Publié le 29 Mai 2020

Hygiénisation des boues des stations d'épuration : l'agence de l'eau Seine-Normandie crée une aide d'urgence
 

Le comité de bassin Seine-Normandie, présidé par François Sauvadet, a approuvé ce 26 mai à l’unanimité la création d’une aide d’urgence de l’agence de l’eau pour l’hygiénisation des boues des stations d'épuration afin de les rendre propres à l’épandage. L’hygiénisation a en effet été recommandée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dans la période de pandémie actuelle (lire notre article).
L’agence de l’eau Seine-Normandie va accorder une subvention à hauteur de 80% pour l’hygiénisation des boues. "Cela concerne potentiellement 800 stations d’épuration, indique l'agence dans un communiqué. Les actions financées sont notamment les dépenses liées à la déshydratation et au chaulage, au transport des boues vers un site de compostage ou vers des stations d’épuration équipées d’une filière d’hygiénisation."
Les stations industrielles ou mixtes recevant des eaux usées domestiques peuvent également être aidées, dans le respect des règles de l’encadrement européen, ajoute-t-elle. Le montant des travaux aidés doit être supérieur à 3.500 euros TTC. Une dotation de 10 millions d’euros est mobilisée. Les dossiers doivent être déposés à l’agence avant le 31 décembre 2020, concernant des dépenses engagées depuis le 2 avril 2020.

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Publié le 29 Mai 2020

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Publié le 29 Mai 2020

Lors des travaux de rénovation du barrage de la Roche-Qui-Boit,de 1998 à 2000 qui consista aux remplacement des 4 groupes hydroélectriques par 2 nouveaux groupes équipés de turbines Kaplan, il fut prévu un système de piégeage des poissons migrateurs lors de la montaison (photos). Cout des travaux 36 millions de francs.

pour la dévalaison il fut construit une barge de piégeage qui du couté une petite fortune, cette barge fut expérimentée dans le lac de Vezins (photo) en avril 1994.

D’après la note d'EDF l'expérience ne fut pas couronnée de succès, le jeu n'en valais pas la chandelles.

Valorem fut-il mit au courant de l'existence de ces ouvrages et des expériences tentées ?

https://www.edf.fr/…/produire-de-l-el…/les-passes-a-poissons

https://www.facebook.com/valoremenergie/

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Commentaires
 
  • Bernard Lambert Le réchauffement climatique va tellement bouleverser nos écosystèmes, que se préoccuper du sort de quelques poissons est prendre le problème à l'envers. Il faut maintenir les émissions de CO2, les baisser, et ensuite voir comment rétablir un équilibre pour la faune. Sinon c'est le passage des crocodiles qu'il faudra prendre en compte dans 20 ans
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 27 Mai 2020

 
Comment ne pas perte la face !!!
Avec l'annonce de la remontée chaque année de 5 000 saumons dans la Sélune, la fédération de pêche va devoir innover pour loger tout ce petit monde il va y avoir des embouteillages !!!
Un sens de circulation va devoir se mettre en place et des mannequins habillaient en police de l'eau vont être postés tout le long du parcours.
"Au final, seul le collectif des Amis de la Sélune, créé en 2011 et réunissant des acteurs favorables à la suppression des barrages de la Sélune, est actif sur internet avec un site (remplacé par une page dédiée au projet hébergée sur le site de European River Network)[8]. Il ne s’agissait pas d’informer les habitants de la vallée mais davantage d’utiliser le projet comme une vitrine en Europe. Les articles se focalisent notamment sur le retour du saumon atlantique dans la vallée de la Sélune après arasement[9]. Ils soulignent par exemple que la Sélune est « considérée comme la 3ème rivière de France en « potentiel Saumon » » et que l’effacement des barrages pourrait permettre le retour de 5 000 saumons[10]. De plus, la page internet est entièrement traduite en anglais et le collectif a également édité une version anglaise de sa brochure. Le collectif a aussi mobilisé des réseaux médiatiques : la Sélune a fait l’objet de plusieurs reportages dans les médias nationaux généralistes (Europe 1[11], France Inter[12]) ou spécialisés (Reporterre[13]) qui, dans la plupart des cas, peuvent être qualifiés de « pro-arasement ». À l’échelle nationale et internationale, la suppression des barrages de la Sélune apparaît donc comme « la plus grande opération d’effacement de barrage en Europe ». C’est la raison pour laquelle l’association European River Network a organisé le colloque international « Renaissance de la vallée de la Sélune » à Rennes et Avranches en septembre 2019."
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DEPUIS LES NOTIFICATIONS
 
 
 
 
 
 

La marche funèbre le 26 septembre 2019. Didier Marest.

 
 
 
 
 
 
 

 

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Publié le 26 Mai 2020

Voici un autre volet des enquêtes réalisées par Marie-Anne Germaine,docteur en géographie et maitre de conférence et toute son équipe qui ont fait un travail de fourmis en réalisant différentes enquêtes sur le barrage de Vezins et la vallée de la Sélune.

Cette équipe de chercheurs au début n'a pas reçu l’approbation de toute la population locale, une certaine défiance c'est installée auprès des pro-barrage du faite que ces travaux étaient subventionnés par l'agence de l'eau, cette même agence ayant financer la destruction du barrage de Vezins. Le 7 mai 2017 à la salle des Biards lors d'une réunion Madame Marie-Anne Germaine s'en ait expliquée.

Ce nouveau volet ci-joint me parait être objectif et résume bien le manque de communication des responsables du projets. Aucunes conférences grand publiques ne saies tenues, soit par la préfecture, les élus, le gestionnaire du barrage. Quand à la presse elle s'est contentée de rapporter les communiqués des autorités.Le flou le plus total s'est installé aux cœur des habitant locaux. Les seules informations que nous avons eues provenaient de l'association des ADB , association qui à fédéré des partisans et des élus pro-barrage.

Aujourd'hui le barrage est cassé, c'est un sentiment d'amertume que nous ressentons et d' injustice et beaucoup de rancœur.

Photo de la réunion du 7 mai 2017 à la salle des Biards.

https://selune.hypotheses.org/3616…

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Publié le 25 Mai 2020

Gestion du trait de côte : un think tank veut refonder l’entente Etat-collectivités
 

Retrouver un positionnement opérationnel clair de l’Etat sur la planification littorale. C’est l’une des propositions qui ressort le plus nettement des travaux sur l’adaptation au changement climatique, dévoilés ce 18 mai par le think tank La Fabrique Écologique.

Ouverte au débat, la note du think tank La Fabrique Ecologique, présentée ce 18 mai, émet des pistes pour avancer sans qu’il soit question de "faire table rase sur la gestion actuelle des littoraux". L’idée est plutôt de compléter la méthodologie actuelle "pour une meilleure appréhension des risques, de leur évolution et de la résilience en cas de nouvelles catastrophes". Elle suggère ainsi que l’Etat réaffirme son engagement sur la prévention des risques littoraux et que son entente avec les collectivités prenne la forme de chartes sur la planification littorale.

Plans de prévention des risques : il faut calmer le jeu

Pour éclairer cet axe, la note de La Fabrique Ecologique revient sur le principal outil actuel qu’est le plan de prévention des risques (PPR). Prescrit par l’Etat sur les territoires vulnérables, il permet d’interdire les constructions dans les zones jugées à risque. La tempête Xynthia a servi de "révélateur" au retard pris et aux carences en termes de PPR littoraux. "Suite à cet évènement, le gouvernement a prescrit 303 PPR prioritaires. En dix ans, seuls 60% ont été approuvés, et la durée moyenne d’approbation sur le terrain est de sept ans, alors qu’elle devrait être de trois ans réglementairement. De nombreux territoires vulnérables aux risques littoraux ne sont donc toujours pas dotés de PPR à ce jour".
Ces PPR cristallisent aussi les conflits entre les collectivités et l’Etat. Eclairant la position en retrait de l’Etat, le think tank explique qu’elle peut "se justifier au regard des difficultés rencontrées lors de l’élaboration de précédents PPR, mais aussi par la faiblesse accrue de ses moyens notamment humains et le fait qu’il n’envisage pas de financer des programmes d’adaptation au recul du trait de côte (…) Sans incitation financière, l’Etat est moins en position d’imposer aux collectivités l’élaboration de PPR". La prescription de centaines de PPR s’étant faite de manière concomitante à la réorganisation des services de l’Etat, ces derniers se sont par ailleurs heurtés au manque de personnel à affecter à des processus d’élaboration "souvent longs et se heurtant à l’hostilité des élus locaux".

Le risque de laisser trop de latitude aux communes

Pour calmer le jeu, il est nécessaire selon le think tank que "l’Etat continue de s’impliquer dans la réglementation de l’urbanisme littoral, d’assurer sa mission de garant de la sécurité publique". Car laisser aux communes le soin de réglementer l’urbanisme des zones à risques présente des limites - en premier lieu, une insécurité juridique. Il est suggéré de repartir de "chartes ou de doctrines élaborées à l’échelon local ou régional par différentes parties prenantes dont l’Etat et les collectivités". L’avantage ? "Cela permettrait de s’entendre en amont sur une vision commune de l’aménagement littoral et limiterait les conflits a posteriori. Ces chartes pourraient contenir un guide de bonnes pratiques pour accompagner les communes dans l’élaboration de leur PLU [plan local d'urbanisme, ndlr], réduire le risque juridique auquel elles sont exposées, et permettre de labelliser ou rendre opposable des cartographies de l’aléa".

Des précautions avant d’innover

La note préconise de muscler les stratégies locales de gestion des risques littoraux en leur donnant une méthodologie d’élaboration et en les rendant opposables "partout où cela est possible". Ces démarches "peuvent faire ressortir la relocalisation comme un moyen pertinent de gérer les risques littoraux d’érosion côtière et de submersion marine sur le long terme". Dans ce domaine de l’action publique, la question de l’expérimentation a été mise en avant à plusieurs reprises ces dernières années.
La Fabrique Ecologique recense utilement ces initiatives : appel à projets porté entre 2012 et 2016 par le ministère de l’Ecologie ; propositions de création de "zones d’activités résilientes et temporaires" ou d’un "bail réel immobilier littoral" ; projet Life Adapto porté par le Conservatoire du littoral ; projets "Litto 21" dans le rapport Buchou (voir notre article du 29 novembre dernier), expérimentations réclamées par l’Association nationale des élus du littoral (Anel) en les effectuant "dans le respect de la loi Littoral", etc.
On le voit, les attentes de certaines collectivités sont fortes. Le think tank souligne cependant les précautions à prendre et rappelle que "des garde-fous seront nécessaires pour éviter que des projets ou mesures expérimentales ne débouchent sur des malfaçons". Citant un récent rapport du Conseil d’Etat, il souligne que "toute expérimentation sur le fondement du cadre constitutionnel doit faire l’objet d’un accompagnement des collectivités et d’une rigueur dans la démarche méthodologique et d’évaluation des résultats afin d’être en mesure, si ces résultats s’avèrent positifs ou prometteurs, de passer de l’expérimentation à des mesures efficientes et pérennes pour les territoires destinataires ou bénéficiaires".
Pour que ce droit à l’expérimentation puisse s’épanouir, il lui faut des dispositifs ou s’inscrire dans des initiatives en cours ou prévues telles que les projets "solutions fondées sur la nature pour des territoires littoraux résilients" retenus par le ministère. Enfin, conclut la note, "ces dispositifs pourraient contribuer à créer ou alimenter une jurisprudence qui, depuis la loi Littoral, a permis différentes avancées dans l’application des mesures d’aménagement des littoraux".

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Publié le 23 Mai 2020

 

Voici un texte que je te propose en vue d’alimenter ta rubrique « Barrages »

 

Bien amicalement et bonne soirée à vous.

 

Louis

 

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L’état d’urgence dans lequel nous sommes a imposé à chaque citoyen d’adapter IMMEDIATEMENT son comportement.

 

L’exemple à suivre qui devrait venir d’EN HAUT, n’est visiblement pas au rendez-vous !

 

 

Nous sommes en pleine crise épidémique mondiale, non maitrisée. Les conséquences financières et matérielles sont énormes et surement encore sous-évaluées (*)… !

 

Face à tant d’incertitudes, il est INADMISSIBLE que L’ORDRE N’AIT PAS ETE DONNE à tous les hauts fonctionnaires et serviteurs de l’état, DE STOPPER immédiatement tous projets, autres que ceux ayant un caractère URGENT et IMPERIEUX.

 

En conséquence, la poursuite, la PRECIPITATION même, pour démolir le Barrage de La Roche Qui Boit (**) est à considérer comme une FAUTE GRAVISIME, puisqu’il ne s’agit pas là, d’un projet ayant CARACTERE d’URGENCE, loin de là !

 

(**) Arasement de la Roche qui Boit 15 millions d’€ annoncés…au départ. Il convient de rappeler les 52 Millions d’€ prévus et non exhaustifs du chantier de VEZINS qui, pour le moment, est abandonné en friches.

 

(*)  Quelques exemples des dépenses à caractère vraiment prioritaire, en cours et à venir :

  • Rattraper le déficit abyssale engendré 
  • Remise en état du système Hospitalier et salaires des soignants à restaurer
  • Indemnisation de certaines entreprises impactées et les faillites des autres.
  • La montée du chômage et les indemnisations qui vont suivre
  • L’urgence de financer la recherche pour le vaccin et les médicaments.
  • Le réseau d’eau potable défaillant en Guadeloupe dont la remise en état est évaluée à 1 milliard d’€.
  •                - NB : Les budgets accordés par l’agence de l’eau Seine Normandie pour supprimer les Barrages, seraient plus utile pour cette remise en état !
  • Relance de l’économie, seulement au niveau du tourisme, 1,35 Milliard d’€ débloqués.

 

  • Etc ….

 

TRES IMPORTANT : Vu les effets secondaires qu’il faut attendre de cette crise, le principe de précaution impose même que ce projet soit non seulement stoppé mais aussi totalement réétudié en tenant compte des données nouvelles d’ores et déjà perceptibles, mais encore loin de pouvoir être précisément évaluées.

 

 

LG

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Rédigé par jojo

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Publié le 23 Mai 2020

Nous sommes rentrés dans l’après confinement qui est bienvenu mais aussi, encore plein d’incertitudes.

 

Ces quelques semaines de privation inédite ont été difficiles et l’impatience du retour à une vie normale est parfois débridé. Il faut dire qu’avec l’ensoleillement des plus belles et plus longues journées printanières, l’auto-contrôle du citoyen est plus compliqué.

 

Il y a ce rayon de déplacement dans la limite des 100 kms qui réduit encore nos possibilités de promenades. C’est en même temps l’occasion d’apprécier les charmes que possèdent nos belles régions respectives.

 

Par ces belles et longues journées de printemps ensoleillées, quoi de mieux qu’un moment agréable dans nos campagnes ombragées et souvent agrémentées d’un plan d’eau rafraichissant et reposant ? (voir les photos « SOUVENIRS » de VEZINS ci-après)

 

Hélas, c’était ce charme que nous offrait le LAC de VEZINS,  tout au long de ses 15 kms dont nous aurions particulièrement apprécié l’existence et la proximité, en cette période particulière.

 

LAC et RESERVE D’EAU de La ROCHE Qui BOIT sont encore présents mais, SI NOUS LES DEFENDONS « MOLEMENT » QUE VEZINS, ils vont DISPARAITRE eux aussi et dans pas longtemps !

 

 

     

 

       

 

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Publié le 11 Mai 2020

Covid-19 : les eaux de baignade présentent-elles un risque ?

À la demande du ministère de la Santé, le Haut conseil de la santé publique s'est penché sur les risques sanitaires encourus par les baigneurs dans le contexte d'épidémie de Covid-19 et les mesures de gestion à mettre en œuvre.

Covid-19 : les eaux de baignade présentent-elles un risque ?

Avec des gouttelettes d'eau potentiellement projetées dans les yeux, la bouche ou le nez, à quel risque expose une baignade dans une eau naturelle dans un contexte d'épidémie de Covid-19 ?

L'arrivée de la saison estivale et la perspective de la levée progressive du confinement posent de manière accrue la question. La Direction générale de la santé a demandé au Haut conseil de la santé publique (HCSP) d'éclaircir ce point et de proposer des mesures de gestion aux collectivités.

La réponse de l'instance est prudente, les connaissances sur le devenir du virus dans l'environnement étant encore parcellaires. Les experts se sont notamment prononcés sur la base d'une analyse par analogie des données disponibles de la littérature sur d'autres virus.

Le risque majeur lié à la promiscuité

« Le risque majeur pour ces sites de baignade est lié à la promiscuité, estime-t-elle. En l'état des connaissances, la transmission du virus SARS-CoV-2 est essentiellement inter-humaine, à partir d'aérosolisation de particules virales contenues dans les gouttelettes et par contacts mains-visage ».

Toutefois, des questions se posent toujours sur les conséquences d'une pollution du milieu par des eaux issues du réseau d'assainissement. Des ruptures de postes de relevage des eaux usées à proximité du site de baignade ou, plus fréquemment, des débordements des déversoirs d'orage lors d'épisodes pluvio-orageux peuvent, en effet, conduire à la présence de bactéries ou virus dans les eaux. « Du génome de SARS-CoV-2 est détecté à des concentrations significatives dans des selles de personnes infectées, rappelle le Haut conseil de la santé publique. Cependant, il est bien avéré que la seule présence de génome viral ne permet pas de préjuger du caractère infectieux des virus ». Ce dernier souligne qu'aucune étude n'a mis en évidence que le virus, possiblement présent dans les selles, pouvait être « actif » et infecter des individus. Selon le Haut conseil, plusieurs explications peuvent être apportées à cette absence de lien.

 

 
La seule présence de génome viral ne permet pas de préjuger du caractère infectieux des virus  
Haut conseil de la santé publique
 
« Soit le virus infectieux qui se réplique au niveau des voies respiratoires est complétement inactivé lors du passage intestinal (sels biliaires, pH acide) sans que le génome ne soit dégradé, soit les méthodes de détection du virus infectieux dans les selles sont défaillantes », explique-t-il.

 

Une interrogation sur la persistance du caractère infectieux dans l'environnement

De la même manière, le HCSP n'a retrouvé aucune donnée sur la survie et le maintien du caractère infectieux du virus SARS-CoV-2 dans les eaux du milieu naturel. « Une étude montre que le SARS-CoV-2 resterait infectieux dans les aérosols jusqu'à trois heures avec une demi-vie médiane d'environ 1,1 heure dans des conditions expérimentales d'aérosolisation, précise-t-il. Des données complémentaires sont absolument indispensables pour caractériser le pouvoir infectant des virus persistants compte tenu de la diminution importante de la charge virale ».

Les données disponibles sont toutefois plutôt rassurantes. « En l'état des connaissances, aucune infection ayant pour origine une exposition à des eaux contaminées ou à des matières fécales n'a été déclarée pour le SARS-CoV-2 », souligne le Haut conseil de la santé publique.

En mettant de côté les incertitudes sur la survie et le maintien du caractère infectieux du virus, les indicateurs utilisés pour contrôler la qualité des eaux des sites de baignade aujourd'hui ne semblent pas être des indices très fins pour évaluer sa présence. « Le niveau de pollution fécale des eaux est réglementairement estimé par la recherche d'indicateurs bactériens de pollution fécale, souligne le Haut conseil de la santé publique. Il est admis qu'un indicateur virologique plus pertinent pourrait être apporté par la quantification de bactériophages fécaux (phages ARN F spécifiques et coliphages somatiques) (…). Leur quantification permettrait d'offrir une évaluation plus représentative d'une pollution fécale d'origine virale ».

Quatre recommandations de gestion des sites de baignades

L'instance de santé publique formule plusieurs pistes de gestion des sites de baignade surveillés pour la période correspondant à la phase de déconfinement. Tout d'abord, un respect strict des mesures de distanciation physique. « Ces mesures doivent être organisées, appliquées, respectées et surveillées dans ces sites », souligne le Haut conseil. Sans oublier également les parkings, les espaces d'accès, les berges, etc. Une information spécifique par affichage devra également être réalisée pour rappeler les mesures barrières.

Il recommande une attention particulière en matière de contamination fécale. « En cas d'épisodes jugés significatifs de risques de contamination fécale, la fermeture de la baignade sera décidée en concertation avec les agences régionales de santé », rappelle-t-il.

Avec des paramètres recherchés inchangés, le HCSP préconise également un renforcement de la fréquence de contrôle des baignades réglementées pendant la saison balnéaire, avec au moins une analyse hebdomadaire. Il souligne que le contrôle sanitaire des eaux doit être réalisé avant l'ouverture du site. « Au regard des circonstances actuelles, il est possible de déroger au délai de dix à vingt jours pour la réalisation du prélèvement d'avant saison, tel que prévu à l'article D1332-23 du code de la santé publique », note-t-il.

 
Quelle capacité de mesure des virus actifs ? Dans un avis publié fin avril, l'Académie des technologies recommandait, notamment, qu'une attention particulière et un soutien financier soient portés à l'amélioration des connaissances « sur le devenir, l'élimination, l'inactivation et le transfert de ce virus SARS-CoV-2 via les eaux usées ». « Nous avons recherché en France des laboratoires qui étaient capables de faire des mesures de routine de virus actifs dans les eaux, ceux identifiés ne se comptent même pas sur les doigts de la main, regrette notamment Bernard Saunier, président de BSR technologies, membre de l'Académie des technologies.
 
Le HCSP conseille également un entretien renforcé des plages avec des nettoyage / désinfection plus fréquent des équipements, comme les toilettes et les douches, une évacuation très régulière des poubelles, mais également un entretien mécanique des plages pour enlever les macrodéchets. Il exclut en revanche la pulvérisation de désinfectants. « Il sera particulièrement veillé au respect de l'éloignement réglementaire des activités aquatiques générant des aérosols (ski nautique, jet-ski, aviron) » pointe le HCSP.

 

De la même manière, il proscrit l'installation de générateurs d'aérosols à proximité des sites de baignade et conseille l'utilisation de l'eau du réseau public pour l'arrosage des espaces verts, le nettoyage des espaces publics, des véhicules ou même des bassins et fontaines.

Concernant les lieux de baignade non surveillés, « il importe d'informer la population et de déconseiller ce type de baignade dans l'attente de données complémentaires, indique le HCSP. Ces sites de baignade non réglementés et fréquentés par un nombre significatif de baigneurs en saison doivent donc être recensés et la population doit être informée, notamment par voie d'affichage, des risques d'exposition, par ailleurs non spécifiques au cas du SARS-CoV-2 ».

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Publié le 9 Mai 2020

« Depuis la destruction du barrage de Vezins nous sommes inondés plus vite »

Le barrage de Vezins a été arasé il y a moins d'un an. Certains riverains ont constaté des inondations plus rapide depuis sa suppression et s'inquiètent pour l'avenir.

Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.
Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments. (©La Gazette de la Manche)

Des riverains qui habitent autour de l’ancien barrage de Vezins ont noté une montée de l’eau beaucoup plus rapide, depuis la suppression du barrage de Vezins. Ce dernier n’écrête pas mais jouait un rôle tampon dans les crues.

Le risque de futures inondations a longtemps été mis sur la table pour conserver les barrages. Les défenseurs de Vezins et de La Roche-qui-boit craignaient des crues plus importantes sans les barrages. Les services de l’État s’appuient sur une étude qui dit :

« Le barrage n’écrête pas mais fait tampon pendant 2 ou 3 h. »

Des riverains de la Sélune ont constaté une différence plus importante depuis l’arasement du premier barrage.

 

Lire aussi : Un moratoire est demandé à la ministre pour sauver le barrage de La Roche-qui-boit

L’eau monte en 24 heures

Les premiers concernés sont les agriculteurs, comme Yves Gavard à Poilley. « Tous les ans nous sommes un peu noyés, mais là nous sommes inondés beaucoup plus vite », explique l’agriculteur qui peut avoir deux mètres d’eau par endroits sur son terrain.

Avant, le barrage permettait de contenir la crue pendant trois jours. « C’était suffisant pour nous préparer. Maintenant l’eau monte en 24 heures. Le fait de ralentir est très important pour nous. » L’agriculteur se trouve dans une zone inondable. Il accepte donc de voir son terrain noyé l’hiver, mais s’inquiète plus pour le reste de l’année.

« Si tout est noyé on fait quoi ? »

« J’attends de voir l’été. Nous avons parfois de mauvais orages en juillet. » Il craint de perdre son stock de foin. « Si tout est noyé on fait quoi ? Qui va nous indemniser ? », se questionne Yves Gavard. « Le barrage jouait un rôle de régulation », confirme aussi Hervé Gardin, un autre agriculteur de Poilley. « L’agriculteur n’est pas au cœur des préoccupations. »

« L’eau monte subitement maintenant »

Les agriculteurs ne sont pas les seuls touchés. « L’eau monte subitement maintenant. On avait un tampon avec le barrage. En 24 heures, on peut avoir des montées importantes », constate Geoffrey Petit, directeur de la discothèque Le Moulin de Quincampoix à Poilley.

Ce dernier craint de voir arriver une crue décennale. « J’espère qu’elle n’arrivera pas en pleine nuit. » Le patron de la discothèque s’inquiète pour la pérennité de son entreprise. « Comment assurer la sécurité des personnes si l’eau monte subitement ? » Le sous-préfet lui a assuré qu’il n’y avait « pas de risque. » L’étude des scientifiques le prouverait… « Pourquoi ils ne viennent pas sur le terrain ? Je n’ai jamais vu personne ici depuis 2007. C’est pareil pour mon propriétaire Henri-Jacques Dewitte », s’étonne encore Geoffrey Petit, le patron de la boîte de nuit.

Vezins n’existe plus et certains optent pour conserver le barrage de La Roche-qui-boit. « Il peut ralentir le pic. » L’agriculteur Yves Gavard ne se fait pas vraiment d’illusion et « reste positif. » Un budget sera consacré à la renaturation de la vallée. L’agriculteur aimerait qu’une partie de l’argent soit utilisée pour désenvaser les arches à Pontaubault, nettoyer la Sélune.

« On pourrait aussi utiliser des portes à flot comme dans les polders… »

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