Publié le 22 Décembre 2020

Chers Amis de notre patrimoine commun,

 

Au début du projet d’effacement des Barrages, la publication d’une pièce maitresse du dossier, exigeait que celle-ci soit juridiquement contestée par le dépôt d’un RECOURS (**).

 

Fin observateur mais inquiet de constater qu’aucune entité représentative n’agissait pour S’OPPOSER, BERNARD PINEL s’est engagé à titre privé en déposant dans les temps, ce RECOURS auprès du Tribunal Administratif. Cette fois encore, la clairvoyance de Bernard PINEL a été salutaire à la poursuite d’une contestation juridique qu’il a complétée par la mise à disposition de son propre avocat, au service de l’association dont le partenariat a suivi.

 

(**) Dépôt de recours d’autant plus important, qu’il conditionnait également, les actions ultérieures en défense des Barrages.

 

Ensuite, faute d’un relai Associatif déterminé, ouvert aux multiples compétences et rassembleur de toutes les populations concernées, les AUTORITES n’ont rien ENTENDU. Elles n’ont PAS PRIS LA MESURE des CRAINTES et surtout des PERILS engendrés par le bilan ultra négatif entre, suppression des Barrages et libre circulation des Migrateurs, aussi NOBLES soient-ils.

 

Nos dirigeants Nationaux, Régionaux et Elus locaux, se sont satisfaits des connaissances SUPERFICIELLES souvent « prémâchées » par des cabinets LOBBYISTES privés, donc PARTISANS.

 

C’est ainsi que la mort dans l’âme, une large population, du Sud Manche, d’Ille et Vilaine et de Mayenne, a dû assister à l’effacement du Barrage de VEZINS. Pour la majorité, ce fût la disparition d’une immense « PERLE » Patrimoniale Industrielle, Ecologique, Energétique, Sécuritaire et Touristique.

 

Avant que la situation ne s’aggrave encore par la suppression du second Barrage de La Roche Qui Boit, dernier rempart de protection à l’aval de Vezins, et forts de l’expérience passée, la population concernée a souhaité s’emparer du dossier en agissant sans intermédiaire associatif, au travers d’un Regroupement des RIVERAINS de la SELUNE, constitué à cet effet.

 

Décision a été prise d’engager une nouvelle voie juridique avec le cabinet d’avocat Parisien de l’ex Ministre, Mme Corinne LEPAGE, dont le financement sera assuré par les Riverains eux-mêmes.

 

Prenez connaissance de l’article ci-dessous et si vous souhaitez ajouter votre aide personnelle à ces valeureux Citoyens, cliquez sur le lien ci-dessous pour transmettre vos dons et soyez à l’avance remerciés pour votre geste de solidarité.

 

https://www.leetchi.com/c/selune?fbclid=IwAR0Y9pVGfBaxSHMULYJnz_j-dyrAv0CvWubuoYV8VJRvlLRRDS-pfkcp9VI

 

NB : Deux évènements nouveaux et de première importance juridique, se sont ajoutés aux nombreux arguments tangibles, en faveur du maintien des Barrages et des Lacs :

  1. La crise sanitaire et financière de la COVID 19.
  2. Une vulnérabilité accrue sur les ressources en eau potabilisable, après la disparition des 24 millions de m3 des réserves créées par les Barrages.

 

Que tous ceux qui luttent pour sauver la Roche Qui Boit (sans oublier Vezins) soient remerciés et encouragés afin que la réussite couronne leurs efforts !

                                                                                                                           

                                                                                                                                                                                                                                      Louis Gontier

 

Post Sriptum de dernier instant :

 

Régulièrement la Commission EUROPEENE veut apparaître soucieuse de la baisse des prix, comme par exemple, celle de l’énergie. Ceci en favorisant la LIBRE CONCURRENCE par une privatisation qui serait….devenue raisonnable ?

 

Le 21 novembre 2018, Mr Cecilio MADERO, haut fonctionnaire directeur adjoint à la concurrence de la commission a réclamé à la France un calendrier précis de mise en concurrence d’un nombre significatif de concessions des Barrages Hydro-électriques.

A contrario, nos médias viennent d’annoncer, sous couvert de diverses bonnes raisons, que l’électricité subira une série d’augmentations régulières et obligées, en commençant par une hausse de 2%, au 1er février 2021.

 

A défaut de nous être agréable, cette prévision aurait dû valoriser le calcul de rentabilité de nos 2 Sites sur la Sélune. Au lieu de cela, les pro-araseurs ont sous-estimé cette rentabilité. Vivraient-ils trop à l’écart des instances Européennes ?

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Publié le 16 Décembre 2020

Samedi matin, des riverains de la Sélune, propriétaires sur les communes de Ducey et de Poilley, se sont réunis pour encourager leurs voisins à se mobiliser. Aujourd’hui les riverains lancent une cagnotte en ligne pour financer l'action juridique avec l’avocate Me Corinne Lepage (Ministre de l’environnement de 1995 à 1997) pour défendre les habitants, commerçants, agriculteurs, entrepreneurs, l'héritage de nos enfants, bref tout notre territoire, afin d'éviter un désastre imposé par « oubli » d’une vraie dimension dans la prise de décision des ministres successifs. L'axe de défense est d’amener l’Etat qui vient de supprimer le lac de Vezins à faire le nécessaire pour protéger les biens et les personnes, jusqu’à l’estuaire, contre les conséquences de cette suppression.
Les riverains soulignent que l’État propriétaire du barrage de Vezins (qu’il a détruit en 2019) doit effectuer des travaux d’aménagement pour protéger les biens et les personnes contre le retour des «petites crues » du XIXème siècle. Les ouvrages construits sur la Sélune après 1920 ont généralement protégé les riverains contre les inondations, coulées de boues, ... habituelles jusque là : c’est pour cette raison qu'une douzaine de riverains viennent de demander le gel de l’arasement de la Roche-qui-Boit pour éviter de subir des préjudices à répétition.
Nous savons déjà que nos compagnies d’assurances n’indemniseront pas sans augmentation des primes en cas de sinistres liés aux petites crues régulières.
Nous demandons à l’État de lancer un plan d’aménagement contre les crues biennales et quinquennales qui intégrera le barrage de la Roche qui Boit comme «infrastructure de protection ». La protection assurée par l’ouvrage de Vezins ayant été supprimée en 2019, les travaux de protection deviennent très urgent.
Pour stopper le permis de démolir la Roche qui Boit, les 12 premiers riverains ont déjà financé dans un premier temps un recours gracieux adressé dernièrement au Préfet de la Manche et un recours hiérarchique adressé à Madame Barbara Pompili Ministre de l'environnement. Les riverains souhaitent aujourd’hui demander à tous les riverains, aux communes et à la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie d'apporter leur soutien.

https://www.facebook.com/groups/136992031165807/permalink/149638756567801

Votre aide financière, même le geste d’un euro, permettra de montrer à l’administration locale et nationale qu’elle doit assurer la protection des riverains de la Sélune contre les conséquences de la décision d’araser le barrage de Vezins.

Merci, les Riverains de la Sélune.
lien de la cagnotte : https://www.leetchi.com/c/selune...  

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Publié le 16 Décembre 2020

Dans l'Eure, ce moulin connecté produit de l'électricité pour dix foyers

À Broglie, Denis Chédeville a restauré l'un de ses moulins et ajouté la technologie du XX siècle pour produire de l'électricité et piloter les vannages à distance.

Denis Chédeville, propriétaire du fabuleux moulin connecté de Broglie.
Denis Chédeville, propriétaire du fabuleux moulin connecté de Broglie. (©François Lefebvre)

À Broglie, Denis Chédeville a restauré l’un de ses moulins et ajouté la technologie du XXe siècle pour produire de l’électricité et piloter les vannages à distance.

Ils sont un legs du XIXe siècle, les joyaux d’une ancienne tannerie artisanale, démarrée aux environs de 1820 à Broglie. Chez Denis Chédeville, deux moulins à tan sont encore debout, le long de la rivière. Un patrimoine qu’il restaure depuis plusieurs années, alors qu’il a pris sa retraite, il y a deux ans.

Seul le plus récent, élevé sur la berge vers 1870, dispose encore d’une roue qui tourne, entraînée par le courant. Les rouages sont encore en place. Car la famille a transmis ce patrimoine de génération en génération.

« Mon beau-père avait entretenu la roue. Les bras sont de 1988, ça tient le coup. Les aubes et les aubettes (les pièces en bois à l'extrémité de la turbine, N.D.L.R), nous les avons changées il y a deux ans. »

Denis ChédevillePropriétaire des moulins de l'ancienne tannerie Derme à Broglie

« Vous voyez les Temps modernes de Chaplin, en un peu plus modeste », plaisante Denis. « Il y a beaucoup intelligence dans le XIXe, ce que je découvre. Les hauteurs, la topologie des vannages. Ils concevaient des éléments tout aussi intéressants qu’aujourd’hui. »

L'ancien moulin de la tannerie Derme, élevé en 1870.
L’ancien moulin de la tannerie Derme, élevé en 1870. (©François Lefebvre)

A LIRE AUSSI : Dans l’église de Verneusses, le plâtre cachait une voûte lambrissée

3 kWh en continu

Ce bâtiment connaît une seconde vie. En 2017, Denis a fait installer un alternateur, qui selon le même principe que la dynamo d’un vélo, produit de l’électricité.

« Pour aider à la restauration, je me suis dit, produisons de l'électricité ! C'est 100 % renouvelable, propre et permanent. Ici, ce n'est qu'une très petite installation, une parmi les 49  qui produisent le long de la Charentonne et de la Risle. »

Denis ChédevillePropriétaire des moulins de l'ancienne tannerie Derme à Broglie

Cette production, modeste, est dimensionnée pour fournir jusqu’à 12 kWh.

« Nous enregistrons 3 kWh en continu. S'il y avait un peu plus d'eau nous passerions à 8 ou 9 kWh en hiver. Lors des fortes précipitations nous montons à 10 kWh. »

Denis ChédevillePropriétaire des moulins de l'ancienne tannerie Derme à Broglie

Traduisons, cela représente la consommation de dix foyers, mais hors chauffage.

Cette énergie, ainsi revendue génère 6 000 € à l’année. Denis a investi 25 000 € pour la rénovation.

« C'est rentable parce que j'ai tout fait moi-même, autant que possible, que ce soit la conception ou les câblages. J'ai rentabilisé en 4- 5 ans. Avec le toit, 10. »

Denis ChédevillePropriétaire des moulins de l'ancienne tannerie Derme à Broglie

Il y a aussi toute la partie relation avec l’administration, qu’il faut gérer. Et Dieu sait que la police de l’eau est compliquée.

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Une harmonie de précision : les superbes vannages anciens du moulin de 1870.
Une harmonie de précision : les superbes vannages anciens du moulin de 1870. (©François Lefebvre)

« Piloté à distance »

Le Broglion n’a pas fait qu’observer les techniques anciennes, il a voulu compléter en ajoutant le XXIe siècle. « Professionnellement, je voyageais beaucoup, j’étais souvent en Asie », confie-t-il. Denis a donc résolu de contrôler à distance les vannages.

Avec son portable smartphone, en un clic, ce dernier ouvre la vanne de décharge, stoppe l’alternateur très facilement. En un mot, il pilote la bonne marche de la roue grâce à des applications dédiées la « domotique », ces logiciels qui permettent de coordonner les technologies de nos bâtiments, par exemple ouvrir des volets roulants d’une maison ou régler le thermostat d’une chaudière. « Cela permet de maîtriser son intérieur et c’est très bon marché ! »

La petite bâtisse n’est pas qu’un exemple original de combinaisons des savoirs. Elle a avant tout une vocation d’enseignement, ainsi l’a pensé Denis.

Pour l’heure « Les conditions de sécurité pour l’accueil des enfants ne sont pas encore réunies. » Mais chaque chose en son temps.

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Publié le 14 Décembre 2020

 
Sécheresse : la guerre de l’eau est déjà déclarée en France
Faut-il oui ou non construire de nouvelles retenues d'eau d'irrigation en France pour pallier les épisodes de sécheresse qui sont plus intenses et plus fréquents ? C'est une question sur laquelle les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique peinent à s'accorder, à l'instar de ce qu'il se passe sur le terrain. Des situations de plus en plus conflictuelles éclatent !
Il y a urgence à stocker l'eau
Dans ce contexte, certains syndicats agricoles d'irrigants réclament régulièrement de nouveaux barrages afin de stocker davantage d'eau l'hiver pour l'utiliser l'été. "Nous avons besoin de petites retenues d’eau sur les exploitations individuelles, de quelques dizaines à quelques milliers de mètres cubes, pour être sûrs de sauver nos cultures estivales", témoigne Frank Olivier, céréalier et président de la Coordination rurale de Charente, département actuellement en alerte. "Mais les procédures administratives sont longues, complexes et coûteuses, et une fois qu'il y a un semblant d'accord, on est attaqué au tribunal. Il y a pourtant urgence à stocker l'eau !"
Le cas le plus emblématique de cette guerre de l’eau qui a démarré en France est celui du barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, une retenue de 920 000 m3 — l’équivalent de 245 piscines olympiques — dont la construction est en train de s’achever. En octobre dernier, le projet est jugé illégal par le gouvernement qui demande l’annulation de l'autorisation préfectorale et une plainte est déposée. La chambre d’agriculture locale, dirigée par la Coordination rurale, passe en force et poursuit les travaux.
Depuis, le gouvernement a publié une nouvelle instruction qui vise à relancer les projets de territoire pour la gestion de l’eau. Ceux-ci avaient été mis en place après le drame de Sivens et la mort de Rémi Fraisse en 2014. Ils étaient censés instaurer un cadre favorisant le dialogue et la co-construction. Selon un rapport d’étape publié en novembre, moins de cinq avaient été validés et mis en œuvre sur une soixantaine de cas répertoriés (concernant parfois plusieurs constructions).
Faux sentiment de sécurité
En pleine canicule, Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, interrogé sur RTL le 16 juillet, indiquait qu’"on ne [pouvait] pas regarder l’eau tomber du ciel pendant six mois et en chercher les six autres mois de l’année. Nous devons construire des retenues d’eau". En réaction, Emmanuelle Wargon, la secrétaire d'État à la Transition écologique, rappelait que "le premier objectif est d'économiser l'eau", jugeant que les retenues d'eau ne sont "pas la panacée".
 
 
 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 12 Décembre 2020

Changement climatique : 122 000 habitants bientôt sous l'eau en Normandie ?

Une nouvelle étude de l'Insee révèle que 122 000 habitants normands et 15 500 entreprises seraient soumis aux submersions marines d'ici à 2100. Un scénario peu rassurant.

À Asnelles, la mer en furie a débordé jusque dans les rues.
Lors de la tempête Éléanor en 2018, la mer en furie a débordé jusque dans les rues d’Asnelles, dans le Calvados. (©Archives/La Renaissance Le Bessin)

Avec ses 640 kilomètres de côte, ses fleuves, ses rivières et ses nombreux cours d’eau, la Normandie est une belle région, sans aucun chauvinisme. Mais cette longue façade maritime et son estuaire de la Seine l’exposent à des risques naturels, accélérés par le changement climatique.

Selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée le 7 décembre 2020, un trentième de la superficie de la Normandie se trouverait potentiellement sous le niveau marin à l’horizon 2100.

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1,10 m d’élévation du niveau de la mer et plus de tempêtes

« Nous nous sommes basés sur les hypothèses d’élévation du niveau marin du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), sur le scénario le plus pessimiste des quatre imaginés », détaille Jonathan Brendler, chargé de projet à l’Insee Normandie.

Ce scénario prédit une élévation de 1,10 m du niveau de la mer. « À cela s’ajoute l’intensification des épisodes tempétueux en raison du changement climatique », ajoute le statisticien.

Certaines zones de Normandie sont également soumises au risque de débordement des cours d’eau et des nappes d’eau souterraines, en raison notamment de l’augmentation et l’intensification possibles des pluies hivernales.

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122 000 Normands potentiellement sous le niveau marin

En Normandie, la portion du territoire sujette au risque de submersion marine représente 1 000 km², soit 3,5 % de la superficie régionale. Les surfaces exposées sont majoritairement constituées d’espaces agricoles ou naturels (86 % dont les trois quarts consacrés à l’agriculture). Mais cet aléa concerne aussi 110 000 logements au sein desquels vivent pas moins de 122 000 Normands.

Insee
Voici les projections de l’Insee sur les submersions marines en Normandie à l’horizon 2 100 par Zones potentiellement sous le niveau marin (ZPNM). (©Insee)

Les côtes de Nacre et Fleurie, dans le Calvados, et l’aval de l’estuaire de la Seine représentent chacun un tiers des logements exposés au risque de submersion marine dans la région. 

Dans l’estuaire de la Seine-aval, la commune du Havre concentre à elle seule une grande part de ces enjeux. La baie des Veys dans la Manche est également très concernée ainsi que la zone de Cherbourg-en-Cotentin.

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Les résidences secondaires très exposées

Les résidences secondaires représentent un quart du parc de logements des zones exposées. « Cette caractéristique ressort particulièrement dans les territoires à forts attraits touristiques des côte de Nacre, côte Fleurie et côte du Havre », indique l’Insee.

La valeur totale de ce parc de logements, résidences principales comme secondaires, peut être estimée à plus de 20 milliards d’euros en s’appuyant sur des données de valeur foncière des mutations sur la période 2014-2018 !

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De grandes entreprises comme ExxonMobil dans ces zones

Les enjeux économiques sont également très prégnants puisque les entreprises exposées dégagent près d’un sixième de la richesse régionale ! Selon l’étude de l’Insee, ce sont 15 500 entreprises, et pas des moindres, qui seraient soumis à ces aléas, soit 121 000 employés.

La Seine en crue à Rouen, mercredi 11 mars 2020.
Rouen a été touchée par des inondations, mercredi 11 mars 2020. La Seine est sortie de son lit. (©Manon Loubet/76actu)

Les grands établissements industriels ou logistiques exposés sont essentiellement présents autour de l’estuaire de la Seine :

  • Grand Port Maritime du Havre,
  • Renault à Sandouville,
  • Raffinerie Total et Safran Nacelles à Gonfreville-l’Orcher pour la partie aval,
  • Raffinerie Esso et ExxonMobil Chemical à Port-Jérôme-sur-Seine,
  • Sanofi Winthrop Industrie et Flexi France au Trait pour la partie amont,
  • Renault Trucks à Blainville-sur-Orne, seule entreprise concernée dans le Calvados. 

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Des plans de prévention des risques en perspective

Les statisticiens rappellent que les zonages identifiés par l’Insee sont des zones d’étude, et non des zones réglementaires. « Ils aident à modéliser les effets d’aléas possibles et à réfléchir sur les stratégies d’adaptation au changement climatique », explique l’Insee. L’étude pourra servir, notamment, de base de réflexion pour la prescription de nouveaux plans de prévention des risques naturels (PPRN) après 2021.

Ces plans, qui ont pour but de protéger les personnes, imposent d’importantes contraintes aux propriétaires installés au bord de l’eau. Le fait de ne pas pouvoir agrandir un logement, de ne pas pouvoir le reconstruire s’il est détruit par des submersions marines pourrait freiner la vente des biens immobiliers. Ou même faire baisser leur valeur. Mais les notaires de Normandie assurent que ce n’est pas encore le cas.

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Une baisse de la valeur immobilière ?

À Jullouville, près de Granville, dans la Manche, les maisons situées en bord de mer, souvent appréciées des Parisiens pour des résidences secondaires, se vendent toujours à des tarifs élevés, pouvant monter jusqu’à 800 000 euros.

C’est l’emplacement qui prime. Les acheteurs sont au courant des risques et des restrictions mais comme ce sont, pour la plupart du temps, des maisons secondaires, ils font le pari.

Delphine CudelouSecrétaire générale de la chambre des notaires de l’ex Basse-Normandie

Sur les secteurs de Fécamp et Dieppe, où les falaises de craie reculent jusqu’à 50 centimètres par an, les maisons situées en front de mer n’ont pas non plus perdu de valeur. « Mais il y a très peu de biens de ce type en vente, assure Nathalie Lethuillier-Bréant, notaire à Fécamp. Les gens les gardent. Et dès qu’il en y a en vente, nous n’avons aucun mal à trouver des acheteurs. » Ce sont, là encore, les Parisiens qui s’arrachent les villas avec vue sur mer.

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« Un scénario catastrophe »

Si les biens au bord de l’eau attirent encore de nombreux acheteurs, les scientifiques sont unanimes sur la question : à moyen et long terme, il faudra les déplacer.

Stéphane Costa
Stéphane Costa est professeur de géomorphologie et président du Conseil scientifique de la stratégie nationale de gestion du trait de côte. (©Les Informations Dieppoises)

« Depuis la moitié du XXe siècle, l’urbanisation s’est imprudemment implantée près des côtes, explique Stéphane Costa, professeur de géomorphologie à l’Université de Caen. Les hommes se sont appropriés les littoraux et cette frange côtière a pris une valeur qu’elle n’avait pas auparavant. Ce qui explique pourquoi élus et habitants rechignent à se déplacer ».

Mais les problèmes sont à venir, nous n’avons plus le choix. Il n’y a pas d’autre solution que de déplacer les biens et les personnes qui sont installés sur des zones à risques. Nous devons y réfléchir tous ensemble : scientifiques, collectivités locales, acteurs économiques, habitants…

Stéphane CostaGéomorphologue

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Rédigé par jojo

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Publié le 12 Décembre 2020

Bonjour à tous,

Comme vous le savez, la Cour administrative d’appel de Nantes a rejeté notre recours tendant à l’annulation des arrêtés « complémentaires » du 29 octobre 2018 au terme desquels le Préfet de la Manche autorisait la destruction des barrages de Vezins et de la Roche Qui Boit.

Nous avons commenté cette décision et notre avocat l’a analysée lors de notre Assemblée générale qui s’est tenue le 29 octobre dernier, dans des conditions particulièrement restrictives liées à la crise sanitaire.

Depuis cette date, notre Conseil d’administration a mené une réflexion active sur les suites qu’il conviendrait, ou non, de donner à cette succession de revers, certes attendus, mais lourds de conséquences sur l’avenir de la vallée de la Sélune et pour ses habitants.

Nous avons pris la décision de former un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État contre l’arrêt rendu par la Cour administrative d’appel de Nantes le 23 octobre 2020.

Ceux qui annonçaient, avec un soulagement à peine dissimulé, que l’association Les Amis du Barrage avaient perdu son combat judiciaire devront attendre la fin de l’année prochaine (Au moins) pour se réjouir et pavoiser en toute sérénité.

Sans préjuger des conséquences des dommages éventuels causés par la suppression des barrages et des recherches en responsabilité qui s’ensuivraient.

La destruction de Vezins et l’annonce de la démolition de la Roche Qui Boit ont, semble-t-il, réveillé des consciences et des voix se font entendre pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.  Il n’est jamais trop tard pour bien faire et peut-être qu’elles seront entendues au plus haut sommet de l’État. Les Pouvoirs publics locaux distillent toujours les mêmes moyens et arguments, toujours aussi inopérants.

Pour ce qui nous concerne, nous nous sommes engagés en 2010 à aller jusqu’au bout de ce qui pourra être fait.

Nous tenons donc nos promesses.

J’en profite, en mon nom et au nom de toute l’équipe, pour vous souhaiter d’agréables fêtes de fin d’année en espérant que celle qui vient nous soit un peu plus douce.

Bien à vous,

John KANIOWSKY

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