L'eau : L'or bleu, Source de vie

Publié le 24 Mars 2011

 

                               

 

L’EAU

L’or bleu, Source de Vie

 

 

  l'eau

 

Le cycle de l’eau

 

 

La terre est recouverte à 70% d’eau dont seulement à peine 3 % d’eau douce.

Près de 97% de l'eau planétaire se trouve dans les mers et les océans. Cette eau est trop salée pour pouvoir être consommée.

En effet, l'homme ne boit et n'utilise que de l'eau douce. L'eau douce, c'est l'eau des glaciers et des banquises. Une eau malheureusement inutilisable à l'état naturel parce que gelée. C'est aussi l'eau des fleuves, des rivières, des lacs et des nappes souterraines. C'est cette eau que l'homme utilise. Mais sa quantité disponible ne représente qu'un millionième de l'eau sur Terre.

Un peu plus des trois-quarts de la réserve d'eau douce de la planète sont retenus dans les glaces des régions polaires. Reste donc un tout petit quart avec lequel l'humanité doit satisfaire à tous ses besoins.

L'eau de la planète se répartit approximativement de la manière suivante :

•eau salée : 97,2 %

•eaux souterraines : 0,63 %

•glaces polaires: 2,15 %

•eaux de surface (lacs, fleuves, rivières) : 0,02 %

•eau atmosphérique : 0,001 %

La ressource en eau comprend, au sens large, toutes les eaux accessibles comme ressources, c'est à dire utiles et disponibles pour l'Homme et les écosystèmes, à différents points du cycle de l'eau.

Cette ressource est qualitativement limitée et quantitativement limitée localement (zones arides). Elle est indispensable à la vie et à la plupart des activités humaines telles que les activités agricoles, industrielles et domestiques (alimentation en eau potable). Elle est vitale pour le fonctionnement des écosystèmes terrestres.

Elle est déjà localement menacée ou très dégradée par la pollution et l'eutrophisation. Cette ressource est surexploitée dans un nombre sans cesse croissant de régions du globe. Les détournements ou prélèvements d'eau par pompage et irrigation sont tels qu'ils dépassent largement les seuils autorisant le renouvellement et l'autoépuration des masses d'eau superficielles ou des nappes.

 

Le niveau d'eau dans les rivières est soumis à des modifications saisonnières, inondations et étiages sévères. L'urbanisation, l'irrigation intensive, l’accroissement de la population et le réchauffement climatique provoquent une diminution de la quantité de l'eau sur notre planète.

 

Dans le Sud Manche,  au  nord- ouest du Massif Armoricain, les réserves d'eaux souterraines sont limitées.  Nous avons toutefois la chance de bénéficier d'un fleuve long de 91,400 km : la Sélune. Elle prend sa source à St Cyr du Bailleul (50720) et se jette dans la Baie du Mt St Michel, tout comme le Couesnon et la Sée. Nous y captons l'eau pour la transformer en eau potable. 

La Sélune permet une multitude d'activités sur les plans économique, touristique et éducatif : la pêche, les activités nautiques, les classes vertes (l'éducation au respect de l'environnement) et beaucoup d’autres. Une réserve d'eau d’environ 19 Millions de M3 a été formée par la construction des barrages hydroélectriques de Vezins et la Roche-qui-Boit.

 

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  Source :DDTM de la Manche 

 

 

La qualité de l’eau s’est très sensiblement détériorée au fil des ans. La modification des pratiques culturales et les rejets tant domestiques qu’industriels en sont les causes principales. Les produits phytosanitaires (pesticides, fongicides, virucides, bactéricides et fertilisants phosphorés et azotés) auxquels s’ajoutent les phosphates contenus dans les lessives et détergents, ainsi que certains médicaments, sont à l’origine d’une concentration excessive d’éléments polluants.

 

Tout comme les autres fleuves et rivières de France, la Sélune et ses lacs de retenues sont eux aussi victimes d’une dégradation de la qualité de leurs eaux dont on peut facilement mesurer l’évolution et les conséquences.

 

Avant les années 70, toutes les communes du Sud Manche disposaient de leur propre captage en eau.

 

Début des années 1960 :

           Mise en service de l’usine de traitement d’eau à Ducey  (Montmorel) du SIAEP Avranches/Sud.

 

Début des années 1970 :

            Fermeture des captages trop pollués de St James et ouverture de l’usine de traitement d’eau de la ville de St James ;

            Fermeture des captages trop pollués de Saint Cyr du Bailleul ;

            Mise en service des usines de traitement d'eau à Milly du SIEAP St Hilaire du Harcouët, à Husson du SIAEP du Teilleul et à Landivy du  SIEAP Landivy/Louvigné ;

 

Dans les années 1990 :

            Fermeture des captages trop pollués de Savigny le vieux, Saint Martin de Landelles,

            Les Loges Marchis, Romagny, Vezins, Ducey, ainsi que la prise d’eau de Husson.

 

Début des années 2000 :

            Fermeture de l’usine de St James (Beuvron trop pollué) ;

            Fermeture de l’usine de Ducey à Montmorel ;

            Mise en service de l’usine de traitement d’eau de Saint Aubin de Terregatte (La                                          Gauberdière) dont la prise d’eau est située en aval des deux barrages.

 

Au cours des années 2000 :

            Fermeture des captages trop pollués de St Laurent de Terregatte,  Les Chéris, Marcilly, Ducey, St Ovin, et fermeture de l’usine de traitement de Pontorson (sur Le Couesnon).

           

En 2011 : obligation de modifier la filière de traitement pour Milly et Landivy, ainsi que celle

d’Avranches pourtant située sur un autre bassin versant.

 

Aujourd’hui les interconnexions du  S M A E PBB desservent les cantons du Sud Manche et Nord Bretagne (Avranches, Pontorson, Ducey, Isigny, Saint Hilaire du Harcouët, Saint James et Antrain), ce qui représente environ 200.000 habitants.

 

En aval du barrage de la Roche-qui-Boit, l’usine de St Aubin de Terregatte fournit 80 % de ces besoins en eau, ce qui représente 1.500.000 M3.

Une convention signée avec EDF garantit un pompage minimum de 350 M3/h en période d’étiage (débit au plus bas en été).

 

Les barrages ont un rôle de filtres et de bassins de décantation ayant pour effet de délivrer une eau d’une qualité suffisante permettant sa transformation en eau potable. Leur  arasement aurait pour conséquence directe de rendre cette opération impossible.

Les pouvoirs publics seraient donc dans la difficile obligation de palier le manque d’eau potable indispensable à l’alimentation de 200.000 personnes.

 

 

 

Rédigé par jojo

Publié dans #Nos arguments

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