Publié le 18 Février 2020

Bonjour,
En pièces jointes, 6 articles traitant de l’Energie Hydroélectrique, parus dans le journal LA PROVENCE du mardi 21 Janvier 2020.
Je vous propose ci-après en résumé, quelques extraits de ces articles révélant des incohérences flagrantes quant aux jugements émanant des responsables et spécialistes de mêmes formations, sur les rôles remplis par les BARRAGES Hydroélectriques, selon qu’ils soient appréciés pour leurs UTILITES, EN PROVENCE ou arbitrairement désignés INUTILES, tout juste BONS POUR LA CASSE, dans le SUD MANCHE.
Louis Gontier
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Résumé :
  • Le syndicat mixte de l’aménagement de la vallée de la Durance estime à 100 milliards d’€ les retombées économiques annuelles générées par la Durance. La vingtaine de centrales électriques qui jalonnent le cours d’eau valent de l’OR. L’axe Durance / Verdon a la même capacité de production que 2 centrales nucléaires. Barrages et usines sont pilotables en quelques minutes.
  • Mr Stanislas CRENEAU responsable groupement MALMORT (5 usines 2 Barrages) explique que l’Energie hydroélectrique se distingue par sa grande réactivité 2000 dégainable en 12 minutes.
  • Mr Fabrice CONDOUR de la CGT hydraulique plaide, comme EDF, pour que ces installations restent dans leur giron, compte tenu de leurs connaissances des installations mais aussi de la gestion connexe à savoir, la gestion des crues, l’irrigation, et la fourniture d’eau potable.
Energie verte par excellence, l’hydroélectricité qui complète les autres Energies renouvelables, de par sa puissance et sa réactivité, pourrait s’avérer très rentable. C’est le cout de production électrique le plus bas estime Fabrice CONDOUR et ce, d’autant plus lorsque les équipements sont amortis depuis longtemps.
  • EDF mise elle-même sur le nouveau marché de la micro et petite hydroélectricité dont le développement a été lancé par l’état et dont le premier appel d’offre à eu lieu en 2016 puis a remporté un franc succès.
  • Cap Vert Energie une PME dont Mr Jean-Baptiste SALLE est le directeur et dont la stratégie est d’acquérir des petites centrales existantes.
  • Sur la Durance Stanislas CRENEAU est à la tête de l’un des 7 regroupements qui comprend 5 usines 2 Barrages. En amont, le piquage de SAINT-ESTEVE-JANSON constitue le principale approvisionnement de la Sté des eaux de MARSEILLE, tandis qu’en aval le Barrage de BOMPAS, près d’AVIGNON permet de dévier l’eau vers les plaines maraichères de CAVAILLON.
  • Christophe LONGRE directeur coordination et communication EDF hydro-Méditerranée, confie que leur gestion des stocks d’eau leur permet aussi d’anticiper les crues pour faire face aux risques d’inondations dans la région.
  • Marie-Noelle BATISTELLE députée de l’Isère œuvre pour que l’hydroélectricité reste une maitrise publique et échappe à la mise en concurrence. Je considère cette source d’Energie au-delà de l’outil de production extrêmement important, puisque c’est le seul à avoir une capacité importante et une flexibilité quasi instantanée.
C’est la première des Energies renouvelables mais elle permet aussi de compléter les autres qui sont intermittentes. C’est aussi un outil de gestion de l’eau et du risque lié à l’eau. Depuis 7 ans je m’oppose fermement à la mise en concurrence.
j’ai proposé de prolonger toutes les concessions qui nécessiteraient des travaux importants. Ensuite « barycentre », la solution de relier dans une même vallée toutes les installations successives et de n’en faire qu’une seule afin de mixer toutes les durées de concessions et d’en faire une échéance de renouvellement plus lointaine, pour se donner le temps de convaincre la commission Européenne.
Le premier ministre a dit dans son discours de politique générale, qu’il était essentiel de ne pas se séparer de ce patrimoine ???????
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Publié le 17 Février 2020

Distances d'épandage de pesticides : le Conseil d'Etat rejette le recours contre le décret et l'arrêté interministériel
 

Le juge des référés du Conseil d’État a rejeté ce 14 février le recours du collectif des maires anti-pesticides et d'ONG qui demandait la suspension en urgence du décret et de l’arrêté interministériel retenant des distances minimales de sécurité de 5, 10 et 20 mètres pour la protection des riverains en matière d’épandage de produits phytosanitaires.

Le Conseil d'État a rejeté ce 14 février une demande de suspension en urgence du décret et de l’arrêté interministériel fixant les distances minimales d'épandage des pesticides, présentée par le collectif des maires anti-pesticides et d'ONG qui les jugeaient insuffisants pour protéger les populations.
Dans ces deux textes publiés le 27 décembre dernier après plusieurs mois de polémique, le gouvernement a tranché et confirmé les distances mises en consultation publique à l'automne : cinq mètres pour les cultures dites basses comme les légumes et céréales et dix mètres pour les cultures hautes, fruitiers ou vignes. Une distance portée à 20 mètres pour les produits "les plus dangereux", qui représentent environ 0,3% des substances actives utilisées.
Emmené par l'emblématique maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) Daniel Cueff, qui avait pris dès mai 2019 un arrêté anti-pesticides (annulé par le tribunal administratif) pour sa commune, le collectif des maires anti-pesticides, qui compte environ 120 édiles, avait contesté ces décisions devant la plus haute juridiction administrative du pays.

Risques pour la santé "pas suffisamment étayés"

Mais dans son ordonnance rendue ce vendredi, le juge des référés a estimé que "les risques pour la santé qui résulteraient des distances minimales retenues par l’arrêté ne sont pas suffisamment étayés" et que l'urgence à suspendre l'arrêté n'était pas établie. Il relève que "les distances retenues correspondent aux distances minimales préconisées par un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) du 4 juin 2019 et les dépassent en ce qui concerne les produits les plus dangereux", que "plusieurs études et travaux d’évaluation sont en cours sur ce sujet en France comme à l’étranger" et que "les autres États membres de l’Union européenne n’imposent pas, à ce jour, de distances de sécurité générales supérieures à celles prévues par l’arrêté contesté".
Le décret porte quant à lui sur l’élaboration prochaine des "chartes d’engagement des utilisateurs" de pesticides prévues par la loi Egalim du 30 octobre 2018, dont il fixe le contenu minimal et la procédure d’élaboration. Le juge des référés a aussi estimé que l’urgence à suspendre l’exécution de ce décret n’était pas établie, "compte tenu du temps qui sera de toute façon nécessaire à l’élaboration de ces chartes". Le Conseil d'État souligne dans un communiqué qu'il sera désormais appelé à "se prononcer sur le fond du dossier dans les prochains mois".
"Jusqu’à quand faudra-t-il attendre pour que la santé des riverains soit prioritaire sur toutes autres considérations ?", a réagi le collectif des maires à l'annonce de la décision du Conseil d'Etat, ajoutant qu'il "exige que les mesures réalisées par les agences de l'air et détenues par l’Anses sur la présence abondante de pesticides dangereux dans l’air autour des champs traités soient rendues publiques immédiatement".

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Publié le 17 Février 2020

ENQUÊTE. Lacs, rivières, étangs... Les cyanobactéries, ces micro-organismes qui intoxiquent nos eaux de baignade

Elles ressemblent à des algues et menacent de fermeture toutes les eaux de baignade dans le monde. Les cyanobactéries sont de très vieux microbes, toxiques et doués pour proliférer, bien aidé par les hommes… Cinq questions pour tout comprendre.

Aux étangs d'Apigné, à Rennes, des épisodes réguliers de prolifération de cyanobactéries rendent ces eaux peu profondes, impropres à la baignade.
Aux étangs d'Apigné, à Rennes, des épisodes réguliers de prolifération de cyanobactéries rendent ces eaux peu profondes, impropres à la baignade. | JOEL LE GALL / OUEST-FRANCE.
 
 

Elles intoxiqueront bientôt toutes les eaux de baignades. Les cyanobactéries sont des micro-organismes aquatiques, toxiques, apparus sur Terre il y plus de 2 milliards d'années. Le réchauffement climatique engendre leur prolifération. Faut-il s'inquiéter ? Ouest-France fait le point.

 

Les cyanobactéries, c'est quoi exactement ?

Les cyanobactéries sont des micro-organismes aquatiques qui présentent des caractéristiques communes aux bactéries et aux algues. Elles contiennent de la chlorophylle et utilisent la photosynthèse pour fabriquer leur nourriture grâce à l’énergie solaire.

 

Ces microbes sont apparus sur Terre, lorsque la température a baissé, en dessous de 72 °C, à laquelle la photosynthèse peut avoir lieu. En 2004, la chercheuse américaine Carrine Blank, a daté leur naissance à 2,3 milliards d’années.

On les trouve naturellement dans les eaux, douces ou marines (surtout en bordure de côte). Lorsqu’elles sont nombreuses, elles forment une nappe visible à l’œil nu à la surface de l’eau, que les scientifiques appellent « floraison » ou « efflorescence ».

De loin, cette prolifération peut faire passer les cyanobactéries pour des algues - d’où son surnom populaire d’algues bleu-vert, qui n'ont rien à voir avec les algues vertes qui polluent par exemple la Bretagne. Mais il suffit de passer la main dans l’eau et d’essayer d’en attraper, pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’algues. Selon les endroits et ce que ces cyanobactéries trouvent à se mettre sous la « dent », elles peuvent être bleu-vert, le plus souvent, mais aussi vert foncé ou rougeâtre.

Sont-elles dangereuses ?

Cela dépend des espèces. Mais beaucoup produisent des cyanotoxines, un poison qui se libère dans l’eau. Au contact de la peau, il peut entraîner des irritations et des allergies ; ingurgité, il s’attaque au foie et au tube digestif, ce qui provoque des vomissements. Les plus dangereuses des cyanobactéries libèrent des neurotoxines, qui affectent le système nerveux et peuvent paralyser les muscles.

 

Tout est une question de concentration dans l’eau. En France, les Agences régionales de santé interdisent la baignade si le prélèvement dépasse les 100 000 cellules par millilitre d’eau. Dès qu’un taux dépasse les 20 000, un second prélèvement est effectué. Avis aux campeurs : « Faire bouillir l’eau ne détruit pas ces cyanotoxines », prévient Santé Canada.

 

Qu’est-ce qui provoque une prolifération ?

Une conjugaison de facteurs. Les cyanobactéries aiment les eaux chaudes - a fortiori les épisodes de canicule - et adorent les nutriments employés dans l’agriculture – avec une préférence pour le phosphore, mais l’azote c’est « bon » aussi.

 

 

 

(L’Institut finlandais de l’environnement, le Syke, étudie les cyanobactéries de la mer Baltique depuis les années 1990)

Des eaux usées qui s’échappent des usines de retraitement ou de logements non raccordés à un réseau d’assainissement nourrissent aussi ces micro-organismes gloutons. Enfin, les cyanobactéries prolifèrent davantage dans les eaux peu profondes et stagnantes. L’interaction entre ces différents facteurs est encore mal conn

Ou trouve-t-on le plus de cyanobactéries ?

En 2,3 milliards d’années, elles ont eu le temps de coloniser tous les milieux aquatiques du globe, avec une préférence pour les lacs, les rivières et les petits étangs, où l’eau stagne.

 

Les pays qui possèdent de nombreux lacs, comme le Canada, les États-Unis sont particulièrement affectés. La France, où de nombreux étangs artificiels ont été aménagés dans les campagnes éloignées de la côte dans les années 1960-1970, est également concernée. Dans l’Ouest, les étangs d’Apigné, à Rennes, ou le Lac au Duc, à Ploërmel, dans le Morbihan doivent régulièrement interdire la baignade, l’été, après une forte période de chaleur.

Mais les cyanobactéries prolifèrent aussi dangereusement dans des petites mers fermées, comme la Baltique, en proie à des efflorescences de cyanobactéries de plus en plus intenses depuis dix ans.

La hausse des températures à la surface du globe, les périodes de canicule documentées par les climatologues des Nations unies augure de beaux jours pour les cyanobactéries, de très vieux organismes très doués pour la survie

 

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Publié le 16 Février 2020

 
15/02/2020
Les espèces protégées du lac de la Roche qui boit (Sélune), sacrifiées pour la cause du saumon
 
Limoselle aquatique, léersie faux-riz, salamandre tachetée, triton palmé, grèbe huppé,  brochet.. ce sont quelques-unes des 22 espèces protégées qui sont menacées par le chantier de la destruction du barrage de la Roche qui boit dans la Manche, sur la Sélune. Encore le dossier est-il incomplet puisqu'il exclut la loutre, présente sur le bassin, ainsi que les habitats de la baie du Mont Saint-Michel qui subiront des flux accrus de nutriments, pesticides et autres polluants. La préfecture prépare un arrêté de dérogation permettant les destructions d'habitats et espèces. Vous pouvez vous exprimer dans l'enquête publique jusqu'au 17 février 2020. Pour faire plaisir au lobby des pêcheurs de saumon, on détruit ainsi des écosystèmes de lacs qui, outre diverses espèces protégées et bien d'autres communes, avaient aussi de nombreux usages utiles à la société: énergie bas carbone, eau potable, loisirs, prévention des inondations, adaptation au réchauffement climatique. Quand va cesser ce scandale français de la continuité écologique destructrice? Pourquoi l'Etat sacrifie-t-il les habitats lacustres, les citoyens riverains et les biens communs de la société à des lobbies? 
 

La DREAL Normandie organise du 3 au 17 février 2020 inclus une consultation du public pour la demande de dérogation présentée par Électricité de France, pour les travaux de démantèlement du barrage de la Roche qui boit, sur les communes de Virey, Saint-Martin-de-Landelles et Saint-Brice-de-Landelles (50).

Le dossier de consultation fait apparaître que :

"Le projet aura un impact 4 espèces végétales protégées et sur les groupes faunistiques suivants :
- Oiseaux : 2 espèces,
- Chiroptères : 6 espèces,
- Amphibiens : 4 espèces,
- Poissons : 6 espèces."

Ce dossier est incomplet: nous avons montré que la loutre est bel et bien présente dans la zone, ce que l'étude faite au début des années 2010 ne retient pas. La loutre est aussi protégée, et peut utiliser les plans d'eau comme vivier. Il est par ailleurs reconnu que les lacs de barrage ont un effet tampon et épurateur des pollutions, non étudié dans le dossier. Les habitats de la baie du Mont Saint-Michel subiront donc des flux accrus de nutriments, pesticides et autres polluants.

Combien d'autres espèces ont été négligées dans ce dossier à charge, où l'Etat a fait pression depuis 15 ans pour détruire les barrages de la Sélune?

La bureaucratie de l'eau dilapide ainsi l'argent public (50 millions €) pour effacer ces barrages qui
  • ont été soutenus en consultation par 99% de leurs riverains,
  • produisent une énergie bas carbone,
  • ralentissent les inondations de la vallée aval,
  • forment la principale réserve d'eau potable locale,
  • nourrissent les activités socio-économiques autour des lacs,
  • protègent la baie du Mont-Michel des pollutions,
  • hébergent des espèces protégées et abritent une forte biomasse.
C'est une honte, la promotion par l'Etat jacobin d'une forme d'écologie radicale, sectaire et punitive, décidée par et pour des lobbies au mépris des citoyens. Dites non à ces dérives, sur la Sélune comme ailleurs.

Ecrire à l'enquête publique

Illustration :  Le lac de la Roche qui boit, Epncantonducey, Travail personnel, CC‑BY‑SA

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Publié le 14 Février 2020

Protection des captages d'eau : des stratégies régionales attendues d'ici un an

« Les ressources en eau des captages sont encore trop souvent contaminées par les pollutions diffuses », regrettent dans une instruction commune les ministères de la Transition écologique, de l'Agriculture et de la Santé. Et malgré une mobilisation de longue date, 43 % des 1 000 captages prioritaires ne disposent toujours pas de plan d'action validé.

La circulaire envoyée aux préfets vise à accompagner une nouvelle dynamique et battre le rappel des différents acteurs. Pour mémoire, suite aux assises de l'eau, la loi proximité et engagement a confié au bloc communal la protection de la ressource en eau potable et instauré un droit de préemption sur les terres agricoles situées dans les aires d'alimentation des captages. Les préfets de département les accompagneront dans leurs missions et devront veiller à ce qu'elles nomment un animateur captage. Avec pour objectif final d'engager un plan d'action pour tous les captages prioritaires avant fin 2021.

Pour articuler les différentes politiques sur les aires d'alimentation de captage et de mieux définir le rôle des différents acteurs, l'instruction demande aux préfets de région d'établir une stratégie régionale partagée de mise en œuvre de la protection des captages. Celle-ci devra être transmise aux ministères dans les douze mois. Ils devront également présenter un bilan de l'avancement des actions le 30 juin et le 31 décembre de chaque année.

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Publié le 14 Février 2020

Protection des captages d'eau potable : les collectivités au premier rang
 

Pour répondre aux objectifs des Assises de l’eau, une instruction interministérielle presse le pas pour renforcer la protection des captages prioritaires à l’aide de plans d’action, d’ici fin 2021.  

Rendue publique ce 12 février, une instruction portée par trois ministères - Transition écologique, Agriculture, et Santé - trace la feuille de route pour renforcer les démarches de protection sur les captages prioritaires utilisés pour la production d’eau potable "encore trop souvent contaminés par les pollutions diffuses" (nitrates, pesticides etc.). Les communes et leurs groupements en charge de la compétence eau potable, et à terme de la compétente pour la protection de la ressource en eau, - et d'ailleurs dans la majorité des cas propriétaires des captages - sont sans surprise au premier rang pour veiller sur les 1.000 captages dits "prioritaires", identifiés dans les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage). D'autant que la loi Engagement et proximité les a dotés d’un nouvel outil, annoncé lors de la seconde séquence des Assises de l’eau, en instaurant un droit de préemption sur les surfaces agricoles situées dans les aires d’alimentation de ces captages d’eau potable.  

Stratégie régionale partagée

Priorité est donnée à la prévention. Fermer des captages ou traiter l’eau sont des voies sans issue. "Le coût estimé du traitement induit par ces pollutions pour rendre l’eau potable est en effet compris entre 500 millions d’euros et 1 milliard d’euros par an", relève l’instruction. Pour répondre aux objectifs des Assises de l’eau, le gouvernement souhaite donc accélérer, d’ici fin 2021, le déploiement des plans d’action visant à réduire les pollutions diffuses d'origine agricole et non agricole sur tous les captages prioritaires. En 2019, l’état des lieux (fourni en annexe) montre que "seulement 50% des captages ont un plan d’action, les autres captages sont dans des états d’avancement divers". "Lorsque les études préalables (délimitation de l’AAC [aire d’alimentation des captages] et diagnostic des pressions) n’ont pas encore démarré, les préfets de département veilleront à ce que les collectivités les mettent en œuvre très rapidement", insiste l’instruction. Un calendrier serré, étape par étape, pour permettre l’élaboration des plans d’action au plus tard au 31 décembre 2021.  
Des engagements formalisés entre les acteurs du territoire (acteurs de l’eau et monde agricole) sont également attendus "sur au moins 350 captages prioritaires d’ici 2022 (…) portés à 500 d’ici 2025". Au plus tard "dans les douze mois" qui suivront la publication de la présente instruction, les préfets de région auront quant à eux la charge d’établir une stratégie régionale partagée, "tout en laissant une subsidiarité suffisante aux territoires pour mettre en place des plans d’action adaptés et efficaces". C’est à l’échelon régional que sont pilotées de nombreuses politiques ayant un impact direct sur la qualité de la ressource en eau, notamment le projet agro-écologique, le plan Écophyto II+, le programme d’actions nitrates, le programme de développement rural régional (PDRR), le programme régional de développement agricole et rural (PRDAR) et le cas échéant, le programme régional santé-environnement. Des régions qui ont également un rôle à jouer dans cet exercice d'articulation pour leur gestion des crédits européens de développement rural (Feader). 

Mobilisation à tous les étages

L’instruction n’en oublie pas pour autant l’implication d’autres collectivités : celles ayant pris des compétences de gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi) ou en charge de l’aménagement du territoire, ainsi que les départements pour leur compétence d’assistance technique apportée aux communes et leurs groupements sur la protection de la ressource en eau et pour la production d’eau potable. A cette échelle, d’autres outils réglementaires adaptés existent, comme la zone soumise à contraintes environnementales (ZSCE). Côté suivi, l’instruction invite les collectivités à nommer des "animateurs captage". En coordonnant les missions des bureaux d’études et des autres structures spécialisées, et en créant du lien entre l’ensemble des parties prenantes, l’animation locale aura "un rôle moteur dans l’avancée des démarches ‘captages’". 
Un guide méthodologique est par ailleurs annoncé ainsi qu’un plan d'action national d’accompagnement des territoires. 

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Publié le 14 Février 2020

Visite d'Emmanuel Macron à Chamonix : la biodiversité au sommet des priorités
 

Dans le prolongement des annonces faites la veille, à l'issue du Conseil de défense écologique, Emmanuel Macron a détaillé lors d'un déplacement ce 13 février en Haute-Savoie des mesures de protection de la biodiversité. 

L'annonce de la création d'ici la fin de l'année d'une aire protégée du site du mont Blanc, faite par l'exécutif à la sortie du Conseil de défense écologique (voir notre article du 12 février), aura donc précédé d'un jour la visite d'Emmanuel Macron au pied du plus célèbre des sommets alpins. Cette création concourt à l'atteinte de l'objectif, déjà annoncé il y a plusieurs mois (voir notre article du 7 mai dernier), de porter la part des aires marines et terrestres protégées à 30% du territoire d'ici 2022, contre 23,9% actuellement, via des classements en réserves naturelles (une vingtaine en plus), en parcs nationaux et en parcs naturels régionaux (quatre nouveaux PNR à créer).
Un objectif global réaffirmé ce 13 février par le président de la République à Chamonix (Haute-Savoie), dans un discours concluant le séminaire de lancement institutionnel de l’Office français de la biodiversité (OFB). Si des enjeux d'incivilités, de surfréquentation côté massif, de trafic routier et de pollution de l'air côté vallée (de l'Arve) et de difficultés inhérentes au contexte de fusion côté OFB (voir nos articles du 19 décembre et du 6 janvier derniers) ont naturellement ressurgi à l'occasion de cette visite, il n'y a au final rien de très nouveau.
De quoi décevoir les associations environnementales, dont France Nature Environnement qui s'interroge sur les réels moyens qui seront alloués à la création de ces nouvelles aires protégées. FNE rappelle également qu'au-delà de ce chiffre de 30%, "l’objectif doit être la qualité". Et qu'un important retard français sur les aires de protection forte (qui couvrent "seulement 1,76% du territoire") reste à rattraper. Parmi les élus locaux, le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, a décrit sur les réseaux sociaux cette visite comme un "événement important et une reconnaissance pour toute la commune". Mais d'autres doivent être aussi un peu déçus car hormis l'entrée en vigueur d'un arrêté préfectoral de protection du mont Blanc, plus contraignant qu'avant en matière d'encadrement de la fréquentation, nulle autre mesure nouvelle n'a été annoncée

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Publié le 14 Février 2020

Environnement : quand des arrêtés préfectoraux font disparaître des cours d'eau

Dans certains départements, les préfectures ont pris des arrêtés où des cours d'eau ont disparu. Pour les militants écologistes, il s'agit ici de faciliter l'épandage de pesticides.

France 3
 
 

Mais où se cachent les cours d'eau ? Dans le Gard, 30% des rivières ont disparu des cartes de la préfecture. Le souci, c'est qu'en leur absence l'épandage de pesticides sur les cultures agricoles est rendu légal. Les militants écologistes dénoncent ces disparitions. Au sud de Nîmes (Gard), un petit cours d'eau entre les champs est répertorié par les cartes IGN, mais pas par celles de la préfecture. "Le préfet, lui-même, reconnait qu'ici il y a un cours d'eau, mais quand il s'agit de réglementer l'usage des pesticides, il oublie la présence de ce cours d'eau et il autorise les agriculteurs à venir épandre à proximité", déplore Olivier Gourbinot, de l'ONG France Nature Environnement.

"La loi s'applique"

Interrogé, le préfet du département, Didier Lauga, se défend de ces oublis. "Il n'y a pas eu de volonté d'écarter certains cours d'eau. Vous savez, on a des instructions de niveau national, il y a des lois qui existent sur la protection des cours d'eau, certes le préfet doit trouver comment faire coïncider les intérêts locaux, mais pas au détriment de la loi. La loi s'applique bien entendu."

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Publié le 13 Février 2020

Montée des eaux. Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, attendue dans la Manche

La ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne se rendra dans le département de la Manche vendredi 14 février 2020, au sujet de l’érosion du littoral.

Élisabeth Borne est attendue dans la Manche, vendredi 14 février 2020.
Élisabeth Borne est attendue dans la Manche, vendredi 14 février 2020. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/THOMAS BRÉGARDIS
 

Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, est attendue, ce vendredi 14 février 2020 en fin de matinée dans le département de la Manche, et plus particulièrement sur son littoral, notamment à Gouville-sur-Mer et à Agon-Coutainville.

Après le passage de la tempête Ciara, la ministre s’est exprimée, mardi 11 février, sur l’érosion du littoral : « Là, nous n’avons pas le choix, il faudra éviter de nouvelles constructions et relocaliser un certain nombre d’habitations et d’équipements. »

Lors de son déplacement, ce vendredi, les sujets de l’érosion du littoral et de la relocalisation des bâtiments dans les années à venir seront donc évoqués.

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Publié le 13 Février 2020

Prévention des inondations, littoraux et verdissement des services de l'État au programme du Conseil de défense écologique
 

Consacré à l'adaptation au changement climatique, le quatrième Conseil de défense écologique, qui s'est tenu ce 12 février sous la présidence d'Emmanuel Macron, a arrêté des mesures destinées à mieux prévenir les inondations et les risques liés à l'érosion côtière, et à rendre les services de l'État "écoresponsables". L'objectif d'une augmentation des aires protégées en France a également été confirmé.

Avant de se rendre au mont Blanc pour y détailler des mesures de protection du massif et de son écosystème, Emmanuel Macron a présidé ce 12 février le quatrième Conseil de défense écologique. Consacrée à l'adaptation au dérèglement climatique, cette réunion a notamment confirmé l'objectif d'une augmentation des aires protégées en France, qui devront couvrir 30% du territoire, contre 23,9% actuellement, via des classements en réserves naturelles, en parcs nationaux et en parcs naturels régionaux. Quatre nouveaux parcs verront ainsi le jour au mont Ventoux, dans la baie de Somme, les Corbières et une partie du Doubs.
Dix ans après la terrible tempête Xynthia, qui avait frappé les côtes vendéennes et fait 47 morts, le Conseil de défense écologique s'est également penché sur la lutte contre l'érosion côtière et la prévention des inondations, qui concernent 17 millions de Français.

Prévention des inondations : accélération de l'élaboration des Papi

Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, a d'abord indiqué que la durée d'élaboration par les collectivités des programmes d'action pour la prévention des inondations (papi), qui "peuvent prendre aujourd'hui jusqu'à huit ans", devra être divisée par deux. Ceux en-deçà de 20 millions d'euros (70% d'entre eux) seront validés au niveau local, a-t-elle ajouté. La ministre s'est aussi engagée à "garantir" la capacité du "fonds Barnier" pour la prévention des risques naturels majeurs. Financé par un prélèvement sur les assurances habitation et automobile, le fonds a engagé quelque 200 millions d'euros par an ces trois dernières années et sera de plus en plus sollicité en raison de l'accroissement des besoins face au changement climatique, a noté le ministère. D'autre part, pour améliorer la préparation des territoires concernés par le risque d'inondation, Élisabeth Borne a notamment évoqué la mise en place de solutions fondées sur la nature, comme la recréation de dunes, prairies, forêts... Dans ce cadre, neuf sites, dont Marseille, Dax, Saint-Étienne, Saint-Nazaire et Vernon, vont être accompagnés par des équipes d'architectes, d'urbanistes, d'ingénieurs pour concevoir des réaménagements permettant plus de résilience.

Érosion côtière : "réduire la vulnérabilité des territoires"

D'autres mesures visent à faire face au recul du trait de côte. "20% de notre façade maritime est concernée, a souligné Élisabeth Borne. En Vendée ou dans la Somme, le littoral recule de 0,5 à 1,5 mètre par an. D’ici la fin du siècle, près de 50.000 logements pourraient être menacés." "Nous devons agir pour réduire la vulnérabilité des territoires exposés tout en préservant leur attractivité, a poursuivi la ministre. D’abord, dans les espaces menacés à court terme, d’ici 30 ans, pour interdire les nouvelles constructions, en relocaliser certaines, recréer les dunes, des forêts, des prairies qui limitent l’érosion." Le ministère vient de retenir sept candidats qu'il accompagnera pour mettre en œuvre ces solutions fondées sur la nature. Pour les zones exposées à long terme, un nouveau dispositif d'autorisation de construire "non pérenne" doit voir le jour. "Ce permis non pérenne autoriserait de nouvelles constructions, à condition que celles-ci soient démontées au terme d'un délai fixé au préalable", précise le ministère.  
"Nous devons améliorer l'information de nos concitoyens lorsqu'ils décident de s'installer dans ces zones, nous créerons donc une obligation d'information transparente et objective pour que les acheteurs ou des locataires soient informés du risque d'érosion, comme ils le sont aujourd'hui pour les inondations", a ajouté Élisabeth Borne.

"Verdir" les services de l'État

Défendant la politique des "petits pas", le gouvernement a en outre annoncé 20 mesures pour "verdir" les services de l'État. Il s'agit de "permettre à 2,4 millions d'agents publics d'être acteurs de la transition écologique dans tous les territoires", a expliqué la ministre. "Cela va de l'installation de 500 bornes de recharge électrique d'ici fin 2021 à la réduction d'utilisation de l'avion pour les déplacements professionnels, en passant par l'interdiction de l'achat de chaudières au fioul", a-t-elle détaillé. Parmi ces mesures figurent également la généralisation de parcs de stationnement de vélos et celle du "forfait mobilité" de 200 euros pour les agents se déplaçant à bicyclette ou covoiturage.
Par ailleurs, à compter de juillet prochain, les pesticides seront bannis dans les espaces verts, forêts, promenades et voiries, que ces lieux soient ouverts ou non au public, et les produits bio devront représenter au moins 20% des produits utilisés dans les services de restauration collective de l'État et de ses établissements publics lors du renouvellement des marchés. L'État s'engage en outre à "utiliser systématiquement du papier recyclé ou, à défaut, du papier issu de forêts gérées durablement", et à ne plus acheter de "plastique à usage unique". L'État s'engage aussi à proposer systématiquement son matériel, notamment informatique, aux associations et acteurs de l'économie sociale et solidaire lorsqu'il est remplacé.

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Rédigé par jojo

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