Publié le 27 Octobre 2020

1920 Mise en service de l’usine hydroélectrique de La Roche qui Boit

 

 Mise en service en 1920 l’usine hydroélectrique de la Roche qui BOIT a été exploitée par la Société des Forces Motrices de la Sélune  jusqu’ en 1946.Transférée à EDF à la nationalisation elle a été exploitée par cette dernière jusqu’en 2012.

 Durant toute cette longue période les consignes d’exploitation de l’usine de la Roche qui Boit concernant les débits d’eau restitués en aval du barrage sont restées inchangées, à savoir :               

 

« Si le débit naturel de la Sélune est inferieur à 30m3/s le débit lâché par l’usine de la Roche qui Boit ne doit pas dépasser30m3/s.

 

  Si le débit naturel de la Sélune est supérieur à 30m3/s le débit lâché par l’usine de la Roche qui Boit ne doit pas dépasser le débit naturel de la Sélune. »

  

Un débit de 30 m3/s lâché en aval de la Roche qui Boit est autorisé en toutes saisons et sans paliers, peut passer instantanément de 2m3/s à 30 m3/s. Il s’agit là, d’une possibilité très intéressante dans le cas d’anticipation d’une crue. 

 

Les lignes ci-dessus, nous confirment que le débit  autorisé est conditionné par le débit naturel de la rivière d’une part et celui des premiers débordements.

 

Avec un débit supérieur à 30m3/s l’écoulement de la Sélune se fait suivant des débordements sur le lit majeur. Dans cette condition la Sélune passe de l’état hors crue à l’état de crue.

 

«  Le lit majeur ou lit d’inondation ou champ d’inondation du lit d’un cours d’eau désigne la partie qui n’est inondée qu’ en cas de crue il est situé  immédiatement de part et d’autre du lit mineur en jouxtant ce dernier. »N’est inondé que quelques jours par an.

 

Les débits de la Sélune supérieurs à 30m3/s engendrent, tout d’abord, des débordements au Bois d’Ardennes, tandis qu’un débit de 54m3/s, proche d’une crue biennale, risque d’inonder toutes les prairies en aval de la N176.

  

 

1996 ARRETE  

 

 

 Arrêté Préfectoral du 15 février 1996, portant règlement d’eau de l’usine hydroélectrique de la Roche qui Boit et Saint Laurent de Terregatte. 

 

Ce document de 12 pages apporte des changements radicaux et profonds dans les consignes d’exploitation ainsi que sur des nouveaux débits décrétés hors crue.              

 .

 Apres un nombre important d’interdictions, nous découvrons avec stupéfaction, un nouveau cahier des charges hors crue concernant le réglage des débits jusqu’a 50m3/s c'est-à-dire entre 30 et 50m3/s la rivière n’est pas considérée comme débordante puisque déclarée hors crue.

 

 Le bureau d’études SEPIA CONSEILS, dans son rapport mis à jour en juin 2009,Etudes du devenir des barrages de la Sélune  ne parle pas de cet arrêté mais nous rappelle, entre autres, que les consignes relatives à l’exploitation de l’usine de la Roche qui Boit sont inchangées depuis 1920 (page 9), cela signifie aussi que pour une raison inexpliquée, pendant plusieurs années, les consignes dont il est question n’ont pas été suivies d’effet.

 

SEPIA CONSEILS nous rappelle aussi que les débits de la Sélune supérieurs à 30m3/s engendrent, tout d’abord, des débordements au Bois d’Ardennes, tandis qu’un débit de 54m3/s risque d’inonder toutes les prairies en aval de la N176.

 

2012 EGIS EAU

 

Expertise sur le rôle des barrages de la Sélune lors des crues  (novembre2012)

 

Barrage de Vezins et inondation du12/11/2000- Rapport d’expertise  (EGIS EAU pour DDTM page11)

 

« Ce rapport d'expertise sur le rôle des deux barrages EDF lors de la crue du 12 novembre 2000, fait suite à une expertise ordonnée suite aux inondations engendrées dans les communes voisines (St-Hilaire-du-Harcouët, Poilley sur le Homme et Ducey). Ce rapport expose le principe de gestion en période de crue des barrages de Vezins et de La Roche-qui-Boit. Il précise notamment le mode général de calcul des débits entrants dans le barrage de Vezins. »

«  On note que la pluviométrie au niveau de l'usine de Vezins est relevé  à une fréquence journalière. Concernant la gestion des deux barrages, l'état de veille est déclaré à partir d'un flux entrant de 54 m3 /s à Vezins  . Les données hydrologiques et d'exploitation à Vezins et La Roche-qui-Boit sont alors relevées toutes les heures. L'état de crue n'est quant à lui décrété qu'à partir d'un débit entrant de 100 m3 /s. Dans ce cas, ces mêmes données doivent être relevées toutes les demi-heures. Le débit entrant au barrage de Vezins est calculé à partir des fluctuations de hauteur d'eau dans la retenue entre deux pas de temps, et de la connaissance des débits sortants (débits turbiné et déversé) :

Débit entrant = Débit lié à la variation de réserve + Débit turbiné + Débit déversé »

 

Il est fort probable, que suite à l’AP du 03/07/2012 relatif à la gestion de l’usine de Vezins  pour le compte de l’état, qu’un  nouveau cahier des charges concernant les débits pour l’usine de la Roche qui  Boit, ait été élaboré en s’inspirant de l’AP de 1996 et du rapport EGIS EAU ce qui donne pour aujourd’hui les consignes suivantes :

 

Dès que le débit entrant dans la Sélune atteint 54m3/s l’état de vieille est signalé aux autorités.

L’état de crue n’est quant à lui décrété et signalé aux autorités qu’à partir d’un débit de 100m3/s.

   

Cela signifie que les petites crues sont escamotées  en n’étant plus considérées comme telles, que tous les débits de 30 à 99m3/s sont considérés hors crue et que toute la surface inondée du lit majeur de la Sélune à Ducey est devenue le lit mineur de cette dernière, d’où la disparition de dégâts causés par des débordements.

 

A noter que l’installation de la Roche qui boit est toujours exploitée par EDF depuis le barrage de la Rance

 

. Cette initiative, illogique, sans se référer aux règles, grève sérieusement les propriétaires  et exploitants des terrains situés dans le périmètre du lit majeur de la rivière. La quasi totalité de leur propriété située en zone inondable a été pratiquement subtilisée en devenant une extension du lit mineur ou lit naturel de la Sélune.

 

 

 

 

 

D’après les données de la DIREN Basse Normandie, les débits journaliers des crues la

Sélune à Ducey (BV=720 km²) sont les suivants :

􀁸 Crue biennale : 53 m3/s (intervalle de confiance à 95%, [49 ; 58 m3/s]),

􀁸 Crue quinquennale : 74 m3/s (intervalle de confiance à 95%, [68 ; 83 m3/s]),

􀁸 Crue décennale : 88 m3/s (intervalle de confiance à 95%, [80 ; 100 m3/s]),

􀁸 Crue vicennale : 100 m3/s (intervalle de confiance à 95%, [91 ; 120 m3/s]). » (SEPIA page 13)

 

 

 

Au début du siècle dernier, fatigués de constater les désagréments répétitifs et inattendus causés aux habitants de Ducey par les caprices de la Sélune, quelques ingénieurs ont cherché une solution à cette fluctuation des débits.

 

Les besoins urgents d’énergie électrique de l’époque ont facilité la recherche qui a vite été orientée et solutionnée avec la création de barrages.

 

D’abord par la construction du barrage de La Roche qui Boit  créant  un lac de 40ha, d’une capacité de 4 000 000 m3 dont 900 000 m3 exploitables cet ouvrage joue un rôle important de régulateur et d’accumulateur ,cette installation a  toujours régulé l’écoulement des débits du fleuve en absorbant les pics du débit arrivant , par la suite la réserve d’eau créée a également été utilisée pour démoduler à l’échelle de la journée le débit maximum des éclusées de Vezins (54m3/s débit d’une crue biennale).                                              

 

La construction  du barrage de Vezins a créé une réserve d’eau  très importante de 19 000 000 de m3 Avec les possibilités offertes, de délestage et emmagasinage de la retenue, l’exploitation de l’usine de Vezins a toujours eu une incidence très bénéfique sur les petites crues en aval de La Roche qui Boit.

 

Bien des crues de la Sélune en arrivant dans la retenue de Vezins n’ont pas été perçues en aval de La Roche qui Boit.

 

Suite à des précipitations importantes, dès qu’elles apparaissaient probables, toutes  les crues de la Sélune à Vezins ont été gérées en anticipant un débit maximum autorisé (30m3/s)en aval de La Roche qui Boit afin d’obtenir un délestage substantiel de la retenue de Vezins qui ultérieurement permettait un bon emmagasinage dans un moment critique de la crue. (Pour information je rappelle qu’un débit supplémentaire de 15m3/s permet, en un jour, un délestage de la retenue de Vezins de 1,300 000m3 qui  conforte celui déjà existant)

 . 

 

J-L Varinot

 

Association Entre Lac et Mer

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Publié le 26 Octobre 2020

Etang de Berre : « maintenant il faut arriver à fédérer »

Fin septembre une mission parlementaire proposait plusieurs pistes pour accélérer la réhabilitation de l'étang de Berre. Retour avec Didier Khelfa, président du syndicat mixte Gipreb sur les options proposées notamment concernant la gouvernance.

   
Etang de Berre : « maintenant il faut arriver à fédérer »
Didier Khelfa
12e vice-président de la Métropole d’Aix Marseille, délégué au budget, aux finances, maire de Saint-Chamas et président du syndicat mixte Gestion intégrée prospective et restauration de l'étang de Berre (Gipreb)
   

Actu-Environnement : La situation de l'étang de Berre s'est un peu améliorée avec la limitation des rejets de la centrale hydroélectrique, mais reste très loin du bon état écologique demandé par la Directive cadre sur l'eau. Beaucoup de rapports et d'expertises ont été produits sans que les solutions proposées ne soient réellement mises en œuvre. Comment expliquez-vous cette situation de blocage ?

Didier Khelfa : L'ensemble des acteurs de l'étang ont essayé de se faire entendre avec leur vision, leur prisme pour faire aboutir leur solution idéale : pour certains c'était la dérivation de l'eau douce actuellement déversée dans l'étang, pour d'autres la fermeture de la centrale hydroélectrique ou encore l'ouverture du canal du Rove, etc. Le problème rencontré a été la dissonance entre ces différentes voix. Je vais paraphraser le maire de Martigues, Gaby Charroux, qui disait que nous avons trop longtemps travaillé les uns contre les autres…Je crois qu'il a raison, maintenant il faut arriver à fédérer.

AE : Les deux derniers rapports sur la réhabilitation de l'étang ont estimé qu'il y avait un manque dans la gouvernance, l'échec de la réouverture du tunnel du Rove en est un exemple…

DK : L'échec de la réouverture du canal du Rove montre de ce qui peut arriver si nous ne parlons pas tous le même langage. Nous ne nous sommes notamment pas entendus sur qui portait la solution, quelle quantité d'eau devait être injectée, etc.

Peut-être que, nous, les élus locaux nous aurions pu accepter certaines propositions de l'Etat de l'époque… Je prends ma part de responsabilité en tant qu'élu. Désormais il faut aller de l'avant : nous aurions intérêt à privilégier une multitude de petites solutions qu'une grande opération après laquelle nous courrons pendant des années. Les questions touchent un territoire tellement grand que l'Etat et les collectivités territoriales doivent travailler main dans la main : nous devons trouver des solutions et les mettre en œuvre ensemble.

AE : La mission parlementaire propose, comme chef de file local, le Gipreb avec la prise de la compétence Gemapi ou la métropole d'Aix-Marseille-Provence. Qu'en pensez-vous ?

DK : Nous devons étudier quel est l'acteur qui pourrait être le plus efficace et le plus rapide à mettre en œuvre les actions : est-ce le Gipreb, plus léger, avec sa gestion autonome ou la métropole avec sa force financière et sa capacité à mobiliser ?

AE : La mission parlementaire propose également l'élaboration d'un schéma d'aménagement et de gestion de l'eau (Sage), qui sont notamment opposables. Quels sont les points de blocage à lever ?

DK : Les points de blocage vont être par exemple qui va porter le Sage, quels sont les partenaires, quelle place allons-nous donner à ces partenaires ? Car cela va impliquer la disparition de certains acteurs. Dans tous les cas, il faudra réunir l'ensemble des parties prenantes autour de la même table. Nous ne pouvons plus travailler chacun dans notre coin et faire nos propres propositions, nous ne sommes plus audibles : le monde associatif propose une piste, les élus une autre, l'Etat encore une autre… Nous devons parler d'une seule voix pour se faire entendre au niveau de l'Etat. Et pour cela se mettre autour de la même table, cela pourra également se faire à travers un nouveau contrat d'étang, renforcé, avec plus de moyens.

AE : Le rapport parlementaire montre toutefois que le contrat d'étang en place n'a pas été suffisant pour véritablement enclencher des actions.

DK : Le contrat d'étang - avec les faibles moyens qu'il arrive à mobiliser - a déjà mis en place un certain nombre d'actions : l'amélioration des rejets d'eau usée, l'aménagement de certaines rives, la réouverture de plages. Les habitants se sont réappropriés l'étang. C'est la politique des petits pas, mais elle peut être efficace à un moment donné.

AE : Il reste des problèmes de déversement d'orage, de gestion des eaux pluviales mais également de mauvais branchements. Qu'est ce qui pourrait être mis en place de façon concrète pour que cela change ?

DK : Un accompagnement des collectivités pour la modernisation de leurs stations d'épuration est nécessaire. Cela ne pourra se faire qu'à l'échelle métropolitaine puisque la métropole a pris la compétence assainissement et la gestion des eaux pluviales.  Il faudrait renforcer la police de l'eau et avoir des moyens coercitifs qui nous permettent de lutter contre les déversements par temps de pluie. Il n'est pas normal que nous devions systématiquement prendre des arrêtés d'arrêt de baignade. Un projet de station d'épuration demande plusieurs années pour sa mise en place, des financements et ensuite un suivi de son fonctionnement donc nous retombons sur la question des moyens. Il faudra travailler sur le programme pluriannuel pour renforcer et optimiser nos stations d'épuration. Mais l'impact ne pourra être que mesuré car les rejets de stations ne représentent moins de 10 % de l'ensemble des rejets dans l'étang.

AE : Parmi les pistes proposées par la mission parlementaire, certaines reprennent vos options, dont une nouvelle diminution des rejets de la centrale hydroélectrique, une dérivation, vers le Rhône, de l'eau douce actuellement déversée par EDF et la réouverture du canal du Rove. Qui pourrait porter ces projets et avec quels financements ?

DK : Nous pensons que la solution optimale serait la dérivation. Sur un projet comme celui-ci qui nécessite plusieurs milliards d'euros de travaux, il n'y a que l'Etat ou une très grosse collectivité - pourquoi pas la métropole – qui pourrait l'assumer. Les solutions qui avaient été envisagées à une époque permettaient à l'Etat d'engager des travaux et dans le cadre de la concession passé avec EDF de pouvoir très rapidement les amortir. Désormais les études doivent être actualisées. La dérivation demandera du temps pour sa mise en œuvre, entretemps d'autres solutions devront être engagées. Les députés proposent ainsi une nouvelle réduction de moitié des plafonds de rejet d'eau douce dans l'étang pour atteindre un quota de 600 millions de mètres cubes (m3). Ils se basent sur l'année 2019 où EDF a turbiné que 530 millions de m3 et l'étang s'est régénéré. Une compensation pourrait passer par un détournement d'eau : turbiner sur les centrales en amont puis après le turbinage de renvoyer une partie vers la nappe de la Crau par exemple. Depuis quinze ans, EDF poursuit son expérimentation du lissage et de la réduction des rejets alors qu'initialement elle était prévue pour quatre ans, à un moment donné, il faut agir.

Concernant la réouverture du canal du Rove, il faut réajuster et réactualiser les projets…Parmi les causes de l'échec de ce projet, figurent également une surestimation du coût des travaux.

Pour mobiliser des financements, la piste la plus probable reste malheureusement les collectivités : un soutien européen est hypothétique et nous connaissons les difficultés financières de l'Etat. Toutefois je ne désespère pas que si nous discutons ensemble nous pourrons trouver des solutions. Cela fait un moment que nous ne sommes pas autour de la même table.

AE : Pouvez-vous me préciser les motivations de votre plainte au printemps dernier auprès du Tribunal de Marseille ?

DK : L'objectif de notre plainte déposée auprès du tribunal correctionnel de Marseille est de faire reconnaître la responsabilité d'EDF dans le phénomène de la malaïgue, cette dégradation de la qualité de l'étang observé en 2018. Nous voulons démontrer qu'il est nécessaire de réduire les rejets. Selon nous lorsque EDF turbine au maximum autorisé en période estivale, cela abouti à des catastrophes.

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Publié le 26 Octobre 2020

Révision de la directive eau potable : nouvelle étape vers l'adoption finale

Ce vendredi 23 octobre, le Conseil européen a formellement adopté la révision de la directive relative à l'eau potable, sur la base du compromis trouvé en décembre 2019 avec le Parlement européen. Cette position va maintenant être transmise aux eurodéputés, où elle fera l'objet d'un vote d'adoption en séance publique. Le texte pourrait être publié au mois de décembre 2020. A partir de cette date, les États-membres auront deux ans pour le transposer dans leur réglementation nationale (avec des exceptions possibles).

Les nouvelles règles actualisent les normes de qualité applicables à l'eau potable et instaurent une approche fondée sur les risques « plus efficace au regard des coûts en ce qui concerne la surveillance de la qualité de l'eau », estime les États membres. Le texte introduit par ailleurs des exigences applicables aux matériaux entrant en contact avec l'eau potable, tels que les canalisations. Parmi les principales évolutions notons : la mise en œuvre d'un système d'évaluation commun au niveau européen qui intègre des méthodologies, des tests de migration, mais également l'établissement d'une liste positive de produits autorisés pour la composition des matériaux.

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Publié le 25 Octobre 2020

Canal de Nantes à Brest. Dans le Finistère, 1,8 million pour concilier poissons et navigation

La Région Bretagne cofinance des travaux d’aménagement de six écluses dans le Finistère. Ils permettront la remontée des poissons migrateurs sans gêner l’ambition d’un retour de la navigation de plaisance sur le canal.

Le canal de Nantes à Brest, entre Châteaulin et Lothey : l’écluse de l’Aulne.
Le canal de Nantes à Brest, entre Châteaulin et Lothey : l’écluse de l’Aulne. | ARCHIVES OUEST FRANCE
 
 

Six écluses du canal de Nantes à Brest vont bientôt être aménagées, dans le Finistère. Pourquoi ? Les poissons migrateurs, comme le saumon ou la lamproie, ont besoin de remonter les rivières pour se reproduire, en déposant leurs œufs dans les eaux calmes et sableuses en amont. Mais les barrages, les écluses, les biefs empêchent ce voyage annuel. Et les passes à poissons installées sur ces ouvrages ne sont pas très efficaces. Alors, deux fois par an, au printemps et en automne, les vannes sont ouvertes durant plusieurs jours pour laisser passer les poissons lors des pics de migration : cinq écluses sont ouvertes au printemps, 26 ou 28 en automne.

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Canal de Nantes à Brest. Dans le Finistère, 1,8 million pour concilier poissons et navigation
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Publié le 25 Octobre 2020

 
a partagé un lien dans le groupe .
Le classement administratif des rivières et ouvrages prioritaires au titre de la continuité écologique aboutit à quelques milliers de moulins, forges, étangs, canaux et plans d'eau qui vont être l'objet de pression pour la mise en conformité dans les mois à venir. Les listes de ces ouvrages sont en train d'être publiées. Il est impératif que les associations de sauvegarde du patrimoine, des moulins, des rivières et des zones humides se mobilisent pour rendre visite à chacun de ces sites et pour informer leurs propriétaires du droit de préserver le patrimoine et le milieu local, donc de refuser l'arasement, dérasement et autres formes de destruction. Toute pression à détruire de la DDT-M, de l'agence de l'eau ou du syndicat doit désormais faire l'objet d'un signalement au préfet et aux parlementaires, le cas échéant de l'ouverture par les associations de contentieux pour excès de pouvoir. Cette pression inclut le refus d'indemniser les passes à poissons et rivières de contournement, alors que de nombreux sites ont déjà profité de ce financement public et que celui-ci est prévu expressément par la loi de 2006.

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Publié le 19 Octobre 2020

 
Méthanisation à la ferme : son développement fait face au défi de l'acceptabilité
 

Peu connue du grand public, la méthanisation agricole représente un vecteur d’énergie renouvelable en plein essor. Encouragé par l’Etat, soutenu par les collectivités, ce procédé génère toutefois tout comme d'autres des risques et des nuisances susceptibles d’entraver son développement.

La méthanisation agricole navigue-t-elle en vent contraire ? Partie de zéro il y a dix ans, la montée en puissance de cette filière portée par des mécanismes de soutien, des appuis régionaux et des aides du Fonds chaleur, mais peu gâtée dans la dernière PPE (programmation pluriannuelle de l'énergie), a pour corollaire une flambée des inquiétudes des habitants dès lors qu'un méthaniseur s'implante près de chez eux. Du Puy-de-Dôme au Finistère en passant par l'Oise, on ne compte plus les projets qui butent sur le syndrome Nimby - c'est bien mais "pas près de chez moi" - jetant de fait les élus locaux dans l'embarras. 

Etablir des garde-fous

Fin septembre, la députée socialiste d'Ille-et-Vilaine Claudia Rouaux s'est fait l'écho de cette grogne et interpellait le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie sur les "dérives" de cette filière censée n'être parée que de vertes vertus. La méthanisation est, on le sait, une source d'énergie renouvelable apportant des revenus aux agriculteurs par le biais de contrats d’achats de l’électricité produite et/ou du biométhane injecté. L'association des agriculteurs méthaniseurs (AAMF) y voit aussi un levier de "transition agro-écologique" des exploitations : elle contribue à réduire les apports en engrais dans la fertilisation des sols (grâce à la valorisation des digestats par épandage agricole), crée des emplois, évite l'incinération de divers déchets et sous-produits… Alors, où se situe le problème ? La députée parle d'accaparement des terres agricoles au profit de cultures à vocation énergétique, de spéculation foncière, d'un bilan carbone réel suscitant des interrogations… En réponse, le ministre a estimé qu'il fallait "établir des garde-fous vis-à-vis de la méthanisation" tout en défendant son intérêt : "Je ne voudrais pas qu'ici et là des dérives viennent jeter l'opprobre sur cette filière", ajoute-t-il.

Apaiser la défiance

La prise de conscience des nuisances (olfactives ou liées au transport, à l’alimentation de l’installation en matières organiques ou intrants) s'accroît avec la démultiplication des unités à la ferme (détenues en majorité par des agriculteurs) ou centralisées (regroupant divers acteurs du territoire). En tout, la barre des 500 unités est atteinte, contre 150 il y a cinq ans. Ce chiffre représente les trois-quarts des installations de méthanisation existantes (il y en a aussi en sortie de station d’épuration ou en méthanisation industrielle). Les problèmes d'odeurs sont dans le viseur des inspecteurs des installations classées. Un méthaniseur bien conçu et géré n'est pas censé en produire. L’odeur vient généralement du stockage du fumier. Si elle porte atteinte, dans le jargon des inspecteurs, à la "commodité du voisinage", la situation doit être réglée, sous peine d’astreintes journalières. Cet été, un exploitant dans le Loiret en a d'ailleurs écopé. 

Mieux former aux risques

Quant à l'accidentologie, elle suit la courbe du nombre d’installations mais reste stable, selon le Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles (Barpi). Cet organisme de référence estime qu’elles sont à l’origine de 8 à 10 accidents par an, essentiellement causés par "des facteurs organisationnels" : "Pour la très grande majorité, la gestion des risques en est la source". Pour se développer sans encombre, la filière doit donc s'assurer d'une parfaite maîtrise des risques. Dans un rapport rendu au nom de l'OPECST, les parlementaires Roland Courteau et Jean-Luc Fugit ne disent pas le contraire. La formation aux risques doit devenir une culture. Une dynamique existe, par exemple en Bretagne où le procédé a le vent en poupe (130 unités, une trentaine en 2008) mais fait débat, suite à des déversements accidentels ayant causé des pollutions de rivière. Dans cette région, à l’initiative d’un plan pour multiplier par six la production de gaz renouvelable d'ici 2030, un syndicat agricole réclame même un moratoire sur les installations !  A l'échelle nationale, un collectif scientifique pour une méthanisation raisonnée (CSNM) recense une "opposition croissante aux projets de méthanisation avec 172 associations luttant sur 168 sites".

L’exemple du Grand Est

Autres régions du gaz vert, la Nouvelle-Aquitaine (une soixantaine d’installations, une centaine en projet) et Grand Est. "Nous dénombrons 170 méthaniseurs relevant de régimes administratifs différents - déclaration, enregistrement ou autorisation. 62% d'entre eux sont adossés à des élevages et, à ce titre, contrôlés/suivis par les directions départementales de la protection des populations (DDPP). Les autres méthaniseurs non adossés à des élevages le sont par les Dreal", explique Aurélie Vignot, chef de pôle au service prévention des risques anthropiques de la Dreal Grand Est. Le ministère a eu le nez fin et commandité des inspections ciblées sur une trentaine de ces gros méthaniseurs. Déjà entamée, l’action se prolongera l’an prochain. Gestion des eaux, conditions de stockage, réserve incendie, zones de rétention, le contrôle porte sur divers points, tant liés à la qualité de la conception de l’installation qu’aux conditions d’exploitation et au suivi-maintenance. Mais il est assez récent : "Il y a dix ans, les méthaniseurs ne relevaient pas d'une rubrique dédiée dans la nomenclature des installations classées ICPE", précise Aurélie Vignot. "Les exploitants de ces installations sont des agriculteurs, qu'il faut veiller à former aux risques. Elles fonctionnent H24 et derrière les ordinateurs qui les surveillent, le rôle humain est essentiel tant pour contrôler la machine que pour adapter les mélanges dans le digesteur, établir les bonnes recettes tout en surveillant les perturbations et phénomènes de moussage intempestif", conclut-elle.

 

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Publié le 17 Octobre 2020

 
la loutre fait son retour dans les rivières du département de la Manche, gros consommateur de poissons au mème titre que les gentils dauphins dans la baie du Mont-St-Michel, va-t'elle devenir demain un fléau pour les pécheurs ?
 
La loutre désigne une sous-famille de mammifères carnivores nocturnes appartenant à la famille des Mustelidés. Il existe plusieurs espèces de loutres. La loutre d’Europe ou loutre commune est certainement l’espèce la plus connue. C’est d’ailleurs la seule espèce que l’on trouve en France.

La loutre se caractérise par son corps allongé et fuselé, ses pattes palmées et sa longue queue. Elle mesure entre 40 et 85cm. Sa hauteur au garrot n’excède pas les 30 cm. La loutre possède des oreilles courtes de 2 à 3cm de longueur ainsi qu’un museau obtus qui se termine par des vibrisses blanches de 20 cm.

Le pelage de la loutre est de couleur brun foncé. On note la présence de taches blanches sur la gorge et le menton. La fourrure est composée de poils courts et longs qui s’emboîtent. La loutre pèse entre 5 à 15 kg.
Son lieu de vie
La loutre vit dans toutes sortes de milieux aquatiques : eau douce (rivière, marécage, lac, canal, etc.), eau de mer (côtes marines, estuaires) et eaux saumâtres (lagunes).
Elle vit dans un terrier appelé catiche qu’elle fait elle-même. Celui-ci peut avoir une entrée immergée dans l’eau et une cheminée d’aération. La catiche peut se trouver entre les racines d’un arbre, sur les berges des cours d’eau ou dans une cavité rocheuse.
La loutre se trouve surtout en Europe occidentale, en Afrique du Nord et en Asie.
Son alimentation
La loutre est un mammifère carnivore qui se nourrit essentiellement de poissons. On dit aussi qu’elle est piscivore. Sa nourriture se compose essentiellement de poissons, mais aussi de petits rongeurs, d’amphibiens, de gros insectes et d’écrevisses. Elle peut également avoir un comportement opportuniste en mangeant des fruits ou des oiseaux quand la nourriture vient à manquer.
Sa reproduction
La femelle de la loutre atteint la maturité sexuelle à partir de 2 ou 3 ans. L’accouplement a souvent lieu dans l’eau et dure pendant une demi-heure. La période de reproduction a lieu toute l’année. La durée de la gestation, elle, est de 60 jours au bout de laquelle la femelle va mettre bas 2 à 4 loutrons. Ceux-ci naissent les yeux fermés. Ils vont téter pendant 3 mois.
Son espérance de vie
La loutre peut vivre jusqu’à 20 ans en captivité, mais dans la nature, son espérance de vie est en moyenne de 5 ans, et au maximum de 10 ans.
Son cri
Le cri de la loutre se traduit par des petits cris aigus ou des sifflements.
Signes particuliers
La loutre est un animal solitaire. Elle chasse souvent seule. C’est une très bonne nageuse grâce à ses pattes palmées.
La loutre est une espèce menacée. Elle fait l’objet de nombreux programmes de protection et de sauvegarde en France et ailleurs.
 
 
 
 
 
 
 

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Publié le 17 Octobre 2020

 
LA SELUNE.
Caractéristiques
Longueur 84,7 km
Bassin 1 038 km2
Bassin collecteur la Sélune
Débit moyen 11 m3/s [réf. nécessaire]
Régime pluvial océanique
Cours
Source La Luardière
· Localisation Saint-Cyr-du-Bailleul
· Altitude 180 m
Embouchure la Manche
· Localisation Baie du Mont-Saint-Michel· Altitude 0 m
Géographie
Principaux affluents:
· Rive gauche Airon, Lair, Beuvron
· Rive droite Cance, Gueuche, Argonce, Oir
La Sélune est un fleuve côtier français coulant dans le département de la Manche, en région Normandie.
Il prend sa source à Saint-Cyr-du-Bailleul et se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel.
La longueur de son cours est de 84,7 km1 ou 68 km2.
La Sélune prend sa source à environ 175 mètres d’altitude à la limite sud-est de la commune de Saint-Cyr-du-Bailleul et à l’ouest du Parc naturel régional Normandie-Maine. Elle coule librement vers l’ouest jusqu’à Saint-Hilaire-du-Harcouët à une altitude de 64 mètres. Elle forme ensuite deux lacs artificiels : le Grand lac et le Petit Lac. Après le barrage de la Roche-qui-boit, elle se trouve à une altitude de 19 mètres. Elle se dirige alors vers le nord-ouest et passe au pied du bourg de Ducey où elle se sépare en plusieurs bras. Elle termine sa course à Pontaubault avant de se jeter dans la baie du mont Saint-Michel.
Bassin versant
Le bassin versant de la Sélune s’étend sur une superficie de 1 009 km2. Bien que la Sélune elle-même coule uniquement dans le département de la Manche (région Normandie), son bassin versant s’étend sur 13 communes d’Ille-et-Vilaine ( région Bretagne) et 9 de Mayenne (région Pays de la Loire) en plus de 57 communes de la Manche. Ce bassin avoisine celui de la Sée au nord, celui de la Loire (par ses sous-affluents la Varenne, la Colmont et l'Ernée) à l'est et au sud-est et le bassin du Couesnon au sud-ouest.
Affluents
Les principaux affluents de la Sélune sont, d'amont en aval :
Cours d’eau de la Grandière (rgnote ), 3,5 km3 ;
Ruisseau du Moulin Richard, 6,1 km4 ;
Ruisseau de la Franciere ;
Ruisseau de Chenilly ;
Ruisseau du Moulin de Pontorsier ;
Ruisseau de Mesnelle ;
Rivière de Saint-Jean ;
la Cance à Notre-Dame-du-Touchet ;
Ruisseau du Val ;
Ruisseau du Marignon ;
la Gueuche à Milly ;
Ruisseau de Bahan ;
l’Argonce à Parigny ;
La Douenne ;
l’Airon à Saint-Hilaire-du-Harcouët ;
Ruisseau de Vaux Roux ;
L’Yvrande ;
Le Lair à Saint-Laurent-de-Terregatte ;
L’Isolant ;
Ruisseau de Livet ;
Le Beuvron à Saint-Aubin-de-Terregatte ;
L’Oir à Ducey ;
Ruisseau de Guyot ;
Ruisseau du Moulinet ;
La Douve ;
La Sélune est régulièrement remontée par un mascaret.
Hydrologie
Le régime hydrologique de la Sélune est dit pluvial océanique.
Histoire
Ce fleuve eut le statut de frontière entre le royaume de Bretagne et le duché de Normandie jusqu'en 1009. À cette date, la frontière fut déplacée de quelques kilomètres vers le sud-ouest, jusqu'au Couesnon.
Le 30 juillet 1944, les troupes américaines débarquées sur les plages de Normandie découvrent un pont sur la Sélune qui n'a pas été détruit. Les Américains protègent le pont des contre-attaques allemandes. D'importantes troupes US sous le commandement du général Patton le franchissent pendant les trois jours qui suivent.
C'était avant !
Le lac de retenue du barrage de Vezins.
Deux barrages hydroélectriques ont été construits sur la Sélune dans la première moitié du XXe siècle : le barrage de la Roche-qui-boit et le barrage de Vezins.
Ils arrivent en fin de concession dans les années 2010, avec trois options envisagées : continuité de la production d'énergie hydroélectrique telle qu'elle se fait ; arrêt de la production d'énergie hydroélectrique et maintien des barrages pour préserver les deux lacs artificiels ; destruction et remise en état d'avant construction pour permettre à plusieurs espèces de poissons migrateurs (saumons, truites, aloses, lamproies, anguilles, épinoches) de remonter vers la source et d'effecteur leur dévalaison, sans nécessité d'aménagements lourds. Une étude économique rendue le 9 juin 2012 par l’État dans le cadre de choix nouveaux d'aménagement et de développement économique pour la vallée de la Sélune une fois les barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit effacés, dont la taille et le positionnement faisaient deux obstacles à la remontée des migrateurs. Peu avant le rendu de cette étude, le WWF-France a demandé à la Ministre de l'écologie de rapidement confirmer la fin des concessions annoncée par Chantal Jouanno alors secrétaire d’État chargée de l’Écologie (le 13 novembre 200934).
Les sédiments accumulés par ce type de barrage contiennent généralement des métaux lourds, des métalloïdes, des polluants organiques et des nitrates et phosphates, des résidus de pesticides, qui peuvent polluer en aval (au détriment des activités halieutiques et conchylicoles notamment) si on les libère dans le milieu. 4 millions d'euros ont été provisionnés pour le traitement de 2009 à mi-2013 de ces questions. La dernière vidange datait de 1993.
 
La Sélune doit reprendre de sa valeur écologique, et pour l'aménagement du territoire dans le cadre du Schéma de cohérence territoriale du Pays de la Baie et de la trame verte et bleue régionale et donc du futur Schéma SRCE qui la préfigure en 2012.
La décision de détruire les deux barrages date de 2009, présentée comme devant "mettre le site en conformité avec le droit européen" puis en 2014, la ministre Ségolène Royal demande qu'on étudie des solutions alternatives pour permettre la circulation des poissons migrateurs sur 90 km de cours d'eau (saumon et l'anguille).
Les opérations de vidange, de gestion des boues et d'arasement des ouvrages étaient prévues de 2015 à 2018.
Toutefois, l'opposition locale reste forte contre la destruction des barrages. Les maires des communes riveraines, ainsi que le député de la circonscription d'Avranches, refusent la démolition, afin de préserver l'emploi touristique, la pêche carnassière et la beauté du site. Le lac artificiel de Vezins est le seul lac de grande envergure dans la région du Sud-Manche. Une association, Les Amis du barrage de Vezins, fédère les actions citoyennes contre le projet gouvernemental.
 
En 2016, la société Valorem est candidate à la reprise du barrage de Vezins à la suite de la recherche d'une alternative à l'arasement par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal38. En 2017, le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot relance le projet de restauration de la biodiversité, avec des travaux d'arasement devant commencer au printemps 201839.
Le barrage de Vezins.
Ce barrage, construit sur la limite des communes de Vezins (associée à Isigny-le-Buat) et de Saint-Laurent-de-Terregatte, est à voûtes multiples, avec des contreforts en béton armé et mesure 35 mètres de haut et 278 de long.
Huit fois plus puissant que celui de la Roche-qui-boit, il appartient au Groupe d’Exploitation Hydraulique Ouest avec le barrage de Guerlédan, le barrage de Saint-Adrien, l’usine de La Rance, le barrage de La-Roche-qui-Boit et le barrage de Rabodanges.
Son potentiel a été identifié lors de l'intense spéculation boursière des années 1920 sur l'hydroélectricité. Il a ensuite été construit de 1929 à 1932 par la société des forces motrices de la Sélune.
Les ingénieurs étaient Louis Pelnard-Considère et Albert Caquot.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il alimentait l'arsenal de Cherbourg et le mur de l'Atlantique. Un sabotage détruisit deux transformateurs, ce qui retarda la construction d'une partie de ces fortifications.
Au début du XXIe siècle, la base de loisirs de la Mazure est installée au bord du lac. On y pratique la pêche, le kayak, l'aviron, le canotage, etc.
Le barrage devait être détruit en 2018, comme suite aux décisions de Chantal Jouanno et de Nathalie Kosciusko-Morizet. À l’époque, une opposition s’organise pour protéger « 800 emplois directs ou induits ». De plus, la vidange du barrage de Vezins (mai - septembre 2018) a mis au jour près de 500 000 m3 de sédiments suspectés d'être pollués car la vidange précédente, en 1993, avait causé une pollution importante de la baie du Mont-Saint-Michel. Ces vases ont été confinées in situ, ce qui a coûté environ 20 millions d'euros.
La destruction du barrage de Vezins débute en avril 2019. L'arrêté d'autorisation ainsi que celui de la Roche-qui-Boit ont été signés fin octobre 201835.
Le percement de la voûte est effectif en juin 2019. Le chantier s'étalera jusqu'en avril 2020 pour un coût de 4,25 millions d'euros TTC44.
Alors que le démantèlement est commencé, l'affaire n'est pas définitivement tranchée par la justice.
 
Le barrage de la Roche-qui-boit
Situé en aval du barrage de Vezins, dont il est devenu un ouvrage de compensation après la construction de celui-ci, ce barrage produit annuellement 4 millions de kilowattheures. Il restitue à la rivière un débit minimum de 2 m3/s. Le lac de retenue est long de 5 km, 40 hectares et 4 millions de mètres cubes d'eau.
L'autorisation de la construction du barrage a été accordée par arrêté préfectoral en août 1914. Les travaux ont commencé durant la Première Guerre mondiale, en 1916 pour s'achever en 1919.
Le barrage fait 129 mètres de long et 16 mètres de hauteur. Il relie les territoires de Ducey et Saint-Laurent-de-Terregatte, mais la quasi-totalité du lac de retenue est partagée entre les territoires de Vezins et de Saint-Laurent.
Sa vidange devrait se faire à partir de 2020/2021, comme décidé en 201735 .
Pêche
Les eaux de la Sélune sont riches en saumons. La Sélune est classée par les pêcheurs en première catégorie. Elle est également peuplée de truites de mer, d'anguilles, de truites fario ou arc-en-ciel, de brochets, de tanches, de gardons, de sandres, de perches et de carpes.
Wikimanche [archive].
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Rédigé par jojo

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Publié le 15 Octobre 2020

 
Prévention des inondations : des Papi dans la fleur de l'âge
 

Dans la vie d'un territoire exposé à ce risque, l'élaboration d'un programme d'actions de prévention contre les inondations (Papi) représente une étape importante à franchir. Quelques jours après les fortes crues ayant frappé le Gard, puis les Alpes-Maritimes, le ministère de la Transition écologique a organisé le 13 octobre à Paris une journée nationale de prévention des inondations. L'occasion de faire le point sur ces Papi et de livrer quelques conseils aux collectivités qui les portent.

Si deux mots devaient définir les programmes d'actions de prévention contre les inondations (Papi), il faudrait choisir équilibre et réalisme. "Equilibre dans la planification des travaux prescrits, cohérence à l’échelle du bassin versant et avec d’autres contrats ou projets de prévention existants, et prise en compte des enjeux agricoles et environnementaux", a détaillé Daniel Marcovitch, co-président de la commission mixte inondation (CMI), en ouverture de la journée nationale de prévention des inondations organisée le 13 octobre à Paris par le ministère de la Transition écologique. Et réalisme car avant d’être examiné et labellisé par cette même commission, qui comprend un collège représentant les collectivités, une analyse coût-bénéfice fondée sur les dommages évités est demandée depuis près de dix ans, ce qui aide à évaluer la pertinence d’une politique de prévention des inondations. "La capacité du porteur de projet à faire face à ses engagements dans le temps est d'ailleurs un critère surveillé de près", ajoute l’ancien président de l’Établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs. 

Capitaliser malgré les différences

En effet, le coût de tels programmes peut vite enfler. Le Papi de Nîmes (Gard), venu renforcer un programme antérieur et dont la seconde génération (Papi II) remonte à 2015, dépasse les cent millions d’euros. C’est plus du double pour le programme francilien (Papi de la Seine et de la Marne franciliennes, 2013-2019), porté par l’EPTB cité plus haut et qui devrait être prochainement relayé par une seconde version. En France, parmi les 171 Papi déployés et qui couvrent plus de 12.000 communes, la diversité règne, aucun ne ressemble vraiment à un autre. "Mais nous partageons des problématiques et dans l’élaboration comme la réalisation d'un Papi, il n’est pas contre-productif, au contraire, de s’inspirer des autres", suggère Denis Thuriot, maire de Nevers (Nièvre).

Une idée pas tombée à l'eau... du côté du ministère : dans les prochains mois, ce dernier prévoit de lancer une plateforme pour capitaliser tous les Papi labellisés et ainsi aider les collectivités à y puiser l'inspiration. Pour en revenir à Nevers, la préparation du Papi (2017-2022, 23 millions d’euros) y a pris appui sur une étude du risque inondation. De portée globale et confiée dix ans plus tôt à un urbaniste - et non à un ingénieur hydraulique - elle a contribué à élargir l’horizon. L’agglo en est la structure porteuse mais le département, une commune voisine (Saint-Eloi) et bien sûr l’Etat sont dans la boucle, "car on ne part pas seul dans une telle aventure", insiste ce maire qui copréside par ailleurs depuis peu la CMI. 

Autre constat pointé durant la journée, la nécessité de communiquer au maximum envers la population pour améliorer la connaissance et la conscience du risque. Nevers a par exemple mis en place un portail dédié et consacre 300.000 euros à cet effort d’acculturation des habitants. Et la communauté d'agglomération Cannes Lérins, frappée fin 2015 par une meurtrière crue éclair, plus de 500.000 euros dans son nouveau programme 2021-2026 (animation scolaire, ambassadeurs et maison du risque, campagne annuelle de sensibilisation et enquêtes de perception), précédé d’un Papi d’intention.

Nécessité du portage politique

Le maintien de l'implication des élus dans le portage de la démarche est aussi essentiel. "Sans portage politique, point de salut", résume-t-on à Cannes. Les relations de l’agglo avec les services déconcentrés de l’Etat et l’implication de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) y sont pour beaucoup dans la réussite des programmes. Alors qu’en moyenne, l'élaboration d’un Papi prend de six à huit ans, l'exemple cannois montre que cette durée peut être réduite à quatre. Un bon élève aux yeux du ministère, lequel espère accélérer la gestation des Papi en nommant pour chacun d’eux un référent unique chargé d’accompagner les collectivités tout au long de la procédure. Une fois élaborés, l’examen par la CMI pourrait être réservé aux programmes de plus de 20 millions d’euros, là où le seuil est pour l’heure fixé à 3 millions d'euros. Les plus petits, soit les trois-quarts des Papi, seraient validés à l’échelle non nationale mais du bassin versant.

Sortir des postures

Enfin, il reste à déplorer, comme l'a souligné Evence Richard, le nouveau préfet du Var, "un réel défaut d'anticipation dans certaines démarches et une tendance à conduire les opérations les unes après les autres, ce qui au final ralentit les choses". Le Var est un département couvert par six Papi et deux programmes interdépartementaux. Pour mettre tout le monde autour de la table – plus de 150 communes varoises sont couvertes par des Papi - une conférence départementale tiendra sa troisième réunion dans les semaines à venir. "C'est un bon outil pour partager des expériences entre des collectivités qui portent un Papi, mais pas forcément au même stade. Elle rassemble les services de l'Etat, ce qui pousse à coordonner leurs réponses. Et comme les élus se sentent dans l'obligation de préparer une telle réunion, on sort des logiques d'incantation et on y tranche plus efficacement sur du concret", conclut le préfet.

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 14 Octobre 2020

 
Appel urgent aux communes de Vezins jusqu'à l'estuaire pour qu'elles se joignent à la démarche de la Mairie de Ducey-Les-Chéris s'opposant à l'arrêté préfectoral qui veut lancer la démolition du barrage de la Roche-qui-Boit.
La lettre de la Mairie de Ducey-les-Chéris est sans ambigüité : depuis la suppression du barrage et du lac de Vezins, l'aval de la vallée est exposé aux crues et manques d'eau qui jusqu'à 1920 se produisaient tous les 2 ou 5 ans. L'Etat doit donc d'urgence financer et faire réaliser les modifications des constructions, habitations, équipements et réseaux situés dans les espaces où ces risques avaient pour l'essentiel été supprimés depuis un siècle. Le barrage de la Roche qui Boit est un rempart de protection contre les sécheresses et crues biennales mais, en tout cas, l'Etat doit au plus vite geler toute démolition et corriger son budget et ses plannings sans faire comme s'il n'y avait pas augmentation des risques après l'arasement de Vezins, sans chercher à se cacher derrière EDF ou sans essayer de se défausser sur les particuliers, les entreprises ou les collectivités .

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Rédigé par jojo

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