Journée Mondiale des poissons migrateurs le 24 mai

Publié le 27 Mai 2014

Ministère du développement durable

 

Journée Mondiale des poissons migrateurs le 24 mai

23 mai 2014

Plusieurs espèces de poissons sont dites « migratrices » ou « amphihalines » car elles ont besoin de réaliser une partie de leur cycle de vie d’une part dans les fleuves en eau douce et d’autre part dans la mer. Ces espèces connaissent, pour la plupart, un déclin continu depuis plusieurs décennies. Pour y remédier, la France s’est dotée d’une stratégie nationale de gestion des poissons migrateurs.

 

Principaux objectifs de la stratégie nationale de gestion des poissons migrateurs :

·        faire adhérer et mobiliser les acteurs concernés à la protection des poissons « migrateurs » ;

·        promouvoir les actions en faveur des poissons migrateurs.

 

Contenu de la stratégie nationale de gestion des poissons migrateurs :

·        agir sur les pressions s’exerçant sur les migrateurs et leurs habitats ;

·        agir sur la qualité des milieux et la continuité écologique ;

·        gérer durablement la pêche ;

·        soutenir le niveau des populations ;

·        rénover la gouvernance de la gestion des poissons migrateurs ;

·        renforcer l’acquisition des connaissances, le suivi et l’évaluation ;

·        développer le partage d’expériences, la communication et la formation.

La restauration de la continuité écologique présente un enjeu particulier pour les populations d’espèces « amphihalines » du fait de la nécessité, pour l’accomplissement de leur cycle de vie, qu’elles puissent migrer entre leurs lieux de reproduction et de croissance. Un plan d’action spécifique sur la continuité écologique des cours d’eau est donc en cours de mise en œuvre.

 

Ce plan s’appuie sur cinq piliers cohérents et complémentaires :

  1. l’amélioration de la connaissance ;
  2. la définition de priorités d’actions par bassin hydrographiques ;
  3. les aides des agences de l’eau au financement des aménagements ou travaux nécessaires ;
  4. la mise en œuvre de la police de l’eau ;
  5. l’évaluation des bénéfices environnementaux des aménagements.

Le travail qui est mené actuellement pour démanteler le barrage de Vézins sur la Sélune est un bel exemple de la mise en œuvre de ce plan. Le démantèlement de ce barrage devrait permettre la remontée des poissons migrateurs dont le saumon. 
Dans ce cadre, la France organise cette année la 31è réunion de l’Organisation pour la Conservation du Saumon de l’Atlantique Nord (OCSAN), qui aura lieu à St Malo du 3 au 6 juin prochain. 

Pour en définir le cadre réglementaire précis, le « classement des cours d’eau » issu de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 est désormais défini sur l’ensemble du territoire national.

La restauration effective de ces continuités écologiques, qui contribue à la trame verte et bleue, sera une des priorités de la future Agence Française pour la Biodiversité.

 

 

Le 22 mai, c’est la journée mondiale de la biodiversité !

22 mai 2014 - EAU ET BIODIVERSITÉ

Organisée chaque année le 22 mai partout dans le monde, la journée internationale de la biodiversité a pour thème cette année la biodiversité insulaire. Cela coïncide avec la décision de l’Assemblée Générale des Nations Unies de désigner l’année 2014 comme étant l’Année internationale des petits États insulaires en développement.

 

La biodiversité est partout, préservez là !

La biodiversité (ou diversité biologique) est le fruit d’une évolution qui s’est façonnée pendant des milliards d’années, au gré de processus naturels et, de plus en plus, sous l’influence des êtres humains. Elle décrit la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, laflore, les champignons, les bactéries, les virus, les milieux mais aussi les races et variétés agricoles ou domestiques, et les gènes. Nous-mêmes, êtres humains, appartenons à une espèce, Homo sapiens, qui constitue l’un des maillons de cette diversité biologique. Mais la biodiversité va au-delà de la diversité du vivant : cette notion intègre les interactions qui existent entre les différents organismes. D’où sa complexité et sa richesse. Le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a d’ailleurs pour mission de mieux concilier activités humaines et biodiversité.

Le saviez-vous ? 

Chaque année en France, plus de 60 000 ha de terrains agricoles et de milieux naturels sont transformés en routes, habitations, zones d’activités : c’est l’équivalent d’un département comme les Deux-Sèvres tous les 10 ans ! 

La journée mondiale de la biodiversité est l’occasion, de rappeler tous les ans l’importance de celle-ci afin de la préserver. 

> Quelques astuces pour préserver la biodiversité dans son jardin 

 

Des îles au trésor irremplaçable

Avec de nombreuses îles sur son territoire (plus de 1 300 en métropole, sans compter les îles de la France d’Outre-mer) la France est directement concernée par la protection de la biodiversité insulaire.

Les 100 000 îles que l’on compte sur Terre sont des réservoirs de diversité biologique très riches. Écologiquement fragiles et économiquement vulnérables, les îles abritent certaines des formes de vie et certains des écosystèmes les plus exclusifs de la planète.

L’importance de ces écosystèmes devient encore plus grande si l’on sait que plus de 600 millions d’habitants dépendent de ces services écosystémiques pour l’alimentation, l’eau, le logement et d’autres ressources naturelles nécessaires à leur vie quotidienne.

Les écosystèmes insulaires sont pour beaucoup déséquilibrés, et certaines espèces menacées d’extinction, avec des effets négatifs évidents sur les êtres humains. Les principales causes d’extinction des espèces insulaires sont la destruction de leur habitat, les espèces exotiques envahissantes, le développement du tourisme, le changement climatique, les catastrophes naturelles, la surexploitation, la pollution et les déchets.

De part sa situation géographique, une île est bien souvent un territoire accueillant desespèces endémiques, c’est à dire propres à un territoire délimité. Ce qui en fait un territoire à écosystème unique et fragile. La connaissance de la biodiversité insulaire et sa protection est donc un enjeu majeur pour les générations futures.

La biodiversité insulaire en chiffres *

·        Les îles ne recouvrent qu’environ 3 % de la surface du globe, mais abritent néanmoins une quantité disproportionnée de biodiversité, et notamment des espèces endémiques. 

·        Un tiers des points focaux de conservation du monde sont des îles. 

·        Sur les 724 extinctions d’espèces animales enregistrées au cours des 400 dernières années, plus de la moitié étaient des espèces insulaires. 

·        Au moins 90 % des espèces d’oiseaux qui se sont éteintes au cours de cette même période nichaient dans les îles. 

·        Plus de 90 % des espèces hawaïennes sont endémiques. 

·        Cuba possède 18 espèces de mammifères endémiques, tandis que le Guatemala et le Honduras voisins n’en ont que trois chacun. 

·        Les îles reflètent les impacts du changement climatique et des espèces invasives bien avant qu’ils ne soient visibles sur les masses continentales plus grandes. 

·        Les îles sont les plus endommagées par le changement climatique sans y avoir contribué de manière significative. 

·        Les petits états insulaires en voie de développement comptent les taux d’érosion de la biodiversité les plus alarmants.

* source : Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), Secrétariat Général de la Convention sur la Diversité Biologique - 2010

Photo Une : Vue aérienne - Ile de Sein - Laurent Mignaux / MEDDE

 

DIRM le Havre

 

Le site Internet est actualisé au niveau de la rubrique Politique intégrée maritime et littorale

http://www.dirm-memn.developpement-durable.gouv.fr/la-dirm-manche-est-mer-du-nord-a38.html

 

Rédigé par jojo

Publié dans #la pêche

Repost 0
Commenter cet article

CHESNEL Pierre 14/08/2014 09:39

Bonjour les ADB.
Quelles leçons avez-vous tiré de ce document MIGRATION, sources de vos futures initiatives fortes? Vous pouvez en tirer des déductions magistrales sur le terrain, surtout que vous n'avez pas excellé en perspicacité dans ce champ: SAUMON, MIGRATION ICI, EVOLUTION de la fréquention depuis la baie!
Pierre