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Publié le 4 Février 2014

Port-Camargue drague sans rejet de boues en mer le 03/02/2014

La déshydratation et la floculation des boues de Port-Camargue se font à terre, sans aucun rejet en mer. (photo Hélène Scheffer)

Le dragage de Port-Camargue, premier port de plaisance de France, a débuté le 9 janvier. Spectaculaire par son importance – 40 000 m3 de matériaux seront extraits de la marina – le projet, intitulé Ecodredge Med, est surtout innovant. « Il n’y a pas de rejet en mer, précise Michel Cavaillès, le directeur du port. Les sables seront utilisés pour les dunes de la ville et les vases dans les canaux. Le système est aussi moins cher puisque cela coûte 57 euros le m3. »

En pratique, après zonage du port selon la qualité des fonds, le chantier se déroulera en deux phases. La 1ère a démarré aux pieds des zones techniques, avec 2 000 m3 de matériaux extraits, criblés, lavés et floculés. Les déchets encore chargés de métaux lourds sont, eux, déshydratés et mis en décharge.

La 2e phase (38 000 m3 excavés) se fera sur un train de dragues à fort débit. Les sables valorisables seront transportés par chalands maritimes vers les plages proches et les vases redéposées directement in situ.

Plusieurs délégations portuaires vont venir visiter le chantier (Paca, Corse, Morbihan). Les travaux doivent durer trois ou quatre mois.

Si le chantier de Port-Camargue semble exemplaire, il faut rappeler que celui de Loctudy et Plobanalec-Lesconil (Finistère), qui a suscité une énorme contestation localement, concerne quatre fois plus de volumes de sédiments. 

Rédigé par jojo

Publié dans #Coût de l'opération

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