Publié le 30 Avril 2020

Déchets : Brune Poirson acte des avancées et anticipe les difficultés
 

Maintien des ambitions environnementales, répercussions sur le fonctionnement des centres de tri, réouverture progressive des déchetteries et soutiens envisagés aux recycleurs : le 29 avril, devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique s'est voulue optimiste et rassurante quant aux conséquences de la crise sanitaire dans le secteur des déchets.

Avec le coronavirus, les Français ont revu leur mode de consommation. Ce qui change la donne en termes d’éco-contribution versée en amont par les producteurs et metteurs sur le marché aux éco-organismes qui contribuent au financement des acteurs chargés de la collecte et du traitement des déchets. "C'est une évolution que nous suivons de très près", a assuré le 29 avril Brune Poirson.
Auditionnée en visioconférence par les sénateurs de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique a salué le travail des agents et ripeurs sur le terrain, rappelé que le secteur a su s’adapter à la crise et s’outiller notamment de guides méthodologiques visant à maintenir les activités essentielles tout en luttant contre la propagation du coronavirus.

Remonter doucement la pente

Le Grand Est et l’Île-de-France sont les régions les plus touchées par la vague de fermeture des centres de tri (voir notre article du 19 mars dernier). D’autres, comme la région Sud Paca et Bourgogne-Franche-Comté, le sont moins. Sur le plan national, la secrétaire d'État observe une dynamique de reprise d’activité, de réouverture d’équipements : "Les trois quarts des centres de tri restent ouverts, 40% des déchetteries publiques des collectivités assurent un service minimum et les trois quarts des déchetteries privées fonctionnent." Des chiffres qu’un sénateur tempère en soulignant la forte disparité de cette évolution selon les territoires.

La filière des déchets textiles, l'une des plus en difficulté

Pour la première fois de son histoire, Emmaüs, un acteur majeur de la filière, vient de lancer un appel aux dons en argent pour survivre. "C’est secteur par secteur que mes services évaluent les impacts. Nous travaillons avec les éco-organismes et les collectivités sur un plan de reprise pour pouvoir collecter au plus vite des déchets comme ceux d’équipements électriques et électroniques (DEEE), les meubles usagés ou pots de peinture que les habitants stockent en attendant chez eux. Rappelons que si la déchetterie est ouverte, il est possible en étant muni de l’attestation de s’y rendre pour déposer des matériaux."
Toute chute du prix du baril de pétrole, comme c’est le cas actuellement, pénalise l’industrie du recyclage et érode la compétitivité de la matière recyclée par rapport à la matière vierge. "Nous réfléchissons à des pistes de soutien aux recycleurs et régénérateurs", glisse Brune Poirson aux parlementaires. Quant aux dates d’entrée en vigueur de la loi sur l’économie circulaire, elles restent maintenues : "Il n’y a aucune raison de les changer. Il y aura des aménagements de calendrier pour concerter et élaborer les déchets d’application. Mais par rapport aux lois votées, l’ambition reste intacte et, j’insiste, rien ne bougera d’un millimètre."

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Publié le 29 Avril 2020

Sud-Manche. Barrage de La Roche-qui-Boit : une démolition programmée
Barrage de La Roche-qui-Boit : une démolition programmée

Le barrage de La Roche-Qui-Boit date de 1919. Il s'agit d'un barrage à voûtes multiples et contreforts de 15 m de haut et 125 m de long. Sa production est équivalente à la consommation de 1 250 habitants (3 GWh/an).

- Jean-Christophe Legrand
Le

Le chantier de démolition du barrage de La Roche-Qui-Boit débutera en juin 2020 et s'étalera jusqu'en 2022.

Situé à 4,1 km en aval de l'ancien site de production hydroélectrique de Vezins sur les communes de Ducey-Les-Chéris et Saint-Laurent-de-Terregatte, le barrage de La-Roche-Qui-Boit (LRQB) a pour rôle de produire de l'électricité renouvelable et servait à atténuer les variations de débit liées au fonctionnement du site de Vezins. Sa mise en service date de 1919.

Il s'agit d'un barrage à voûtes multiples et contreforts de 15 m de haut et 125 m de long. Sa production est équivalente à la consommation de 1 250 habitants (3 GWh/an).

La retenue de LRQB est de 30 ha et de 1,5 million de m3 d'eau. Enfin, il est composé de deux groupes de production d'une puissance totale de 1,6 MW.

Une brèche
dans le barrage

Les travaux du chantier du barrage de La Roche-qui-Boit débuteront par la réalisation d'une brèche dans le barrage, afin de permettre le passage d'une éventuelle crue dite "millénale" et ainsi garantir la sûreté de l'ouvrage en cours de démolition et la sécurité des intervenants en cas de crue.

La rive gauche du barrage, puis la droite, comprenant l'usine et l'ancienne maison dite "de la direction", aujourd'hui insalubre, seront ensuite détruites. Le lit naturel de la Sélune sera alors reconstitué sur les recommandations d'une paysagiste afin de garantir la parfaite intégration du site dans son environnement tout en conservant des traces du patrimoine industriel.

Par ailleurs, les matériaux issus du chantier seront réutilisés à cet effet pour limiter le bilan carbone.

Le planning

De juin 2020 à mars 2021 : retrait des sédiments de la retenue du barrage. Afin de reprofiler le lit de la vallée de la Sélune et d'éviter que les sédiments soient transférés à l'aval du barrage de La-Roche-Qui-Boit, EDF procédera à leur retrait à compter de cet été.

En avril 2021, vidange de la retenue du barrage de La-Roche-qui-Boit. La vidange, très encadrée, sera réalisée progressivement afin de garantir la qualité de l'eau qui sera suivie à l'aval du barrage (oxygène dissous, taux de matière en suspension..) en temps réel lors de la phase d'abaissement. Pendant cette opération, les poissons seront recueillis par un pêcheur professionnel.

Le site hydroélectrique de La-Roche-Qui-Boit arrêtera de produire de l'électricité au début de la vidange.

De mai 2021 à février 2022, on passera alors au démantèlement du site de production hydroélectrique de La-Roche-Qui-Boit.

 

 

Galerie photos
 
 

Réactions
Paulo50
29 avril 2020 , 16:30
Très intelligent d'abattre ce barrage alors que l'on prévoit de plus en plus de sécheresse vezins ne suffisait pas il faut continuer les conneries
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Bailleul
29 avril 2020 , 16:34
Quel gâchis !!
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Publié le 24 Avril 2020

Moulins (Les derniers) à eau
menacés par une directive européenne ?
(Source : France 3 Hauts-de-France)
Publié / Mis à jour le jeudi 19 avril 2018, par LA RÉDACTION
 
 

 
 
 
Les moulins sont-ils destinés à disparaître de nos paysages ? Une directive européenne oblige la réalisation de travaux afin d’améliorer la qualité de l’eau mais aussi la circulation des poissons. Seul souci, certains moulins pourraient ne plus tourner comme avant.

Chefs-d’œuvre en péril ? Dans l’Avesnois, on s’inquiète. À Grand-Fayt, le moulin a traversé toutes les crises, toutes les guerres. Depuis le XIVe siècle, il tourne en effet à son rythme. Au début pour moudre le grain mais depuis sa récente rénovation prêt à produire de l’électricité. Mais le rêve des propriétaires de le relancer pourrait être freiné.

À l’origine de cette inquiétude, la directive européenne sur la qualité de l’eau. Une réglementation qui impose des travaux. Il est demande notamment de réduire le débit de l’eau au niveau des roues en créant un contournement du lit de la rivière. De cette manière, les poissons ne seraient plus bloqués au niveau du moulin. En terme technique, on appelle cela la continuité écologique.

Le moulin de Grand-Fayt
Le moulin de Grand-Fayt. © Crédit photo : Stéphane Vervalle

« Il y aurait moins de débit, explique Jean-Paul Sculfort, maire de Grand-Fayt. Il n’y aurait plus la belle chute que vous voyez et qui fait le bonheur du village. Et surtout, la roue ne tournant plus, le projet de fournir de l’énergie serait mort-né. »

Autre ville, autre moulin. À Maroilles, la production d’électricité est déjà effective mais ici, on préfère accompagner la législation pour garder tous les avantages du bâtiment. « Ça consisterait à créer un bras de contournement qui , explique Melvin Deljehier, chargé de mission au Parc naturel régional de l’Avesnois. Il contournerait le lit majeur pour se reverser directement dans le gouffre. Mais ce n’est pas faisable partout... »

À Grand-Fayt, on craint donc plus qu’ailleurs les effets de cette décision politique. Louable sur le papier, mais qui dans les faits pourrait défigurer ces paysages qui font la beauté de l’Avesnois.

Ali Benbournane / Bertrand Théry
France 3 Hauts-de-France

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Publié le 23 Avril 2020

 
Covid-19 : un décret sonne l'heure de la reprise pour certains délais
 

Deux ordonnances (n°2020-306 et n°2020-427) ont fixé un cadre pour l’adaptation des procédures administratives pendant la période d’urgence sanitaire, tout en aménageant des dérogations permettant une reprise du cours des délais, en particulier pour des motifs de sécurité et de préservation de l’environnement. Un décret, publié ce 22 avril, rend effectif ce dégel, notamment pour certaines opérations d’aménagement et d’équipement bien précises. 

De très nombreuses procédures administratives, à caractère environnemental, sont concernées par le décret, publié ce 22 avril, portant dérogation au principe de suspension des délais pendant la période d'urgence sanitaire liée à l'épidémie de covid-19.
Il fait suite à un premier décret (n°2020-383 du 1er avril 2020) qui avait d’ores et déjà procédé au dégel "du cours des délais de réalisation des prescriptions" qui, expirant au cours de la période d’état d’urgence sanitaire (augmentée d’un mois) ou dont le point de départ devait commencer à courir pendant cette période, s’étaient trouvés suspendus par l'effet de l’ordonnance n°2020-306 du 25 mars 2020. Ce précédent décret visait plus spécifiquement les équipements industriels à risque, notamment dans les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), pour lesquels les contrôles - prescrits par arrêtés ou mesures de sanctions administratives - doivent se poursuivre malgré la crise sanitaire.
Avec ce nouveau texte, une série de procédures supplémentaires reprendront donc leur cours (à compter du "lendemain de la publication", c’est-à-dire ce 23 avril) et ce "compte tenu des enjeux pour la sécurité, la protection de la santé et de la salubrité publique et la préservation de l’environnement". 

Contrôle des stations d’épuration

Sont notamment visées les stations de traitement des eaux usées pour lesquelles les mesures de pollution et de transmission des données aux services de police de l'eau "se poursuivent selon les modalités habituelles", précise le texte. Des modalités dérogatoires sont néanmoins prévues "en cas d’impossibilité" liée à l’épidémie : mesures d’autocontrôle voire report "après la date de cessation de l'état d'urgence sanitaire" (prévue le 24 mai 2020).
Le texte prévoit par ailleurs la reprise des "délais de transmission du programme prévisionnel d’épandage" des boues d'épuration sur les sols agricoles.
Concernant les cours d’eau, sont mentionnés "les délais résultant des arrêtés pris en application de  l’article R. 214-44 du code de l’environnement" (travaux urgents destinés à prévenir un danger grave). D'autres portent sur la sécurité des ouvrages hydrauliques (digues, barrages) et les réseaux de transport et de distribution d’énergie déjà visés par le précédent décret. Un inventaire à la Prévert qui englobe également les ICPE, abritant en particulier des produits ou équipements à risque.

Dans le détail

Pour les mêmes motifs, le décret recense certaines procédures pour lesquelles la date de reprise des délais est cette fois fixée "sept jours à compter de la publication du décret". Le second alinéa de l'article 9 de l’ordonnance n° 2020-306 permet en effet de rentrer dans le détail "pour un acte, une procédure ou une obligation (…) à condition d'en informer les personnes concernées".
On y retrouve notamment des mesures de protection de la faune et de la flore en attente d’arrêtés : prévention des dommages aux troupeaux, consultations impliquant les fédérations de chasseurs (ouverture de la chasse et plan de chasse).
S’y rattachent en outre les arrêtés "pris pour faire face à une menace ou aux conséquences d'accidents, de sécheresse, d'inondations ou à un risque de pénurie" relevant du régime des zones soumises à des contraintes environnementales.
Sont également relancées de nombreuses procédures d’autorisation environnementale visant des projets bien précis sur des territoires identifiés (carrière de talc dans l’Ariège ; extension d'une installation de stockages de déchets non dangereux en Guadeloupe ; 2×2 voies entre Sazeret (03) et Digoin (71) etc.) ou d’enquête publique pour des opérations d’équipement ou d’aménagement (modification de la déclaration d'utilité publique de la ligne 18 Est du Grand Paris Express ; permis de construire d'un centre hospitalier universitaire à Caen etc.).
C’est aussi le cas de la procédure de participation du public préalable à l'édiction du décret prévu  "au III de l’article L. 541-15-10 du code de l’environnement"- en application de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage - sur l’interdiction de certains produits en plastique à usage unique.
Enfin, le décret procède à la reprise, "à compter du 1er mai 2020",  du cours du délai fixé pour la procédure d'adoption du décret - pris en application de la loi d'orientation des mobilités (Lom)- relatif "au non-respect de manière régulière des normes de qualité de l'air donnant lieu à une obligation d'instauration d'une zone à faible émission mobilité"

 

Référence : décret n° 2020-453 du 21 avril 2020 portant dérogation au principe de suspension des délais pendant la période d'urgence sanitaire liée à l'épidémie de covid-19, JO du 22 avril 2020, texte n° 3. 

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Publié le 22 Avril 2020

Coronavirus : Paris nettoiera ses rues avec de l'eau potable
Coronavirus : Paris nettoiera ses rues avec de l'eau potable

La Ville de Paris a décidé, dimanche 19 avril, de suspendre l'usage de son réseau d'eau non potable, après y avoir détecté des traces du génome du coronavirus responsable de l'épidémie de Covid-19. Ce réseau spécifique de la capitale, fournit l'eau pour l'arrosage de certains parcs et jardins, le nettoiement des rues et le fonctionnement des fontaines. Il est alimenté par une eau dite « brute », prélevée dans la Seine et le canal de l'Ourcq, et acheminée sans traitement lourd via un réseau secondaire, indépendant du réseau d'eau potable. Cinq cents mètres cubes de cette eau sont habituellement utilisés chaque jour.

« On détecte effectivement des morceaux du génome de Covid-19, mais on est à la limite des points de détection », tempère Laurent Moulin, microbiologiste à Eau de Paris. Ces traces de Covid-19 n'ont pas été trouvées lors de contrôles de routine mais bien recherchées par le laboratoire. « Les traces de Covid-19 ne sont pas anormales dans des eaux de rivières où peuvent s'écouler des eaux non ou partiellement traitées, explique Laurent Moulin. Cela ne surprend pas les scientifiques de trouver des traces de ce virus dans l'environnement ».
Suite à cette détection, la Ville de Paris avait saisi l'Agence régionale de santé (ARS) pour qu'elle analyse les risques éventuels présentés par ces traces. L'ARS leur a précisé qu'au nom du principe de précaution, la ville devait suspendre les utilisations à la lance d'eau de ce réseau, afin de prévenir un éventuel risque d'aérolisation. Là encore, un risque a priori très mince.

La Mairie de Paris rappelle que « ce réseau est totalement indépendant des 2 000 kilomètres de canalisation d'eau potable de la ville. L'eau potable de Paris ne présente aucune trace de virus Covid-19. Elle peut être consommée sans aucun risque ». Le lavage des rues de la capitale se fera dorénavant à l'eau potable ; les flottes de véhicules se rechargeront sur les bouches incendies.

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Publié le 21 Avril 2020

 
Déchets d'emballages : une forte majorité de collectivités maintiennent la collecte
 

Selon un état des lieux réalisé par l'éco-organisme Citeo à la mi-avril, une forte majorité des collectivités maintiennent leur collecte des emballages légers, des papiers et des emballages en verre. La capacité de traitement des centres de tri est évaluée à 71% mais varie fortement d'une région à l'autre.

Quel est l'impact de la crise sanitaire sur la collecte sélective des déchets et l'activité des centres de tri ? L'éco-organisme Citeo vient de publier un état des lieux à la mi-avril qui montre qu'une forte majorité de collectivités ont maintenu la collecte. Pour les emballages en verre, elle est maintenue dans 90% d'entre elles, son étude portant sur un échantillon de 90 collectivités représentant plus de 35 millions d'habitants. Pour les emballages légers (plastiques, cartons, métaux) et papiers, 72% des 88 collectivités étudiées, représentant aussi près de 35 millions d'habitants, ont également maintenu leur collecte. Les 7% de collectivités les plus importantes qui ont totalement arrêté leur collecte d'emballages légers l'ont fait en raison de la fermeture des centres de tri.

Centres de tri : fortes disparités selon les régions

La situation de ces derniers est en effet très variable d'une région à l'autre. Globalement, leur capacité de traitement est évaluée à 71%.  Dans les régions Paca – Corse, Bourgogne Franche-Comté, Normandie et Pays de la Loire, les centres de tri sont très largement ouverts. À l'inverse, ils sont pour la plupart fermés en Île-de-France. Un grand nombre d'entre eux sont aussi à l'arrêt dans les Hauts-de-France et en Occitanie. Dans les autres régions, ce sont environ un quart des centres de tri qui sont fermés. "Pour plus de trois-quarts des cas, la mise à l’arrêt des centres de tri a été justifiée par la mise en protection des salariés, indique Citeo. Plusieurs exploitants nous ont fait part de leur volonté de redémarrer leur équipement, et ce, dès réception de masques à destination du personnel."

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Publié le 21 Avril 2020

Bonjour

Voici le lien,

253 pages, bonne lecture pendant ce confinement

 
DEPARTEMENT DE LA MANCHEDEMANTELEMENT DES BARRAGES DE VEZINS ET LA ROCHE QUI BOITETUDES LIEES AUX PROCEDURES DAUTORISATION DU DEMANTELEMENT DES BARRAGES DE VEZINS ET LA ROCHE-QUI-BOITDOSSIER DE DEMANDE DEDEROGATION AU TITRE DES ARTICLES L.411-2ET R.411-6A 14DU CODE DE L’ENVIRONNEMENTDIRECTION REGIONALE OUESTEspace bureaux Sillon de Bretagne8 avenue des ThébaudièresCS 2023244815 SAINT HERBLAIN CEDEXTel.: 02 28 09 18 00Fax: 02 40 94 80 99DATE: OCTOBRE2014ŔREF.: 4-53-1336
 

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Publié le 20 Avril 2020

Epandages agricoles et confinement, une équation complexe
 

Etre confiné à la campagne… mais pas trop près des champs. Une par une, plusieurs associations environnementales dénoncent, en ces temps de pandémie où les habitants peuvent moins facilement sortir, des épandages encore bien trop proches des lieux de résidence. La crainte des pesticides reste omniprésente.

En Gironde, ce sont les collectifs Info Médoc Pesticides et Alerte aux Toxiques qui demandent à ce que les pulvérisations de pesticides soient suspendues car "considérées comme non essentielles et aggravant la détresse respiratoire des personnes malades du Covid-19". En Bretagne, l’épandage de lisier qui conditionne l’apparition printanière d’émissions d’ammoniac, un polluant non réglementé dont il n’est pas obligatoire de mesurer les émissions, va être surveillé de plus près par Air Breizh qui renforce à cet effet son instrumentation. Côté pesticides, "la situation s’aggrave avec des réductions supplémentaires inadmissibles en cette période de confinement", insiste Générations futures dans un communiqué du 16 avril. L’association appelle à ce que les préfets interdisent ces pulvérisations pour ne pas "augmenter l’exposition des riverains à des produits toxiques et durcir les conditions de leur confinement".

Changement précipité des règles du jeu

Un nouveau dispositif réglementaire, fondé sur une instruction publiée en février dernier (voir notre article du 12 février), encadre cet épandage de pesticides à proximité des habitations. L’instruction en question s’appuie sur des préconisations scientifiques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dont la principale nouveauté résidait dans une distance incompressible de 20 mètres "pour les substances les plus préoccupantes". Pour les produits moins dangereux, cette distance de sécurité descend à 10 mètres pour les cultures hautes, telles que les vignes ou les arbres fruitiers, et à 5 mètres pour celles dites basses (céréales par exemple). La conclusion de chartes d’engagements des utilisateurs établies à l’échelle départementale peuvent permettre de réduire ces distances de sécurité fixées par un arrêté interministériel de décembre dernier, à la condition notamment d’avoir recours à des moyens de réduction de la dérive de pulvérisation.
Mais la pandémie et le confinement ont incité le ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation à modifier les règles du jeu. Sur son site, ce ministère indique que "par dérogation et jusqu’au 30 juin prochain la réduction des distances à 5 et 3 mètres sera possible dans les départements dès lors que la concertation aura été lancée - sans attendre sa validation". Tous les agriculteurs peuvent donc appliquer ces réductions de distance dès lors que les chambres départementales ont soumis une charte aux préfectures. Ce que beaucoup ont fait.

Reporter les consultations

"Mais ces chartes dites de bon voisinage et rendues obligatoires par la loi Egalim sont proposées à la consultation du public dans certains départements sans aucune homogénéité dans les démarches ce qui rend extrêmement compliquée - surtout en cette période - la possibilité pour la société civile de participer réellement à ces consultations publiques. Au vu du contexte actuel, la période n’est pas propice à une consultation sereine et réellement démocratique des diverses parties prenantes", déplore Générations Futures, qui suggère de reporter ces consultations à une période ultérieure, en tout état de cause après la levée complète du confinement.
L'association Eau et Rivières de Bretagne l’a précédé en estimant, dès le 7 avril, "scandaleuse" la décision de revenir sur ces distances de sécurité minimales de 5 à 10 mètres, qu’elles jugeaient d’ailleurs déjà très insuffisantes, pour assurer la protection des riverains. Selon l’association, les préfets d’une vingtaine de départements ont accepté "en pleine crise sanitaire et sans aucune concertation" des chartes élaborées par le syndicat agricole FNSEA qui réduisent ces distances à 3 mètres pour les cultures basses et 5 mètres pour les cultures hausses.
Enfin, de son côté, l'association Respire a déposé le 7 avril un référé-liberté devant le Conseil d'État demandant "l'application immédiate des dispositions prévues en cas de pic de pollution, jusqu'à la cessation de l'état d'urgence sanitaire, même en deçà des seuils, en particulier dans le cadre des activités agricoles, qui restent, en ces temps de confinement, cause de pollution". L'association demande d'"étendre le champ d'application de l'arrêté du 7 avril 2016 réglementant les épandages lors des épisodes de pics de pollution, pour en faire une application immédiate et durant toute la pandémie", selon un communiqué.

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Publié le 17 Avril 2020

 
 

ET VOILA OU PASSE L'ARGENT DU CONTRIBUABLE ! En pleine pandémie ou la France meurt à petit feu du manque d'équipement et que nos soignants utilisent des sacs poubelles en guise de blouse de protection , les lobbies eux continuent à s'occuper de leurs petits poissons pour que les pêcheurs puissent s'amuser !

Continuité écologique des cours d’eau: les derniers travaux en vidéos
Afin d’expliquer pourquoi le Parc naturel régional du haut Jura fait réaliser des travaux sur certains cours d’eau, des vidéos ont été mises en ligne. L’occasion de comprendre ce qu’est la continuité écologique de nos rivières.
14 avr. 2020 à 06:00 | mis à jour à 07:34 - Temps de lecture : 2 min
1| | Vu 1732 fois
Les travaux réalisés sur le Grosdar pour faciliter notamment la circulation piscicole. Archive Parc naturel régional du haut Jura
 

Depuis de nombreuses années, le Parc naturel régional du haut Jura œuvre pour redonner un fonctionnement plus naturel aux rivières du territoire, pour restaurer leur continuité écologique.

Concrètement, il peut s’agir de supprimer un seuil, une canalisation ou de redonner sa pente naturelle à un tronçon de rivière. L’objectif est double: permettre la libre circulation des poissons et améliorer le transit des matériaux et des sédiments de la rivière.

Des travaux ont été conduits en ce sens fin 2019 par le Parc (dans le cadre de la compétence GEMAPI - Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) sur la rivière Grosdar et sur la rivière Lemme, au ruisseau des Martins.

Ceux-ci ont fait l’objet de vidéos. Elles expliquent de manière simple les travaux effectués, leur intérêt pour ces cours d’eau et les bénéfices attendus.

Que faire des seuils ?

Plus globalement, au cours des dernières années, un important programme de restauration de la continuité des cours d’eau a été mené sur une quarantaine de seuils, jugés prioritaires via un protocole de terrain mis en place par l’Onema (Office nationale de l’eau et des milieux aquatiques).

En rivière, un seuil est un ouvrage, fixe ou mobile, qui barre tout ou partie du lit mineur (à différencier d’un barrage). La présence d’un seuil modifie le profil en long du cours d’eau et localement les conditions d’écoulement.

Les seuils peuvent avoir été créés pour alimenter un canal de dérivation, exploiter la force motrice de l’eau, prélever de l’eau dans de meilleures conditions ou encore maîtriser le déplacement latéral de la rivière.

Bon nombre d’entre eux n’ont plus d’usage aujourd’hui.

Un obstacle artificiel tous les 500 mètres

D’autre part, de récentes études ont montré que les rivières du Parc des bassins-versants de la Bienne et de la Saine comptent en moyenne un obstacle artificiel tous les 500 mètres de cours d’eau.

Ces derniers entravent la circulation de la faune aquatique et des sédiments et peuvent être localement une contrainte à la nécessaire mobilité du cours d’eau.

Au cas par cas, lorsqu’ils n’ont plus de vocation économique (certains risquent d’ailleurs de céder brusquement, faute d’entretien), chacun des quarante seuils identifiés, fait l’objet d’une réflexion concertée et d’études qui conduisent soit à supprimer l’ouvrage, soit à l’araser (diminution de la hauteur), soit à l’équiper (passe à poisson, rivière de contournement), soit, enfin, à le laisser en place (lorsqu’il est bâti sur une chute naturelle infranchissable).

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Publié le 17 Avril 2020

Sécheresse : bon bilan de recharge des nappes, mais fort déficit de pluie au printemps

Si les nappes phréatiques ont bénéficié d'une bonne recharge hivernale, le déficit pluviométrique du printemps est important et les cultures agricoles commencent déjà à manquer d'eau.

Sécheresse : bon bilan de recharge des nappes, mais fort déficit de pluie au printemps

Les nappes phréatiques françaises ont bénéficié, depuis mi-mars, de l'essentiel de leur recharge 2019-2020. Bonne nouvelle, elle a été nettement supérieure à la moyenne du fait de pluies efficaces, précoces, et conséquentes à l'automne et l'hiver derniers.

« Situation globalement satisfaisante »

« Alors qu'en septembre 2019, les niveaux étaient modérément bas à très bas, les pluies abondantes d'octobre 2019 à mars 2020 ont permis une très bonne recharge hivernale des nappes, précise le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin de situation au 1er avril. En mars 2020, la situation est globalement satisfaisante, avec des niveaux modérément bas à très hauts ».

La situation présente tout de même quelques disparités au niveau national. Elle est « moins satisfaisante dans la partie est de la France », avec des nappes qui ont subi de forts déficits pluviométriques cumulés au cours des dernières années. Malgré des niveaux en hausse sur la nappe de la plaine d'Alsace, ils sont toujours modérément bas au sud de Colmar. Idem pour les bassins du Rhône amont et moyen, de la Saône, et de l'est du Massif Central. Des niveaux qui ne s'amélioreront pas dans les prochains jours, avec la reprise de la végétation et l'augmentation de l'évapotranspiration.

 

Carte de la situation des nappes phréatiques en France au 1er avril 2020 © BRGM
 

 

1,4 mm de pluie à Lyon en un mois

C'est surtout le déficit pluviométrique de la période du 15 mars au 14 avril qui fait craindre une possible sécheresse dans les semaines et mois à venir. « Il est tombé 1,4 mm de pluie pendant cette période à Lyon, 2,4 mm à Mâcon, et 5,5 mm à Clermont-Ferrand, constate Jean-Yves Choplin, prévisionniste à Météo-France. Habituellement en cette période, il aurait dû tomber autour de 68 mm ».

 

 
C'est surtout le déficit pluviométrique de la période du 15 mars au 14 avril qui fait craindre une possible sécheresse dans les semaines et mois à venir.  
 
 
Conséquence : un assèchement des sols superficiels un peu partout en France, et en particulier dans le centre et l'est de la France, avec des taux d'humidité des sols autour de 0,5 % « Au 15 mars, l'humidité superficielle du sol était très bonne, explique Jean-Yves Choplin, mais on a tout perdu en l'espace d'un mois, et l'on se retrouve avec la seconde valeur la plus basse depuis 1997, une année record en termes de sécheresse. Les plantes ont déjà puisé l'eau présente en surface, l'ensoleillement très excédentaire, le vent, et des températures très chaudes pendant une semaine, ont fait le reste. »

 

Une sécheresse des sols qui a déjà un impact sur l'agriculture alors que les plantations sont en début de croissance. Dans le Puy de Dôme, nombre d'agriculteurs ont dû retarder leur semis de maïs et de tournesol ou ont commencé l'irrigation des cultures de blé très en avance. Alors que les prairies jaunissent, les éleveurs envisagent déjà d'acheter du fourrage pour les animaux. Un épisode pluvieux est attendu dans les prochains jours, mais les pluies orageuses prévues, peu importantes et irrégulières, pourraient ne pas avoir d'effet durable sur cette sécheresse.

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