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Publié le 30 Juillet 2020

A Fontgombault (Indre), un énorme chantier sur la Creuse en face du moulin de l'abbaye

Publié le | Mis à jour le

Fontgombault. Depuis un an, l’abbaye œuvre de concert avec les associations de défense de l’environnement pour rénover son moulin. Objectifs : produire plus d’électricité et protéger les poissons.

Les randonneurs des bords de Creuse l’ont forcément remarqué : la rivière qui sillonne le sud de l’Indre fait actuellement l’objet d’un important chantier, au niveau du moulin de l’abbaye de Fontgombault. 

 
Le plan du chantier.

Le plan du chantier.
© Infographie NR

L’enjeu est simple : plutôt que de rénover l’actuelle turbine de l’édifice, qui produit de l’électricité depuis 1980, les moines ont décidé de la remplacer par une toute nouvelle

dates-clés

> 23 mars 2019. Réunion de présentation du projet.
> 22 avril 2020. Autorisation de chantier signée par le préfet.
> 31 mai 2020. Début du chantier, par l’aménagement de la piste provisoire.
> Fin juillet 2020. Achèvement prévu de la passe « mixte », début de la construction de la passe « technique ».
> Fin septembre 2020. Achèvement prévu de la passe technique, installation de la turbine (durée : 2 à 3 semaines), suivie d’une phase d’essai.
> Début novembre 2020. Début espéré de la production d’électricité.

Près d’un million et demi d’euros de travaux

 

« Nous nous sommes mis en contact avec l’administration début mars 2019 et avons organisé une grande réunion de présentation avec toutes les parties intéressées, le 28 mars », raconte le frère Pierre-Antoine Hénaux, responsable du moulin. Direction des territoires (DDT), Office français de la biodiversité (OFB), Agence de l’eau, architecte des Bâtiments de France, mais aussi Indre Nature et la Fédération départementale de pêche : tous ont été associés dans l’élaboration de ce projet sur-mesure. Un projet en plusieurs temps, puisqu’avant d’installer la nouvelle turbine, il est prévu de construire deux nouvelles passes à poisson, aux deux extrémités de la digue, afin d’assurer la continuité écologique du cours d’eau. Un modèle de concertation mis en avant par ses acteurs et qui doit d’ailleurs servir de « vitrine » pour les nombreuses autres infrastructures hydrauliques situées le long de la Creuse.
Le dossier a donc été déposé fin novembre 2019 et l’autorisation de chantier, signée par le préfet, le 22 avril 2020. Depuis le 31 mai, les camions et les pelleteuses de l’entreprise indrienne BTS Travaux publics se succèdent ainsi dans un ballet ininterrompu, pour aménager une piste de pierre provisoire, le long de la digue qui traverse le cours d’eau à cet endroit. Le but : rejoindre ses deux extrémités pour permettre aux ouvriers de réaliser les deux passes à poisson. 

 
Une fois la piste achevée, les engins de chantier ont ainsi pu atteindre l'extrémité de la digue...

Une fois la piste achevée, les engins de chantier ont ainsi pu atteindre l'extrémité de la digue...
© Photo abbaye de Fontgombault

Pourquoi deux passes ? « Jusqu’à 20 m3/s entrants, les migrateurs sont attirés en priorité par le canal de fuite de la turbine, et il faut qu’ils trouvent là une issue franchissable vers l’amont, détaille le frère Hénaux. Et à partir de 20 m3/s entrants, l’attrait principal commence à se faire côté déversoir et les migrateurs se regroupent dans l’angle amont, où doit trouver place un dispositif de franchissement. »
La première passe, sur la rive de l’abbaye, est dite « technique » : elle consistera en une succession de bassins qui forment un « S ». La seconde est dite « mixte » : elle comportera une rampe en enrochements, puis un bassin de repos, et enfin une rampe à « macro-rugosités », c’est-à-dire comportant de petits menhirs disposés en quinconce afin que les poissons puissent slalomer entre eux, et un fond rugueux pour faciliter la remontée des anguilles.

 
La passe dite "mixte" possède une rampe à « macro-rugosités », c’est-à-dire comportant de petits menhirs disposés en quinconce afin que les poissons puissent slalomer entre eux, et un fond rugueux pour faciliter la remontée des anguilles.

La passe dite "mixte" possède une rampe à « macro-rugosités », c’est-à-dire comportant de petits menhirs disposés en quinconce afin que les poissons puissent slalomer entre eux, et un fond rugueux pour faciliter la remontée des anguilles.
© Photo abbaye de Fontgombault

La nouvelle turbine elle-même, dite « VLH », produite par MJ2 Technologies, sera dotée de pales plus espacées, permettant ainsi aux espèces les plus vulnérables de dévaler sans soucis le cours d’eau. Présentée comme un bijou de technologie, elle sera complètement immergée et silencieuse.

 
Une vue de la turbine VLH.

Une vue de la turbine VLH.
© PDF de présentation de l'abbaye de Fontgombault

Sa vitesse sera adaptée au débit de l’eau afin d’optimiser la production. « Nous passerons de 140 à 170 kW, précise le responsable du moulin. Le principe est de vendre à EDF la totalité du courant produit et de ne racheter que ce dont on a besoin, avec possibilité, en cas de problème, de récupérer directement le courant, un défi d’ingénierie que MJ2 a toujours rêvé de réaliser. »

 
Des vues d'une turbine VLH en fonctionnement sur le site de La Glacière (Millau).

Des vues d'une turbine VLH en fonctionnement sur le site de La Glacière (Millau).
© PDF de présentation de l'abbaye de Fontgombault

Au total, ce chantier, « remboursable en onze-douze ans » pour l’abbaye, représente un investissement qui approche le million et demi d’euros hors taxes, la part représentée par les passes à poissons étant financées pour moitié par l’Agence de l’eau, tandis que la turbine et le génie civil sont à la charge complète de l’exploitant. Le début de la production électrique est espéré pour novembre.

 
 
 
 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Juillet 2020

 

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Signez la pétition : http://chng.it/KxHr6xsp
Aidez nous à préserver l'habitat de cette espèce protégée et de toute la biodiversité installée là depuis presque un siècle et à lutter contre les intimidations endurées par les protecteurs de la biodiversité locale.
Le barrage et son lac ne sont pas seulement le lieu d'habitation de multiples espèces fauniques et florales, c'est également :
- Une réserve d'eau en cas de sécheresse
- Une protection contre les violentes crues biennales et les glissements de terrain
- Un lieu de loisir et de rencontre pour les habitants de la région à qui a déjà été enlevé la zone de loisir de Vezins
N'hésitez pas à partager !

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Publié le 30 Juillet 2020

Tout doit être privatisé : merci l'UE !
 

Source : Mr Mondialisation


Alors que la crise sanitaire a causé l’abandon inattendu du projet de privatisation d’Aéroports de Paris, la question de l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises est toujours d’actualité, malgré une opposition générale. Le documentaire « Barrages, l’eau sous haute tension » (actuellement en accès libre car privé de diffusion au cinéma en raison de la pandémie) traite des conséquences désastreuses que pourrait avoir la libéralisation de ce secteur et prône le maintien d’une gestion publique de cet héritage national. Un film signé Nicolas Ubelmann.

Les barrages ne veillent pas seulement à l’équilibre du système d’approvisionnement électrique français et au refroidissement des centrales nucléaires, ils sont également essentiels à d’autres domaines tels que la distribution d’eau potable, l’agriculture, ou encore la pisciculture. On pourrait penser que le dogme libéral n’a pas sa place dans la gestion du bien commun qu’est l’eau et pourtant, la Commission européenne n’est pas de cet avis. En effet, en 2015, Bruxelles a mis la France en demeure pour absence de mise en concurrence de ses concessions hydroélectriques. Alors que des pays tels que l’Allemagne sont parvenus à refuser cette directive pour le moins discutable, Emmanuel Macron, véritable champion de la vente du domaine public, a prévu la privatisation d’un tiers des barrages du pays.

Réalisé en 2019 et diffusé en salle dès le début de l’année 2020, le documentaire « Barrages, l’eau sous haute tension » traite des dangers que représente cette privatisation à marche forcée, au regard non seulement du système électrique sur le territoire français mais également de la gestion globale de l’eau alors que le changement climatique menace d’ores et déjà cette ressource vitale. Pour soutenir le film et sa diffusion, une cagnotte a été mise en place sur le site helloasso. Il est également possible de suivre les informations liées au documentaire via la page Facebook Barrages – Le Film.

 

 

Un processus qui défie l’intérêt général

L’approvisionnement électrique s’inscrit dans un système fragile qui nécessite une gestion particulièrement méticuleuse pour rester en équilibre et éviter tout scénario de black-out. Les barrages hydroélectriques constituent en France la 3ème source de production d’électricité et la 1ère source à partir des énergies renouvelables. Leur rôle dans le mix énergétique est d’autant plus essentiel qu’ils constituent le seul mode de stockage d’électricité fiable que nous connaissons à ce jour. Cet emmagasinage d’énergie, de même que la capacité de démarrage et d’arrêt rapide, permet non seulement d’accompagner les fluctuations subites de la consommation, mais aussi de faire face à des aléas pouvant s’abattre sur d’autres moyens de production. Les barrages sont, à ce jour, les seules infrastructures à pouvoir procurer une forte quantité d’énergie instantanément sans recourir aux énergies fossiles. Ainsi, leur rôle est primordial dans le maintien de la stabilité du système électrique sur la totalité du territoire et dans l’ajustement de l’offre à la demande.

Le réalisateur du film « Barrages » Nicolas Ubelmann (à droite) et les assistants réalisateurs (Sophie Mitrani et Alexandre Keirle)

 

Cette quête incessante de la concurrence qui domine l’Europe peut se révéler particulièrement délétère si elle touche au poumon du système électrique. Sans parler du fait qu’il s’agit-là d’un nouveau dépouillement d’infrastructures publiques construites par les générations précédentes, cette ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques pose également un réel problème de sécurité, notamment pour les populations se trouvant en aval des barrages. Comme pour toute infrastructure privatisée, le but sera évidemment de faire du profit alors que ce système est complexe et nécessite une gestion précise, prenant en compte de très nombreuses variables. Les barrages hydroélectriques ont chacun des spécificités, tout en étant étroitement liés entre eux. Plusieurs centaines d’ingénieurs doivent les surveiller régulièrement et effectuer un travail complexe en traitant un grand nombre de données et en tenant compte des particularités de chaque infrastructure. Pour pouvoir être optimale, la gestion doit être globalisée.

Lire la suite de l’article ici.

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Publié le 30 Juillet 2020

 

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Toujours plus loin dans la folie et la gabegie ! En Bretagne, une réserve naturelle de 118 ha issue d'anciens polders doit être perturbée et en large partie détruite car l'administration et l'Office français de la biodiversité (sic) exigent le démantèlement d'une vanne à clapet empêchant certains poissons de passer. Avec à la clé l'expulsion des fermiers qui s'occupent des terres depuis 70 ans. On atteint des sommets de bêtise et de nuisance au nom du dogme de la continuité soi-disant "écologique". Si les élus ne reprennent pas fermement la main sur ce dossier qui pourrit la vie de tous les bassins versants depuis 2009, ce sont les citoyens qui devront protéger les sites des administrations en pleine dérive sectaire. http://www.hydrauxois.org/2020/07/letat-veut-detruire-la-reserve.html

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Publié le 29 Juillet 2020

Le barrage de la Roche Qui Boit.
 
Je me suis autorisé à publier sur cette page d’information, un récit issu d’un site dont j'ai pris un peu de distance avec l’administrateur . ....., ! Mais, nous avons un même objectif celui de conserver le barrage de la RQB.
De ce récit j’ai pris la liberté de supprimer les émoticônes, photos et, liens qui nous ramènent à des tambouilles qui n’intéressent pas mon site. (J-P Hamon)
 
 
« Un grand bravo à tous les élus de la municipalité de Ducey-Les-Chéris qui ont délibéré pour demander le maintien de la Roche-qui-Boit comme infrastructure de protection contre les sécheresses et crues biennales, en proposant de l’acquérir pour un euro symbolique et de travailler au plus vite sur la création d’une société économie mixte permettant d’associer des fonds publics et privés.
La suppression en 2019 du barrage de Vezins par l’État ne doit pas exposer la vallée au retour des étiages et inondations qui se produisaient tous les deux ou cinq ans avant 1920. La question des "petites crues" n'est traitée dans aucune des décisions des ministres, qu’il s’agisse de Chantal JOUANNO, de Nathalie KOSCIUSKO, de Ségolène ROYAL, de Nicolas HULOT ou de François de RUGY, que leur position globale ait été favorable ou opposée à l’arasement des barrages. De nombreux autres éléments ont été "oubliés", l'Etat étant à la fois propriétaire de l'aménagement et autorité à tous les sens du terme: même oubli pour le biseau salé, les nappes phréatiques, les réserves d’eau douce, le risque sanitaire que pourraient provoquer les eaux usées ... Propriétaire de Vezins, l'État doit engager d’urgence les actions nécessaires pour que ce qu'il fait ne dégrade pas la protection des biens et des personnes et préserve la ressource et la qualité de l’eau. L’épidémie du coronavirus ne doit pas conduire à différer la réponse de l’Etat : s’il n’assumait pas rapidement l’obligation de compenser les conséquences de la suppression du barrage de Vezins, de nouveaux désordres dans les deux ou cinq ans créeraient des difficultés sérieuses pour les habitants de la vallée de la Sélune. Une conséquence d’une telle inaction serait aussi d’engager la responsabilité des collectivités : le retour d’évènements biennaux ou quinquennaux ne relèverait pas de la mutualisation du régime assurantiel des « catastrophes naturelles », pas plus que du PPRI. Ainsi, la première mesure de protection contre le retour des crues et sécheresses biennales (cf. rapport Perrin p.74) serait de renforcer les habitations, équipements et activités de la vallée et de maintenir comme dernier rempart l’ouvrage de « la Roche-qui-Boit » et le lac de 40 ha comme infrastructure de protection.
L’association ELM qui avait pris l'initiative de concertations en amont de la délibération du Conseil Municipal va informer le nouveau premier ministre (Jean Castex) de cette situation pour que le bon sens revienne dans notre bout du monde afin de redonner confiance aux citoyens. Il est urgent que l’Etat et Seine Normandie initient et financent un vrai Vigicrue, lancent dans toute la basse vallée le renforcement de la résilience des habitations et équipements aux petites crues, coopèrent à la création de la SEM pour tirer parti de la Roche-qui-Boit pour la régulation des crues et étiages sans contradiction avec la circulation du saumon : le Gouvernement a entre les mains la clé de l'avenir de notre "bout du monde". »
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Publié le 29 Juillet 2020

Effacement du barrage de La-Roche-qui-Boit

Fleuve Selune, Normandie, France, 2021-2022

Barrage de La-Roche-qui-Boit © ERN France

Contexte

Indépendamment de la justification juridique de l’effacement, confirmée par l’autorité de la chose jugée, le projet de renaturation de la vallée de la Sélune s’impose pour des motifs scientifiques et techniques.

Les retenues de Vezins et de la Roche-Qui-Boit (36 m et 16 m de haut) engendrent des plans d’eau extrêmement importants et qui ôtent le caractère naturel à près de 25 km du fleuve Sélune et constituent un verrou pour les poissons migrateurs qui fréquentent ce fleuve côtier. 700km2 du bassin versant de la Sélune sont inaccessibles.

Compte tenu des impacts, des obligations règlementaires de mise aux normes, des problèmes de qualité d’eau, de la faible productivité énergétique, et des rapports concluant à l’impossibilité technique d’aménager l’ouvrage, l’arasement des barrages après la fin de concession en 2007 est réclamée par les associations environnementales mais aussi les élus de la CLE du SAGE. Des oppositions locales émergent. Le projet est suspendu en 2014 mais le processus reprendra en 2017 et se poursuit aujourd’hui. La déconstruction du barrage en 2021 et 2022. Un important programme de suivi scientifique accompagne ce projet depuis 2012.

 
Le projet d’effacement des barrages de la Sélune
 
Les travaux et maîtrise d’ouvrage

La maîtrise d’ouvrage est assuré par EDF. Les travaux de gestion des sédiments démarrent au mois de juin 2020. La vidange définitive du plan d’eau est prévue en avril 2021 et la déconstruction du barrage fin 2021-début 2022.

 
Vidéos & reportages

à venir

 
Caractéristiques du barrage de La-Roche-qui-Boit


© ERN

– Construit entre 1916 et 1919)
– Situé à 12 km de la mer
– Puissance : 1.6MW
– Production annuelle : 4.7 GWh
– Hauteur : 16 mètres
– Longueur : 129 mètres
– Volume de la retenue : 1,4 millions m3
– Longueur de la retenue : 4 km
– Surface de la retenue : 40 ha

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Publié le 28 Juillet 2020

EDF préfère cassé, plutôt que de vendre, encore un troc pour avoir la paix avec ses centrales nucléaires?
Traduction :
La France a été mandatée par EDF (Electricité de France) par Van den Herik et NGE-Guintoli pour préparer le démantèlement du barrage « La Roche qui Boit » dans la rivière « la Selune ». Derrière le barrage de 15 m de haut et de 125 m de long se trouve un réservoir d’environ 1,5 million de m3 d’eau. Van den Herik est responsable du dragage et du stockage d’environ 210 000 m3 de sédiments. L’utilisation de géotubes à grande échelle est unique dans ce projet. Les sédiments sont transportés via des tuyaux vers de grands géotubes, qui sont fournis par la société allemande Huesker. À mi-chemin, le sédiment est mélangé à des polymères biodégradables qui séparent l’eau du sol. Le processus de drainage commence déjà pendant le remplissage des tubes. Après le sédiment suffisamment séché, NGE-Guintoli ouvrira les géotubes pour déplacer le sol séché dans la zone. Ce projet durera environ un an et demi et les préparatifs ont déjà commencé.
 
La conservation de la flore et de la faune est à l’avant-garde de ce projet. EDF a adapté le processus de déclassement du barrage au cycle de vie des espèces présentes et s’assure que leur habitat demeure en place. L’une des mesures consiste à créer des bassins pour les espèces protégées comme la grenouille-printemps. Une ancienne maison ouvrière est également entretenue pour servir de résidence aux chauves-souris protégées. Et les organisations de la nature suivent le comportement des loutres pour s’assurer qu’elles peuvent s’adapter aux circonstances changeantes.
 
Guintoli et Van den Herik ont déjà travaillé ensemble sur un projet en France, où 300000 m3 de sable ont été dragués d’une plage près d’une centrale nucléaire. EDF a choisi la combinaison Guintoli-van den Herik parce qu’ils répondaient aux exigences de classification et en raison de l’approche naturelle et efficace, utilisant les géoubes.
 
Parce que le processus de déclassement du barrage a des conséquences majeures pour l’environnement, c’est précisément EDF qui pilote le projet. La démolition finale du barrage débutera en 2021 et devrait être terminée en 2022.
 
Consultez le site Van den Herik ici.
 

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Publié le 24 Juillet 2020

L'accroissement du bétail est un facteur de pandémie mondiale, selon une étude française

La croissance mondiale d'élevage de bétail « menace la biodiversité et augmente les risques sanitaires pour les humains et les animaux domestiques », alerte le chercheur français Serge Morand, dans son étude publiée le 22 juillet dans la revue Biological Conversation.

Serge Morand est chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) en Thaïlande, détaché du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ses travaux montrent que le nombre d'épidémies de maladies infectieuses affectant les populations humaines est « associé positivement à l'accroissement des têtes de bétail au niveau mondial depuis le début des années 1960 à l'année 2019 ».

Le nombre d'épidémies répertoriées chez les humains dans chaque pays (16 994 épidémies pour 254 maladies infectieuses entre 1960 et 2019) « augmente en corrélation avec la perte locale de biodiversité », ajoute le chercheur. La relation entre le nombre d'espèces en danger et celui des épidémies « augmente jusqu'à atteindre un pic avant de diminuer. Cependant, le risque épidémique ne diminue pas avec la disparition des espèces, il est au contraire relayé par l'augmentation du nombre de têtes de bétail », explique Serge Morand.

Suite à la crise sanitaire de la Covid-19, cette étude « invite à réfléchir » sur la place de l'animal d'élevage et de sa croissance dans le monde, selon différents facteurs (démographie humaine, régimes alimentaires, etc.). « De futures réflexions seront notamment menées sur le rôle joué par le bétail en situation pandémique avec, d'une part, la demande en protéines végétales nécessaires à sa nourriture qui contribue à la diminution des aires d'animaux sauvages ; mais aussi sa place en tant que pont épidémiologique favorisant le passage des agents infectieux du monde animal à l'espèce humaine », souligne le chercheur.

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Publié le 20 Juillet 2020

Sécheresse et suivi des assises de l'eau au programme du Comité national de l'eau
 

Un an après la clôture de la seconde phase des Assises de l'eau, le Comité national de l'eau (CNE), chargé de suivre les mesures qui en sont issues, s’est réuni le 16 juillet en présence de la nouvelle ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Outre ce bilan des assises, ce fut aussi l'occasion de parler de l'avancement des projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) et de la situation hydrologique, dans un contexte de début de sécheresse et de tensions croissantes sur la ressource en eau.  

Deux mois après la dernière réunion de sa commission de suivi hydrologique (voir notre article du 15 mai), le Comité national de l'eau (CNE, voir le site de cet organisme consultatif) s’est réuni le 16 juillet en formation plénière et en présence de la nouvelle ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Tenue à la fois en présentiel et en visioconférence, cette réunion trimestrielle, initialement prévue en juin et à laquelle ont assisté 70 de ses membres, fut avant tout l’occasion d’évoquer le bilan des assises de l’eau. 

Un an après la clôture de la seconde phase de ces assises, l’une des mesures qui en est issue et vise à renforcer la capacité des collectivités à préserver les ressources en eau destinées à la consommation humaine commence à se concrétiser à travers deux projets de décret. Le premier, actuellement en consultation, porte sur le droit de préemption (voir notre article du 9 juillet 2020). Un second décret à venir en Conseil d'Etat vise à rendre le bloc communal compétent pour la protection de la ressource en eau des captages d’eau potable. Il fera en septembre l’objet d’une consultation du public. 

Paiement pour services environnementaux : un objectif atteint

Une vingtaine d’autres mesures issues de la seconde phase des assises intéressaient également les collectivités pour faire face au dérèglement climatique affectant les ressources en eau (voir notre article du 1er juillet 2019). Faisant le point, Olivier Thibault, directeur de l’eau et de la biodiversité au ministère, en recense 14 au stade avancé ou mises en œuvre, et 11 en cours ou qui démarrent. Il était par exemple prévu d’expérimenter sur vingt territoires le paiement pour services environnementaux, à tester notamment sur des zones de captage pour rémunérer les pratiques agricoles qui protègent les ressources en eau.

Un objectif largement atteint, selon le ministère, qui recense trente territoires où des contrats ont pu être signés avec 900 agriculteurs, très majoritairement en Adour-Garonne (c’est dans ce bassin que l’outil est testé), et "86 autres pressentis" dans les autres bassins, où l’outil sera décliné localement et modelé "en fonction les enjeux environnementaux et agricoles de chaque territoire". 

D’autres mesures issues des assises concernaient la restauration des rivières et celle des milieux humides. Un "plan tourbières", élaboré avec l’un des pôles-relais zones humides, sera en ce sens finalisé cet automne. En vue de structurer l'organisation des données nationales et de l’harmoniser avec les systèmes d’information existants, une banque nationale des inventaires de zones humides est aussi en projet. 

Gestion partagée et tensions d'usage

Un point sur les projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) et sur la situation hydrologique figuraient par ailleurs à l’ordre du jour de la réunion de cet organisme consultatif. Véritables outils de médiation sur les économies et la gestion partagée de l’eau (voir notre article du 10 mai 2019), les PTGE rencontrent des obstacles au déploiement. Pour travailler sur ces blocages observés sur le terrain, ils font l’objet d’un suivi par un groupe de travail issu du CNE. Il réunit les trois bassins les plus concernés (Rhône-Méditerranée-Corse, Loire-Bretagne et Adour-Garonne), des experts et des associations environnementales et des représentants des élus ou des collectivités (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, Association nationale des élus des bassins). A ce stade, soixante PTGE ont été adoptés, une vingtaine sont en cours de concertation et une quinzaine identifiés. 

Quant à la situation hydrologique, elle suscite des tensions sur la ressource en eau dans 77 départements sur au moins une partie de leur territoire. Les quatre régions particulièrement impactées sont Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et les Hauts-de-France. Les préfets ont signé des arrêtés de restrictions d'usages dans 24 départements. En toute logique, les conclusions de la récente mission sécheresse du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) furent sur toutes les lèvres. Dans son rapport (voir notre article du 17 février dernier), elle tire la leçon de la gestion de la sécheresse de 2019 par les services de l'État. Un travail "à poursuivre", estime Jean Launay, qui préside le CNE, car il permet de "poser un diagnostic sur la gestion quantitative de l’eau" et démontre qu’"un certain nombre de chantiers réglementaires font consensus ou montrent des désaccords". 

 

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Publié le 14 Juillet 2020

Vesin commune de Cugy voit son paysage modelè par le Talent. Dans cette article vous verrez que WWF s'accomode très bien des moulins qui sont sur son cours et voit un avantage dans les canaux fait par l'homme:

" Si le WWF souligne la rareté de ce cours d’eau bien préservé, le promeneur constate facilement des traces d’aménagements laissés par l’homme. Plusieurs seuils, parfois très hauts, rendent impossible la migration des poissons. Il en va ainsi du canal qui alimente aujourd’hui la pisciculture d’Échallens. Un captage qui alimentait autrefois le moulin. Ces points de collecte d’eau témoignent des activités du passé et ne sont pas que néfastes. La tendance est à la renaturation – le Canton déploie des moyens pour cela –, mais ces petits canaux ont aussi un avantage. «Ils peuvent jouer un rôle important pour la biodiversité en offrant un environnement différent aux batraciens et insectes comme les libellules», explique Paul Külling, scientifique à la Direction générale de l’environnement. «Et les seuils peuvent jouer un rôle protecteur en empêchant l’arrivée d’espèces invasives», ajoute Alexandre Cavin. Ainsi, on trouve encore des écrevisses à pattes blanches dans l’un des affluents du Talent, une espèce indigène qui ne risque pas de souffrir de l’arrivée de sa cousine d’Amérique".

https://www.24heures.ch/…/talent-conserve-as…/story/31350091

 
L’image contient peut-être : arbre, pont, plante, plein air, eau et nature
Henri Grégoire

Vesin commune de Cugy voit son paysage modelè par le Talent. Dans cette article vous verrez que WWF s'accomode très bien des moulins qui sont sur son cours et v

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