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Publié le 22 Septembre 2020

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Bonjour,

Comme vous le savez, le barrage de VEZINS a été détruit, sans que le rouleau compresseur étatique n’ait pu être stoppé, ni même ralenti, dès que le ministre HULOT se soit prononcé en faveur de la démolition des ouvrages hydrauliques de la Sélune.

La Justice qui met d’ordinaire quinze mois pour audiencer une telle affaire en appel, vient de décider de raccourcir le délai habituel. Alors que nous attendions une convocation dans le courant du mois de Mars, la Cour administrative d’appel de NANTES examinera notre recours le 6 Octobre prochain.

La Cour rendra son arrêt dans un délai de trois semaines.

Pour le cas où il ne nous serait pas favorable, nous envisageons d’autres actions pour tenter de sauver le barrage de LA ROCHE QUI BOIT et son lac.

Nous prévoyons de tenir notre Assemblée générale le jeudi 29 Octobre, à la condition que la situation sanitaire le permette.

Nous vous en adresserons confirmation aussi vite que possible.

Dans l’attente du plaisir de vous retrouver,

Et bien cordialement,

John KANIOWSKY

     Président

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Publié le 10 Septembre 2020

Les moulins à eau risquent de disparaître, voici pourquoi

Dans l'Orne, les moulins à eau sont-ils en danger ? C'est ce que laissent entendre plusieurs propriétaires de moulins. Ils craignent qu'un décret paru fin juin pour favoriser la continuité écologique n'engendre la disparition de nombreux édifices du département.

La nouvelle législation sur l'eau inquiète les propriétaires de moulins
La nouvelle législation sur l'eau inquiète les propriétaires de moulins • © France Televisions
Il y a 20 ans, au lendemain de la tempête de 1999, Marcel Ory fait l'acquisition d'une bâtisse et du moulin qui y est accolé, tombé en ruine à cause des bourrasques. Depuis, il retape l'édifice avec pour finalité l'autonomie énergétique de son foyer, via la force de l'eau. Mais on lui impose aujourd'hui de réaliser des travaux en amont, pour rediriger l'eau vers l'ancien lit de la rivière. 
Dans l'Orne, comme ailleurs, les propriétaires de moulin sont inquiets
Dans l'Orne, comme ailleurs, les propriétaires de moulin sont inquiets • © France Télévisions
 

La totalité de l'eau repassera en fond de vallée, donc nous, on n'aura plus d'eau. Vous vous rendez compte, ça détruit tout l'environnement qui est en place depuis 700 ou 800 ans. Et on réduit la faune et la flore. On réduit tout le milieu aquatique.

Marcel Ory, propriétaire de moulin à eau

Protéger le milieu aquatique... en détruisant les barrages

La protection du milieu aquatique, la continuité écologique, c'est l'argument utilisé par l'Etat pour justifier le décret n° 2020-828 du 30 juin 2020 modifiant la nomenclature et la procédure en matière de police de l'eau, un décret qui facilite la destruction des constructions obstruant le cours des rivières.

Selon nos confères du Figaro, les services de l’État systématiseraient, au nom de la lutte contre la pollution, la destruction des barrages des moulins à eau. "Ils (les services de l'Etat) sont accusés de surinterpréter une directive européenne datant de 2000. 
 

Nulle part, dans les textes européens, il n'est indiqué qu’il faille détruire des barrages pour restaurer la qualité de l’eau. Il s’agit d’un abus de pouvoir de l’administration

André Quiblier, président de l’Association des amis des moulins de l’Orne


Au cours de l’été, (le) décret a relancé la colère des propriétaires d’ouvrages hydrauliques plus que centenaires." Ce décret de simplification permet à l'Agence de l'eau de se passer d'enquête publique ou d'enquête d'impact avant d'araser un barrage. "Ce décret déclare qu'il n'y aura plus aucun contrôle pour démolir un moulin, pour démolir un vannage, pour démolir un étang" explique André Quiblier, Président de l'association "Les Amis des moulins 61".

Les moulins, dangereux pour les poissons ?

Le principal grief à l'encontre des moulins, c'est la non-conformité de certaines installations et leur dangerosité pour les poissons. Or, la préservation de la faune doit être garantie par les propriétaires. "Les obligations, c'est d'assurer la libre circulation des sédiments, des poissons, des espèces, en tout temps en montée et dévalaison. On ne peut pas sacrifier la biodiversité sur l'autel des moulins. Ca n'est pas audible et ce n'est pas entendable" selon Jean-Paul Doron, Président de la Fédération de l'Orne pour la pêche et la protection du milieu aquatique.

Les trois fédérations nationales de sauvegarde des moulins ont déposé un recours contre le décret du 30 juin. Selon ces associations, citées par le journal Le Moniteur dans son article intitulé "un décret estival met le feu aux moulins", "le décret méconnaît le principe de soumission à autorisation environnementale des opérations susceptibles de réduire la ressource en eau ou de présenter des risques pour la santé publique, surtout quand les ouvrages à détruire retiennent des sédiments pollués".

Mais l'affaire n'est pas nouvelle. "Depuis une vingtaine d’années, le ministère de l’Écologie et des associations de protection de l’environnement poussent à la roue afin que les propriétaires de moulins effacent les barrages et déversoirs pour rendre aux rivières leurs lits naturels. Une aberration selon la Fédération française des associations de sauvegarde des moulins, qui lançait déjà, en mai 2018, ce SOS relayé par Le télégramme de Brest.

Il reste encore à ce jour près de 600 moulins à eau dans l'Orne, suspendus à ce recours.

 
 
 
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Publié le 7 Septembre 2020

Origine de l'eau sur Terre, l'étude cruciale qui pourrait tout changer
Origine de l'eau sur Terre, l'étude cruciale qui pourrait tout changer
 
 
 
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Origine de l'eau sur Terre, l'étude cruciale qui pourrait tout changer
 

D'où provient l'eau présente à la surface de la Terre, l'une des rares planètes du système solaire à contenir de l'eau ? Deux théories scientifiques s'affrontent depuis des années sur cette question.

L'eau était-elle présente sur Terre dès les origines, lors de sa formation, ou est-elle arrivée plus tardivement via des éléments extérieurs, comme des météorites ? Une nouvelle étude pourrait bien clore définitivement cet éternel débat.

L'origine interne de l'eau sur Terre

Si tous les scientifiques s'accordent à dire que l'eau est l'ingrédient essentiel à l'apparition de la vie sur Terre, composée à 70% d'eau, l'origine de celle-ci est sujette à controverse. Cette nouvelle étude du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS et Université de Lorraine) de Nancy pourrait y mettre un point final. Publiée dans la revue Science, l'étude réalisée par des chercheurs français valident l'hypothèse d'une eau apparue dès la formation de la Terre.

Une majorité de chercheurs penchaient plutôt pour l'autre hypothèse jusqu'à présent, en raison des températures élevées régnant dans le système solaire il y a 4,5 milliards d'années au moment de la création de la Terre - qui auraient empêché la condensation de la vapeur d'eau et la formation de glace.

Le rôle capital des chondrites à enstatite

Pour répondre à leur problématique, les chercheurs ont décidé d'étudier des roches aussi anciennes que la planète bleue et à la composition relativement proches. Ils ont ainsi jeté leur dévolu sur les chondrites à enstatite, des météorites très rares de nos jours - 2% des roches tombées sur Terre - mais qui constituèrent le matériau à la base de la formation de la Terre et des planètes du système solaire.

Au total, les scientifiques ont étudié une dizaine de pierres venues du monde entier dont la composition a été très peu altérée par la pression ou la température, et dont la teneur en eau est ainsi considérée comme "originelle" - c'est-à-dire similaire à celle des roches primitives de la Terre.

Les chercheurs ont donc vérifié leur teneur en eau. Attention, il ne s'agit pas ici d'eau liquide à proprement parler mais plutôt de molécules intervenant dans sa composition, en particulier l'hydrogène. Le résultat est sans appel : "les roches primitives de la Terre auraient contenu l’équivalent en eau d’au moins trois fois les océans, et peut-être beaucoup plus !" savoureLaurette Piani, la cosmochimiste qui a dirigé les recherches.

"Nous avons découvert que la composition isotopique de l'hydrogène des chondrites à enstatite était similaire à celle de l'eau stockée dans le manteau terrestre."

Autre élément de preuve décisif : la composition isotopique des océans correspond à 95% à l'eau provenant des chondrites d’enstatite.

Cette étude n'exclut pas un apport ultérieur en eau par d'autres sources, comme des comètes, mais insiste sur le fait que les chondrites à enstatite ont contribué de manière significative à la présence d'eau sur Terre dès son origine. L'eau était bel et bien là depuis le début à en croire cette étude ! Aujourd’hui encore,précise Laurette Piani, "il y a 10 fois plus d’eau sous forme d’hydrogène dans le manteau terrestre que dans les océans."

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Publié le 7 Septembre 2020

Danger conso : des pesticides cancérigènes présents dans l'eau du robinet ?
Danger conso : des pesticides cancérigènes présents dans l'eau du robinet ?
 
 
 
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Danger conso : des pesticides cancérigènes présents dans l'eau du robinet ?
 

Si vous consommez l'eau du robinet, méfiez-vous ! L'association Générations Futures a démontré que celle-ci pouvait contenir des pesticides et même des perturbateurs endocriniens. On vous en dit plus.

L’association Générations Futures a dénoncé les analyses effectuées par les Agences régionales de Santé (ARS), qui contrôlent la qualité de l’eau du robinet.

La raison ? L’eau du robinet en France en 2019 contenait des traces de pesticides ainsi que des perturbateurs endocriniens cancérigènes. Comme le rapporte Ouest France, l’association a expliqué pourquoi elle s’était penchée sur la question des pesticides dans l’eau potable :

"Le ministère de la Santé communique chaque année au sujet des situations de dépassement de norme pour l’eau potable. Nous voulions aller voir la nature des molécules, si elle est préoccupante ou pas" a expliqué le président de l’association François Veillerette.
  • Les pesticides toujours présents dans l’eau ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, notre eau potable contient toujours des pesticides. Toutefois, selon le ministère, cette eau "respecterait les limites de qualité réglementaires de pesticides."

Y’a-t-il des risques pour les consommateurs ?

Suite au rapport réalisé par Générations Futures, l’association a dénoncé 8 835 analyses qui ont "révélées la présence d’au moins un résidu de pesticide au-delà des limites de quantifications", sur un total de 273 500 prélèvements.

Alors que le ministère de la santé affirme que ces quantités sont limitées et ne nécessitent pas "une restriction de l’usage de l’eau du robinet pour la boisson", comme le rapporte Ouest France. L’association elle, estime que la présence de ces substances est préoccupante. D’après le président de l’association :

"La solution n’est pas de se tourner vers l’eau en bouteille, mais “qu’une politique efficace de réduction de l’usage des pesticides soit enfin appliquée."

En attendant, il est fortement conseillé de réduire sa consommation d'eau du robinet.

Par Ava Skoupsky

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Publié le 6 Septembre 2020

Défenseurs des barrages près de Ducey et d’Isigny-le-Buat. « On est toujours mobilisés », John Kaniowsky

L'association de défense des amis du barrage de la Roche-qui-Boit est loin de songer à sa dissolution. Elle explique les combats qui l'attendent.

John Kaniowsky est devenu membre de l'association des amis du barrage, en 2009. L'année d'après, il a pris la présidence et s'est engagé dans un combat long de dix ans.
John Kaniowsky est devenu membre de l’association des amis du barrage, en 2009. L’année d’après, il a pris la présidence et s’est engagé dans un combat long de dix ans. (©La Gazette de la Manche)

Avec l’arasement du barrage de Vezins, près d’Isigny-le-Buat (Manche) on pourrait croire la page tournée pour l’association Les Amis du barrage, mais John Kaniowsky l’assure, il ne sera pas le président de sa dissolution.

« Le combat continue »

Pour lui, le combat continue. Pour rappel, le référé qui visait à suspendre les opérations de démolition, en attendant que le tribunal administratif de Caen statue sur le fond, avait été rejeté une première fois.

Lire aussi : Manche. Les Amis du barrage misent sur la défense de l’ouvrage de la Roche-qui-boit

Les Amis du barrage avaient donc procédé à un autre recours. Rejeté également. La saisine du Conseil d’État qui a suivi n’a rien donné. Après le tribunal administratif de Caen, l’association a saisi la cour administrative d’appel de Nantes. Et la réponse se fait toujours attendre, presque un an plus tard.

Une raison d’espérer

John Kaniowsky n’a qu’une raison d’espérer :

« Apparemment, ce n’est pas impossible qu’une cour administrative n’aille pas dans le sens du tribunal administratif. C’est même de plus en plus courant. Cela dit, je ne me fais pas d’illusions, ce serait trop lourd de conséquences. Ce ne serait clairement pas raisonnable. Détruire pour trois millions d’euros et reconstruire pour combien ? »

Lire aussi : « Depuis la destruction du barrage de Vezins nous sommes inondés plus vite »

Pour le président, les dés sont jetés. Alors oui, le combat continue, mais après que deviendront donc les Amis du barrage après cela ? Si le barrage de Vezins est déjà cassé, celui de La Roche-qui-boit ne l’est pas encore.

Offre de rachat pour le rempart

Une piste s’offre à l’association, selon son président. Lors de son conseil municipal, le 24 juin, la municipalité de Ducey-Les-Chéris a demandé au sous-préfet de racheter le rempart de la Roche-qui-Boit pour 1 € symbolique.

Elle redoute le retour d’inondations fréquentes des quartiers bas de Ducey-Les-Chéris, des situations qui peuvent conduire à réduire ou polluer les ressources en eau. « Le rempart serait une infrastructure de protection contre les sécheresses, les crues biennales », explique en substance, la municipalité.

Lire aussi : Barrage de Vezins : les défenseurs de l’ouvrage toujours actifs

« Je pense qu’il faut constituer un dossier sérieux et proposer le rachat à la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili », vise John Kaniowsky, qui entend déployer ses forces dans cette ultime bataille.

« S’il faut reconnaître que nous n’avions pas totalement raison et que l’argument de nos opposants à propos de la continuité écologique est valable pour l’arasement du barrage de Vezins, pour la Roche-qui-Boit, c’est différent. »

« Que les promesses soient tenues »

Enfin, quand bien même le barrage serait arasé, l’association ne serait pas dissoute pour autant.

« Il y a des promesses faites par l’État pour rendre le barrage en bon état et de la part de l’agglomération, pour nettoyer, aménager, entretenir. Nous veillerons à ce qu’elles soient tenues. »

Et de sous-entendre qu’il n’y a pas de temps à perdre : « La nature a déjà vite repris ses droits, avec des plantes indésirables qui poussent ».

Enfin, les projets qui ont été imaginés n’ont jamais été chiffrés. Pourquoi ? Parce qu’on ne va pas trouver miraculeusement l’argent pour les financer et que l’arasement des barrages n’est pas vital, comparé à d’autres problématiques que doit gérer l’agglo, comme l’abattoir.

Les Amis du barrage n’ont pas fini d’être vigilants…

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Rédigé par jojo

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Publié le 3 Septembre 2020

Sécheresse : le département de la Manche toujours en vigilance
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photo la rivière la taute dans les marais de carentan. © thomas brégardis/ouest-france

La rivière La Taute dans les marais de Carentan.© Thomas BRÉGARDIS/Ouest-France

Malgré une amélioration de la ressource en eau, le préfet a décidé de maintenir l’état de vigilance dans le département de la Manche. Les petits cours d’eau restent en difficulté et le rechargement des niveaux des nappes phréatiques est insuffisant, malgré les pluies récentes.

L’observatoire sécheresse s’est réuni, mardi 1er septembre 2020, pour étudier la situation de la ressource en eau à la suite de la mise en vigilance du département de la Manche par arrêté du 14 août 2020. La situation semble s’être améliorée, selon l’observatoire, mais pas suffisamment.

« Les pluies de la dernière quinzaine d’août ont sensiblement amélioré la situation. Les cours d’eau suivis ont tous retrouvé des débits supérieurs aux seuils de vigilance », annonce la préfecture, dans un communiqué.

En revanche, les constatations de l’Office français de la biodiversité montrent que les petits cours d’eau restent en difficulté et « la situation météorologique n’a pas permis un rechargement suffisant des niveaux des nappes phréatiques ». Le préfet a donc décidé de maintenir l’état de vigilance dans le département de la Manche. « Les usagers sont incités à surveiller leur consommation en eau et à différer les usages non indispensables. »

 

Ouest-France  

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Publié le 2 Septembre 2020

Concessions hydroélectriques : un décret simplifie le cadre des futurs projets
 

Un décret, paru ce 13 août, permet aux préfets d’alléger les consultations préalables aux différents types de travaux effectués au sein des concessions hydroélectriques afin de les proportionner aux enjeux environnementaux des projets. 

Un décret, publié le 13 août, assouplit les procédures d'autorisation de travaux réalisés dans le cadre d'une concession d'énergie hydraulique. S’appuyant sur le retour d’expérience des Dreal, qui sont en charge du contrôle des concessions hydroélectriques, le texte privilégie une approche proportionnée aux différents types de travaux entièrement à la main des préfets concernant en particulier les procédures de consultation des différents organismes et collectivités territoriales. Il s’agit "d’améliorer la cohérence des dispositions du code de l’énergie avec le code de l’environnement en ce qui concerne l'autorisation environnementale, l'évaluation environnementale et la participation du public afin notamment de tenir compte des évolutions législatives et réglementaires récentes", justifie la notice du texte. Ces simplifications des procédures d’instruction permettront "d’accélérer le développement des futurs projets", insiste le ministère de la Transition écologique. 
Le cadre réglementaire applicable aux modifications de contrat de concession et au règlement d’eau est lui aussi revu. Là encore de manière à proportionner les procédures de consultation aux enjeux soulevés par ces modifications, à la discrétion des préfets. 
Autre ajout, le texte précise l’acte procédural marquant le début d’une procédure de renouvellement par mise en concurrence. Il supprime au passage la consultation du public préalable au lancement de la procédure pour "éviter une redondance" dans une contribution qui intervient déjà  "à un stade ultérieur". Le décret précise ainsi que la procédure d'octroi d'une concession est engagée lorsque l'autorité administrative compétente procède à la publication de l'avis de concession prévu par le code de la commande publique. 
Il apporte également des ajustements dans la partie réglementaire du code de l’énergie concernant l’’occupation du domaine concédé par les tiers. Il confie en particulier au concessionnaire la compétence de principe pour l'octroi des autorisations d'occupation temporaire sur le domaine public hydroélectrique concédé, après accord du préfet. 

 
Référence : décret n° 2020-1027 du 11 août 2020 relatif aux autorisations de travaux dans les concessions d'énergie hydraulique et portant diverses modifications aux dispositions réglementaires applicables à ces concessions, JO du 13 août 2020, texte n° 1. 

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Publié le 2 Septembre 2020

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La petite baie du Mont-Saint-Michel s’ensable : la faute au barrage ?

L’ensablement de la zone nord-est de la petite baie du Mont-Saint-Michel s’accélère. Des citoyens pointent le lien avec le barrage construit à l’embouchure du Couesnon.

La zone nord-est de la petite baie du Mont subit l’ensablement.
La zone nord-est de la petite baie du Mont subit l’ensablement. | OUEST-FRANCE

« Quand j’étais scout on se baignait sur les grèves de Genêts (Manche), dans l’eau salée de la petite baie du Mont Saint-Michel, ou directement dans la Sée et la Sélune qui longeaient la côte, quand la mer se retirait », se souvient Noël Equilbey. Il a aujourd’hui 85 ans, et une maison au pied du Mont Manet, à l’endroit même où il plantait sa tente de scout. « Maintenant, la mer ne vient plus, et le fleuve a disparu. Depuis les années 2010 et la mise en service du barrage, la rivière s’est éloignée et les grèves sont remplacées par une immense étendue d’herbus, où paissent une centaine de moutons de prés-salés, témoigne-t-il. Même lors des gros coefficients, la mer ne recouvre plus les herbus. »

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La petite baie du Mont-Saint-Michel s’ensable : la faute au barrage ?
 
 

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Publié le 1 Septembre 2020

 

a partagé une publication.
 
Sachez cacher les loutres pour mieux casser les voûtes!
 
 
Les loutres cachées ou le silence des élus !
Le zoo de Beauval et ses loutres géantes. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le lien avec les loutres d'europe (fiables indicateurs de la qualité de l'eau) qui se trouvent sur la Sélune et qui ont volontairement étaient cachées par certains élus et décideurs locaux, en toutes connaissances de causes. Le sacrifice de ces loutres est une honte impardonnable.
Ne rien dire pour que l'opinion publique ne réagisse pas et pour que les associations de défense des animaux ne se manifestent pas. Ne rien dire par crainte que l'arasement de Vezins et de La Roche qui boit ne se fasse pas et de peur de ne pas faire rentrer dans les caisses quelques subentions Européennes juteuses dans sa commune.
Au nom de l'écologie la destruction de cette population est-elle vraiment logique ? Si j'avais eu connaissance de loutres sur la Sélune, je l'aurai évidemment mis en avant sur la vidéo pour le président Macron et je suis certain que le barrage de Vezins serait encore debout ainsi que sa réserve d'eau douce. Maintenant il est temps de protéger l'habitat des loutres en préservant La Roche qui boit mais aussi de faire en sorte que la justice se penche sur ces cacheries volontaires. Un dossier à rebondissement qui n'est pas terminé...

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Publié le 1 Septembre 2020

Renaturation de la vallée de la Sélune : « il est urgent de nous informer », selon Jean-Louis Gavard, de L’autre café

Interrogé sur ses projets, Jean-Louis Gavard, de L'autre café, témoigne de son agacement quant au silence des élus sur la renaturation de la Sélune.

Jean-Louis Gavard, à L'autre café, lors de l'inauguration des journées brocantes (photo d'archives).
Jean-Louis Gavard, à L’autre café, lors de l’inauguration des journées brocantes (photo d’archives). (©La Gazette de la Manche)

Quand on demande à Jean-Louis Gavard, de L’autre café, s’il a des projets autour de la Sélune, celui-ci répond laconiquement : « zéro. » C’est que cette question lui pique le nez.

« Pour que nous ayons des projets à L’autre café, il faudrait déjà que les élus de l’agglomération en aient un ! », lance-t-il.

Avec son activité de café, galerie, brocante, le lieu situé au cœur de La Roche-qui-boit ne désemplit pas. Ici, viennent surtout se détendre les habitants. Les conversations vont bon train depuis que l’on parle d’un projet de renaturation de la Sélune.

 
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Des points d’interrogation

Mais ces conversations sont surtout pleines de points d’interrogation que Jean-Louis Gavard résume ainsi :

« Est-ce qu’il y a un projet ? Quel est le projet ? Qui va gérer tout cela ? C’est aux politiciens, de répondre, pas à moi, qui suis au bord du lac ! »

Si un an auparavant se chuchotaient quelques idées en aparté, aujourd’hui, Jean-Louis Gavard se tait, attend et veut voir avant de se prononcer.

« Qu’ils émettent quelque chose et puis nous verrons bien ce que nous pourrons proposer, en fonction, et au moment venu. »

 
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Agacé, le gérant du lieu veut tout de même faire savoir sa « colère » quant au silence des élus de la communauté d’agglomération.

« Nous, comme les habitants, avons l’impression que, finalement, tout est fait en cachette. On attend, tous, qu’ils disent quelque chose. C’est une urgence de nous informer là. »

Et de suggérer une consultation participative en réunissant des habitants. « Peut-être que s’ils n’ont pas de projets, ils peuvent aussi nous le dire, car il y a ici des gens qui grouillent d’idées », poursuit le gérant en évoquant des balades à cheval, des locations de canoë-kayak, des parcours sportifs et de quoi relancer l’emploi saisonnier.

Pour sa part, Jean-Louis Gavard précise n’attendre « rien de personne. Je n’ai pas d’impatience. Je sais improviser, je sais m’adapter ».

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