau ne sort du robinet.

Une pénurie lourde de conséquences 

Dans le détail, les 17 pays concernés sont : le Qatar, Israël, le Liban, l'Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l'Arabie saoudite, l'Erythrée, les Emirats arabes unis, Saint Martin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, le Botswana et l'Inde... Des Etats qui ne sont qu'à quelques heures de vol de la France. Dans ces pays, "l'agriculture, l'industrie et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d'une année moyenne", explique le WRI.

Comme le souligne son PDG Andrew Steer, "la pénurie en eau est la plus grande crise dont personne ne parle". Elle est pourtant lourde de conséquences, puisqu'elle s'accompagne "d'insécurité alimentaire, de conflits, de migration et d'instabilité financière".

 
À lire aussi
Rétention d'eau : symptômes, remèdes, causes, que faire en cas d’oedème ?

Récemment, une autre alerte était lancée et elle était géographiquement encore plus proche de l'Hexagone : selon des experts, le Royaume-Uni aura lui aussi atteint le stress hydrique dès 2044. Il est urgent d'entendre ces sons de cloches inquiétants, et de trouver des solutions pour trouver de nouvelles sources d'eau. 

Jeanne Travers
 

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Publié le 29 Octobre 2019

Politique agricole commune : le rapport qui jette un pavé dans la mare

France Stratégie, un think tank rattaché au Premier ministre, propose une remise à plat des aides de la Politique agricole commune. Il invite à mieux soutenir l’emploi et à préserver la biodiversité.

Le « think thank » France Stratégie veut faire de la Politique agricole commune un levier de la transition agroécologique.
Le « think thank » France Stratégie veut faire de la Politique agricole commune un levier de la transition agroécologique. |
 
 

Instaurer des bonus-malus en agriculture. Rémunérer les services environnementaux rendus par les agriculteurs à la société. Mieux soutenir l’emploi et plus seulement les hectares. Simplifier…

En clair, changer de modèle pour relever les défis d’une agriculture confrontée au changement climatique et à la nécessité de se réinventer dans certains territoires menacés par la friche.

Utopique ? Peut-être pas. C’est en tout cas la conviction d’un groupe d’une dizaine d’experts. Sous la direction de Julien Fosse (1), ils viennent de publier un rapport pour France Stratégie, un think tank rattaché au Premier ministre. De quoi faire tanguer les certitudes les mieux établies.

« Nous y travaillons depuis deux ans. Et nous pensons que cela peut enrichir le débat autour de la Politique agricole commune (Pac) et les négociations sur le budget à Bruxelles. Mais ce n’est pas une commande du Premier ministre. Et ce n’est pas la position du gouvernement », tient à préciser Julien Fosse.

Soutenir la biodiversité

« Assez révolutionnaire », réagit Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne. « Il faut regarder ça de près. Ce serait un tournant énorme », observe de son côté Olivier Allain, vice-président de la Région Bretagne en charge de l’agriculture et éleveur dans les Côtes-d’Armor. Quant à la FNSEA, elle « ne souhaite pas faire de commentaire ».

Si ce rapport vient seulement d’être rendu public, il avait déjà été présenté au mois de juillet aux principales organisations agricoles : l’ensemble des syndicats, mais aussi à la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab).

Aujourd’hui, 30 % des aides versées par la Politique agricole commune sont conditionnées au respect de mesures environnementales. Le rapport propose d’aller plus loin avec un bonus pour la diversification des cultures mais aussi le maintien des prairies (permanentes ou naturelles) qui « contribuent à l’alimentation des animaux, à la préservation des sols, à la séquestration du carbone et à l’esthétisme des paysages. Pour ces raisons, leur maintien pourrait être assorti d’un bonus, et à l’inverse d’un malus en cas de labourage ».

Pour soutenir l’élevage, il serait conditionné « à la présence d’un nombre minimal d’animaux sur les prairies » et serait financé « par le biais d’une taxe sur les gaz à effet de serre proportionnelle au nombre d’animaux élevés ».

De la même façon, « un bonus pourrait être versé aux agriculteurs qui entretiennent les surfaces d’intérêt écologique, haies, alignements d’arbres, mares, jachères ».

Avec en corollaire, un malus en cas de destruction. Les exploitations situées dans les zones Natura 2000 (réseau européen de sites naturels, hébergeant des habitats et des espèces de la faune et de la flore européenne) bénéficieraient d’un soutien, conditionné au respect d’indicateurs liés à la biodiversité.

Valoriser le travail

Le rapport de France Stratégie propose aussi une nouvelle clé de répartition pour les aides directes. Elles devraient être « proportionnelles au travail agricole, plutôt qu’à la taille des exploitations ». Cette solution aurait deux avantages, selon les experts. « Elle permettrait, d’une part, d’assurer à tous les agriculteurs un paiement minimal déconnecté du niveau de la production agricole. Et d’autre part, de tenir compte de l’augmentation de la charge de travail lors du passage de pratiques conventionnelles à des pratiques agroécologiques (désherbage mécanique par exemple). »

(1) Autour de Julien Fosse, directeur adjoint du développement durable pour France Stratégie, Pierre Duprat, directeur de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Rennes et Jean-Christophe Bureau, professeur d’économie à AgroParis Tech, une dizaine d’experts ont travaillé sur ce rapport qui peut être consulté sur www.strategie.gouv.fr

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Publié le 29 Octobre 2019

Vous allez avoir la surprise sur votre taxe d'habitation d'y voir un nouveau prélèvement, la taxe GEMAP.
NOUS ALLONS DEVOIR PAYER vous et moi les conséquences de la démolitions des barrages de la Sélune et au passage bien-d'autres projets !!!.
L’image contient peut-être : plein air, texte, nature et eau
 
 
 

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Rédigé par jojo

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