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Publié le 31 Décembre 2019

DETRUIRE est à la portée du premier CASSEUR venu, CONSTRUIRE exige intelligence et savoir !

                                                                          

Après une pareille trahison faite aux habitants du sud Manche, comment admettre d’aller écouter les vœux de tous ceux (politiques et autres) qui ont laissé faire et plus grave, qui ont œuvrés, pour imposer le pire à la région en lui ARRACHANT, sans justifications acceptables, ce PATRIMOINE si PRECIEUX.

 

A quoi bon aller une fois encore cautionner des VŒUX POLITIQUES qui riment trop souvent avec HYPOCRITES.

 

Pas d’échange de bonne année avec les JUDAS !

 

Louis Gontier

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Décembre 2019

Louis Gontier communique;
Les citoyens de la région des Lacs du sud Manche, dépossédés du droit élémentaire de décider pour eux-mêmes
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Vezins (hauteur 36m et 20 Millions de m3 de réserve d’eau), La roche qui boit (hauteur 17m et 1.5 millions de réserve d’eau), les 2 construits sur le fleuve Sélune qui se jette dans la Baie du Mt St Michel.
Deux BARRAGES, condamnés à la DESTRUCTION alors qu’ils sont solides, en pleine capacité de poursuivre, accroitre même, une production d’énergie renouvelable, reconnue indispensable.
Après 1 siècle de réflexion, la raison officielle de ce démantèlement reposerait sur l’urgence de revenir à une continuité écologique et une libre circulation des poissons migrateurs ?
Très impactés par ces bouleversements, les habitants concernés ne décolèrent pas d’avoir dû se soumettre aux volontés de décideurs accaparés et (ou) convertis par des motivations aux antipodes des préoccupations locales. Le summum du mépris ayant été atteint par cette « comédie » d’enquête d’utilité publique transformée en un « faire semblant » de concertation du même niveau démocratique que les simulacres de justice rendus .
La logique à respecter était contenue dans ce slogan : « Qui décide paie ».
Précisément, dans le cadre de ce projet, le financement provient des impôts et taxes d’une population JAMAIS ECOUTEE et même CONTOURNEE au moment de donner son avis.
Un tel gâchis d’argent pour un résultat que l’on sait déjà négatif, c’est faire insulte aux habitants contribuables que nous sommes :
  1. D’une part, cet arasement ne fera pas revenir les Anguilles et les Saumons qui, comme bon nombre d’espèces, sont déjà répertoriés en diminution dans toutes les rivières de France et de Navarre, avec ou sans Barrages comme la Sée.
  2. D’autre part, les « VILAINS » BARRAGES accusés de polluer et de favoriser les sédiments, ne jouent en réalité aucun rôle à ce niveau. Les vrais raisons de ces dégradations provenant, des pratiques agricoles, des pollutions industrielles, chimiques et ménagères en forte hausse dans les années 1950 / 1960, loin d’être jugulées.
  3. Non seulement l’arasement des BARRAGES n’aura aucun effet positif sur les 2 points précédents, mais comble du comble, leur suppression abaissera la qualité de l’eau. Les absences de filtration par décantation ou d’oxygénation par brassage des alternateurs (à la fois producteurs d’Energie), contribuerons à une régression assurée pour l’usine d’eau potable de la Gauberdière, dont la prise en eau, s’effectue au lieu-dit « le pont du bateau », juste à l’aval du barrage de la Roche Qui Boit.
Précision que la Préfecture ne pouvait ignorer : L’installation de cette prise en eau, avait été exceptionnellement autorisée à réduire son périmètre de protection à 30 hectares au lieu des 440 hectares requis. Ceci grâce à la filtration et à la décantation exercées par les Barrages.
Une différenciation objective n’a pas été faite entre la création d’un Barrage maintenant ou celle de nos Barrages et Lacs intégrés dans notre milieu, depuis près de 100 ans.
Un long délai d’Harmonisation de nos sites a permis l’éclosion de nouvelles espèces tel que, Faunes, Flores, Amphibiens et même Loutres à la Roche Qui Boit. Des espèces pour la plupart menacées (comme les humains en zones inondables), donc protégées par des LOIS édictées par ceux-là même qui aujourd’hui, préfèrent ignorer ces existences, au profit des Saumons et des Anguilles.
A de nombreuses reprises les règles ont été transgressées, ce qui démontre que la destruction des Barrages renferme une PRIORITÉ ABSOLUE émanant de source autant inavouable que puissante. Face aux abus de pouvoir à peine dissimulés, chacun sait maintenant que le simple respect des règles démocratiques, n’a plus aucune chance de citer, pas plus que d’arrêter la machine à broyer le béton.
Ce n’est pas un hasard si Jean-Marc THIBAULT évoquait en chanson le charme « d’un beau dimanche au bord de l’eau ». Tous ceux qui ont la chance de résider en toute sécurité à proximité d’un plan d’eau, d’un lac, sont attachés à leur cadre de vie et aucun ne voudraient en être privés. Tous, élus compris, font chaque fois les éloges de leurs lieux enchanteurs, synonymes de détente, d’inspiration, de calme et d’agrément de vie, en même temps que ressources économiques, non négligeables. Pourquoi en serait-il autrement pour nous ?
Comment rester calme quand on ose nous dire que si nous n’avons pas adhéré à ce projet de vallée idyllique, enjolivée par les « Maitres du Rêve », ce serait simplement parce qu’on nous aurait mal expliqué ?? Sous-entendu que nous aurions du mal à comprendre et faire confiance à ces gens qui ne veulent que notre bonheur… ?
Eh bien NON, à juste titre et jusqu’à preuve du contraire, nous pensons que ces RÊVES sont à la fois INUTILES, THEORIQUES et trop ONEREUX et qu’il nous réservent des lendemains, plus que DIFFICILES !
LG
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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Décembre 2019

La dernière de l'année!

Avoir des convictions sur les bienfaits d'une retenue d'eau telle que le barrage de vezins le proposé n'aura pas suffi à la préserver. Le saumon a gagné le droit de remonter plus en amont, le lit de La Sélune va reprendre son cours normal aux dires des défenseurs de l'arasement.
Depuis le printemps dernier, j'ai rencontré et écouté des personnes des deux bords. Chacun argumentant sa position. Les opposants à l'arasement soulèvent souvent le fait de ne pas avoir été écoutés et pour beaucoup se sont senti humiliés, blessés.
Les pros-barrages qui sont-ils ?
Avant tout ce sont des personnes de toutes catégories sociales, très souvent des locaux et des régionaux. Pour beaucoup le lac de Vezins faisait partie intégrante de leur vie. Ils y ont grandi, vécus au bord de cette belle étendue d'eau et certains y sont nés. L'affectif, le sentimentalisme, l'intime n'a jamais été évoqué par les gouvernements successifs et par les défenseurs de l'arasement et toutes ces vies ont été oubliées.
Pire certains élus locaux, ceux que ce fameux peuple de l'eau(entre autres) a élus, ont tout simplement retourné leur veste pour éviter de perdre des subventions européennes ou pour ne pas être en opposition avec sa famille politique. Un coup de poignard supplémentaire dans le cœur de tous ces gens.
Il faut encore ajouter les loutres oubliées du lac, la gestion « exemplaire » du chantier d'Etat, l'esclavagisme pour 4 hommes qui travaillaient comme « gardiens » sur le barrage. Pas de contrat de travail, pas de salaire, faux badges, pas de nourriture.... D'ailleurs les pros-arasement ne se sont jamais émus publiquement de cette situation. Une mentalité à vomir face à la solidarité humaine !

Et puis, comment comprendre la destruction d'une si belle réserve d'eau douce ? La destruction d'une énergie hydroélectrique quasi gratuite ? La destruction d'une protection des populations face aux crues ? L'avenir nous dira si l'anéantissement de la plus grande réserve artificielle d'eau douce de Normandie sera une réussite ou un désastre écologique.

2019 se termine et malgré la destruction et le sentiment de ne pas en avoir assez fait, je garde comme une grande victoire la rencontre de personnages sympathiques et attachants. Merci à eux.

Didier M

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Publié le 26 Décembre 2019

La CNDP pointe les défaillances du processus de consultation du public

Le ministère de la Transition écologique ne gère pas correctement les consultations publiques, pointe la CNDP dans une expertise. La publication de la synthèse des consultations sur les distances d'épandage des pesticides vient l'illustrer.

La CNDP pointe les défaillances du processus de consultation du public

« Nous avons remarqué que, malgré la mobilisation de milliers, voire de dizaines de milliers, de citoyens contre des projets d'arrêtés soumis à la consultation publique, ceux-ci étaient néanmoins signés sans modification », déplorait Allain Bougrain Dubourg en décembre 2018. Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a donc demandé son avis à la Commission nationale du débat public (CNDP) sur l'efficience de cette procédure menée par le ministère de la Transition écologique.

Cette dernière a publié son expertise sur cette question le 19 décembre 2019 après un an d'analyse. L'étude a porté sur seize consultations, dont cinq locales, ayant trait à des sujets très clivants en lien avec la saisine : protection des espèces, chasse, destruction des (ex) nuisibles... Sur certains d'entre eux, comme les quotas de destruction des loups ou de cormorans, ou encore les chasses traditionnelles, jusqu'à 95 % d'avis défavorables ont été reçus, relève le président de la LPO. Pourtant, les arrêtés contestés ont été signés sans modification. Si l'analyse de la CNDP a porté sur des textes relevant du champ de la biodiversité, ses conclusions sont valables pour l'ensemble des consultations en ligne. Elles arrivent donc à point nommé au moment où le ministère de la Transition écologique met en ligne la synthèse de la consultation sur les distances d'épandage des pesticides. Une consultation record, qui a recueilli 53 647 commentaires.

Échantillonnage des contributions

Qu'a constaté la garante de la CNDP, Mélanie Goffi, chargée de mener l'analyse suggérée par la LPO ? Une série d'insuffisances par rapport aux exigences fixées par les textes garantissant le droit à l'information du public en matière d'environnement, même si elle souligne « l'ambition forte » de la France qui a choisi de se soumettre à une Charte de la participation du public.

En premier lieu, la CNDP relève un accès à l'information « hétérogène et difficile » sur la plateforme du ministère : difficulté à trouver une consultation, enjeux très rarement présentés, rareté des liens vers les études disponibles et vers l'avis de l'instance consultative concerné par le projet, absence de mention claire de l'auteur du texte et d'un contact, absence de présentation précise de l'objet de la consultation… « Il est rarement fait référence aux précédentes consultations », relève également l'avis. « Ce qui conduit l'État à représenter, année après année, les mêmes projets de textes, sans tenir compte des avis défavorables très largement majoritaires et même trop souvent des textes pourtant déjà annulés par les plus hautes instances juridiques », abonde la LPO. L'ONG vise là les contentieux récurrents comme celui portant sur la chasse des oies au mois de février.

En second lieu, selon les agents de la Direction de l'eau et de la biodiversité (en charge du fonctionnement de la plateforme) interrogés par la garante, l'exercice de consultation est capté par les principales parties prenantes en présence, associations de protection de l'environnement et chasseurs dans les cas étudiés. D'où 80 à 90 % de contributions provenant de ces dernières au détriment du grand public. Or, aucun travail de mobilisation du public n'est mené en amont de la consultation, le choix des dates étant « dicté par l'agenda politique ou réglementaire ». Petite pépite de l'avis, on apprend aussi que les agents du ministère appliquent un principe d'échantillonnage sur les consultations recueillant plus de 10 000 contributions : 30 % des messages par tranche de 1 000 sont pris en compte seulement, les autres n'étant pas lus. La CNDP constate également des outils « particulièrement limités d'un point de vue de l'échange » puisque les participants ne peuvent ni réagir à un commentaire, ni le partager, ni amender le texte proposé, ni obtenir de réponse rapide de l'autorité organisatrice.

« Biais méthodologiques importants »

L'expertise pointe également un traitement des contributions qui s'apparente plus à « un comptage des positions plutôt qu'à une compréhension des arguments ». « L'exigence posée à l'article 1 de la Charte de la participation du public de recourir à un tiers garant pour rédiger le bilan n'est pas respectée », relève la CNDP. L'expertise fait ressortir le manque de moyens et de temps dont disposent les agents en charge du traitement, ceux-ci n'ayant la plupart du temps que 4-5 jours pour rendre leur synthèse avant décision. La garante pointe aussi le refus de traiter les contributions portant sur des visions générales. À cela s'ajoutent les jugements formulés par les fonctionnaires sur les positions exprimées, qui sont « propices à des biais méthodologiques importants, ainsi qu'à une inégalité de traitement entre contributeurs ».

Enfin, le choix de ne pas distinguer le moment du bilan du moment de la décision « accentue l'opacité du processus de reddition des comptes ». En clair, la CNDP constate « une absence de prise en compte substantielles des avis exprimés ». Ainsi, sur les seize consultations analysées, neuf ont donné lieu à une décision modifiant le projet mais aucune n'a porté sur le fond et plus de la moitié n'était pas conforme aux avis majoritairement exprimés.

Distinguer l'auteur du bilan et le décideur

 

 
(...) les participants ne peuvent ni réagir à un commentaire, ni le partager, ni amender le texte proposé, ni obtenir de réponse rapide de l'autorité organisatrice.  
 
 
La CNDP formule une série de recommandations au regard de chacune des insuffisances constatées. Les plus marquantes sont celles portant sur la clarification par le décideur de la manière dont il a pris en compte les résultats de la consultation. Des recommandations à lire en lien avec ce que vient de réaliser le ministère sur la consultation « pesticides ».

 

« L'une des exigences premières est la distinction entre l'auteur du bilan de la consultation et le décideur », indique Mme Goffi. Or, la synthèse de la consultation est signée du ministère de la Transition écologique, dont la cheffe, Élisabeth Borne, sera cosignataire du décret et de l'arrêté. Ensuite, la CNDP recommande que « la décision ne soit pas concomitante à la publication du bilan ». Or, la synthèse, pourtant datée du 31 octobre 2019, n'a été mise en ligne qu'à l'issue de la présentation de l'arbitrage retenu par le chef du Gouvernement et dévoilé le 20 décembre. Ensuite, « le bilan et la décision, ainsi que sa motivation, doivent être publiés sur un même site », tandis que l'ensemble des contributions doit être visible « pendant et après la consultation ». Là non plus, ces exigences ne sont pas satisfaites. À l'heure où sont écrites ces lignes, la synthèse a été publiée dans l'espace « presse » du site du ministère sous le communiqué présentant les arbitrages retenus, sans les textes réglementaires dont la publication reste attendue au Journal officiel. À l'inverse, le site de la consultation ne donne accès qu'aux projets de textes sans lien sur la synthèse. Les contributions en elles-mêmes ne sont accessibles sur aucun des deux sites.

Enfin, conclut la CNDP, « le décideur doit motiver son choix en expliquant en particulier les raisons qui l'amènent à une décision contraire aux avis statistiquement majoritaires et à répondre sur le fond aux arguments divergents par rapport à son choix ». Une exigence qui n'est manifestement pas satisfaite non plus, ne serait-ce que du fait que le ministère ne donne pas d'indication sur les avis statistiquement majoritaires. « Une part importante des participants a exprimé de fortes inquiétudes sur l'incidence de ces produits sur la santé, mais également sur l'avenir de la profession agricole », se contente-t-il de rapporter de façon laconique dans le dossier de presse.

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Rédigé par jojo

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Publié le 25 Décembre 2019

 

Il faudra s’armer de patience pour (re)découvrir la vallée, car il faudra compter au moins dix ans pour voir le résultat final. Quant au panneau visible sur l’A84 dans le sens Rennes – Caen « La route des lacs du Sud-Manche », une demande a été faite pour le retirer.

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Rédigé par jojo

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Publié le 25 Décembre 2019

Au Nord de Rouen, l'eau du robinet ne peut pas être consommée dans 14 communes
© Fred Tanneau/ AFP
© Fred Tanneau/ AFP

Deux alertes ont été données à quelques heures du réveillon. Il ne faut ni boire, ni cuisiner avec l'eau du robinet dans les secteur du Haut-Cailly et de Clères. Les fortes pluies des derniers jours ont entrainé vers les nappes souterraines des limons (terres fines)

Par Sylvie Callier


Il y a un risque de contamination microbienne dans l'eau du robinet. De l'argile et des limons ont pénétré dans les nappes, entrainés par la pluie. L'agence régionale de santé demande ce ne pas consommer l'eau jusqu'à nouvel ordre. 


Communes concernées en totalité : 
  • Mont-Cauvaire
  • Les-Authieux-Ratieville
  • Claville-Motteville 
  •  Cailly
  • Saint-Germain-sous-Cailly
  •  La Rue Saint Pierre
  • Saint-André-sur-Cailly
  • Vieux-Manoir
  • Pierreval
  • Bierville
  • Longuerue
 Communes concernées en partie
 
  • Clères (76690) : le Maltrait et rue des Mares, Rue de la Futaie, Impasse de la sente a panier, Rue de la Futaie, Rue du trou à barbe, Route de mont Cauvaire, Route de la Houssiette, Route de fontaine le bourg, Rue de la Seille, Rue du Hamel, Route du Mont Piel, Chemin des Aubépines
  • Fontaine Le bourg (76690) : Rue du Hamel, Route du Mont Piel, Chemin des Aubépines, Chemin du Mesnil Englier, Chemin du Thil, Chemin les Maisonnettes, Tour du Creux, Cote de la justice, Rue du Rombosc
  • Morgny La Pommeraie (hameau de la Pommeraie)
 

De l'eau distribuée dans les communes

L'eau du robinet ne peut être bue, utilisée pour cuisiner si elle n'a pas bouilli. Il faut aussi s'abstenir de se laver les dents avec cette eau. Des analyses sont en cours.

L'agence régionale de santé précise : 

Les abonnés sont directement informés par les collectivités ou exploitants qui mettent à disposition de l’eau embouteillée. Le numéro suivant peut être contacté pour plus d’information : 09 69 39.56.34 (permanence VEOLIA).

 Dans l'Orne, le même problème se pose dans 7 communes, pour les mêmes causes.  

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Rédigé par jojo

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Publié le 23 Décembre 2019

Accueil Sciences Écologie
Ce documentaire choc vous fera réfléchir à deux fois avant de manger du saumon pendant les fêtes

Animaux maltraités, pollution... il montre les conséquences désastreuses derrière ce produit star de nos assiettes

 
 
 

Très apprécié sur des canapés ou en papillote, le saumon siégera encore une fois en bonne place sur les tables de fête. Si nous consommons environ 33 000 tonnes de saumon fumé par an, la manière dont ces poissons sont élevés est loin d’être sans risques. C’est ce que met en lumière Artifishal, un documentaire choc sorti le 30 octobre dernier.

DES CONSÉQUENCES TERRIBLES SUR LES ANIMAUX ET L’ENVIRONNEMENT

Depuis de nombreuses années, des millions de saumons vivent dans d’énormes cuves au large de la Norvège, de l’Écosse ou de l’Islande afin de fournir le marché européen. Cependant, loin de l’image d’animaux en bonne santé et bien traités, la réalité est tout autre. Les poissons d’élevage sont très souvent maltraités. Ils sont couverts de poux ou de champignons, sont déformés à cause du manque d’espace ou écorchés. Cette triste vérité est montrée à travers des images poignantes tournées en 2017 par Mikael Frödin, un pêcheur suédois.

Au-delà de l’état des poissons, ces fermes géantes génèrent également de la pollution. Le nombre important de déjections couplé à l’utilisation massive de médicaments pollue les eaux voisines. Mais les fermes peuvent aussi avoir un impact sur l’écosystème. Étant en filets ouverts, certains des poissons élevés peuvent s’échapper. Ils dévorent alors la nourriture des poissons sauvages et en se reproduisant, affaiblissent le patrimoine génétique des animaux en liberté.

Dans une autre partie du monde (aux États-Unis), des écloseries ont été mises en place. Des bébés saumons n’ayant jamais connu la vie sauvage y viennent au monde et sont relâchés par la suite dans la nature. Tout comme en Norvège, ces poissons contribuent à affaiblir l’espèce quand ils se reproduisent avec des individus sauvages. Cela conduit à une chute drastique du nombre de saumons sauvages, et ce, partout dans le monde.

— alexcjames88 / Shutterstock.com

UN FILM POUR FAIRE CHANGER LES CHOSES

En juin dernier, la marque de vêtements Patagonia a sorti ce documentaire qui a très rapidement marqué les esprits. Récemment mis en ligne sur YouTube, il totalise déjà plus de 2 millions de vues. Les multiples révélations faites ont incité à la création de pétitions visant à interdire ces pratiques.

« Aux gouvernements et aux membres du parlement islandais, norvégien, écossais et irlandais : En tant que citoyens concernés de toute l’Europe, nous vous exhortons à mettre un terme à la dévastation des poissons sauvages et des écosystèmes environnants, causée par les salmonicultures à filets ouverts. Nous vous appelons à interdire immédiatement les nouveaux élevages en filet et à vous engager à éliminer progressivement les élevages existants. »

DES ACTIONS CONCRÈTES

Suite à ces pétitions, l’Islande a réagi. En juin dernier, juste après le lancement du film, le gouvernement a officiellement adopté « l’interdiction des fermes piscicoles à Ísafjörður et des incitations fiscales à l’installation de cuves fermées dans le reste du pays ».

Cependant, malgré ce geste, la marque préconise une action plus forte : arrêter de consommer du saumon. Tous les saumons d’élevage sont produits dans des conditions horribles pour les animaux et pour la planète. Les labels éco-responsables ne sont d’ailleurs pas toujours des gages de qualité. Il faut donc s’en méfier, notamment en cette période de fêtes.

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Publié le 23 Décembre 2019

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

22/12/2019

Sur les loutres de la Sélune
 
Dans un communiqué, l'intersyndicale EDF souligne que la loutre est présente sur le tronçon de la Sélune où figure le lac du barrage de Roche-Qui-Boit, menacé de destruction au nom de la circulation du saumon. Nous confirmons cette information au regard du dernier suivi de présence dans la Manche de ce mammifère protégé. La loutre a comme principal facteur limitant la biomasse alimentaire – elle consomme beaucoup de poissons et de crustacés –, raison pour laquelle les lacs, étangs, plans d'eau sont considérés comme des viviers pour elle, donc des habitats d'intérêt. Un inventaire spécifique des loutres autour du lac de Roche-Qui-Boit serait utile avant intervention, de même qu'une estimation de la biomasse piscicole à diverses hypothèses d'aménagement. Si l'on veut faire de l'écologie informée, bien sûr, ce qui n'est pas la même chose que l'optimisation halieutique des rivières pour le saumon ou l'éloge d'une "nature sauvage" de carte postale. 

 

La loutre d’Europe est un mammifère semi-aquatique, qui a souffert d'une forte régression en raison de la prédation humaine (chasse, piégeage), de la pollution des cours d'eau, de la destruction des habitats aquatiques et humides, de la baisse de biomasse de ses proies (poissons, écrevisses). Elle est protégée en France (arrêté du 23 avril 2007). Sa chasse est interdite depuis 1972 et sa protection légale a été renforcée par la loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976 (arrêté ministériel du 17 avril 1981). Elle est inscrite sur l’annexe I de la CITES (1973), interdisant le commerce,  l’annexe II (espèces de faune strictement protégées) de la Convention de Berne (1979), les annexes II (espèces d’intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation) et IV (espèces d’intérêt communautaire qui nécessitent une protection stricte) de la directive Habitats Faune Flore 92/43/EC (1992).

La présence de la loutre en Normandie fait l'objet de divers travaux (voir par exemple des informations sur le site du Groupe mammalogique normand et le point DREAL). Concernant la Manche et plus particulièrement le fleuve Sélune, le plus récent est le rapport de suivi 2017 du CPIE des Collines normandes (référence et lien en bas d'article).

Ce rapport dit pour le relevé d'automne : "Sur les 14 stations prospectées 3 se sont avérées positives. Elles se répartissent entre le barrage de la Roche qui boit et St-Hilaire-du-Harcouet, soit un linéaire de 23 km. Sur ce tronçon on constate une alternance entre stations positives et négatives. Les prospections effectuées au niveau du Barrage de Vezins n’ont pas permis de localiser le passage amont-aval autour du barrage."

Et pour l'hiver : "Sur les 14 stations prospectées 7 se sont avérées positives. Elles se répartissent sur le cours principal entre le barrage de la Roche qui boit et l’amont de St-Hilaire-du-Harcouet, soit sur un linéaire de 27 km. Des indices ont également été observés sur un affluent, l’Airon, à 7 km de la confluence." 
 
 
Image : relevé de l'hiver 2017 sur la Sélune, rapport cité.
 
On voit que la loutre est attestée à l'amont comme à l'aval des barrages de la Sélune. Cela suggère que ces ouvrages ne forment pas un obstacle à sa dispersion : c'est logique, car la loutre peut aussi faire de longs parcours terrestres (l'une des premières causes actuelles de mortalité est le choc avec véhicule sur voie routière).

La loutre est capable de vivre auprès des milieux d'eaux courantes ou stagnantes. Elle apprécie les lacs, les étangs, les plans d'eau, les marais. La ressource en nourriture est  l’un des principaux facteurs limitants pour la loutre d’Europe car elle détermine la survie des individus et leur succès reproducteur (on a estimé qu'une biomasse piscicole d'au moins 50 kg/ha et si possible supérieure à 100 kg/ha est préférable). Les interventions impliquant un appauvrissement de la ressource trophique agissent donc négativement sur la conservation de la loutre d’Europe : c'est le cas a priori pour la destruction d'un lac formant un vivier important en poissons, principale nourriture de la loutre.

L'intersyndicale EDF a souligné récemment que, parmi les intérêts des barrages de la Sélune, en particulier de Roche-qui-Boit, il existe la présence de la loutre susceptible de profiter de la biomasse des lacs. Ce point est donc exact au regard des données disponibles. Il serait utile de procéder déjà à un inventaire de présence de la loutre autour du lac, afin de vérifier si le mammifère s'y est installé. Il serait aussi utile de donner l'estimation de biomasse piscicole du lac pour la comparer avec l'estimation de biomasse de la Sélune "renaturée" au droit du même tronçon.  Pour tout dire, il serait utile de faire de l'écologie, pas simplement d'optimiser des milieux pour le saumon sans réfléchir au reste, ou de poser par principe qu'un retour à la "nature sauvage" vaut forcément mieux qu'une protection de la nature anthropisée lorsque la seconde présente des traits manifestes d'intérêt.

Référence : CPIE-DREAL, Etat des lieux.La loutre d'Europe. Bassins de la Mayenne, de la Sarthe et de la Sélune en Normandie. Automne-hiver 2017

Illustration en haut : loutre (Lutra lutra) CC BY-SA 3.0
 

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Publié le 23 Décembre 2019

21/12/2019

L'intersyndicale EDF demande de ne pas sacrifier le barrage de Roche-Qui-Boit aux lobbies
 
Sur la Sélune, les salariés d'EDF assistent avec consternation et colère à la destruction des barrages par l'Etat. C'est un cadeau à 50 millions € d'argent public au lobby des pêcheurs de saumon et d'une poigne d'intégristes de la nature sauvage, en parfait mépris de l'intérêt des citoyens comme des besoins d'une transition écologique raisonnée. L'intersyndicale EDF entend protéger son patrimoine, le barrage de Roche-Qui-Boit, encore debout face aux pelleteuses de casseurs. Le lac de ce barrage abrite des espèces protégées comme la loutre. Il sert de réserve d'eau, écrête les crues, peut produire de l'hydro-électricité bas carbone et être équipé d'une passe à poissons. Arrêtons les frais, stoppons la casse des barrages pour un enjeu saumon très faible, battons-nous ensemble contre les choix dogmatiques d'un ministère de l'écologie à la dérive. 
 
© Photo EDF - B. Conty
 
 
Le communiqué de l'intersyndicale : 
 
L’intersyndicale CFDT, CFE, CGT, FO et UNSA demande le gel immédiat de l’arasement du barrage la Roche-qui-Boit qui appartient à EDF et non à l'État. Collectivement, habitants, entreprises, élus, ... empêchons les lobbies de casser d'autres barrages en France.
 
Avons-nous consulté l’avis des actionnaires de notre entreprise sur l’idée de se séparer de nos infrastructures : patrimoine industriel, bâtiments, maisons, parcelles de bois...? Depuis un an ce barrage est commandé à distance depuis la Bretagne tout comme celui de Rabodanges.

Saviez-vous que le lac de la Roche-qui-Boit est un habitat pour la Loutre d’Europe ? L'intersyndicale va interpeler l'État sur la présence de cette espèce protégée, car modifier son habitat pourrait engager la responsabilité d’EDF. Pour la continuité écologique, le barrage est d'une hauteur convenable pour l'équiper d'une passe à poisson tout comme celui de Poutès sur l'Allier dans le département de la Haute-Loire.

Concernant la sécurité des biens et des personnes, le barrage de Vezins jouait un rôle d’écrêteur des crues. Aujourd'hui, les crues biennales et quinquennales reviendront comme avant 1920 avec des impacts pour les constructions publiques et privées et l’emploi entre Ducey et l’estuaire.
Les conséquences sureté, écologiques, économiques et sur l’emploi sont-elles, pleinement et objectivement, mesurées ?

Redonnons à la Sélune une fonction de régulation des crues et des étiages, de production d’électricité et de développement des activités autour de l’eau : gestion de l’eau, tourisme, agriculture, ... Le changement climatique a affecté cette vallée, comme d’autres, au moment où le soutien d’étiage que permettait le grand lac n’existe plus. Le débit de la Sélune est tombé à 1 voire 0,6m3/seconde : à court terme, cette situation est grave pour la faune et la flore, mais aussi pour l’agriculture à l’aval et potentiellement pour la production d’eau potable.

Dans l’avenir, le renouvellement de la même configuration climatique aurait à l’évidence des conséquences difficiles, voire très graves si le « petit » barrage la Roche qui Boit était supprimé. Nous demandons en urgence une rencontre avec Madame Borne et les élus locaux afin de les sensibiliser et les responsabiliser sur la réalité écologique de la situation. A aucun moment le sujet de la loutre n’a pesé dans les décisions des différents ministres de la Transition écologique et solidaire (Cf. lien ci-après) : developpement-durable.gouv/dossier_derogation.pdf page 95 et lien arrêté préfectoral 2019 sur la présence de la loutre : manche.gouv.fr/arr_pref.pdf

Ces sujets n’ont jamais été mis sur la table, tout comme la régulation des « petites crues » et le soutien du débit réservé. Pour certains : « la suppression de ces barrages n’augmenterait pas les risques ni en cas de sécheresse ni en cas de crue ». FAUX ! L’erreur d’appréciation est aujourd’hui claire, qu’il s’agisse du soutien d’étiage comme on l’a constaté l’été dernier ou qu’il s’agisse des débordements et inondations qui affectaient la basse vallée tous les deux /cinq ans avant 1920 : par exemple, l’affirmation d’une absence d’impact de la suppression serait vraie pour la crue centennale (155m3/s) , douteuse pour la crue décennale mais fausse pour les crues quinquennales (74 m3/s) et a fortiori pour les crues biennales (53m3/s). Ce sont des débits « énormes » !

La crise actuelle et la probabilité qu’elle se renouvelle dans l’avenir nous paraît une évidence et nécessite de reconnaître loyalement et objectivement l’insuffisance de l’étude des conséquences à l’aval de la suppression de Vezins sur les situations d’étiage sévères ou de crues. Cette carence engage la responsabilité de l’Etat propriétaire de Vezins : il est urgent, dans l’actualité, de l’empêcher d’exposer EDF au reproche de ne pas avoir tout fait pour réduire les impacts sociaux, surtout dès lors que beaucoup sont encore évitables.
 
L’intersyndicale CFDT, CFE, CGT, FO et UNSA continue la lutte contre la destruction du patrimoine d’EDF !
 
© Photo EDF - M. Didier
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 23 Décembre 2019

Le plus vieux barrage du Limousin teste ses nouvelles vannes
© S. Chassaigne
© S. Chassaigne

Construit en 1935 le barrage de Marèges est le plus ancien barrage hydro-électrique du Limousin. Les vannes d’évacuation de l’ouvrage viennent d’être remplacées, elles peuvent évacuer 1 million de litres d’eau par seconde.

Par Christophe Bodin

Installé depuis 1935 sur la dordogne, le barrage de Marèges est le plus vieux du Limousin. Les vannes d’évacuation de l’ouvrage dataient de l’époque de sa construction, elles viennent d’être remplacées. 

Ces pièces gigantesques, chacune pèse 80 tonnes et mesure 12 mètres de haut, peuvent évacuer des quantités impressionnantes d’eau : 1 million de litres par seconde. Ces vannes permettent d’évacuer les crues, et donc d’assurer la sécurité du barrage mais aussi de tout le secteur en aval.
 
La barrage de Marèges, le plus ancien du Limousin, a été construit en 1935.

Ce barrage a beau être le plus ancien du Limousin, il reste une référence, car il fut précurseur tant dans son mode de construction que dans son système d’évacuation.

 "C’est un barrage en double voûte, il s’appuie sur les massifs rocheux, en bas et au niveau latéral, et c’est le 1er barrage qui a été équipé au monde avec un système d’évacuation type "saut à ski", pour dissiper l’énergie en cas de crue", explique Laurent Decaux, directeur régional de la Shem (Société hydro-électrique du Midi)

A partir de 2020 se sera au tour des vannes de vidange d’être  remplacées. Un travail souterrain il faudra alors plonger sous 90 mètres d'eau.
Le montant des travaux est estimé à 70 millions d'euros.
 

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Rédigé par jojo

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